Livre sur le paradis – Chapitre 2 –

Livre sur le paradis – Chapitre 2 –

O Ville de Paix! dans tes palaces plaisants

Nous voyons des visages aimés et des formes aimées

Et de douces voix traversent l’air calme

Et nous chuchotent , « nous veillons sur toi! »


Nous marchions en silence, mon cœur aux prises avec les pensées de cette nouvelle vie, mes yeux buvant de nouveaux visions à chaque pas. Les maisons semblaient merveilleusement belles. Elles ont été construites avec les meilleurs marbres, entourées de larges vérandas, les toits ou dômes soutenus par des colonnes tantôt massives tantôt délicates ; puis des marches sinueuses qui descendaient jusqu’aux chemins couverts de perles et d’or. Le style de l’architecture ne ressemblait à rien de ce que je connaissais, et les fleurs et les vignes qui poussent de façon luxuriante partout, dépassaient tout ce que je connaissais avant. On voyait dans ces demeures célestes, des visages heureux et des voix heureuses résonnaient dans l’air pur.

«Franck, où allons-nous? » enfin questionnais-je.

«A la maison, ma petite soeur, » répondait-il tendrement.

«A la maison? Avons-nous une maison, mon frère ? Est-ce que c’est quelque chose comme celles-ci? » questionnais-je avec un désir sauvage dans mon cœur.

« Viens voir », était sa seule réponse, au moment où il tournait sur un chemin latéral menant à une maison d’une beauté exquise dont les colonnes de marbre gris brillaient à travers le vert des arbres, en surplomb avec la beauté la plus invitante. Avant que je puisse le joindre, j’ai entendu une voix familière près de moi:

« Je voulais juste être la première à te souhaiter la bienvenue! Et en me tournant, j’ai découvert le visage de ma vieille et bien aimée amie, Madame Wickham.

« Oh! Oh! » criais-je, alors que nous nous sommes embrassées dans une étreinte chaleureuse.

« Excusez-moi, Colonel Sprague » dit-elle un moment plus tard, donnant sa main cordialement à mon beau-frère.” Cela peut vous sembler impoli de vous couper ainsi, à peine la première heure, mais j’ai entendu qu’elle venait, et je ne pouvais pas attendre. Mais maintenant que j’ai son visage et j’ai entendu sa voix qui m’est chère, je serais patiente jusqu’au moment où je pourrais parler avec elle plus longuement.”.

“Vous devez entrer et la voir maintenant,” lança cordialement mon beau frère.

“Oui, viens!” l’incitais-je.

“Non, chers amis, pas maintenant. Tu sais, Chère petite Fleur, (mon ancien surnom) nous avons maintenant toute l’éternité devant nous! Mais vous me l’amènerez bientôt Colonel Sprague ?”dit-elle.

« Le plus tôt possible, chère madame » répond-t-il avec un regard complice dans ses yeux.

“Oui, je comprends,” chuchotait-elle avec un regard sympathique vers moi. Puis d’une main chaleureuse et la consigne de partir, « viens très vite », elle a vite disparu, hors de ma vue.

« Femme bénie! » m’exclamais-je, “quelle joie de la rencontrer encore!”

“Sa maison n’est pas loin; tu peux la visiter souvent. Elle est vraiment adorable. Maintenant, viens, petite soeur, j’ai hâte de vous accueillir chez nous,”. En disant cela, il m’a pris la main et m’a conduite sur les marches basses jusqu’à une large véranda, avec un sol magnifique, recouvert de marbres rares et coûteux. Je voyais des colonnes grises massives entre lesquelles des vignes remplies de feuilles vertes, riches et brillantes se mêlaient à des fleurs d’une couleur exquise et d’un délicat parfum qui tombaient comme des rideaux parfumés et colorés. Nous nous arrêtâmes un moment ici pour que je puisse admirer les splendides vues de chaque côté.

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« C’est Céleste! » m’exclamais-je.

« C’est Céleste » acquiesça-t-il. « Il ne pouvait en être autrement » ajouta-t-il.

