Dr Kelly Bowring : Les Secrets, les châtiments et le Triomphe des Deux Cœurs de Jésus et de Marie – Partie 15

Dr Kelly Bowring : Les Secrets, les châtiments et le Triomphe des Deux Cœurs de Jésus et de Marie

SECRETS,

CHÂTIMENT

&

TRIOMPHE

des Deux Cœurs de Jésus et de Marie,

et ce à quoi le ciel nous appelle


Extrait du livre du Docteur Bowring :

Nihil obstat: Mgr Adelito A. Abella, censeur archidiocésain

Imprimatur: Cardinal Ricardo J. Vidal, archevêque de Cebu

2 avril 2009


Témoins authentiques de la dévotion mariale

La guérison miraculeuse

Sainte Thérèse a été appelée la plus grande sainte des temps modernes. Sa famille avait une belle statue de Notre-Dame que l’on connaît maintenant sous le nom de la Vierge du Sourire. Thérèse et ses sœurs aimaient cette statue et couvraient souvent de baisers leur Mère du ciel en disposant des fleurs et des cierges devant sa statue en vénération de Marie. En mai, elles avaient l’habitude d’aller cueillir des fleurs dans la campagne pour décorer le sanctuaire de Notre-Dame de fleurs blanches d’aubépine, d’autres fleurs et de plantes vertes. La petite Thérèse était ravie et battait des mains pour exprimer sa joie en regardant Notre-Dame avec amour. Après la mort de sa mère et le départ de Pauline, sa seconde mère, pour le couvent des carmélites, Thérèse, alors âgée de neuf ans, devint très malade. Elle souffrait de violents maux de tête, de tremblements nerveux, d’hallucinations et de crises de frayeur, manifestement des attaques du démon. Pendant sa maladie, Thérèse restait dans sa chambre avec la statue de Notre-Dame à côté de son lit. Lorsque ses douleurs étaient moins fortes, elle tressait des guirlandes de marguerites et de myosotis pour Notre-Dame. Elle se tournait souvent vers la statue et priait le ciel de la guérir.

Un jour de mai, Thérèse allait beaucoup plus mal et son père entra dans sa chambre. Il avait le cœur brisé en voyant dans quel état se trouvait sa pauvre Thérèse. Il donna de l’argent à sa sœur Marie en lui demandant d’écrire à Paris pour faire dire une neuvaine de Messes à Notre-Dame des Victoires pour la guérison de sa petite fille. Durant la neuvaine, le dimanche 13 mai 1883, Thérèse devint malade au point de ne plus reconnaître ses sœurs. Marie était certaine que sa petite Thérèse allait mourir et, se jetant aux pieds de leur bien-aimée statue de Notre-Dame, elle la supplia de guérir Thérèse. Léonie et Céline se joignirent à ses prières en suppliant la Très Sainte Vierge Marie d’avoir pitié de leur pauvre petite sœur malade. Alors que Thérèse regardait Marie, la statue prit soudainement vie. Le visage de Notre-Dame resplendissait d’une glorieuse beauté et elle souriait à Thérèse dont le cœur fut rempli de joie. Le sourire de Marie était comme un chaud rayon de soleil et d’amour. Deux grosses larmes de joie ont roulé sur les joues de Thérèse qui a pensé: «Ah! la Sainte Vierge m’a souri, que je suis heureuse!»

Durant ce temps, sa sœur Marie voyait Thérèse comme en extase d’amour qui contemplait la Vierge Marie elle-même! La vision sembla durer environ quatre ou cinq minutes durant lesquelles la petite Thérèse fut miraculeusement guérie; toutes ses douleurs et ses fatigues avaient disparu. Plus tard, lorsque Marie se retrouva seule avec Thérèse, elle lui demanda pourquoi elle avait versé des larmes. Thérèse ne voulait pas lui révéler ce qui était arrivé, mais lorsqu’elle vit que Marie avait deviné que Notre-Dame lui était apparue, Thérèse dit: «J’ai pleuré parce que Notre-Dame avait disparu.» Thérèse n’oubliera jamais ce jour où la Vierge Marie lui a souri; elle s’en souviendra quelques années plus tard et l’écrira dans son autobiographie, Histoire d’une âme.

