Dr Kelly Bowring : Les Secrets, les châtiments et le Triomphe des Deux Cœurs de Jésus et de Marie – Partie 39

SECRETS,

CHÂTIMENT

&

TRIOMPHE

des Deux Cœurs de Jésus et de Marie,

et ce à quoi le ciel nous appelle

Marie appelle ses enfants à faire réparation

Pénitence, pénitence, pénitence

Marie appelle les fidèles à une vie de conversion, de consécration et de réparation – spécialement à faire des sacrifices pour les pécheurs et les âmes du Purgatoire en ces temps de grande crise. Au cours de la troisième apparition de Lourdes à sainte Bernadette, Notre-Dame a parlé pour la première fois. Elle a appelé à faire réparation en lui disant: «Je ne vous promets pas de vous rendre heureuse en ce monde, mais dans l’autreNotre-Dame demande à Bernadette de vivre l’Incarnation, la Passion, la Mort et la Résurrection du Christ dans sa propre vie. Elle nous le demande à nous aussi. Notre-Dame nous demande de vivre pour les âmes en nous disant: «Pénitence, pénitence, pénitence, priez pour les pécheurs.»

Le troisième secret et le fruit de la réparation

À Fatima, au Portugal, en 1917, la Mère de Jésus nous a avertis de la menace d’une Deuxième Guerre mondiale et du communisme. La Vierge Marie est venue à Fatima avec le titre de Notre-Dame du Rosaire en demandant aux trois enfants de prier beaucoup, spécialement le Rosaire quotidien, et de faire des sacrifices pour la conversion des pécheurs et pour les âmes du Purgatoire. Avant Notre-Dame, un Ange du Seigneur était apparu trois fois aux enfants. Il leur avait donné des prières à réciter et les appelait à des vies de réparation en disant: «Priez, priez beaucoup! Les Saints Cœurs de Jésus et de Marie ont sur vous des desseins de miséricorde. Offrez sans cesse au Très-Haut des prières et des sacrifices. De tout ce que vous pourrez, offrez à Dieu un sacrifice en acte de réparation pour les péchés par lesquels il est offensé, et de supplication pour la conversion des pécheurs … Surtout, acceptez et supportez avec soumission les souffrances que le Seigneur vous enverra.»

À l’époque, les francs-maçons avaient pris le pouvoir au Portugal et la famille royale avait été assassinée; Lisbonne fut déclarée capitale athée du monde en 1915. Des plans concertés étaient en marche pour détruire l’Église catholique avant deux générations. Mais Marie est venue avec le remède céleste à ce poison diabolique. Elle a demandé à ses enfants d’offrir de petits sacrifices en disant: «Ô Jésus, c’est par amour pour Vous, pour la conversion des pécheurs, et en réparation pour les péchés commis contre le Cœur immaculé de Marie.»

Lors de la première apparition de Notre-Dame de Fatima, Notre-Dame a poursuivi sur le thème de la demande céleste que l’Ange avait communiquée aux enfants et qui s’adresse maintenant à nous: «Voulez-vous vous offrir à Dieu pour supporter toutes les souffrances qu’Il voudra vous envoyer, en acte de réparation pour les péchés par lesquels Il est offensé, et de supplication pour la conversion des pécheurs?»

Et voilà aujourd’hui qu’à travers le message de Fatima Marie nous demande de coopérer au Plan divin pour notre temps. Notre réponse devrait être celle des enfants. Notre-Dame promet et nous rassure aussi en disant: «Vous aurez alors beaucoup à souffrir, mais la grâce de Dieu sera votre réconfort.» L’amour et la grâce du Seigneur nous suffisent. Marie ajouta plus tard: «Priez, priez beaucoup et faites des sacrifices pour les pécheurs, car beaucoup d’âmes vont en enfer parce qu’elles n’ont personne qui se sacrifie et prie pour elles.» Nous devons faire réparation pour le péché – pour nos péchés et les péchés des autres. Nous offrons réparation au Christ dans l’eucharistie. Nous offrons aussi réparation à Notre-Dame, spécialement par la dévotion réparatrice au Cœur immaculé des cinq premiers samedis du mois et par des communions de réparation. La réparation est le fondement des messages de Fatima.

