Luz Amparo Cuevas – Celui ou celle qui est infidèle à son épouse ou à son époux est un adultère, et Notre Seigneur a dit que les adultères n’entreront pas dans le Royaume des Cieux

Résultat de recherche d'images pour "luz amparo cuevas"3 Juin 2001

Au cours de notre pèlerinage prolongé de ce mois de juin, Luz Amparo, très fatiguée en raison de la forte chaleur et de ses maux chroniques, a fait un très gros effort pour venir donner aux pèlerins français sa causerie habituelle, tout près de sa chaumière natale, dans le hameau d’El Pesebre. En voici la traduction.

« Pardonnez-moi, chers pèlerins français, de n’avoir pas pu venir plus tôt vous rencontrer. Mais c’est cette forte chaleur, aggravée de mon insuffisance cardiaque et respiratoire, qui est la cause de ce retard. Et pourtant, depuis que l’idée de ce voyage a été lancée, je souhaitais me trouver ici avec vous tous et vous accueillir de mon mieux. Mais la nature ne correspond pas toujours à ce que nous désirons, et contre cela on ne peut pas lutter.
Vous avez vu où je suis née: ce n’est pas grand-chose (1), mais c’était suffisant pour permettre à des êtres humains de vivre. Pourtant, nous ne nous satisfaisons pas parfois ni de grandes maisons, ni de grandes villas, ni du luxe qu’elles comportent. Pensons donc à Jésus et à notre devoir d’imiter Jésus. Où donc Jésus est-il venu naître par amour des hommes? Dans une étable qui ressemblait à cette petite habitation que vous avez vue. Et pourtant le Maître du monde aurait pu vivre dans de grandes maisons, dans des palais. Vous savez, quand Jésus est né, l’enfer a frémi, et le démon a envoyé ses séides pour rechercher le Messie. J’ai eu une vision de la naissance de Notre Seigneur, et j’ai vu Satan envoyer ses démons dans des palais, dans de grandes et luxueuses maisons. Mais ce n’est pas là qu’il pouvait Le trouver. Le dernier endroit auquel il aurait pu penser, c’était un lieu aussi pauvre et misérable. Il Le cherchait dans la richesse, dans le luxe, dans le confort, mais Dieu n’a pas permis qu’il se trouve là, Dieu a voulu que Son Fils naisse dans la pauvreté. Quant à la Sainte Vierge, le démon voyait que c’était une jeune fille très pure, très limpide, et il ne s’est jamais préoccupé de la tenter en qualité de Mère de Dieu, parce qu’il n’avait jamais pensé qu’une jeune fille si pauvre, si simple, si humble puisse être la Mère de Dieu. Il envoyait pourtant ses démons la tenter, comme n’importe quelle créature humaine, sans penser que c’était la Mère de Dieu. Mais à une distance de 2 ou 3 mètres, les démons étaient arrêtés et ne pouvaient jamais s’approcher d’Elle, parce que l’Enfant Divin qu’Elle portait en Elle lorsqu’ Elle était enceinte, se mettait à genoux, les mains jointes, et empêchait que les démons ne s’approchent de Sa Mère. Et nous, pensons-nous à toutes ces pauvres petites gens qui vivent avec si peu d’espace et en se contentant de si peu de choses? Nous devons toujours penser aux autres. Vous voyez comment dans la vie on peut se contenter de peu de choses. Il est sûr aussi que le jour où nous mourrons, nous n’aurons pas besoin d’un grand espace pour notre corps. Ni dans la vie ni dans la mort, nous n’avons pas besoin d’un grand espace.
C’est vrai que j’ai fait un gros effort pour venir vous saluer. J’aurais aimé vous recevoir mieux. Mais en toutes choses il faut accepter la volonté de Dieu. Oui, j’aurais voulu vous recevoir d’une autre façon, et même vous embrasser l’un après l’autre. Mais vous savez que même si on ne s’embrasse pas ainsi, nos cœurs sont toujours unis par le même idéal qu’est le Christ. C’est l’esprit qui nous unit, et l’esprit est plus important que la chair. C’est l’esprit qui nous unira éternellement là-haut dans le Ciel.

Il nous faut surtout, comme le Seigneur nous l’a dit bien souvent, nous détacher de la chair et du sang, et des affaires domestiques. Parfois l’échec des vocations, je l’ai remarqué bien souvent, vient précisément des vacances dans la famille. Je l’ai remarqué chez beaucoup de Prêtres et de Religieux. Vous savez en effet, que nous, les mères, nous sommes promptes à donner à nos enfants ce qu’il y a de meilleur, Quand les mamans voient leurs enfants qui sont Prêtres ou Religieux revenir à la maison paternelle, au lieu de les encourager à garder la vie d’austérité qui doit être la leur, elles les encourageraient volontiers au relâchement et aux plaisirs de ce monde. Elles veulent leur donner tout ce qu’ils aimaient dans leur enfance ou leur jeunesse, quand ils vivaient encore à la maison, et elles voudraient leur faire retrouver les mêmes habitudes qu’autrefois. Elles devraient pourtant encourager leurs enfants consacrés à se diriger vers les austérités plutôt que vers les plaisirs du monde, mais la voix de la chair et du sang a un autre langage.

