L'Eglise participe à la propagande pour le gouvernement mondial – Mgr Vigano

Avec la Pachamama, l’Eglise participe à la propagande pour le gouvernement mondial : Mgr Carlo Maria Viganò explique

En donnant les raisons pour lesquelles il a décidé d’ajouter sa signature à la « Protestation contre les actes sacrilèges du pape François », Mgr Carlo Maria Viganò a précisé les raisons de ses critiques à l’égard de la « stratégie » actuelle du pape qui s’inscrit selon lui dans un plan bien plus vaste « développé sous l’égide des Nations unies et soutenu par les grandes puissances financières et maçonniques ».
Et de faire le lien entre le culte de Pachamama tel qu’il a eu lieu en des cérémonies syncrétiques au Vatican et en divers lieux de Rome lors du synode sur l’Amazonie et la promotion de la « Terre Mère » sous cette appellation par les Nations unies depuis plusieurs décennies.
Là est en effet le nœud d’une opération où « tout se tient et s’emboîte parfaitement », où l’Eglise n’est qu’un acteur parmi d’autres au service d’une « écologie intégrale » oublieuse des droits de Dieu et de la véritable destinée de l’homme.
Je vous propose ci-dessous ma traduction intégrale de ce texte de Mgr Viganò, paru ici en italien chez Aldo Maria Valli et ici en anglais sur LifeSite.

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Cela fait vingt siècles que l’Église catholique professe la foi en Jésus-Christ, le seul Sauveur, foi qui nous a été transmise intacte, telle qu’elle l’a reçue des Apôtres et des Pères de l’Église au prix du sang des martyrs, et par le témoignage des Confesseurs de la foi et des innombrables Saints de tous peuples et de toutes langues. Cette foi a été transmise par les parents à leurs enfants, par les prêtres et les religieux ; elle a été répandue par des missionnaires zélés sur tous les continents du monde, sous la direction des successeurs de l’apôtre Pierre qui ont sauvegardé l’unité de l’épouse du Christ en confirmant les frères dans la foi.

Depuis près de sept ans, le successeur du Prince des Apôtres, à qui a été remis le mandat que le Christ a confié à Pierre après sa profession de foi – « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » (Mt 16,18) – a renoncé à son ministère de confirmation des frères dans la foi. Le pape François n’a jamais confirmé personne. Nous constatons avec douleur à quel point son ministère a été diviseur et destructeur.

Par la déclaration qu’il a signée à Abu Dhabi, où il affirme que « le pluralisme et les diversités de religion, de couleur, de sexe, de race et de langue sont une sage volonté divine », et à travers ses condamnations erronées constantes du « prosélytisme », François a non seulement mortifié toute impulsion missionnaire mais a rejeté le mandat que le Christ a donné à tous ses apôtres : « Allez donc, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit » (Mt 28, 18-20).

La stratégie du pontife actuel est camouflée par la tromperie et le mensonge, et cachée par le silence ; quand elle se révèle  dans ses desseins déviants, quelle confusion parmi les fidèles, alors qu’elle est habilement vantée par les ennemis de l’Église.

Le Synode sur l’Amazonie fait également partie d’un projet dissimulé, bien plus vaste. Il ne constitue qu’un élément, pour perturbant qu’il soit, d’un vaste projet, développé sous l’égide des Nations unies et soutenu par les grandes puissances financières et maçonniques. Comment expliquer, sinon, que l’idole de Pachamama soit déjà présente, par le biais d’une initiative des Nations Unies, dans des textes destinés à l’endoctrinement idéologique des enfants ?