Souffrir avec amour ne devrait pas nous troubler. Il y a une grande joie dans la souffrance rédemptrice. C’est un mystère que l’on peut voir par exemple dans le cas de saint Pierre: «Saint Pierre, dit saint Jean Chrysostome, est plus heureux d’être en prison pour Jésus-Christ que d’être sur le Thabor, au milieu de la gloire; il est plus glorieux de porter les chaînes à ses pieds que les clefs du paradis dans ses mains.» La souffrance offerte à Dieu acquiert un sens et apporte la joie. Pie XI appelait les fidèles à la pratique fréquente d’actes de réparation en expliquant que le but de la réparation «pour la créature est de rendre à son Créateur amour pour amour, il s’ensuit naturellement qu’elle doit offrir à l’égard de l’amour incréé une compensation pour l’indifférence, l’oubli, les offenses, les outrages, les injures qu’il subit: c’est ce qu’on appelle couramment le devoir de la réparation.»i

Il y a deux façons de comprendre l’œuvre de réparation. Premièrement, Jésus seul pouvait réparer les dommages causés par nos péchés et faire pleinement réparation au Père en justice dans ce qui est appelé rédemption, réparation, réconciliation, expiation et satisfaction.ii Jésus a gagné notre rédemption dans le grand acte de réparation sur la croix, qui est renouvelé chaque jour sur nos autels à la Messe; et il continue cette œuvre de réparation même après son Ascension, comme le déclare Jean-Paul II: «Ressuscité des morts et glorifié à la droite du Père, Jésus conserve dans son corps immortel les marques des plaies de ses mains et de ses pieds, de son cœur transpercé (cf. Jn 20.27; Lc 24.39.40) et il les présente au Père dans son incessante prière d’intercession en notre nom (cf. He 7.25; Rm 8.34).»iiiDeuxièmement, en union avec son œuvre surabondante de Rédemption, Jésus invite notre participation en le consolant par nos propres actes de réparation unis au sien et offerts au Père pour nos propres péchés et pour les péchés des autres. Le Christ continue de souffrir dans son Corps mystique qui est l’Église, et désire en cela que les fidèles de son Église participent à son expiation.iv Cela s’appelle une souffrance rédemptrice.

Deux visions similaires pour éviter la colère de Dieu

Sainte Faustine nous dit après sa vision combien la prière du Chapelet de la Divine Miséricorde est puissante pour sauver les pécheurs: «Je vis une grande clarté et, dans cette clarté, Dieu le Père. Entre cette clarté et la terre, je vis Jésus cloué en Croix, placé de telle façon que lorsque Dieu voulait voir la terre, Il devait la regarder à travers les Plaies de son fils. Et je compris que c’est à cause de Jésus que Dieu bénit la terre.J’ai vu un Ange, l’exécuteur de la colère de Dieu … qui devait frapper la terre … J’ai commencé à supplier Dieu pour le monde par des paroles entendues intérieurement. Alors que je priais ainsi, j’ai vu l’impuissance de l’Ange qui ne pouvait accomplir la juste punition qui revient de plein droit au péché.» Cette vision est semblable au troisième secret de Fatima, spécialement concernant l’avertissement de la juste colère de Dieu pour les péchés de l’humanité et de l’intervention de Notre-Dame avec les âmes victimes.