Les presses de l’Immaculata

Saint Maximilien Kolbe était considéré comme un enfant difficile jusqu’à ce qu’une vision de la Vierge Marie vienne changer complètement sa vie, en 1906. Saint Kolbe raconte, «J’ai beaucoup prié la Madone de me dire ce qu’il adviendrait de moi. Étant à l’église, je la suppliais encore lorsqu’elle m’est apparue, tenant deux couronnes, l’une blanche, l’autre rouge. La blanche signifiait que je resterais pur, la rouge que je serais un martyr. Elle m’a demandé si je les voulais. J’ai répondu: ‘Oui, je les veux.’ Alors la Madone m’a regardé avec douceur, et elle a disparu.»

Saint Kolbe forma la Milice de l’Immaculée, une organisation de consécration mariale. Le père Kolbe voulait lancer une imprimerie où l’information pourrait être produite en quantité et envoyée à des millions de gens. Mais il n’avait pas les fonds nécessaires. Il fit confiance à l’Immaculata pour l’aider à trouver l’argent et un jour qu’il priait devant l’autel de la Sainte Mère, il remarqua une enveloppe portant l’inscription, «Pour toi, Immaculata.» Dans cette enveloppe se trouvait le montant exact nécessaire pour le lancement de son projet.

Le père Kolbe et les autres prêtres ont produit un magazine mensuel avec une circulation de plus d’un million. Ils utilisaient les dernières technologies pour l’impression et la distribution de leurs publications. Lorsque la Deuxième Guerre mondiale a éclaté, l’apostolat du père Kolbe a été pris en haine par les Allemands.

Le père Kolbe a été arrêté par la Gestapo puis transféré au camp de concentration d’Auschwitz. Un jour, un prisonnier du baraquement du père Kolbe s’étant échappé, tous les prisonniers ont été mis en rangs en plein soleil où ils sont restés debout sans manger ni boire. À la fin de la journée, le prisonnier n’ayant pas été retrouvé, le commandant Fritsch en charge de ce groupe décida que dix hommes seraient exécutés à la place de celui qui s’était évadé. Parmi les prisonniers désignés se trouvait le sergent polonais François Gajowniczek qui gémissait, car il avait une femme et des enfants. Le père Kolbe s’est alors avancé devant le commandant Fritsch et lui aurait dit: «Je suis un prêtre catholique de Pologne; je voudrais prendre sa place, car il a une femme et des enfants.» Le commandant a gardé le silence pendant un moment, puis il a autorisé le père Kolbe à prendre la place du sergent. Les hommes ont été ensuite conduits dans une chambre pour y mourir de faim et de soif. Le père Kolbe a récité le Rosaire et chanté des hymnes à l’Immaculata avec les autres prisonniers. Après deux semaines, la cellule devant être libérée pour d’autres prisonniers, quatre d’entre eux étaient encore en vie, dont le père Kolbe, et on leur injecta une dose mortelle de phénol. Saint Maximilien Kolbe, le dernier à être exécuté, tendit son bras vers le garde pour être martyrisé le 14 août 1941, veille de la fête de l’Assomption de la Vierge Marie. Le jour suivant, son corps était incinéré. Il avait reçu les deux couronnes promises par Notre-Dame.i

Le grand pèlerinage marial

L’aspect le plus important de la dévotion et de la consécration mariale c’est qu’elle est personnelle et part du cœur. Personne ne l’illustre mieux que l’Archevêque Fulton Sheen. Il était encore étudiant lorsqu’il a fait son pèlerinage à Lourdes. Il avait tout juste assez d’argent pour s’y rendre, mais s’est retrouvé là sans un sou. Il se dit: «Eh bien, si j’ai suffisamment de foi pour aller à Lourdes y célébrer le cinquième anniversaire de mon ordination, c’est à la Sainte Mère de me tirer d’embarras.» Il décida donc que si c’était Marie qui allait payer la note, il irait loger dans un bon hôtel. Il fit une neuvaine et, le neuvième jour, rien ne s’était passé. C’était sérieux. Il décida finalement de donner à la Sainte Mère une dernière chance. Ce soir-là, il se rendit dans la soirée à la grotte mariale. Un Américain lui tapa sur l’épaule pour lui demander d’être leur interprète pour lui et sa famille à Paris pour le reste de leur voyage. Il accepta. Comme ils s’éloignaient, l’homme lui demanda: «Avez-vous réglé votre note d’hôtel?» Il paya alors la note au complet. Fulton Sheen se lia d’amitié avec ce couple, M. et Mme Thomas Farrell qui, disait-il, «étaient devenus les agents de la Sainte Mère pour me sauver de mes créditeurs». Marie aime ses enfants, spécialement ceux qui l’aiment en retour.ii

