Luz Amparo Cuevas – L’humilité consiste à accepter toujours avec joie et avec résignation toutes les choses que Dieu nous envoie

Résultat de recherche d'images pour "luz amparo cuevas"4 Juin 2000

« Bonjour à tous. Veuillez pardonner mon retard, je n’habite pas tout près d’ici. Je suis prête à répondre à vos questions. »

L’Orgueil et l’Humilité
« Vous me demandez de vous parler de l’orgueil et de l’humilité dont il a été question dans le message d’hier. L’orgueil est le fait d’une personne qui se croit supérieure à toute autre personne. L’orgueil ressemble beaucoup à la superbe. La superbe, nous la confondons souvent avec la colère. L’orgueilleux est vaniteux, il regarde l’autre du haut de sa grandeur. Il pense qu’il n’a besoin de rien ni de personne. Il pense qu’il a toutes les valeurs et toutes les vertus. Le mot lui-même le dit et nous le comprenons bien tous. L’humilité, c’est tout le contraire. L’humilité consiste à accepter toujours avec joie et avec résignation toutes les choses que Dieu nous envoie, à aimer et à respecter les autres, à ne jamais considérer les autres comme inférieurs à nous, à ne nous jamais considérer comme supérieurs aux autres, mais au contraire à nous considérer comme rien, à penser que nous ne servons à rien, et que le peu que nous avons et que nous pouvons faire pour Dieu, nous l’avons et nous le faisons par la grâce de Dieu; bref, toujours nous diminuer nous-mêmes afin que le Christ grandisse, considérer les autres plus grands et avec plus de vertus que nous, ne pas nous voir nous-mêmes remplis de vertus et ne pas considérer les autres comme s’ils ne servaient à rien. Je ne sais pas ce que je pourrais dire de plus à ce sujet. Don José, notre Chapelain, est là et il parlera mieux que moi de ce qu’est l’humilité (1)
Peut-être vous l’expliquera-t-il d’une autre façon que moi, peut-être le comprendrez-vous mieux que moi. »
Don José Arranz
« Je crois que vous la comprenez parfaitement. L’humilité, c’est se considérer plus bas que nous-mêmes. L’orgueilleux se considère comme plus haut qu’il ne l’est lui-même. Et c’est pourquoi Amparo a dit que l’orgueilleux et le superbe ne veut pas être en des lieux pauvres, austères, cela répugne à l’orgueilleux, et cela elle l’a bien dit. »

Comment Amparo voit la T. S. Vierge
« Vous me demandez comment je vois la T. S. Vierge. Eh bien, c’est ce que je me demande moi-même: comment puis-je donc voir la Sainte Vierge! Comment puis-je voir ces choses-là! Comment puis-je mériter de voir cela! Je me souviens que lorsque tout a commencé, je me suis dit: pourquoi à moi! Pourquoi à moi! Pourquoi pas au Saint Père? Car je ne vais pas savoir répondre ni me défendre au sujet de ce qui est en train de m’arriver. Cette question que vous m’avez posée, c’est celle que je me suis posée à moi-même le premier jour. Pourquoi à moi, qui suis véritablement une misère? Je n’étais même pas pratiquante au début, je ne sais pas prier. J’avais perdu ma mère à seize mois, ma vie a été assez dure, parce que mon père s’est remarié, et cette situation était bien triste. Ce que je savais, c’étaient les trois Ave Maria, que je récitais depuis ma petite enfance, je ne sais même pas qui avait pu me les apprendre. Mais je ne savais pas faire autre chose. Et à l’Eglise, je savais aussi que quelque chose existait, je ne pouvais pas dire qu’il s’agissait de Dieu, d’un Créateur, mais de quelque chose, et je savais qu’il pouvait exister quelque chose dans un autre monde. Je n’ai jamais nié cela, je disais: il doit bien y avoir quelque chose, mais je ne savais pas ce qu’il y avait. J’entrais parfois dans l’église. Je me souviens, alors que j’étais petite, être entrée dans une église de ma province natale de la Mancha, et là j’ai vu Jésus représenté dans un tombeau, et je me suis mise à pleurer en le voyant. A une autre occasion, j’ai vu le film de la Passion et de la Mort de Notre Seigneur, et là aussi j’ai beaucoup pleuré, surtout lorsque j’ai vu le regard plein de larmes de la Vierge quand Elle rencontre son Fils. Je ne connaissais pas le catéchisme, mais j’étais allée à l’église une fois ou autre pour un baptême ou un mariage. Et quand j’entendais dire que Jésus était là, dans le tabernacle, je ne le croyais pas possible. Je me disais: comment est-ce possible qu’un homme soit là-dedans avec son corps et son âme? Je ne le comprenais pas. »