Le troisième secret de Fatima donné en 1917 aux visionnaires de Fatima et révélé publiquement par Jean-Paul II en 2000 (les deux premiers secrets ayant déjà été révélés et les prophéties s’étant réalisées) révèle le plan du ciel pour nous amener à la pénitence et au sacrifice pour le salut de l’humanité:

Après les deux parties que j’ai déjà exposées, nous avons vu sur le côté gauche de Notre-Dame, un peu plus en hauteur, un Ange avec une épée de feu dans la main gauche; elle scintillait et émettait des flammes qui, semblait-il, devaient incendier le monde; mais elles s’éteignaient au contact de la splendeur qui émanait de la main droite de Notre-Dame en direction de lui; l’Ange, indiquant la terre avec sa main droite, dit d’une voix forte: Pénitence! Pénitence! Pénitence! Et nous vîmes dans une lumière immense qui est Dieu: «Quelque chose de semblable à la manière dont se voient les personnes dans un miroir quand elles passent devant» un Évêque vêtu de blanc, «nous avons eu le pressentiment que c’était le Saint-Père». Divers autres Évêques, Prêtres, religieux et religieuses monter sur une montagne escarpée, au sommet de laquelle il y avait une grande Croix en troncs bruts, comme s’ils étaient en chêne-liège avec leur écorce; avant d’y arriver, le Saint-Père traversa une grande ville à moitié en ruine et, à moitié tremblant, d’un pas vacillant, affligé de souffrance et de peine, il priait pour les âmes des cadavres qu’il trouvait sur son chemin; parvenu au sommet de la montagne, prosterné à genoux au pied de la grande Croix, il fut tué par un groupe de soldats qui tirèrent plusieurs coups avec une arme à feu et des flèches; et de la même manière moururent les uns après les autres les Évêques les Prêtres, les religieux et religieuses et divers laïcs, hommes et femmes de classes et de catégories sociales différentes. Sous les deux bras de la Croix, il y avait deux Anges, chacun avec un arrosoir de cristal à la main, dans lequel ils recueillaient le sang des Martyrs et avec lequel ils irriguaient les âmes qui s’approchaient de Dieu.v

Dans la vision de Fatima, un Ange au-dessus de la terre semble vouloir l’incendier avec l’épée de feu de la juste colère et du jugement de Dieu. Mais alors intervient la Vierge Marie qui l’arrête de sa main droite. L’Ange crie alors: Pénitence, pénitence, pénitence! La vision se porte ensuite sur la terre elle-même en montrant le Pape et les fidèles qui traversent la ville où le peuple qui les entoure a perdu la foi; ils ressemblent à des cadavres. Ils traversent un temps de violence, de destruction et de persécution. De manière analogue, Jésus révéla à sainte Faustine que ce sont les âmes tièdes qui lui ont causé la plus grande aversion dans ses souffrances pendant sa Passion. Il a exprimé sa répulsion envers ces personnes qu’il appelait des «cadavres» vivants. Mais il a également promis à sainte Faustine qu’elles aussi recevraient sont insondable miséricorde.

Dans la vision de Fatima, alors qu’un grand nombre de ceux qui entourent le Pape ont perdu la foi, lui et ses compagnons demeurent fidèles au Seigneur et à son Église, dans la foi; et ils sont fortifiés. Le Pape prie pour que les égarés reviennent à la foi. En quittant la ville, ils arrivent au sommet d’une montagne escarpée; c’est là que le Pape et ceux qui l’accompagnent font pénitence et offrent leur vie pour le salut de ceux qui sont comme des cadavres. Deux Anges recueillent alors les fruits de leurs sacrifices pour irriguer les autres âmes. À la fin, grâce à l’intervention de la Sainte Mère et à leurs sacrifices, l’humanité est ramenée à la vie. La foi est alors restaurée et tout est même plus beau qu’avant, et Notre-Dame promet qu’à la fin il y aura une ère de paix. Le 13 mai 2000, lorsque Jean-Paul II rendit public pour la première fois ce dernier secret de Fatima et béatifia deux des visionnaires de Fatima, il révéla que ce secret de Fatima concernait notre monde d’aujourd’hui qui traverse une si grande crise spirituelle. Il appela alors les fidèles à des actes de repentance pour eux-mêmes et pour les âmes qui ont besoin de la miséricorde de Dieu, et sembla faire allusion à des persécutions à venir pour l’Église. Nous devons intercéder pour l’humanité avec Marie et implorer la miséricorde de Dieu.

