Livre sur le paradis – Chapitre 6 –

Beaucoup d’amis qui voyageaient avec moi

Ont atteint le portail du Ciel, il y a longtemps ;

Un par un, ils m’ont laissé faire la bataille

Avec l’ennemi noir et malin.

Ils guettent au portail.

Ils attendent à la porte

Attendant seulement ma venue :

Les bien aimés qui m’ont précédés.

-Mme H. M. Reasoner

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La première fois que je suis retournée à ma maison céleste, après mon séjour terrestre, au moment d’approcher l’entrée du Ciel, en compagnie de mon beau-frère Frank, nous avons vu un jeune homme à côté de la porte qui nous attendait. Et, d’une voix bouleversante, il a demandé « Est-ce que ma maman va venir ? »

Je l’ai reconnu et m’exclama avec joie en avançant mes mains : « Mon cher Carroll ! »

Avec un sourire, il a pris mes mains et a dit « j’espérais tellement que maman viendrait avec toi, tante, lorsque tu retournerais. L’as-tu vue ? »

« Une fois seule, pour un bref moment. Elle est très heureuse et, pour son âge, elle se porte très bien. Elle viendra à toi, assez prochainement, et puis ce sera pour toujours. »

« 0ui, je sais ! » a-t-il répondu. « Je serais patient et je désire tellement qu’elle voit la belle maison que je suis en train de construire pour elle. Aimerais-tu venir la voir ? »

« Bien sûr avec plaisir ! » dit Rebecca.

« Maintenant ? »

« Oui, si je peux » ai-je dit en tournant vers mon beau-frère pour son accord.

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Frank acquiesça et dit : « C’est bon Carroll. Demandes-lui à l’aider autant que tu veux. Je vous laisse tous les deux ensemble, est-ce que tu me la ramènerais la plus tard ? »

« Bien sûr ! » a dit mon neveu. Et lui et moi sommes partis heureux ensemble.

« Où est cette maison fabuleuse, Carroll ? »

« Pas loin de la maison de Madame Wickham », a-t-il dit.

Nous sommes vite arrivés, et j’étais vraiment charmée par la maison. Comme celle de mon frère Nell, celle-ci était construite de bois raffinés et d’une architecture semblable. C’était inachevé et j’étais frappée par le fait que tout était parfait même qu’elle n’était pas finie. Il n’y avait pas de débris du tout de sciure, de morceau de bois ou de poussière. On avait l’impression que le bois avait été préparé ailleurs, je ne sais pas où. Les pièces de bois pré-fabriquées s’imbriquées parfaitement les unes entre elles, à la façon d’un énorme puzzle. Cela exigeait des compétences et un goût artistique. À cet égard, mon neveu Carroll qui était déjà, doté déjà d’un génie mécanique sur Terre, semblait être parfaitement capable à faire ce travail précis. La maison se construisait progressivement dans une parfaite harmonie et symétrie.

Vers la fin de notre visite, Carroll me montra deux pièces totalement achevées et meublées.

« J’ai complètement terminé et meublé ces deux pièces pour permettre à ma mère de vivre confortablement au cas où elle arriverait avant que toute la maison soit achevée. » dit Carroll. « Tu as vu, ici, les travaux n’occasionne aucun bruit » ajouta-t-il »

Cela me faisait penser au Temple de Jérusalem, où pendant sa construction ni marteau, ni hache, ni autre outil en fer se faisaient entendre dans le Temple. 

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« C’est magnifique, mon cher garçon ! » dis-je. « Ça lui procurera une grande joie de savoir que tu l’as fait pour elle. Mais, qu’est-ce que c’est ça, une cheminée ? », m’arrêtant devant une cheminée ouverte, où il y avait même du bois prêt à être consumé. « Est-ce qu’il y a vraiment des moments où un feu est nécessaire ? »

« C’est jamais froid » a-t-il répondu, « ici, les cheminées ne génèrent pas de chaleur mais, elles rendentles pièces chaleureuses. Tu te souviens, ma mère adorait s’assoir à côté d’une cheminée. »

« C’est mignon ! D’ailleurs, j’aimerais te remercier pour ce que tu as fait, avec les jeunes gens, en tapissant le sol de fleurs. C’est le travail le plus exquis, jamais vu ; et encore davantage lorsque je sais qui l’a fait ! »

« Ça a été fait par nous tous avec amour !  », dit Carroll.

« C’est ça qui le rend encore plus beau à mes yeux. Mais alors, parles-moi de toi. Es-tu occupé à temps plein avec les travaux pour la maison ? » dis-je.

« Absolument pas. Je fais deux à trois heures par jour. Je passe beaucoup de temps avec mon grand-père R. Je ne sais pas ce que j’aurais fait sans lui, à mon arrivée. J’étais si ignorant de cette nouvelle vie et tout est arrivé tellement vite. » dit Carroll.

« Oui, je comprends bien », dis-je avec toute mon empathie.

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« Mon grand-père m’a accueilli à la Porte et m’a amené immédiatement à la maison où, lui et grand-mère ont fait tout leur possible pour m’aider et m’enseigner. Mais, j’étais et, je suis encore bien en-dessous de ce que j’aurais dû être. Je donnerai même, une année de cette vie bénie que j’ai ici, pour retrouver mes amis bien aimés ou mieux encore pour visiter les écoles du dimanche pour les tous petits. Et là, je supplierais les tous petits d’être à l’écoute de l’enseignement qu’ils reçoivent de leurs professeurs. Pourquoi ? Lorsque j’étais enfant, j’allais à Sunday School chaque dimanche ; je chantais les hymnes ; je lisais le Missel et, j’écoutais attentivement tout ce qui se disait. J’adorais chaque moment. Parfois, j’aspirais à une vie meilleure mais, il n’y avait personne pour me guider et, la plupart du temps, ce que j’entendais le dimanche n’entrait pas dans ma tête jusqu’au dimanche suivant. L’impact de cet enseignement restait très superficiel. Pourquoi, les enfants ne discuteraient-ils pas entre eux de ce qu’ils ont entendus le dimanche ? Nous étions toujours heureux de bavarder d’un film ou d’une pièce de théâtre. Pourquoi les professeurs montrent aussi peu d’intérêt dans la vie journalière de leurs étudiants ?

Carroll souriait et j’aurais tant aimé qu’il ait pu le faire mais, hélas « les enfants ne seraient pas convaincus, même si j’étais revenu sur Terre. » pensais-je.

« A présent, c’est l’heure pour moi de visiter mon grand-père » dit-il. « Est-ce qu’on peut marcher ensemble jusqu’à ta maison ? Est-ce que je pourrais revenir te voir souvent ? » ajouta-t-il ?”

“Avec plaisir!” Dis-je.

Lorsque nous sommes arrivés, j’ai dit «bientôt, je vais apprendre à faire des rideaux et je viendrais t’aider dès que tu en auras besoin.”

«Cela rendrait mon travail encore plus agréable” dit-il, pendant qu’il se dirigeait vers la maison de mon père.