Une enfance malheureuse
« J’étais donc ignorante des vérités de la Foi. Mais pourtant je ne les ai jamais niées, je ne les comprenais pas. Quand j’étais toute petite, j’allais d’un village à un autre.. Je suis originaire d’un petit village qui s’appelle El Pesebre (La crèche), un tout petit hameau où il n’y a ni église, ni médecin, ni instituteur. Et aujourd’hui encore, c’est pareil, on croirait avoir affaire à des hommes primitifs. Lorsque les gens voyaient par la fenêtre arriver quelqu’un, ils s’échappaient en courant. Je ne savais rien jusqu’à ce que je sois devenue un peu plus grande. Je savais qu’il y avait l’Eglise, mais je n’en connaissais pas la signification. Je me souviens que quand je voyais routes les petites filles qui faisaient la communion, et qu’à moi personne ne me disait de la faire, j’ai été trouver des religieuses qui étaient là et je leur ai dit: je voudrais faire ce que font ces retires filles. Alors on m’a mis un uniforme, avec un col dur, je m’en souviens, elles m’ont conduite à la paroisse et j’ai fait ma communion. C’était à la paroisse Saint Jean d’Albacete. Et je veux vous dire que j’avais un grand désir de faire ma communion, mais sans savoir et sans comprendre. Une religieuse, qui s’appelait Sœur Joséphine, me disait: tu as reçu le Seigneur, Il est en toi. Et j’avais les mêmes pensées qu’au sujet de la présence de Jésus dans le tabernacle. Comment un homme en corps et en âme peut-il contenir dans ma poitrine? Je voyais des statues, de Notre Seigneur et de la Sainte Vierge, et elles me touchaient beaucoup sans que je comprenne. Et parfois, quand on me donnait une correction, j’allais d’un village à l’autre, à l’âge de neuf ans, je me mettais à prier les trois Ave Maria que je savais, derrière quelque chêne vert, et toujours j’ai eu une protection très grande comme la Vierge me l’a dit dans le message d’hier. Je traversais des rivières sans savoir nager, le courant aurait pu m’emporter, moi je ne voyais pas le danger, mais j’ai toujours été protégée. Je traversais car j’avais faim et qu’on ne me donnait pas à manger, j’allais seule dans la campagne, j’allais d’un village à l’autre, et je priais pour qu’on ne me batte pas. Ma marâtre nous envoyait, ma sœur et moi, vendre des herbes comestibles, qui ressemblaient à des épinards, que l’on mange à la campagne. A partir de sept ans, j’ai commencé à garder des brebis et des cochons, et je passais toute la journée dans la campagne, toute seule, sans parler à personne. J’étais très heureuse dans la nature. Il me semblait que quelqu’un me protégeait, et que je ne me trouvais pas seule, même si en fait je l’étais. Et quand mon père s’est remarié je ne m’entendais pas très bien avec ma marâtre, elle nous battait et parfois nous essayions d’échapper à ses coups, et nous allions demander qu’on nous donne à manger; elle nous envoyait pour vendre ces herbes, et des sortes de chardons, que l’on mangeait aussi. Je voyais plus souvent ces chardons que des pois chiches. Et notre marâtre nous disait: si vous ne vendez pas ces herbes, ne revenez pas. Et si nous ne les avions pas vendues, nous avions peur de rentrer à la maison. Et nous restions dehors, sous un buisson, de longues heures, dans le froid, avec de maigres vêtements sur le corps. Le jour où vous lirez mon autobiographie, vous verrez tous ces épisodes de mon enfance et de ma jeunesse. A cette époque, la Sainte Vierge ne s’était pas encore manifestée à moi, j’étais si petite et dans une telle situation, et il m’arrivait des choses vraiment étonnantes, mais je ne croyais pas que cela venait de Dieu. Je constatais que des choses m’arrivaient, mais je ne pensais pas que cela pouvait venir de Dieu, parce que je ne savais rien ni de Dieu ni de la Très Sainte Vierge. Je disais toujours: maman est au ciel, et quand j’étais à genoux derrière ces petits arbres dont j’ai parlé, je priais pour ma maman qui était au ciel. Mais je ne pratiquais pas, et je n’étudiais pas le catéchisme, parce qu’on ne me l’avait jamais appris. »