Je reconnais cette Vérité avec un sourire car j’étais trop émue pour trouver mes mots.

« La maison entière, en haut et en bas, est entourée par les larges vérandas mais viens à l’intérieur. »

Passant par une porte entre les colonnes de marbre, il m’a conduit dans une grande salle de réception dont le sol était incrusté, fenêtre à meneaux et avec des marches au fond. J’etais tout de suite captivée mais, avant que je pouvais parler mon beau-frère prit mes deux mains et dit:

« Bienvenue, mille bienvenues, chère sœur dans ta maison Celeste. »

« Ce bel endroit est-il vraiment ma maison ? » demandais-je, autant que mon émotion me le permettrait.

« Oui, ma chère », rassura-t-il. « Je l’ai construite pour toi et mon frère, et je t’assure cela a été un travail d’amour ».

« C’est ta maison, et je reste avec toi ? », dis-je, un peu confuse.

« Non, c’est ta maison, et je vais rester avec toi jusqu’à ce que mon frère arrive. »

« Toujours, cher beau-frère, toujours! » j’ai crié en m’accrochant à son bras.

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Il sourit et dit, « Nous allons profiter du présent; nous ne serons plus jamais loin l’un de l’autre. Mais, viens, je désire te montrer tout. »

Tournant à gauche, passant d’abord entre de belles colonnes de marbre qui, semblaient se substituer à des portes, il me conduit dans une grande pièce, au seuil de laquelle je m’arrêtais, émerveillée. Les murs et le sol entiers de la pièce étaient de cette couleur grise exquise, cirés jusqu’à produire plus grand éclat. Mais partout, sur les murs et les planchers il y avait des roses exquises à longues tiges, de toutes les variétés et couleurs, du plus profond rouge aux nuances les plus délicates de rose et de jaune.

« Viens à l’intérieur » dit mon beau-frère.

« Je ne veux pas écraser ces fleurs parfaites » répondis-je.

« Et si nous les rassemblions? »

Je me suis courbée pour en prendre une, et j’ai trouvé que c’était incrusté dans le marbre. J’ai essayé avec une autre, avec le même résultat étonnant. Me tournant vers mon beau-frère, je dis:

“Qu’est-ce que cela signifie? Tu ne veux pas, tout de même, dire pas que ces fleurs sont naturelles?

Il a hoché la tête avec un sourire agréable, et a dit: “Cette pièce a une histoire. Entres et assieds-toi auprès de moi, ici, sur ce siège de fenêtre, d’où tu peux voir la pièce entière, et laisses-moi t’en parler”. J’ai fait comme il le demandait, et il a poursuivi son histoire : “Un jour, alors que je travaillais activement à la maison, un groupe de jeunes gens, garçons et filles, ont frappé à ma porte, et ils m’ont demandé d’entrer. J’ai accepté, et puis l’un d’entre eux dit:

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« Cette maison est-elle vraiment pour Mr et Mme Sprague ?»

« C’est exact », ai-je répondu.

« Nous les connaissions. Ils étaient nos amis, et les amis de nos parents, et nous voulons savoir si nous ne pouvons pas faire quelque chose pour vous aider à rendre belle cette maison?

« Bien sûr, vous pouvez ! » ai-je répondu, touché. « Qu’est-ce que vous savez faire ?»

Nous étions ici, à ce moment-là et, regardant autour de nous, l’un d’entre eux a demandé :

« Pouvons-nous embellir cette pièce ?»

“Bien sûr.” ai-je dit. Mais je m’interrogeais sur ce qu’ils avaient en tête.

