Dr Kelly Bowring : Les Secrets, les châtiments et le Triomphe des Deux Cœurs de Jésus et de Marie – Partie 8

Dr Kelly Bowring : Les Secrets, les châtiments et le Triomphe des Deux Cœurs de Jésus et de Marie

SECRETS,

CHÂTIMENT

&

TRIOMPHE

des Deux Cœurs de Jésus et de Marie,

et ce à quoi le ciel nous appelle


Extrait du livre du Docteur Bowring :

Nihil obstat: Mgr Adelito A. Abella, censeur archidiocésain

Imprimatur: Cardinal Ricardo J. Vidal, archevêque de Cebu

2 avril 2009


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Mère au Cœur douloureux

À peu près en même temps qu’à Fatima, Notre-Seigneur est apparu à Berthe Petit, une Tertiaire franciscaine, mystique belge stigmatisée et apôtre de la Dévotion au Cœur douloureux et immaculé de Marie. Jésus nous donne à travers elle un message saisissant sur la dévotion au Cœur de sa Mère:

Ce sont les cœurs qui doivent être changés; cela ne se fera que par la dévotion, connue, développée, prêchée et conseillée partout. C’est le dernier secours que Dieu donne avant la fin des temps: le recours à Sa Mère, sous le titre qu’Il veut pour Elle, universellement … Le salut de ta patrie, la paix intérieure, le relèvement moral du peuple, la confiance en mon Église renaîtront par la dévotion active et la consécration, que Je veux, pour que soit aimé et glorifié le Cœur douloureux et immaculé de ma Mère uni en tout à mon Cœur. Le salut sera ainsi l’Œuvre de nos deux Cœurs, le triomphe de leur amour envers le peuple, que cette consécration rendra confiant en ma promesse … Car, par la prière et la consécration faites à ce Cœur, des grâces de lumière seront obtenues. Elles mèneront graduellement les âmes à la pleine connaissance de nos Cœurs Unis qui ont été blessés d’une même blessure, source inépuisable de tout bien pour l’humanité, et dont la gloire fait et fera le bonheur des élus pour l’éternité … Cette dévotion au Cœur douloureux et immaculé de ma Mère réanimera la foi et l’espérance dans les cœurs brisés et les familles détruites; elle aidera à réparer les ruines, elle adoucira les douleurs, elle sera une nouvelle force pour mon Église en portant les âmes, non seulement à la confiance en mon Cœur, mais encore à l’abandon au Cœur douloureux de ma Mère.

Et Notre-Dame ajoute: «Je me suis nommée l’Immaculée Conception. À toi Je me nomme la Mère au Cœur douloureux. Ce titre que veut mon Fils m’est cher entre tous, et c’est par lui qu’il sera accordé et répandu partout des grâces de miséricorde et de salut.»

Dons marials du ciel

Au cours de l’histoire de l’Église, Notre-Dame a fait à l’Église divers dons du ciel pour venir en aide aux fidèles par de nouvelles formes de prière et de grâce. Ce sont de grands dons célestes de notre Mère spirituelle. Nous allons maintenant examiner quatre de ces grands dons:

Le Très Saint Rosaire

Le Rosaire est la plus grande prière mariale. C’est le résumé de l’Évangile et la prière la plus hautement recommandée de l’Église, après la liturgie et la Messe. Il y a des centaines d’années que la prière du Rosaire est une façon significative d’accomplir la prophétie mariale biblique: «Oui, désormais, toutes les générations me proclameront bienheureuse.»iNotre-Dame est venue demander à saint Dominique (v. 1220) de répandre la dévotion au Rosaire. Et un jour, alors que saint Dominique exorcisait des démons, ils lui dirent: «Nous sommes contraints d’avouer qu’aucun de ceux qui persévèrent à dire le Rosaire n’est damné; car [Marie] obtient à ses dévots serviteurs une vraie contrition de leurs péchés par laquelle ils en obtiennent le pardon et l’indulgence.»

Le Rosaire comporte trois types de prière:

