Livre sur le paradis – Chapitre 4 –

O joies disparues, est-ce que vous reviendrez,

Pour combler nos cœurs comme dans le passé ?

Est-ce que, lorsqu’un jour la mer nous emportera sur le rivage d’Eternité, vous serez encore en train de nous attendre ?

Est-ce que les yeux de nos biens aimés, retrouveront les nôtres comme dans le passé ?

Est-ce que le toucher d’une main continuera à nous remplir d’émotion ? O joies perdues, nous vous retrouvons enfin, sur les rivages de cette contrée merveilleuse?

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Après le départ de mon frère, ma mère m’a dit, agrippant ma main : « viens, j’ai envie de t’accueillir dans notre propre maison », et nous sommes sortis par l’arrière, avons marché quelques centaines de mètres à travers la pelouse douce et, nous sommes entrées dans une jolie maison, un peu similaire à la nôtre mais, avec beaucoup de différences dans les détails. C’était construit avec du marbre cependant, plus sombre que celui de mon beau-frère. Chaque pièce évoquait un raffinement modeste et un goût cultivé ; la maison dégageait une ambiance très familiale. En rentrant dans le bureau de mon père, au deuxième étage, la première chose qui me frappa était les branches luxuriantes et les fleurs d’un vieux rosier. Celui-ci, couvrait la fenêtre à côté de sa table de travail.

« Ah !», criai-je. « Quand je vois cette fenêtre, je peux presque m’imaginer dans votre bureau à notre maison sur terre ».

« Ce n’est pas du tout un souvenir ! », lança-t-il son père, riant. « Je me demande souvent si, en effet, c’est l’ancien rosier aimé, transféré ».

« Et, c’est encore ta fleur favorite ? », demandais-je.

Il acquiesça et dit, souriant :

« Je vois que tu te souviens encore de ton enfance. » Et, il m’a effleuré la joue pendant que je cueillais une rose et je l’attachais sur sa poitrine.

« Il me semble que ceci devrait être ta maison, ma chérie ; c’est la maison de notre père », dit ma sœur, mélancolique.

« Non. » Mon père s’est empressé de nous couper. « Colonel Sprague est son gardien et guide, désigné. C’est un arrangement sage et convenable. Il est de tous les points de vue, le guide le plus adapté qu’elle aurait pu avoir. Notre Père ne se trompe jamais ».

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« Mon beau-frère frère n’a donc pas un bon caractère ?». Ai-je demandé.

« Bien sûr ; et il est placé très près du Maître. Peu de personnes, ont une connaissance plus claire de la Divine Volonté, donc, peu sont aussi bien préparés pour devenir guide.

Moi aussi, j’ai des responsabilités qui, exigeront de moi une absence par période. Combien, nous sommes bénis de savoir que nous n’aurons plus jamais de longues séparations ! Tu auras deux maisons, mon cher enfant : la tienne et la nôtre. »

« Oui, oui ! » Ai-je dit. « J’ai l’impression que je serais ici presque aussi souvent que là. »

À ce moment, un messager rapide approcha mon père et lui chuchota quelques mots.

« D’accord, je partirai tout de suite ». A-t-il répondu et en agitant la main, il est parti avec le guide angélique.

« Mais alors, quelles sont les responsabilités de mon père, ici ? » ai-je demandé à ma mère.

« Il est appelé, en règle générale, auprès de ceux qui arrivent avec peu de préparation : les personnes qui se sont repenties juste aux dernières heures avant leur mort. Tu sais le succès fabuleux qu’il a eu en convertissant les âmes au Christ et ces pauvres âmes ont besoin d’être enseignées depuis le début. Elles entrent dans cette vie spirituelle au niveau le plus bas et, c’est l’honneur de ton père de les guider en Haut, étape par étape. Il est tellement engagé dans son travail et aimé profondément par ceux qu’il aide sur ce chemin. Il me permet souvent de l’accompagner et de l’assister; et cela me comble! Et, tu sais, maintenant, je n’oublie rien! » dit-elle avec une visage si heureux.

Le fait que sa mémoire commençait à partir plusieurs années avant sa mort, a pesé sur elle énormément. Je comprenais et partageais très bien sa joie actuelle.