La Congrégation pour la Doctrine de la Foi (CDF) a commenté ainsi le troisième secret de Fatima: «L’ange avec l’épée de feu à la gauche de la Mère de Dieu rappelle des images analogues de l’Apocalypse. Il représente la menace du jugement, qui plane sur le monde» La CDF souligne que nous devrions comprendre que le troisième secret est conditionnel: «De cette manière est soulignée l’importance de la liberté de l’homme: l’avenir n’est absolument pas déterminé de manière immuable, et l’image que les enfants ont vue n’est nullement un film d’anticipation de l’avenir, auquel rien ne pourrait être changé … Le sens de la vision n’est donc pas de montrer un film sur l’avenir irrémédiablement figé. Son sens est exactement opposé, à savoir mobiliser les forces pour tout changer en bien … La vision parle plutôt de dangers et de la voie pour en être sauvegardéTout en montrant que le troisième secret concerne en partie Jean-Paul II, la CDF clarifie également que, «Dans sa pénible montée sur la montagne, nous pouvons sans aucun doute trouver rassemblés différents Papes».

De la même manière, le prophète Ézéchiel rapporta une prophétie de mort et de vie nouvelle dans l’Ancien Testament. Au cours d’une vision, Dieu l’amena jusqu’à une vallée lointaine pleine d’ossements humains desséchés. Et il vit soudain Dieu intervenir pour ramener ces ossements à la vie et en faire de nouveau des personnes vivantes.

Ces deux visions, l’ancienne et la nouvelle, sont pour nous; elles s’adressent à notre âge de recherche du pouvoir et du plaisir, un âge qui a fait d’un si grand nombre d’entre nous des cadavres vivants, qui mènent tels des zombies spirituels des existences sans foi et sans vie et choisissent d’embrasser la culture de mort. Les deux visions s’adressent à notre monde actuel où tant d’âmes ont perdu la foi ou ne l’ont même jamais eue, où beaucoup vivent en état de péché mortel sans repentir, et certaines conduisant les autres au péché. Les deux visions ont également la même fin: alors que tout semble perdu, il reste encore une raison d’espérer. À la fin de la première vision, un reste de fidèles, avec Notre-Dame et le Pape, ramènent l’humanité à la vie par leurs sacrifices; et une nouvelle de paix commence alors. Dans la vision d’Ézéchiel, Dieu intervient et les ossements reprennent vie. Tel est le temps que nous vivons et tel est le temps à venir. Le troisième secret de Fatima révèle une grande crise d’ordre spirituel qui conduira assurément à d’importants bouleversements physiques toujours plus nombreux, et plus grands que jamais selon Notre-Dame d’Akita.

Rappelons-nous qu’à la dernière grande apparition de Fatima, le 13 octobre 1917, s’est produit le Miracle du soleil. Après des pluies torrentielles, le ciel s’est soudainement dégagé et le soleil est apparu. Le soleil s’est mis à faire des mouvements brusques dans le ciel, comme une danse, puis il a commencé à se précipiter vers la terre. La foule a pris peur et beaucoup pensaient qu’ils allaient mourir et que c’était la fin du monde. Mais alors le soleil s’arrêta et reprit sa place dans le ciel. Aussitôt après la foule put constater que leurs vêtements et le sol étaient maintenant complètement secs. Des images de Jésus, Marie et Joseph sont alors apparues dans le soleil à la vue de tous, croyants et incroyants. Il est intéressant de noter que 3 personnes seulement ont été témoins de la Transfiguration, et qu’un nombre étonnant de 500 personnes ont vu Jésus-Christ après sa Résurrection et avant son Ascension dans les cieux. Nous croyons à leur témoignage, et notre foi repose sur lui. Nous devrions croire également alors qu’en notre temps un nombre stupéfiant de 70.000 personnes furent témoins du Miracle du soleil à Fatima en 1917. Quel merveilleux spectacle! Et qui n’est cependant qu’un prélude à ce qui va arriver en notre temps!

