Cadeau de Noël du pape François aux employés du Vatican : vaccination obligatoire ou suspension de salaire

Pour ce Noël 2021, les employés du Vatican, qu’ils soient prêtres, religieux, religieuses ou simples laïcs, ont trouvé au pied de la crèche un bien étrange cadeau de la part de celui qui se pose en constructeur de ponts et en bienveillant humanitariste. Le pape François, par un décret publié le jeudi 23 décembre, a rendu la vaccination anti-covid obligatoire pour tous les dépendants du Saint-Siège. Celui qui ne présentera pas un passe vaccinal valide ou une preuve de guérison « ne pourra pas accéder au lieu de travail et devra être considéré comme absent sans justification, avec la suspension conséquente du salaire pour la durée de l’absence », précise le décret. Que des familles de l’Etat du Vatican soient privées de moyens financiers pour vivre n’attendrit pas le cœur de ce François si prompt à prôner l’accueil des migrants et à fustiger les frontières mais aussi à ériger des murs infranchissables contre les non-vaccinés.

Avec ce décret, le Vatican, qui dès le début de cette crise de coronavirus a adhéré pleinement au narratif mondial sur la « pandémie » et appliqué toutes les mesures restrictives de liberté, s’aligne sur le totalitarisme hygiéniste des pires gouvernements occidentaux covidistes actuels, tels l’Italie, la France, l’Autriche et l’Allemagne, qui n’hésitent pas à faire des non-vaccinés des parias de la société en les repoussant dans les fameuses « périphéries » pourtant portées au pinacle par le jésuite argentin. L’Eglise bergoglienne en sortie ne dépasse pas les frontières du sanitairement correct qu’elle a elle-même érigées pour se protéger des réfractaires aux injections covidiennes. Pour ces derniers, El papa n’a ni pitié, ni miséricorde, et la venue de l’Enfant-Dieu sur terre ne l’amadoue en aucune manière. Au Vatican, l’apartheid est de rigueur sans complexe, aux antipodes de la tradition de charité de l’Eglise catholique, bâtie sur l’amour du Christ pour les lépreux et les pestiférés.

« Cette mesure, rappelle le blog Le courrier des stratèges, fait suite à un précédent décret pris par le Vatican en septembre, qui exigeait que toute personne entrant dans l’État de la Cité du Vatican présente soit une preuve de vaccination complète, soit un test COVID négatif, soit une preuve de guérison du virus. Lorsque la Cité du Vatican est devenue en janvier 2021 le premier pays à offrir les vaccins COVID-19 à tous ses citoyens et employés, y compris le pape François et l’évêque de Rome émérite Benoît XVI, il n’y avait pas d’obligation, de sorte que plusieurs employés ont choisi de ne pas se faire vacciner. Désormais, cette liberté est abolie. (…) Chaque bureau du Vatican est tenu de vérifier le respect des nouvelles mesures en désignant une personne chargée d’effectuer des contrôles réguliers pour identifier les éventuelles infractions. Autant dire que le Pape François met en place un état de surveillance et de délation. Dans les grands départements, cette tâche a été confiée aux sous-secrétaires ».

Le Courrier des stratèges, sous la plume d’Edouard Husson, s’interroge, et MPI fait sienne cette interrogation :

« Faut-il s’étonner qu’au moment où le Saint-Siège met en place la vaccination obligatoire, l’Académie pontificale des sciences publie un avis favorable à la vaccination des enfants ? On ne s’étonnera pas de la concomitance ; en revanche comment ne pas sursauter de voir une instance consultative majeure du Vatican encourager la transformation des enfants en proie pour une industrie pharmaceutique qui pense plus aux profits à réaliser dans le climat de panique mondiale qu’à la santé des gens ? Où est passée la culture de la miséricorde prônée au début du pontificat ? Et comment comprendre que le Pape ne soit pas plus attentif à tout ce que nous apprenons, jour après jour, sur les effets secondaires de plusieurs vaccins, qui font courir des risques en quantité inhabituelle aux vaccinés – il suffit de consulter les statistiques officielles. »