« Chère maman ! » criais-je, la prenant dans mes bras. « Alors, c’est comme les premières années de ta vie conjugale ? »

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Un peu plus tard, ma sœur m’a chuchoté : « parles-moi de mon fils, mon fils précieux. Je le vois souvent, mais nous n’avons pas le droit de connaître autant que nous l’aurions voulu.  Notre Père, nous transmet que le savoir qui est bon pour nous et, nous sommes heureux d’attendre sa décision. Tout ce que tu me diras, un jour serait communiquer par Dieu. Mon fils, est-ce qu’il viendra un jour ici ? Est-ce que je pourrais l’étreindre dans mes bras, mon fils aimé ? ».

« Je suis certaine, oui, je suis certaine que tu pourras. Le souvenir qu’il a de toi lui est très précieux. »

Puis, je lui ai dit tout ce que je pouvais me rappeler de son fils. Elle l’a quitté lorsqu’il était encore seulement un enfant ; maintenant devenu un homme honoré et aimé, avec une maison et une femme et un fils pour prendre soin de lui.

« Alors, je peux attendre. » dit-elle. « Si je suis certaine qu’une fois ses travaux terrestres sont finis, il peut venir avec sa femme et son fils. Comment aimerai-je les trois !» ajouta-t-elle.

À ce moment, je me sentais entourée par des bras doux et, une main était posée sur mes yeux.

« Qui est-ce ? » a chuchoté quelqu’un.

« Oh, je connais cette voix, ce toucher ! Mon cher Nell ! » criai-je, et virant, j’ai entouré avec mes bras le cou de mon frère unique. Il m’a serré dans ses bras, puis, comme à son habitude, il m’a portée dans ses bras robustes, disant :

« Elle n’a pas grandi d’un centimètre ; et j’ai l’impression qu’elle n’a pas vieilli d’un jour depuis que nous nous sommes quittés ! C’est vrai, Jo ? » tournant vers notre sœur.

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« Oui » a dit ma sœur. « Mais je pensais qu’elle ne viendrait jamais ».

« Fais-lui confiance pour ça ! » dit-il. « Ok, viens ; ils t’ont eu suffisamment longtemps pour une première visite, maintenant, c’est notre tour de te recevoir. Viens avec nous, Jodie. Maman, je peux les prendre pour un peu ou veux-tu venir aussi avec nous ? » se tournant vers notre maman, en la touchant délicatement.

« Je ne peux pas cher fils ; je dois attendre ici pour le retour de ton père. Pars avec tes deux soeurs, de vous voir réunis, ainsi, est un moment béni. »

« Viens donc », dit-il et nous sommes partis ensemble, se tenant les mains. »

« Arrêtez-vous ! » cria-t-il tout à coup, avec sa façon habituelle militaire. On se trouvait d’une maison faite de bois bien fini. Elle était très belle autant du point de vue architectural que pour ses finitions.

« Comme elle est belle ! » criais-je. Avec humilité, il a ajouté « Entres, c’est la maison de ton humble serviteur. »

Je me suis arrêtée pour un moment sur une large véranda, regardant une vigne, suspendue sur les colonnes en bois. Mon frère qui riait, dit à ma sœur :

« Toujours la même ! Nous n’aurons pas beaucoup de son attention jusqu’au moment où elle aura découvert le nom de chaque fleur, vigne et plante, se trouvant au Ciel ».

« Ne t’inquiètes pas. Mais, j’ai l’intention de profiter de toi, tout le temps ; j’ai tellement à apprendre. » ai-je dit.

« Oui, je serais là ; mais, venez » repondit-Il.

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En entrant dans un vestibule, donnant sur de grandes pièces de tous les côtés, mon frère dit doucement : « Alma! » Tout de suite, une femme est sortie d’une de ces pièces.

« Mon cher enfant, ce n’est pas possible ! Tu n’étais qu’une enfant lorsque je t’ai vu pour la dernière fois. » dis-je.

« Elle est encore la fille de son père. Elle, et Carrie, que tu n’avais jamais connues, font un foyer béni pour moi. Alma, où est ta sœur ? »

Alma a répondu, se tournant vers moi : « Elle se trouve à la salle de concert. Elle a une voix très riche sur laquelle elle travaille. Lorsque Alma sera de retour, nous irons visiter ma tante. »

« Exact, mais viens d’abord visiter ma maison » dit mon frère Nell.