Il y a quelques années, en 1919, après l’entrée au couvent de Lucie la visionnaire de Fatima, nous avons reçu une autre grande vision surnaturelle. Elle montrait une croix et sur la partie supérieure Dieu le Père avec en dessous de lui le Saint-Esprit sous la forme d’une colombe lumineuse. Cloué sur la croix, Notre Seigneur Jésus-Christ avec son Sang qui coulait de son Sacré-Cœur sur l’Hostie et dans le calice. Sur le côté droit de la croix se trouvait Notre-Dame de Fatima, représentée tenant son Cœur immaculé sur la main gauche, entouré d’une couronne d’épines et de flammes. Vêtue de blanc, elle portait comme en scapulaire un médaillon de globe de lumière avec une étoile jaune sur sa tunique près de ses pieds, tenant souvent le Rosaire à la main. Dans sa vision, les mots «Grâce et Miséricorde» coulaient comme une eau de la main du Christ crucifié sur l’autel. Et sœur Lucie était présente au pied de la vision céleste représentant l’appel du ciel à chacun de nous de participer à l’œuvre de réparation. Cette merveilleuse vision confirmait la vraie doctrine que toute grâce et toute miséricorde descend du Père, dans l’Esprit, par le Christ en croix, à travers l’eucharistie et des mains de Marie, à travers les Deux Cœurs et les âmes victimes jusqu’au monde entier, et que nous sommes tous appelés à participer également à la distribution de la grâce. C’est maintenant le temps de grâce et de miséricorde! Jésus dit aussi à sœur Lucie: «Aie compassion du Cœur de ta Très Sainte Mère entouré des épines que les hommes ingrats lui enfoncent à tout moment, sans qu’il y ait personne pour faire acte de réparation afin de les en retirer.» (10 décembre 1925). N’y a-t-il personne pour faire réparation? Et vous?

Durant la Deuxième Guerre mondiale, lorsque des bombes atomiques ont été lâchées sur des villes japonaises, une chose extraordinaire est arrivée. À Hiroshima, une petite communauté de jésuites était dans leur maison, à huit rues de l’endroit où la bombe a explosé. Ils venaient de célébrer la Messe. Alors que des centaines de milliers de personnes ont été tuées tout autour d’eux dans un rayon de plus d’un kilomètre, les pères jésuites étaient tous indemnes. Tous les immeubles des alentours étaient détruits, mais leur maison était intacte. L’astrophysicien Stephen Rinehart a dit que la température autour du point d’impact était de 11.000 à 16.000 degrés Celsius et que le souffle de l’explosion atteignait la vitesse du son avec des pressions (à un kilomètre) supérieures à 2,63 kg/cm2. La plupart des habitants sont morts à dix fois la distance qui séparait les prêtres de l’épicentre de l’explosion, et les quelques survivants sont tous morts victimes des radiations peu après. Mais ces huit prêtres ont survécu et ont été par la suite examinés par 200 médecins et scientifiques.

Trente-trois plus tard, un survivant, le père Hubert Schiffer, expliquait qu’une chose seulement était différente dans leur maison: «Nous pensons que nous avons survécu parce que nous vivions le message de Fatima. Nous avons vécu et prié le Rosaire quotidiennement dans cette maison.» Tout comme huit personnes ont survécu au Déluge au temps de Noé, ils ont été huit à survivre maintenant à l’explosion atomique dans la nouvelle «arche» de Notre-Dame, fidèles à la protection du Rosaire. Peter Kreeft, écrivain catholique bien connu, écrivait récemment qu’aujourd’hui, «Nous vivons dans un Hiroshima spirituel»;et il ajoute que ce que Jean-Paul II appelait la Culture de Mort est rapidement en train de devenir une Culture de Meurtre.vi Nous devons nous placer sous la protection de Notre-Dame et amener les autres avec nous pendant qu’il est encore temps.