Tout se tient et s’emboîte parfaitement : une fausse science fondée sur un prétendu réchauffement catastrophique de la terre d’origine principalement humaine ; une écologie intégrale qui place au centre de la création non point l’homme, créé à l’image et à la ressemblance de Dieu et appelé à vivre de la vie divine avec son Créateur dans une bienheureuse éternité, mais la « divinité » nommée Terre Mère, à savoir la Pachamama d’où l’homme est tiré et vers laquelle il doit retourner. De ce point de vue, donc, même l’idolâtrie est voulue par Dieu, et le Pape François la glorifie à la face du monde, en profanant le lieu le plus saint de la Rome chrétienne : la basilique élevée sur la tombe de saint Pierre.

Au cours du récent Synode, un grave acte sacrilège a été accompli lors de la célébration inaugurale dans les Jardins du Vatican et lorsque la Pachamama a paru dans la basilique Saint-Pierre et à Santa Maria in Traspontina. Le culte du Dieu vivant et vrai, révélé et manifesté en Jésus-Christ, que l’Eglise catholique adore et professe, a été contaminé par des éléments clairement idolâtres et syncrétiques.

L’idolâtrie, ou son simulacre, constitue l’attaque la plus grave qui puisse être perpétrée contre la Majesté divine. Les martyrs ont versé leur sang et payé du don suprême de leur vie la résistance à l’idolâtrie. Ces mêmes martyrs dont le sang a arrosé et consacré la terre de la Rome païenne antique, ont vu leur glorieux souvenir profané par les célébrations de la Pachamama.

Les Saintes Ecritures de l’Ancien Testament nous enseignent que l’idolâtrie est impudeur et prostitution, elle est profanation de l’alliance nuptiale que Dieu a scellée avec son peuple.

Saint Paul, pour sa part, met en garde les premiers chrétiens de Corinthe : « Quoi donc ? Veux-je dire que ce qui a été immolé aux idoles soit quelque chose, ou que l’idole soit quelque chose ? Non ; mais ce que les païens immolent, ils l’immolent aux démons, et non à Dieu. Or je ne veux pas que vous soyez en société avec les démons. Vous ne pouvez pas boire le calice du Seigneur, et le calice des démons. Vous ne pouvez pas participer à la table du Seigneur, et à la table des démons.Voulons-nous provoquer la jalousie du Seigneur ? Est-ce que nous sommes plus forts que lui ? »  (1 Co 10, 19-22).

L’Eglise catholique, au lieu d’être vigilante et de dénoncer les menaces qui la guettent et qui assombrissent l’horizon de l’ensemble de la famille humaine, accepte d’être une caisse de résonance au service d’une idéologie utopiste et anti-chrétienne, dans une effrayante soumission aux forces puissantes qui dominent la scène mondiale et font la promotion active de vastes processus visant à établir un gouvernement mondial.

Face à un tel scénario, où la survie même de l’Eglise catholique est sérieusement menacée ; face à tant d’actions et de déclarations répréhensibles du Souverain Pontife, cent intellectuels ont rédigé une Déclaration demandant « respectueusement au Pape François de se repentir publiquement et sans ambiguïté et de réparer ces offenses ». J’ai estimé qu’il était de mon devoir d’unir ma propre voix à la leur. De même, tous les évêques et cardinaux de l’Église catholique devraient se sentir obligés « d’adresser une correction fraternelle au Pape François pour ces scandales ».

« O Dieu qui, dans la grâce de l’adoption, nous a appelés à devenir des enfants de lumière, ne laissez pas que nous soyons encore enveloppés par les ténèbres de l’erreur, mais accordez-nous de demeurer toujours dans votre vérité, afin d’illuminer la nuit du monde » (De la liturgie ambrosienne de ce jour).

« Venez, Seigneur Jésus ! Manifestez votre royauté souveraine sur votre Eglise et sur le monde ! Ne repoussez pas l’appel de votre Epouse, et ne décevez pas ses attentes. Et lorsque vous n’exaucez pas ce que nous vous demandons, faites que nous l’attendions avec persévérance et avec un amour contrit. »

+ Carlo Maria Viganò
© leblogdejeannesmits pour la traduction
© Photo : Steve Jalsevac, LifeSiteNews

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