Puis, ils m’ont présenté leur belle maison, parfaite et charmante dans tous ses détails. Lorsque nous sommes arrivés sur une des vérandas, j’ai vu qu’on était tellement proche de la véranda à côté qu’on pouvait passer de l’une à l’autre facilement.

« Voilà ! » dit mon frère. Il m’a soulevé et m’a porté sur la véranda en face. « Il y a une personne, ici, que certainement tu aimerais revoir. » Avant de pouvoir la questionner, mon frère m’a amené au travers d’une porte, entourée de colonnes, en disant : «Au Ciel, les maisons de nos amis, sont nos maisons. »

Cette maison était presque identique en architecture, comme en finition que celle de mon frère. Trois personnes sont venues m’accueillir.

« Chere tante Gray ! Ma chère Mary et mon cher Martin! Quelle joie de vous retrouver ! » dis-je.

« Et ici ! » dit ma tante avec révérence.

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« Oui, ici », ai-je répondu sur le même ton.

C’était la sœur de mon père, ma tante préférée, avec son fils et sa femme.

Quel plaisir de bavarder, de s’étreindre et de se poser des questions aussi librement !

« Pallas est ici, aussi, et Will, mais ils sont occupés avec Carrie à la salle de concert. » dit Martin.

« Martin, tu peux chanter ici ! » ai-je demandé. Sur terre, il cherchait toujours à chanter mais n’arrivait jamais à maîtriser une mélodie.

« Un peu. Ici, tu peux réussir presque tout si tu fais l’effort. » a-t-il répondu avec modestie.

« Je te laisse la surprise, lorsque tu l’écouteras Cousine ! Tu ne le reconnaîtrais pas!» dit la femme de Martin, avec une certaine fierté. « n’était-ce pas agréable d’avoir Docteur Nell, aussi proche de nous? Tu vois, nous sommes presque devenus une seule famille. Tous, ressentaient le besoin d’être unis. »

« Sûrement, surtout que tu n’as plus besoin de lui pour des raisons professionnelles parce qu’on ne tombe jamais malade au Ciel. »

« Non, merci à notre Père, mais nous avons besoin de Nell autant pour toutes les autres raisons. »

« Je crois que c’est à moi de dire merci ! » a dit mon frère. « Mais, sœur, j’ai promis à Frank de t’amener à ta chambre afin de te donner un moment seule pour te relaxer. On y va ? » ajoute-t-il.

« D’accord, bien que je n’ai pas la moindre envie d’interrompre ces réunions agréables. » répondis-je.

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« Combien nous sommes bénies. Il n’y a pas de limite pour notre joie mutuelle ! Nous n’avons pas à craindre et nous n’avons pas à avoir peur. Nous savons que lorsque nous nous quittons, nous allons nous retrouver. Nous allons nous voir souvent, mon enfant. » dit ma tante.

Ensuite, mon frère m’a accompagné à ma propre maison jusqu’à la porte de ma chambre puis, il m’a embrassé affectueusement. 

Une fois rentrée dans ma chambre, je me suis étendue sur mon divan et je repensais aux rencontres faites lors de cette journée magique. Devant la Divine Face du Christ sur le mur, j’ai oublié tout, excepté la Paix du Christ qui m’enveloppait. C’est alors que je suis devenue comme « une âme qui est réconfortée par sa mère ». Pendant que j’étais dans cet état de plénitude, mon beau-frère Frank est rentré dans ma chambre et, sans me réveiller, il m’a ramenée dans ses bras jusqu’à la terre. Mais, je n’avais pas saisi, au Ciel, quelle était sa mission, excepté mon père. C’est seulement après qu’il m’est ramenée sur terre, que j’ai compris que sa mission était de me ramener auprès de mon mari pour l’accompagner dans les premières heures de son deuil. Frank et mon père pensaient, pour de bonnes raisons, que je devrais avoir le temps d’apprécier ma nouvelle vie bénie, et reprendre mes forces, en préparation de cette épreuve.