Que penser des tribunes de militaires ?

Que penser des tribunes de militaires ?

Que pensez de la tribune des Généraux ? Et de celles des militaires d’active ?

Alors que la presse se déchaîne, soit pour dénoncer le péril putschiste ou militariste, soit pour encenser le réveil du pays réel et de la Grande Muette, il est difficile de raison garder ! Essayons d’analyser froidement la situation.

Il n’est évidemment pas une chose mauvaise que les militaires osent parler et décrivent objectivement une réalité catastrophique. Ces tribunes ont le mérite de dire publiquement le point de délitement avancé de la France et la menace sérieuse d’une guerre civile ouverte. Nous le disons depuis longtemps, mais l’organisation très autorisée qu’est l’Armée représente encore un poids non négligeable dans la société et dans une partie non négligeable de l’élite autoproclamée. Ainsi, ces tribunes ouvriront peut-être les yeux de quelques-uns de ceux qui travaillaient jusqu’ici à les garder grand fermés… Mais elles montrent surtout le désarroi complet de toute la France : si les militaires jugent qu’il faut parler, c’est que les carottes sont déjà cuites !

Car soulignons-le tout de suite : il ne faut pas avoir de faux espoirs à propos des militaires et de l’armée.

Si ces tribunes existent, c’est que l’armée est devenue si faible qu’elle n’est plus capable d’agir… Ces tribunes représentent le maximum de ce que peut faire l’armée aujourd’hui. Si la situation décrite est vraie — et elle l’est —, alors cela fait longtemps qu’un coup d’État militaire aurait dû avoir lieu, mais ils en sont complétement incapables, tant matériellement qu’intellectuellement. Car ces tribunes dévoilent un problème de fond majeur : si les constats sont les bons, ils arrivent bien tard !

« Qui aurait prédit, il y a dix ans, qu’un professeur serait un jour décapité à la sortie de son collège ? »

Beaucoup de gens, dont tous les observateurs un peu sensés. Nous, les légitimistes, par exemple. Nous prédisons l’avenir depuis deux siècles ! Tels des Cassandre, malheureusement !

La tribune des Généraux est évidemment plus mûre et intéressante que celle des militaires d’active, mais dans les deux cas, on ne peut que déplorer l’attachement profond et indécrottable des militaires aux mythes républicains, dont l’objet est pourtant à l’origine de nos maux. Drapeau tricolore, résistance de 1940, Marseillaise, compromis à la novlangue, défilé du 14-Juillet, tout y passe !

Nous ne doutons aucunement de la bonne volonté de nos militaires, mais l’enfer est pavé de bonnes intentions. Ils sont l’armée de la République, pas de la France, et cela transparaît dans leurs discours… Et sans la fidélité au Roi, rien ne se fera !

Mais revenons à la Marseillaise et à l’un de ses couplets mortifères :

« Nous entrerons dans la carrière quand nos aînés n’y seront plus. Nous y trouverons leur poussière, et la trace de leurs vertus. Bien moins jaloux de leur survivre que de partager leur cercueil, nous aurons le sublime orgueil de les venger ou de les suivre »

Non, non, et non. Vertus naturelles ? Non. Mourir pour la patrie, non. Je mourrais pour le Roi, pour ma famille, pour ma paroisse, pour mon pays, pour le protéger, mais certainement pas pour la « Patrie » qui, dans le contexte actuel, n’est autre que la Révolution institutionnalisée. Un pays qui tue ses enfants par la conscription n’est pas digne de ce nom ! Ce couplet est typiquement et tristement révolutionnaire !

Alors, militaires ! Réveillez-vous pour de vrai ! II est tard déjà, alors il est urgent de ne plus vous empêtrer dans les délires révolutionnaires et modernistes… Sinon, votre action sera gâchée si elle ne vient pas empirer une situation déjà grave. Si vous aimez la France, alors connaissez-là ! La Révolution nie la France depuis deux siècles, le reste c’est de la légende dorée révolutionnaire ou napoléonienne.

Finissons en remarquant qu’il est plus qu’inquiétant de voir la réaction des gouvernants, des globalistes et autres libéraux, qui refusent opiniâtrement de reconnaître toute réalité, de regarder la crise en face et de se remettre en cause… Seul le diable persévère dans le déni… Tout cela n’augure rien de bon…

Vive le Roi et à bas la République ! Pour une armée royale ! Et au bon plaisir du Roi des rois !

Rémi Martin

Pour Dieu, pour le Roi, pour la France !

Que penser des tribunes de militaires ? (vexilla-galliae.fr)