  1. Le Rosaire est une prière vocale, priée sur les grains du Chapelet, la douce chaîne qui nous unit à Dieu en commençant par le Credo sur le crucifix comme profession de foi, suivi par le Notre Père pour partager notre intimité avec lui, les dix Je vous salue Marie qui répètent les paroles bibliques de l’Ange Gabriel et de Sainte Élizabeth pour partager la jubilation du plus grand miracle de l’histoire, suivi par le Nom de Jésus, et pour terminer l’appel à la Mère de Dieu d’intercéder pour nous aux deux moments les plus importants de notre vie – maintenant et à l’heure de notre mort, et par le Gloria qui nous amène dans la contemplation trinitaire en nous appelant à glorifier la Trinité à la fin de chaque dizaine. Puis vient la Prière de Fatima qui accompagne le Gloria pour offrir la dizaine aux âmes qui ont le plus besoin de la miséricorde de Dieu. Pour honorer Notre-Dame, le Rosaire se termine par un Salut, ô Reine (Salve Regina) et peut inclure d’autres prières dont une prière aux intentions du Pape comme partie d’une indulgence plénière.
  2. Le Rosaire est une prière de méditation. Durant le Rosaire, nous méditons en silence sur les mystères de la vie du Christ vue à travers les yeux de Marie. Ce sont les vingt mystères du Rosaire. Nous pensons à chacun des mystères, à la façon dont ils s’appliquent dans notre vie, et concluons par une résolution pour mettre la méditation en pratique afin qu’elle porte fruit dans notre vie. Comme compendium de l’Évangile, le Rosaire rend présents les mystères salvateurs de notre salut.
  3. Le Rosaire est une prière de contemplation, spécialement en ce qu’il nous amène dans une communion intime et personnelle avec Dieu. Dieu nous amène en lui et participe avec nous au Rosaire. Nous découvrons sa sagesse et son amour, et nous faisons l’expérience de sa présence durant tout le Rosaire.

Bien des Saints ont été de grands propagateurs du Rosaire. Saint Louis-Marie Grignion de Monfort disait: «Le Rosaire est un trésor sans prix inspiré par Dieu. Avec des Rosaires en main nous pouvons vaincre tous les pièges et machinations de Satan contre l`Église catholique.» Sainte Thérèse d’Avila est apparue à une de ses religieuses pour lui dire tout le prix d’un Je vous salue Marie: «J’accepterais de revenir à une vie de souffrance jusqu’à la fin des temps pour mériter le degré de gloire par lequel Dieu récompense un Je vous salue Marie récité dévotement.» Saint Padre Pio, le prêtre stigmatisé, disait: «Le Rosaire est L’ARME

Par le Rosaire, nous assistons à l’École de Marie en contemplant la Face du Christ. Jean-Paul II, dans sa Lettre apostolique Rosarium Virginis Mariae (2002), disait du Rosaire: «En effet, tout en ayant une caractéristique mariale, le Rosaire est une prière dont le centre est christologique.» Et Marie répand sur nous les grâces du Christ comme de sa propre main. On pourrait même dire que lorsque nous tenons le Rosaire, nous lui tenons la main. Elle nous conforme au Christ. Dans sa Lettre sur le Rosaire, Jean-Paul II cite le bienheureux Bartolo Longo, un sataniste converti au catholicisme par le Rosaire qui construisit le sanctuaire marial de Notre-Dame de Pompéi et qui disait: «De même que deux amis qui se retrouvent souvent ensemble finissent par se ressembler même dans la manière de vivre, de même, nous aussi, en parlant familièrement avec Jésus et avec la Vierge, par la méditation des Mystères du Rosaire, et en formant ensemble une même vie par la Communion, nous pouvons devenir, autant que notre bassesse le permet, semblables à eux et apprendre par leurs exemples sublimes à vivre de manière humble, pauvre, cachée, patiente et parfaite.»

Jean-Paul II place le Rosaire au cœur d’une authentique évangélisation. Il promet: «Le Rosaire conserve toute sa force et reste un moyen indispensable dans le bagage pastoral de tout bon évangélisateur.» Il poursuit en faisant du Rosaire le remède contre les ténèbres et les ennemis actuels: «En des moments où la chrétienté elle-même était menacée, ce fut à la force de cette prière qu’on attribua l’éloignement du danger, et la Vierge du Rosaire fut saluée comme propitiatrice du salut.» Il fait sans doute allusion à la bataille de Lépante. Le 7 octobre 1571, la flotte chrétienne sous le commandement de Don Juan d’Autriche célébra la confession, reçut la Sainte Communion et une bénédiction apostolique, et pria le Rosaire durant trois heures avant de livrer bataille contre des envahisseurs musulmans bien supérieurs en nombre. Et malgré ce désavantage, la flotte chrétienne fut victorieuse. Après cette victoire, le Pape institua la Fête de Notre-Dame de la Victoire qui devint bientôt la Fête de Notre-Dame du Rosaire. D’autres victoires semblables ont également eu lieu. En 1683, le roi Jean III Sobieski et ses 30.000 soldats, invoquant Jésus et Marie en priant le Rosaire ont attaqué et vaincu les 200.000 Turcs musulmans qui attaquaient Vienne et l’Europe occidentale. En 1716, l’empereur Charles VI, invoquant Notre-Dame du Rosaire, défait les envahisseurs ottomans à Peterwardein. Une autre victoire similaire eut lieu à Corfou en 1717. Le Pape étendit alors la Fête du Très Saint Rosaire à l’Église tout entière. Ces derniers temps, Léon XIII exhortait le Rosaire pour combattre le rationalisme et le libéralisme; et Pie XI et Pie XII l’exhortaient à nouveau contre le communisme. Jean-Paul II nous a appelés à combattre la grande ténèbre de notre temps par la récitation quotidienne de la prière du Rosaire.

