Gabrielle : les prêtres

PRESENTATION

Gabrielle, catholique, mariée, mère de famille, vit en intimité avec le Ciel depuis son enfance. C’est ainsi que, répondant à l’appel du Seigneur et en accord avec son père spirituel, sont écrites « Les Gloires du Sacerdoce », un recueil de textes où notre Seigneur lui-même, s’emploie avec amour et force à révéler l’inestimable don du Sacerdoce et sa vocation au cœur de l’humanité. Cet intitulé, voulu par Jésus Lui-même, exprime déjà le mystère et la grandeur du prêtre dont le saint curé d’Ars disait : « si l’on comprenait bien le prêtre sur la terre, on mourrait, non pas de frayeur, mais d’amour ! ». Jésus rappelle en effet, l’importance de son prêtre : « redoutable maison de Dieu », sa puissance infinie : « l’oint de ma Toute-Puissance victorieuse », son rôle irremplaçable, « terre fertile où les âmes se déposent et s’enfoncent dans le mystère de la Rédemption. »

Ces enseignements que nous donne Jésus sont pour chaque pasteur, mais aussi pour chaque fidèle car ils donnent la mesure sans mesure, de la Présence divine dans le monde. La lecture de ces lignes nous éclaire sur la grandeur de l’Eglise et sa vocation dans ce monde. Cet ouvrage est un don inestimable dont nous ne pouvons que tirer profit !

Résultat de recherche d'images pour "vierge marie et les prêtres"

La Place De La Vierge Marie

Mon fils, frère bien-aimé, Ma venue parmi les hommes, l’accomplissement de mon incarnation, fut le fruit du « Fiat » de Marie. Le plan divin de la rédemption voulut que la créature décidât d’accueillir le don de son salut ou de ne pas l’accueillir… et Marie donna son « Fiat » en disant : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Marie, pour être ma Mère, fut choisie et bénie entre toutes les femmes. Elle fut préservée du péché et devint le berceau chaste et pur pour recevoir l’humanité relevée, le sein virginal où le Verbe incréé épousa la chair de l’homme créé. Par Elle et en Elle, la Lumière véritable revint habiter au milieu des hommes. Cette Mère unique redonna à l’enfant son Père dont le péché l’avait séparé. Par son « Fiat », la main de Dieu s’avança jusqu’à l’homme pour l’arracher des ténèbres. Elle est le reflet sans distorsion de notre divinité, en Elle, son éclat est sans ombre. Je suis tout en Elle. Pour toute éternité, Elle contemple la divine plénitude de son Créateur. Sa splendeur unique, qui jamais ne sera égalée, fut si intense devant la Gloire de notre divinité, elle attisa si ardemment notre amoureux regard pour l’homme, qu’elle m’attira et même Je dirais, m’imposa de descendre en son sein virginal, embrasant en moi le désir de sauver ce qui avait été perdu. Oui, reposer en l’humanité de Marie fit se déployer très vivement mon amour pour l’homme et ma joie de venir lui offrir sa rédemption. Aussi, si moi Je suis venu à vous par Marie, toi-même mon prêtre, mon suivant, tu dois aller aux hommes par Elle.

Elle tisse ton habit sacerdotal comme Elle tissa ma chair en sa chair. Te voyant auprès d’Elle, l’Esprit ne désirera plus qu’une chose : te couvrir de sa divine Présence et te combler de ses bénédictions. Et Marie refusera ses divins bienfaits, s’Il ne vient aussi te combler, toi l’enfant qui l’as choisie pour Mère et Reine, toi qui t’es placé sous sa protection. Qui pourrait te vaincre si tu es recouvert de son autorité, profondément enraciné dans les vertus divines dont Elle est l’épouse chaste et pure ? Elle en est l’épouse certes, mais Je voulus aussi que son Cœur Immaculé soit l’incomparable calice d’or pur où est contenu le nectar de ma divine Essence. Reste donc à ses côtés car Elle veut offrir cette coupe sacrée aux lèvres de ses enfants bien-aimé. (… )

Ah, mon fils ! si tu pouvais voir de quelle inénarrable frayeur est saisi Satan à la seule évocation de son nom béni et des vocables admirables qui lui rendent témoignage ! Alors, chaque jour, chaque nuit, prie-La de reposer en son sein immaculé. Demande-Lui de précéder tes actions, d’éclairer ton discernement, de nourrir ta foi. Remets-lui ton sacerdoce. Elle le conduira à la plus haute sainteté et le placera en ses entrailles bénies, faisant d’Elle-même ta citadelle imprenable. (…)

Mon aimé, mon prêtre, Je désire te révéler encore un secret qui te réjouira et soutiendra ton espérance. Si tu sentais s’éteindre ou tiédir en toi l’embrasement de ton cœur de prêtre, prie ta sainte Mère de prendre ce pauvre cœur éprouvé et de le poser sur son Cœur douloureux et immaculé. Là, au cœur de ce brasier d’amour, elle ranimera en toi la flamme sacerdotale.