Comment tout a commencé

Et quand tout ceci m’est arrivé (2), j’ai été la première à dire: pourquoi à moi? Je ne vais pas savoir faire face à ce qu’on attend de moi. La première fois que ceci m’est arrivé, il y avait avec moi une petite fille de sept ans, Béatrice, qui est maintenant consacrée comme Réparatrice (3). Quand la petite a vu que je saignais aux mains, au front (moi je ressentais seulement des douleurs intenses), elle me dit: mais qu’est-ce que c’est? Moi je ne savais pas ce que c’était, je pensais que c’était peut-être un châtiment de Dieu, mais je n’étais sûre de rien. Et c’est alors que le Seigneur me dit: Ma fille, c’est la Passion du Christ. Et moi je dis: je meurs, je ne peux pas supporter ces douleurs. Et le Seigneur me dit: Ma fille, c’est une épreuve (parce qu’il s’agissait seulement des mains et du front), mais tu la subiras entièrement. Il m’a demandé si je voulais, et moi je Lui répondis: Seigneur, je ne vais pas pouvoir le supporter. J’ai compris en effet que c’était le Seigneur Jésus qui me parlait parce que j’ai vu une croix, en l’air, et sur la croix, un homme, tout déchiré, ensanglanté, avec une couronne sur le front, les mains, les genoux et les pieds ensanglantés, et moi en voyant ce tableau, je disais: qu’est-ce que c’est? Je ne savais pas ce que c’était. Et le Seigneur me dit: ceci est la Passion du Christ, ma fille. C’est une épreuve de ma Passion. Veux-tu l’endurer? Et moi, je Lui dis: pourquoi moi? Je ne vais pas pouvoir supporter ces douleurs! Ma fille, me répondit le Christ, si toi tu ne sais pas supporter quelques moments ces douleurs, combien de douleurs J’ai pu endurer moi-même en mourant pour ceux-là même qui étaient en train de me crucifier! Et alors je Lui dis: Seigneur, avec votre aide, je supporterai tout. La petite et moi nous nous sommes agenouillées et nous nous sommes mises à prier, mais sans savoir prier. Je disais: qu’est-ce que c’est? qu’est-ce que c’est? C’était quelque chose de si nouveau pour moi que je ne le comprenais pas. J’étais en train de travailler chez mes patrons lorsque cela m’est arrivé, et je me suis dit: je vais descendre chez le concierge (4) pour lui demander ce qu’il en pense. C’est alors que la petite Béatrice m’a dit: Amparo, le sang que tu avais sur le front et aux mains a disparu. C’étaient des douleurs horribles, je ne sais pas si on peut trouver des douleurs semblables. Mais pourtant, malgré ces douleurs, on a envie de crier à tout le monde: Dieu existe, Dieu existe! On a envie de sortir en courant pour le dire à tout le monde. Mais si je sors en criant, me disais-je, on va dire que je suis folle! C’est ainsi que je suis descendue chez le concierge et je lui ai dit: regarde, il m’est arrivé une chose, je ne sais pas si tu vas le croire: j’ai commencé à saigner sur les mains et sur le front, et il m’est arrivé ça et ça. Toi. me répondit-il, ce que tu dois faire, c’est aller voir un psychiatre. Peut-être, me disais-je, je dois aller voir un psychiatre, car il m’arrive quelque chose de bizarre. Pourtant, un jour, j’allais à mon travail. Le Seigneur me suivit de chez moi à l’endroit où j’allais travailler. J’y allais tôt le matin et j’en revenais tard le soir. Et je voyais un monsieur que je connaissais, mais je ne savais d’où je le connaissais. Il était très beau, d’une beauté inexprimable. Je n’avais pas peur, j’étais tranquille. Et je dis au concierge: regarde, voilà le monsieur qui m’a suivie d’autres fois, c’est sans doute le Seigneur. Le concierge est sorti en disant: voyons, où est ce monsieur? Comme il ne voyait rien, alors que moi je le voyais, il ajouta: va, ma fille, cours vite chez le psychiatre, tu as des hallucinations. Moi, je ne sais pas ce que c’était que les hallucinations, mais comme je ne voulais pas me fâcher avec lui, je suis montée pour travailler, sans rien dire. Le lendemain, il m’est arrivé la même chose, mais je n’ai rien dit au concierge. Il me dit: aujourd’hui il ne t’est rien arrivé? Je ne lui répondis pas. Il ajouta: compose vite le numéro de téléphone d’un psychiatre, sinon je le fais moi-même. Il se moquait un peu de moi. Je me souviens que je me suis arrêtée et que j’ai dit: je crois que je n’ai pas besoin d’un psychiatre; ce que j’ai vu, je l’ai vu. Et à ce moment-là, je suis tombée à genoux, et c’est alors que j’ai reçu les stigmates, partout, aux pieds, aux genoux, aux mains, au front. Et alors cet homme, qui était constamment en train de blasphémer, et qui ne se préoccupait quotidiennement que de son travail en étant totalement indifférent à l’égard de Dieu, est tombé à genoux et s’est mis à prier, à prier. Et alors il a dit: qu’est-ce que c’est? qu’est-ce que c’est? Il ne savait que répéter cela. Je lui dis alors: maintenant nous sommes trois fous: la petite, toi et moi. On va devoir nous conduire tous les trois chez un psychiatre. Mais tous les trois nous avons gardé le silence sur ces choses, car nous avions peur qu’on nous traite de fous. »