Ailleurs au Japon, dans un centre communautaire de Nagasaki appelé Marytown ou Cité de l’Immaculata, un autre groupe de prêtres est sorti indemne après l’explosion d’une bombe atomique lâchée sur la ville. Saint Maximilien Kolbe avait fondé cette communauté une décennie avant la guerre. Le message céleste pour nous est clair – par le Rosaire, en ouvrant notre cœur à Marie, elle peut nous aider et nous sauver des «bombes et des explosions» qui nous menacent dans notre vie quotidienne, spécialement ces temps-ci. Vous devez vivre le message de Fatima; et vous devez partager cette Bonne Nouvelle pour sauver les autres dans le désert spirituel actuel de cadavres et d’ossements. Priez chaque jour le Rosaire!

Notre-Dame nous remercie de répondre à son appel

Notre-Dame de Medjugorje invite ses enfants à embrasser la croix et à s’unir au Seigneur Jésus: «Chers enfants, je veux vous dire qu’en ces jours, la Croix doit être au centre de vos vies. Priez de façon spéciale devant la Croix d’où viennent de grandes grâces. Maintenant, faites dans vos maisons une consécration particulière à la Croix. Promettez de ne pas offenser Jésus ni la Croix, et de ne pas blasphémer … Chers enfants, sans prière il n’y a pas de paix. C’est pourquoi je vous dis, priez au pied de la Croix pour la paix.»

Notre-Dame nous rappelle que nous vivons maintenant le temps de grâce avant que vienne le temps de justice. Elle nous appelle à répondre par la confession et la réparation: «Chers enfants, en ce temps de renoncement, de prière et de pénitence, je vous appelle à nouveau: allez, confessez vos péchés afin que la grâce ouvre vos cœurs et permettez-lui de vous changer.» Elle nous appelle à grandir dans l’amour en nous donnant aux autres: «Je suis avec vous et je souhaite vous aider à croître dans le renoncement et la mortification, pour que vous puissiez saisir la beauté de la vie de ceux qui se donnent à moi de façon particulière. Chers enfants, Dieu vous bénit de jour en jour et il souhaite la transformation de votre vie», parce que «Par la prière et par votre renoncement, vous deviendrez plus ouverts aux dons de la foi et de l’amour envers l’Église et envers les personnes qui sont autour de vous.» Par vos actes de réparation, notre sainte Mère nous conduit vers la vraie joie qui ne vient que de Dieu; et le plan de Notre-Dame est que nous fassions l’expérience de la joie de Dieu pour apporter ensuite au monde cette joie de Dieu: «Je veux que par vous le monde entier connaisse le Dieu de la joie. Soyez par votre vie les témoins de la joie de Dieu.» Notre-Dame, Reine de la paix, termine toujours ses messages de Medjugorje en disant: «Merci d’avoir répondu à mon appel.»

Un modèle de réparation en notre temps

Dieu a fait à l’Amérique un grand don en rapport avec Medjugorje. Et il nous est parvenu par une héroïne inattendue. Audrey Santo, mystique et âme victime, est tombée à l’âge de trois ans dans la piscine de ses parents à Worcester, au Massachusetts, le 9 août 1987. Ranimée, elle a souffert gravement d’hypoxie et son cerveau a été privé d’oxygène durant plusieurs minutes, ce qui a provoqué la mort de groupes entiers de cellules nerveuses. Les médecins ont informé ses parents qu’elle passerait le reste de ses jours dans le coma, branchée à un respirateur artificiel. Quelque temps après l’accident, sa mère Linda prit l’avion avec Audrey pour Medjugorje. C’est là, dit sa mère, qu’Audrey communiqua avec la Vierge Marie et accepta de devenir une âme victime – une âme pieuse qui accepte de prendre sur soi la souffrance, la douleur et la maladie des autres, au point parfois d’en manifester les symptômes. Une «âme victime» peut prendre la maladie ou la punition des péchés d’autres personnes ou des âmes au Purgatoire. Une âme victime est celle qui endure des souffrances physiques, spirituelles ou émotionnelles sans se plaindre et sans fanfare en victime d’amour, et accepte toute souffrance pour le salut des autres avec le plus de discrétion possible.