Aussitôt, les filles, qui avaient toutes d’immenses tiges de roses à la main, se mirent à jeter les fleurs éparpillées sur le sol et contre les murs. Partout, où ils touchaient les murs, à ma grande surprise, les fleurs restaient liées d’une manière étrange. Une fois que les roses étaient toutes éparpillées, la pièce ressemblait exactement comme elle est maintenant, sauf que les fleurs étaient vraiment des roses fraîchement cueillies. Puis, chacun des garçons, a sorti de sa poche une petite boîte d’outils fins, et tout de suite, tous, garçons et filles, étaient assis sur le sol de marbre, entrain de travailler. Comment l’ont-ils fait ? Je ne sais pas – c’est un des arts Célestes, enseigné à ceux qui ont des goûts très artistiques -.Ils ont incrusté chaque fleur fraîche dans le marbre exactement où elle était tombée, conservant sa fraîcheur comme tu la vois maintenant. Ils sont venus plusieurs fois avant que le travail fut terminé; parce que les fleurs ne se fânent pas ici, mais elles étaient toujours fraîches et parfaites. J’ai jamais vu un groupe de jeunes aussi joyeux et contents. Ils riaient, discutaient et chantaient pendant qu’ils travaillaient et je n’ai pu m’empêcher de souhaiter plus d’une fois que les amis qui faisaient leur deuil puissent regarder ce groupe heureux, et voir combien les pensées tristes n’étaient pas nécessaires. À la fin, lorsque tout était terminé, ils m’ont appelé pour voir leur travail. Je n’ai pas été avare de louanges, ni pour la beauté de l’œuvre ni pour leur habileté à l’exécuter. Puis, ils disaient qu’ils seraient sûrs de revenir lorsque l’un de vous deux viendrait. Puis, ils sont partis ensemble, pour faire – je suis certaine – des choses semblables ailleurs, dans d’autres foyers”.

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Pleurant d’émotion car j’étais très touchée, j’ai demandé à mon beau-frère:

« Qui sont ces charmantes personnes ? Les connais-tu ?»

« Maintenant, je les connais, mais ils m’étaient tous inconnus jusqu’à ce qu’ils arrivent ici ce matin-la, sauf une certaine Lulu Sprague.»

“Qui sont-elles ces jeunes gens?”

Il y avait trois Mary – Mary Green, Mary Bates, Mary Chalmers; Lu Sprague et Maé Camden. C’était des filles, chacune d’elles aussi charmantes que belles. Les garçons, tous virils, bons gars, se prénommaient Carol Ashland et les frères Stanley et David Chalmers.”

“Des enfants fabuleux! ” M’exclamais-je. Si j’avais su comment mon amour pour eux, sur terre, me porterait cette joie infinie ici! On connaît si peu des liens qui tissent les deux mondes”.

“Ah, oui!” Acquiesça mon beau-frère, “c’est exactement ça. On connaît tellement peu! Si seulement, nous pouvions réaliser pendant que nous sommes encore mortels que, jour après jour, nous construisons pour l’éternité, à quel point nos vies seraient différentes! Chaque mot doux, chaque pensée généreuse, chaque acte altruiste, deviendrait un pilier de beauté éternelle dans la vie à venir. Nous ne pouvons pas être égoïste et sans amour dans une vie, et généreux et aimant dans l’autre; les deux vies sont trop étroitement mélangées – l’une n’est que la continuation de l’autre.

“Bien, maintenant, viens à la bibliothèque. »

Nous avons traversé cette pièce qui, à partir de maintenant, serait à jamais associée à ces jeunes gens. Nous sommes entrés dans la bibliothèque. C’était une réception somptueuse – les murs couverts du plafond au sol par des livres rares et chers. Un grand vitrail ouvrait sur la véranda et au fond de la pièce se trouvaient côte à côte deux grandes fenêtres en arc. Une rangée d’étagères, soutenues par des colonnes en marbre gris, divisait la pièce en deux. Cette rangée, en forme semi-circulaire, était environ de deux mètres de hauteur par quatre mètres cinquante de longueur, le côté concave du demi-cercle – des étagères était vers l’entrée de la réception – et à côté d’une des fenêtres en arche se tenait un magnifique bureau avec toutes ses fournitures dessus et se trouvait un bol d’or rempli d’œillets écarlates qui diffusait une odeur dont j’étais vaguement consciente depuis quelques instants.