Première Stigmatisation publique
« Je sortais pour aller chercher du pain, et je savais, lorsque je voyais apparaître des taches sur les mains et sur les pieds, que cela allait arriver, et à ce moment-là je ne sortais pas de la maison. Un jour, c’était un vendredi, je n’avais pas vu les taches sur les mains, et j’allai à la boulangerie, je demandai le pain, et j’étais en train de parler avec la boulangère lorsque la même chose m’est arrivée, la stigmatisation, alors que les gens entraient et sortaient de la boulangerie. Et moi je pleurais, je disais: qu’on m’emporte d’ici. La boulangère disait: c’est de Dieu, je n’ai jamais vu une chose semblable. A la fin, je lui dis: s’il vous plaît, ne le dites à personne. Non, non, je ne dirai rien à personne, et elle le raconta à toute la ville. Les gens me regardaient, ce fut horrible. Ce fut une très mauvaise expérience. Je n’osais plus sortir de la maison pour aller dans la rue, j’avais peur qu’on se moque de moi, je pleurais et je me disais: pourquoi faut-il que ces choses m’arrivent à moi? Je croyais que je n’allais pas savoir quoi répondre à ce qu’on allait me demander. La première des choses qui vous arrivent, c’est que les amis vous abandonnent. Ce n’est pas que j’aie eu beaucoup d’amis: la seule chose que je faisais, c’est d’aller de ma maison à mon travail. Je n’aimais pas sortir, non pas que cela ne m’ait pas plu, mais j’avais sept enfants, et je ne connaissais que le travail, à la maison et chez mes employeurs. Mais quand tout ceci m’est arrivé, vous ne pouvez pas savoir toutes les larmes que j’ai versées, et je me suis mise à sourire à tous ceux qui me regardaient et qui se moquaient de moi. Ce fut une expérience terrible: des personnes que vous aviez connues et qui cessaient de vous parler. Et pourtant la seule chose que je faisais, c’était de sourire, mais à l’intérieur, je me disais: mais pourquoi? Pourquoi le Seigneur permet-il qu’on se moque de moi? Jusqu’à ce que j’ai pu comprendre plus tard. Ensuite, ces moqueries, elles me manquaient, parce que j’étais habituée à tout cela. Et le Seigneur me disait: ma fille, c’est grand et beau pour toi de pouvoir offrir toutes ces humiliations. Et ainsi j’ai pu m’y faire, mais ça m’a coûté deux ans à m’y habituer, à regarder les gens, à sortir de nouveau. Le Seigneur m’a dit de sortir, et qu’il me donnerait les stigmates là où Il le voudrait. J’ai alors recommencé à sortir. J’étais devenue indifférente et souvent même ça m’amusait de voir que des personnes qui m’aimaient avaient cessé de m’aimer. Il est bon de savoir ce que valent les affections de la terre. Avec tout cela le Seigneur m’a appris peu à peu à me détacher et à ne plus m’attacher, parce que j’ai vu ce que nous sommes, les êtres humains, et jusqu’où nous pouvons arriver. Ce que je vous ai raconté, ce n’est qu’une petite partie de tout ce qui m’est arrivé. Jusqu’à présent, je n’en avais pas parlé. Aujourd’hui ce sujet m’est venu à l’esprit, et vous avez participé un peu à ce à quoi le Seigneur m’a fait participer. Le Seigneur m’a appris à être humble. En fait, j’étais très timide, et ceux qui me connaissaient autrefois et qui me revoient aujourd’hui disent que je ne suis pas la même personne. Je peux même dire que je suis éveillée, car je ne l’étais pas: si on me disait quelque chose, je baissais la tête, je ne disais rien, je pleurais, je pleurais, et maintenant je me tiens droite, je ne pleure plus, je suis forte, je parle, avec charité car la charité est très importante, mais je dis toujours la vérité avec clarté. Ça oui, les gens qui me connaissaient disent que je ne suis plus la même, et même ils me considèrent comme un peu effrontée. L’humilité s’acquiert à force d’épreuves, à force de se laisser moudre comme le grain de blé. Certes, il me manque beaucoup d’humilité, il me manque beaucoup pour être humble, mais avec la grâce de Dieu on peut tout obtenir. Je crois surtout que la personne qui est humble est incapable, en raison de son humilité, de faire du tort. Je crois en effet que l’humilité est unie étroitement à la charité, et je crois qu’une personne qui a de la charité, de l’amour, est humble, douce; l’amour est très lié à l’humilité. Nous devons demander au Seigneur qu’il nous apprenne à être humbles et qu’il nous apprenne à aimer. Parce que si nous aimons, nous ne pouvons faire de tort à personne, parce que le cœur ne le permet pas. Si nous avons le cœur enflammé de l’amour de Dieu, nous ne pouvons faire de tort à personne. Donc tous unis, vous dans vos villages, nous en ce lieu, nous prierons. La prière bien faite peut obtenir tout ce que nous demanderons au Seigneur. Car Il a pitié de nous. Au moyen de la prière nous parlons avec Lui, nous unissons notre cœur au sien, et alors Lui nous accorde ce que nous Lui demandons. Nous devons prier en silence et avec dévotion, et faire en sorte que notre prière soit profonde, pour que le Seigneur nous écoute. Ne tombons pas dans la routine. Quand nous prions le Notre Père, réfléchissons ce que signifie chaque mot, parce que dans le Notre Père tout est dit, c’est la prière que Jésus nous a apprise. Nous avons deux bons maîtres, Notre Seigneur et la Très Sainte Vierge. Allons vers eux, comme dit Notre Seigneur, même si nous avons nos misères. Mais si nous avons le désir d’aller à Lui, Il nous ouvre ses bras, Il nous ouvre son Cœur et Il nous apprend tout, aussi bien les règles d’humanité que les règles de charité. »