Audrey s’est offerte de son plein gré pour les autres. Jésus a racheté l’humanité en souffrant et en mourant pour nos péchés. Le Christ crucifié est le bouc émissaire de nos péchés. Cela remonte à l’ancienne coutume juive quand le Grand Prêtre entrait dans le Saint des Saints pour envoyer dans le désert, le jour du Grand Pardon (Yom Kippour), un bouc symboliquement chargé de tous les péchés du peuple: «Quant au bouc sur lequel est tombé le sort « Pour Azazel », on le place vivant devant le SEIGNEUR, pour faire sur lui le rite d’absolution en l’envoyant à Azazel au désert.»viiLa mère d’Audrey croyait qu’Audrey s’était volontairement consacrée avec ses souffrances à Dieu. «La souffrance n’est pas inutile», dit-elle. «Par l’offrande de nos épreuves, nous devenons corédempteurs avec le Christ.» Linda cite la bienheureuse Mère Teresa qui disait: «Le don le plus grand dont nous puissions bénéficier est la possibilité de partager la Passion du Christ.»viii Audrey, comme toutes les âmes victimes, avait accepté de devenir bouc émissaire.

Les miracles ont commencé peu après le retour d’Audrey à Worcester – senteur de roses; huile suintant des images de Jésus, Marie et d’autres Saints; un crucifix, des statues et des icônes pleurant des larmes d’huile et de sang; des statues se déplaçant toutes seules; des guérisons miraculeuses qui semblent se produire lorsque le corps d’Audrey commence à manifester des signes de nouveaux maux inexplicables; et, chose plus remarquable encore, par cinq fois durant la Messe qui était célébrée dans une chapelle de sa maison, des hosties consacrées ont miraculeusement saigné (une Messe était célébrée par l’évêque Flanagan, et les autres par le père George Joyce) et elles ont été conservées pour l’Adoration; du Sang est également apparu spontanément à l’intérieur du tabernacle qui avait été placé près du lit d’Audrey un Vendredi saint (5 avril 1996). Âme victime, Audrey avait également reçu les stigmates, et les cinq plaies du Christ crucifié sont apparues spontanément sur son corps. Elle est un témoignage de la présence miraculeuse de Dieu et du fruit du sacrifice pour les autres, si nécessaire en ces temps difficiles. Audrey est morte le 14 avril 2007, vigile du Dimanche de la Divine Miséricorde (deux ans après la mort de Jean-Paul II, en la même vigile). L’évêque de Worcester, Mgr McManus, écrivit après sa mort, en manifestation de son appui: «Nous ne comprendrons peut-être jamais parfaitement les causes des événements paranormaux rapportés ici … Les voies de Dieu sont mystérieuses.» Je suis allé à Worcester un jour et demi après sa mort en premier pèlerin privilégié, priant pour l’âme d’Audrey et demandant son intercession. J’ai adoré l’Hostie tachée de Sang et j’ai vu les larmes des images. Ce fut une visite merveilleuse que je n’oublierai jamais! Je me demandais pourquoi dans l’histoire de l’Église jamais autant de phénomènes surnaturels ne se sont produits en un seul lieu sur une seule personne. Je pensais combien Dieu semble être prêt à tout pour attirer maintenant notre attention et nous préparer à ce qui doit venir, et quel prix doit avoir à ses yeux une âme victime dans les temps où nous sommes!

i Pie XI, Miserentissimus Redemptor

ii CEC, 616

iii Angelus, 10 septembre 1989

iv Pie XI, Miserentissimus Redemptor

v Congrégation pour la doctrine de la foi. Le message de Fatima.

vi http://www.peterkreeft.com

vii Lv 16.10

viii http://www.littleaudreysanto.org