Jean-Paul appelle le Rosaire une prière de paix et une prière pour la famille. «Le Rosaire est une prière orientée par nature vers la paix … Prière pour la paix, le Rosaire est aussi, depuis toujours, la prière de la famille et pour la famille … La famille qui est unie dans la prière demeure uniePrier le Rosaire pour ses enfants, et mieux encore avec ses enfants, en les éduquant depuis leur plus jeune âge à ce moment quotidien de ‘pause priante’ de la famille … constitue une aide spirituelle à ne pas sous-estimer.» Dans sa lettre, il recommandait que les familles se rassemblent chaque soir pour prier le Rosaire, même avec les plus jeunes enfants. Saint Pie X déclare: «Si vous voulez que la paix règne dans votre foyer, récitez chaque soir le chapelet en famille.» Il est bon de prier le Rosaire en tout temps et même seul, mais il est préférable de le prier avec d’autres. Saint Louis-Marie Grignion de Monfort note dans Le secret du Rosaire que celui qui récite seul le Rosaire n’obtient les mérites que d’un seul Rosaire. Mais s’il le récite avec d’autres, il reçoit les mérites de chaque Rosaire. Telle est la loi de la prière publique.

Si saint Dominique établit la dévotion au saint Rosaire, c’est le bienheureux Alan de la Roche qui restaura sa pratique populaire. Notre Seigneur lui dit en 1460: «Tu me crucifies encore à présent, parce que tu as la science et ce qui est nécessaire pour prêcher le Rosaire de ma Mère et par ce moyen instruire et retirer plusieurs âmes du péché; tu les sauverais et tu empêcherais de grands maux: ne le faisant pas, tu es coupable des péchés qu’ils commettent.» Notre-Dame lui confia: «Après le Saint Sacrifice de la Messe, il n’est rien dans l’Église que j’aime autant que le Rosaire.» Il prêcha alors le Rosaire avec beaucoup de succès jusqu’à sa mort. Notre Seigneur et Notre-Dame pourraient-ils attendre de nous la même chose aujourd’hui – prier et répandre la grande dévotion à la récitation quotidienne du Rosaire? Je le crois!

Beaucoup savent que c’est la bienheureuse Mère Teresa de Calcutta qui fonda les Missionnaires de la Charité pour apporter le Christ aux plus pauvres d’entre les pauvres, mais peu savent que l’inspiration pour fonder cette nouvelle congrégation tel un «appel dans l’appel» est due à une expérience mystique de trois visions de Jésus et de Marie, au centre desquelles se trouvait l’appel à enseigner le Rosaire. Mère Teresa décrit les trois visions dans ses propres mots, publiés après sa mort:

  1. Je vois une foule immense, toutes sortes de gens. Certains sont extrêmement pauvres, et il y a des enfants. Je suis au milieu d’eux, et tous lèvent les mains vers moi. Ils crient: «Viens nous sauver, conduis-nous à Jésus.»
  2. Je revois la même foule. Les visages sont empreints d’une douleur immense: ces gens souffrent énormément. Je suis à genoux à côté de Notre-Dame qui leur fait face. Je l’entends dire: «Prends soin d’eux, ils sont à moi, conduis-les à Jésus, porte Jésus jusqu’à eux, ne crains rien. Apprends-leur à dire le chapelet; qu’ils disent le chapelet en famille et tout ira bien. Ne crains pas; Jésus et moi serons avec toi et tes enfants.»
  3. La même foule, encore une fois. Elle est plongée dans les ténèbres, mais je la distingue. Notre Seigneur est sur la Croix. Notre-Dame est près de la Croix, et je suis une jeune enfant devant elle. Sa main gauche repose sur mon épaule gauche, et sa main droite tient mon bras droit. L’une et l’autre, nous sommes tournées vers la Croix. Notre Seigneur dit: «Je t’ai fait une demande. Eux aussi t’ont fait une demande, et ma Mère t’a fait une demande. Me refuseras-tu de t’occuper d’eux, et de les amener à moi?»

C’est peu après cet événement que l’œuvre de fondation des Missionnaires de la Charité fut approuvée et commença, fondée sur l’appel divin à enseigner à la «foule immense» à prier le Rosaire familial.ii

i Lc 1.47

ii Mother Teresa: Come Be My Light, edited with commentary by Brian Kolodiejchuk, M.C. (NY: Doubleday, 2007), 99