La Passe du Je vous salue Marie

Roger Staubach, ancien quart-arrière des Dallas Cowboys et membre du Pro Football Hall of Fame, a permis à sa foi catholique d’influencer sa façon de jouer. Le plus célèbre moment de sa carrière fut la «Passe du Je vous salue Marie» qu’il a faite au cours du match de qualification contre les Vikings du Minnesota en 1975. Staubach a exécuté une passe de 50 mètres qui a été reçue de façon extraordinaire par Drew Pearson et a conduit les Cowboys à la victoire. Après la partie, Staubach a confié aux reporters qu’il avait prié un Je vous salue Marie avant de faire la passe, ce qui montrait qu’il attribuait le succès de ce jeu «miraculeux» à la Vierge Marie. L’expression fait maintenant partie du vocabulaire du football pour désigner des passes faites en dernier recours avec très peu de chances de succès.

Notre-Dame console son fils

Lorsque j’habitais avec ma famille au Michigan, il y a quelques années, nous avions l’habitude de faire un pèlerinage plusieurs fois par année à Notre-Dame de Consolation, un sanctuaire marial situé à trois heures au sud de Carey, dans l’Ohio, qui avait une statue miraculeuse de Marie et le Christ Enfant, mais qui était cependant tombé dans l’oubli ces dernières années. Nous récitions le Rosaire au complet pendant le trajet, nous allions à confesse avant d’assister à la Messe au sanctuaire; puis allions vénérer les reliques de la vraie Croix et de plusieurs Saints et faire le chemin de croix dans la grotte et le parc près de la basilique. Nous étions émerveillés devant toutes les photographies et les béquilles laissées en témoignage de guérisons attribuées à Notre-Dame de Consolation. Ces pèlerinages comptaient parmi les meilleurs moments passés en famille. J’y ai également emmené en excursion une classe de mes élèves en Mariologie. Notre-Dame nous consolait toujours et entendait nos prières.

Après quatre années passées dans le Michigan, nous sommes partis à Atlanta, à des centaines de kilomètres et plusieurs États au sud, au milieu de la Bible Belt baptiste – véritable pays de mission pour catholiques. J’avais accepté un poste dans une nouvelle université catholique, mais je me suis vite demandé si j’avais pris la bonne décision, car nous avions des problèmes avec la vente de la maison, les enfants qui devaient s’habituer à une nouvelle école et moi à mon nouveau travail, tout au moins au début. Comme nous allions déjà chaque jour à la Messe et que nous nous réunissions le soir pour le chapelet en famille, nous avons décidé d’ajouter une neuvaine en demandant à Notre-Dame de nous consoler et de nous donner un signe confirmant que notre départ pour Atlanta était bien la volonté du Seigneur. Environ neuf jours plus tard, Diana m’a appelé pour me dire qu’elle avait acheté des vêtements pour les enfants et qu’elle était entrée chez un antiquaire à côté du magasin où elle avait vu une petite statue en plastique de Marie. Elle a pensé que cela me ferait plaisir et elle l’a achetée.

En rentrant à la maison, j’ai immédiatement compris en voyant la statue que c’était là le signe de notre Mère du ciel. Sur le devant de la statue on pouvait lire Notre-Dame de Consolation, et à l’arrière, Carey, Ohio. Cette statue devait avoir plusieurs dizaines d’années et jamais nous n’en avions jamais vu de semblables durant toutes les années où nous étions allés au sanctuaire. Marie nous avait suivis à Atlanta pour nous consoler et nous assurer que nous étions sous sa protection et dans la volonté de son Fils! Nous savons que Dieu nous demande de passer par sa Mère, de mettre notre vie entre ses mains, et d’avoir confiance en Lui.

i Voir: http://www.kolbenet.com/pages/our_spirituality

ii In Treasury in Clay, autobiographie de Mgr Sheen.

A suivre