Que François soit un « un pape dictateur » est un peu court, qu’il soit un agent du mondialisme sous ces différentes formes, sanitaire, politique, religieuse, semble être la réponse la plus réaliste à ces interrogations. François entretien des « liaisons dangereuses (…) avec le totalitarisme contemporain » écrit fort justement Edouard Husson qui développe une analyse pertinente de l’attitude idéologique du jésuite argentin :

« En effet, ce qui se joue avec l’obligation vaccinale et le soutien à la vaccination des enfants dépasse largement la question de l’autoritarisme d’un vieillard irascible.  Le Pape François s’est énormément compromis personnellement et a même engagé l’institution sur laquelle il exerce l’autorité suprême :

« (1) en prenant parti pour la vaccination – il l’a présentée comme un “acte d’amour” ; étonnant de la part d’un pontife qui ne cesse de dénoncer la culture de l’utilitarisme et la dévastation de l’environnement ! Où est l’amour dans le fait de cautionner la transformation de l’humanité en gigantesque population test d’une nouvelle technologie vaccinale dont on ne connaît pas encore l’efficacité réelle ni les risques pour l’être humain ?  Où est le respect de l’environnement dans le soutien à une politique de confinements et de “gestes barrière” qui aboutit par exemple aux montagnes de déchets créées par les milliards de masques usagés ?

« (2) en laissant l’Académie Pontificale prôner la vaccination des enfants.  Ce faisant le Pape livre en pâture les petits à la logique folle des politiques sanitaires de sociétés sans enfants ou en ayant très peu. On aurait attendu que le Pape dénonce le port du masque à l’école, les tests imposés aux enfants, la culture de la peur à laquelle ils sont encore plus vulnérables que les adultes. De nombreuses voix ont commencé à s’élever, pour montrer que ce n’est que la face émergée de l’iceberg. Fondamentalement François cautionne un système où 80% des vaccins mis sur le marché ont utilisé des cellules de fœtus avortés à un stade ou un autre de la fabrication. Si ce n’est pas l’acceptation d’une culture de l’utilitarisme et de l’être humain transformé en déchet, de quoi s’agit-il ? Comment l’Eglise peut-elle renoncer à ce point à défendre la vie, ce qu’elle faisait si bien sous les papes précédents – en étant certes très critiquée mais aussi respectée comme le dernier garde-fou en cas de basculement transhumaniste ? 

« L’obligation vaccinale au Vatican est comme un cadenas qui se referme sur un dispositif de soumission aux intérêts du mondialisme. Comme nous l’avons déjà montré dans ces colonnes, le Pape a largement abandonné la doctrine sociale de l’Eglise pour adopter la politiques des élites progressistes ce qu’on appelle par commodité le Great Reset : plaidoyer pour l’écologie plus proche de la COP26 que de la tradition chrétienne de méditation sur la Création ; plaidoyer pour l’immigrationnisme absolu ; mise en sourdine de la défense inconditionnelle de la vie (…) ; réhabilitation de la théologie marxisante dite de la “libération”, en particulier à l’occasion du “Synode pour l’Amazonie”.

« Ceux qui ont une certaine familiarité avec la dialectique marxiste ne seront pas étonnés que le même personnage puisse à la fois servir des diatribes contre le capitalisme et aligner l’Eglise sur les intérêts de l’industrie pharmaceutique – et du capitalisme de connivence en général. Jeffrey Sachs, auteur des thérapies de choc “néo-libérales” des années 1990 en Europe de l’Est, est devenu aujourd’hui un chantre des “Objectifs de Développement Durable” de l’ONU.  Il ne perd pas une occasion de répéter que la terre se porterait mieux avec seulement 400 millions d’habitants ; et ne s’est jamais caché de favoriser l’avortement comme moyen de régulation démographique. Cela n’a pas empêché François de nommer Sachs membre de l’Académie Pontificale des Sciences. (…)

