Les autorités locales du monde entier envisagent de mettre en place des cartes d’identité numériques

Les autorités locales du monde entier envisagent de mettre en place des cartes d’identité numériques

Attendez-vous à une importante progression cette année.

Les pays et les entreprises du monde entier redoublent d’efforts pour mettre en place des identités numériques.

Les principales préoccupations autour de ces projets sont la vie privée et la sécurité des personnes, car une identité numérique est constituée d’informations telles que le nom, la date de naissance, le numéro de sécurité sociale, les transactions électroniques, les antécédents médicaux, etc. d’une personne, qui sont liées à des identifiants comme les adresses électroniques et les noms de domaine.

Selon un éditorial du Forum économique mondial rédigé par Colin Soutar, directeur des cyber-risques de Deloitte, beaucoup de travail a déjà été investi pour créer la confiance entre les pays afin d’aider l’industrie du voyage, ainsi que pour parvenir à un accord sur une “expression neutre pour soutenir les contrôles biométriques faciaux.”

Mais répéter un résultat similaire lorsqu’il s’agit d’identités numériques et de ce qu’il appelle l’identité numérique intersystème pourrait s’avérer une tâche plus difficile à accomplir, écrit Soutar.

La recommandation de Deloitte est de faire en sorte que les identités numériques soient contrôlées par les utilisateurs et qu’elles comportent des “signaux partagés au sein d’un vaste écosystème afin de se protéger contre les menaces.”

Et ce travail progresse actuellement sur quatre continents, sous différents formats, révèle biometricupdate.com.

La province canadienne de l’Ontario prévoit de lancer à la fin de l’année des cartes d’identité numériques pour les particuliers et les entreprises, qui ne seront pas obligatoires, tandis que l’eID-Me développée par Bluink est disponible dans tout le pays, bien qu’elle ne soit pas encore considérée comme une carte d’identité légale.

L’État américain du Delaware a déjà mis en place des permis de conduire mobiles (mDL) facultatifs qui contiennent des données biométriques permettant de vérifier l’âge et l’identité du titulaire.

À la Nouvelle-Orléans, un projet d’identification numérique est en cours d’élaboration dans le cadre du programme “ville intelligente” dont l’objectif sera de permettre aux catégories de personnes vulnérables d’accéder aux prestations, aux transports publics et d’effectuer des paiements.

En Australie, le connectID du fournisseur d’identité Eftpos est entré dans la phase pilote au sein du gouvernement de l’État du Queensland et le Digital iD d’Australia Post.

Mais les projets de la Jamaïque visant à introduire l’identification numérique sont critiqués par des groupes comme Access Now, qui craignent que la collecte et l’utilisation excessives de données biométriques ne portent atteinte aux droits de l’homme.

Ils recommandent de minimiser la collecte de données et de mettre en place une autorité de surveillance qui agirait en toute indépendance.

Entre-temps, l’Écosse prévoit d’introduire un service d’identité pour les interactions avec le secteur public.

Traduction de Reclaim The Net par Aube Digitale