Comment Amparo voit la Vierge
« Comment je vois la Sainte Vierge? Je La vois avec des yeux très beaux, verts, couleur de blé, les cheveux roux, très longs, frisés, le teint brun, non pas noir mais doré, des lèvres très belles, charnues, très bien formées. Elle a environ un mètre soixante-dix, Elle est mince. Je ne peux pas vous dire autre chose, sauf qu’Elle est d’une très grande beauté, une beauté si grande qu’il n’en est pas d’autre à laquelle on puisse la comparer.
Notre Seigneur ressemble beaucoup à la Très Sainte Vierge, sa Mère. Ses cheveux sont les mêmes. Il a de grands yeux, et une beauté telle qu’on en tomberait inévitablement amoureux si on Le voyait. Si vous Le voyiez, vous seriez muets d’admiration. Il éblouit aussi bien par son âme que par son corps, on tombe amoureux de son humanité et de sa divinité. Vous Le verrez, et vous verrez la Très Sainte Vierge quand vous irez au Ciel, et leur vue seule vous remplira de bonheur…. »

(1)-Dans cette réaction pleine d’humilité de Luz Amparo, nous avons un exemple frappant de son comportement constant: de même que Sainte Thérèse d’Avila avait toujours recours aux « lettrés », ces grands théologiens dont elle aimait recevoir lumière et conseils, pour se faire instruire sur des points ardus de théologie dont elle avait une connaissance intuitive ou par révélation divine, Luz Amparo confronte toujours ses propres connaissances ou ses propres révélations à la science théologique de son Chapelain qui représente en outre auprès d’elle l’Autorité hiérarchique de l’Eglise. Nous avons été maintes fois les témoins admiratifs de ce comportement.
« Je te bénis, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, d’avoir caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de les avoir révélées aux petits » (Mt 11, 25). C’est par ces paroles de Jésus que Jean-Paul II a commencé son homélie à la messe de béatification des deux pastoureaux de Fatima. Ce sont ces mêmes paroles qui viennent spontanément à l’esprit des pèlerins français qui ont le bonheur d’entendre l’humble instrument de Dieu s’adressant à eux dans la grande salle de la « Nave » le premier dimanche de chaque mois. »
(2)-Les manifestations mystiques.
(3)-La fille de Miguel et Julia Martinez, ses employeurs.
(4)-Marcos Vera Torres, témoin de la première heure, qui fait partie aujourd’hui de la Communauté fondée par Luz Amparo.

Toutes les causeries : https://maranathajesus.files.wordpress.com/2013/04/luz-amparo-les-causeries.pdf