Et si elles les voient se lever très tôt pour la Liturgie, elles leur disent: mon enfant, pourquoi donc te lèves-tu si tôt? Profite donc de tes vacances pour te reposer, il n’est pas nécessaire d’en faire autant, ni même pour la Liturgie. Cette attitude ne les aide pas à conserver l’esprit toujours élevé vers Dieu. J’ai connu beaucoup de Religieuses qui sont parties ainsi en vacances et qui ne sont pas revenues. C’est véritablement une peine que l’on n’ait pas des racines solides sous les fondations pour que rien ni personne ne vienne affecter l’esprit. Car l’infidélité à l’égard de Dieu est encore plus grave que l’infidélité à l’égard des hommes. Vous savez que celui ou celle qui est infidèle à son épouse ou à son époux est un adultère, et Notre Seigneur a dit que les adultères n’entreront pas dans le Royaume des Cieux (2). Et quelle tristesse de voir des Prêtres ou des Religieux (ses) abandonner l’Eglise alors qu’ils sont mariés avec elle. Ces âmes continueront éternellement à être des âmes consacrées à Dieu, ces Prêtres sont des Prêtres de Dieu pour l’éternité! Et quand ils se présenteront devant Dieu!… Il faut se présenter avec notre amour humain face à l’immense amour de Dieu. Quelle tristesse de voir se rencontrer le manque d’amour de l’homme face à l’amour de Dieu!

C’est ce que le Seigneur dit constamment au Pré Neuf. Ce n’est pas qu’il nous dise quelque chose de nouveau, mais II vient nous rappeler avec insistance les vérités de l’Evangile et nous demander de les mettre en pratique. Oui, c’est ce que Notre Seigneur et la Sainte Vierge viennent nous ressasser constamment! On entend dire: comment Notre Seigneur et sa Mère peuvent-ils venir donner tant de messages? C’est que les hommes sont sourds et aveugles au point qu’ils ne voient pas la situation du monde. Les hommes ont abandonné Dieu, et le monde sans Dieu ne peut pas vivre. Et c’est pourquoi le monde est atteint d’une maladie mortelle que seul Dieu peut guérir. Et dans cette situation, la seule chose que nous puissions faire nous-mêmes, c’est prier, supplier pour les pauvres pécheurs et pour les infidélités des hommes. C’est ce que vient nous rappeler constamment la Très Sainte Vierge.

Chers pèlerins, et vous qui devez partir parce que vous avez une longue route à faire, je vous souhaite tout ce qu’il y a de meilleur. Je voudrais que vous retourniez chez vous chargés de grâces et que vous ayez reçu comme une injection de vitamines afin que, lorsque vous arriverez chez vous, cela vous serve de force pour ne jamais renier Dieu et pour que, là où vous serez, vous donniez témoignage à Dieu comme de bons catholiques. Sachez que, même si nous sommes éloignés corporellement, nous sommes tous unis spirituellement par le cœur. Un baiser très fort à tous ».

Quelqu’un demande alors à Luz Amparo de parler de la bénédiction des objets donnée par la Très Sainte Vierge le mois dernier et d’expliquer ce que signifiait cette bénédiction.

« La Très Sainte Vierge, répond la voyante, a promis que ces objets bénis par Elle seraient chargés d’une grâce spéciale de conversion. Aussi, lorsque vous rencontrerez, peut-être près de chez vous, un pécheur particulièrement rebelle, n’hésitez pas à lui mettre un de ces objets bénis dans l’une de ses poches, ou même dans son lit. Et surtout si vous rencontrez des agonisants, essayez de leur donner ou de mettre à leur portée un de ces objets bénis. Sachez que ce sera pour eux une grâce très spéciale que la Très Sainte Vierge a promis de leur donner. Ce mois-ci encore, les objets ont été bénis pour les pauvres pécheurs, et croyons que notre Sainte Mère leur a donné la même grâce de conversion. Un baiser très fort à tous ».

(1)- C’est un euphémisme qu’utilise ici Luz Amparo. En fait sa chaumière natale est répertoriée sur le cadastre comme une écurie, une écurie minuscule puisque sa superficie est de 30 m2. A l’origine, le toit était très bas (entre 2 m 70 et 1 m 70 au-dessus du niveau du sol). Dans un coin, une petite auge près de laquelle se tenaient le petit âne, et les poules. Le reste de la pièce était occupée par le père, la mère et les deux petites filles du premier lit du papa de la voyante. Dans un coin, une cheminée où l’on cuisait les aliments. Le mobilier était réduit à sa plus simple expression, les lits étaient des sortes de nattes que l’on roulait le jour. Etonnante ressemblance entre le lieu de la naissance de Notre Seigneur et celui où « l’instrument » qu’il a choisi est venue au monde et a passé les premières années de sa vie… Ressemblance soulignée par le nom (El Pesebre, la Crèche) de ce hameau minuscule de la commune de Penascosa dans la province d’Albacete, région de la Mancha où Cervantes a situé les aventures de son héros Don Quichotte.

(2)- Cf. Mt 5, 27-30 ; Me 10, 17-19 ; 1 Cor 6, 9-10 ; Héb 13,4 ; Jac 4,4.

Source :

https://maranathajesus.files.wordpress.com/2013/04/luz-amparo-les-causeries.pdf