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Nous avons traversé cette pièce qui, à partir de maintenant, serait à jamais associée à ces jeunes gens. Nous sommes entrés dans la bibliothèque. C’était une réception somptueuse – les murs couverts du plafond au sol par des livres rares et chers. Un grand vitrail ouvrait sur la véranda et au fond de la pièce se trouvaient côte à côte deux grandes fenêtres en arc. Une rangée d’étagères, soutenues par des colonnes en marbre gris, divisait la pièce en deux. Cette rangée, en forme semi-circulaire, était environ de deux mètres de hauteur par quatre mètres cinquante de longueur, le côté concave du demi-cercle – des étagères était vers l’entrée de la réception – et à côté d’une des fenêtres en arche se tenait un magnifique bureau avec toutes ses fournitures dessus et se trouvait un bol d’or rempli d’œillets écarlates qui diffusait une odeur dont j’étais vaguement consciente depuis quelques instants.

“Le bureau de mon beau-frère,” précisa Franck.

“Et ses fleurs préférées,” ajouta-t-il.

“Oui, c’est normal. Ici, nous n’oublions jamais les goûts et préférences de ceux qu’on aime.”

Je n’ai pas capté immédiatement tous ces détails, mais ils se sont révélés à moi, au fur et à mesure que nous nous attardions, discutant ensemble. Ma première réaction , en entrant dans la salle, fut une surprise à la vue des livres, et mes premiers mots étaient :

“Pourquoi avons-nous des livres au ciel ?”

“Pourquoi pas?” Repondit-Il? “Mais quelle idée étrange nous nous faisons – nous les mortels – des plaisirs et des devoirs de cette vie bénie! Nous imaginons que la mort du corps signifie un changement complet de l’âme. Mais c’est loin d’être le cas. Nous apportons dans cette vie, les mêmes goûts, les mêmes désirs, la même connaissance, que nous avons avant la mort. Si ces derniers n’étaient pas suffisamment purs pour faire partie de cette vie alors, nous ne pourrions pas entrer. Quelles seraient la valeur d’une vie longue sur terre avec toutes nos connaissances, si, à la mort tout serait perdu, et nous devrions recommencer à zéro avec une perspective différente de pensées et d’étude? Non, non; Si seulement, tout le monde pouvait comprendre, que pendant notre vie sur terre, nous construisons pour l’Éternité! Plus les pensées sont pures, plus les ambitions sont nobles et plus les aspirations sont élevées, alors, plus le rang que nous prenons parmi l’armée du ciel sera élevée. Le plus que nous persévèrerons dans les enseignements et les devoirs de notre vie terrestre, et le plus, dans cette nouvelle vie nous serons capables de les faire fructifier pour accéder à la perfection”.

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“Mais les livres – qui les a écrit? Y-a-il, parmi eux, des livres que nous connaissions et aimions en bas?”

“Sûrement. De nombreux livres; surtout ceux qui ont contribué à élever soit l’esprit humain ou bien l’âme immortelle. De plus, beaucoup d’esprits érudits dans la vie terrestre – arrivant dans la vie supérieure – ont construit sur leurs bases déjà acquises, avec enthousiasme des visions et des connaissances encore plus élevées qu’ils sont motivés à écrire des nouveaux ouvrages, au profit de ceux qui ont reçu moins de Grâces. C’est pour cela que les érudits restent des dirigeants et des guides dans cette vie plus élevée. Pourquoi une âme érudite – venant à peine de nous rejoindre- et, ayant participé à élever tant de vies sur terre avec “la Vie a Changé “ et le “Pax Vobiscum”, devrait maintenant poser sa plume de côté, puisque son cerveau clair et son grand cœur ont déchiffré le mystère de la connaissance supérieure? Absolument pas. Lorsque l’âme a bien maitrisé ses enseignements, l’esprit érudit les écrira pour le bien des autres, moins avantagés. On a toujours besoin de dirigeants et d’enseignants aussi bien dans la vie divine que dans la vie antérieure (l’unique vie sur terre. Il n’y a pas de réincarnation). Mais toute cette connaissance vient à toi simplement et naturellement dès que tu grandis dans la nouvelle vie.”

A suivre – Chapitre III –