« Etre trop imbibé de Hegel, Marx, Heidegger & Cie, cela donne un pape qui ne cesse de brimer les plus fidèles parmi les catholiques (voir la persécution des Franciscains de l’Immaculée, épisode particulièrement abject digne d’un régime totalitaire ; ou la restriction drastique de l’autorisation, donnée par Benoît XVI, de célébrer largement la messe dans le rite extraordinaire, dit tridentin). Et qui dialogue en revanche volontiers avec des personnes dont l’idéologie est en tout point antichrétienne. »

Voici ce que conclut Edouard Husson qui n’hésite pas à invoquer Mgr Vigano à l’appui de son raisonnement : dans la vision des choses du pape François « l’”Église”, écrit Husson, appui du Great Reset, donnera aux hommes l’illusion non seulement d’être heureux parce qu’ils disposeront d’un “revenu universel”, mais aussi d’être libres, puisque «…nous leur consentirons même le péché » – comme le déclare le Grand Inquisiteur (dans le roman Les Frères Karamazov, de Dostoïevski, ndlr de MPI) – , « parce qu’ils sont faibles et ineptes, et ils nous aimeront comme des enfants, parce que nous leur permettrons de pécher…. » Adhérer comme le fait François au programme de Davos ou aux Objectifs du développement Durable, c’est vouloir faire entrer l’humanité dans un régime de surveillance dont elle ne se rendra pas compte puisqu’on lui laissera la liberté des mœurs. La monnaie sera numérique et il sera possible de bloquer le compte en banque d’un sujet récalcitrant mais tous ceux qui se soumettront auront à manger.

« L’Eglise a eu, écrit encore Husson, depuis le Bienheureux Pie IX (au moins) un enchaînement de papes remarquables, qui ont lutté pour l’intégrité de la raison humaine contre tous les rabougrissements de la philosophie moderne ; qui ont formulé une doctrine sociale contre les abus du capitalisme et les illusions du socialisme ; qui ont organisé la lutte contre les totalitarismes fasciste et communiste.

« (…) cette fin d’année 2021 – avec d’une part l’extinction visée de la liturgie extraordinaire et d’autre part la caution aux pires pratiques du capitalisme de connivence – est en train de faire basculer une partie du clergé et des fidèles dans une “correction fraternelle” ouverte.  C’est sans aucun doute le plaidoyer pour la vaccination des enfants qui fait basculer l’opinion catholique.

« Tels Saint Paul rappelant Saint Pierre à son devoir, Monseigneur Vigano, ancien nonce aux Etats-Unis, et le Cardinal Müller, ancien préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, ont dénoncé avec force l’entrée de l’idéologie du Grand Reset dans les déclarations pontificales. (…) En France et ailleurs en Europe on voit se former sur telegram ou sur Signal des réseaux de résistants aux injonctions pontificales sur le vaccin – en particulier sous l’impulsion de la grande chercheuse et catholique de conviction Alexandra Henrion-Caude. »

MPI a souvent dénoncé cet alignement d’El papa argentin sur les idéaux transhumanistes des mondialistes et son amitié avec les pires ennemis du Christ. Il est clair que cette critique est de plus en plus partagée par des nombreux catholiques -même au sein du monde conciliaire. Il faut leur souhaiter d’aller plus loin dans la recherche des causes de cette adéquation du Vatican aux diktats du mondialisme, qui ne peut être attribuée au seul pape François. Cette adéquation remonte au concile Vatican II et a été pratiquée par les papes conciliaires qui ont suivi : en prônant l’ouverture au monde moderne contemporain, le Saint-Siège a renoncé à sa « mission surnaturelle », dixit Mgr Vigano, -et en cela il rejoint l’analyse de Mgr Lefebvre qui fut le grand défenseur de la Tradition face aux pères conciliaires progressistes-, pour devenir « le serviteur du Nouvel Ordre Mondial et du globalisme maçonnique dans un contre-magistère antichristique ».

Francesca de Villasmundo