La vision de l’enfer de Sr Marie Ephrem

Le soir du 24 février 1958, alors que je me préparais pour dormir, j’ai vécu une expérience étrange et horrible.

Comme je n’étais pas endormie, je ne pense pas que cela aurait pu être un rêve. Il a laissé une impression indélébile sur mon esprit et mon cœur.

Je me suis retrouvée sur une route isolée, que je n’avais jamais vue ni empruntée auparavant. Devant moi se trouvait une grande structure semblable à une cathédrale ou à un château gigantesque qui était énorme, sombre. J’ai été obligée de marcher en sa direction, même si quelque chose en moi me retenait dans une sorte d’effroi.

Puis à mes côtés, à droite, j’ai senti la forte présence de saint Michel. Il n’a pas parlé. Nous avons continué notre voyage et sommes enfin arrivés à ce qui semblait être l’entrée principale de l’étrange bâtiment. Au fur et à mesure que nous nous approchions, les deux grandes portes qui avaient les qualités, semble-t-il, d’une sorte de travail en verre, s’ouvrirent d’elles-mêmes. Je n’ai vu personne L’intérieur révélait une obscurité étrange et indiscutable ; j’étais envahie par une sorte de lumière étrange qui n’était pas vraiment lumineuse. Nous sommes entrés et, sans regarder en arrière, je savais que les portes se fermeraient inexorablement derrière nous et que nous n’en sortirions jamais de la même manière dont nous étions entrés.

Quand j’ai dit que la lumière n’était pas vraiment légère, je voulais dire que ce n’était plus comme la lueur lointaine d’un feu qui fait rage. Ce qui semblait être des ouvertures dans ce lieu vaste et horrible ressemblait davantage à de grandes fenêtres, peintes sur un mur rouge vif solide et impénétrable, semblable à un mur de feu incassable. Pourtant, il n’y avait pas de flammes ou de la fumée.

J’ai senti l’effrayante certitude de l’endroit où nous étions. Je n’ai pas pu m’empêcher de demander à mon compagnon: « Quel est cet endroit? » Avec sérieux, solennellement, il répondit: « C’est l’enfer ». Il a dit cela d’une manière que je n’oublierai jamais. Je me demandais pourquoi il n’y avait aucune apparence de feu nulle part. Répondant à ces pensées inexprimées, mon compagnon expliqua ceci : « Le feu est dans l’âme des perdus, non pas un feu extérieur mais un feu intérieur qui ne meurt jamais. Je n’ai pas vu ces âmes perdues, mais je savais qu’elles étaient tout autour de nous et j’ai pensé à l’horreur qui était la leur et que cela ne finirait jamais.

Le silence était celui de la mort sans espoir. Pendant que nous continuions notre voyage, il n’y avait pas de souffle sonore. Le silence intense et pénétrant, ou plutôt le silence, était terrifiant au-delà de toute description. Pourtant, ce silence même criait avec la voix éternelle du désespoir, rien-rien, rien-perdu, perdu, perdu – pour toujours, pour toujours, pour toujours. J’éprouvais la peur la plus grande de ne jamais pouvoir sortir de cet endroit terrible. J’entendais aussi : Oh comment j’ai manqué la lumière.

En expliquant ensuite à mon compagnon: « Mais il n’y a pas de lumière », il a répondu: « Comment peut-il y avoir de la lumière là où Dieu n’est pas ». J’ai continué à supplier Saint Michel de ne pas me quitter. Jamais je n’ai vécu une telle peur, une telle horreur.

En marchant, nous sommes tombé sur ce qui semblait être une grande étendue d’eau. Cela ressemblait à une piscine circulaire très grande. Tout cela débordait d’une sorte de substance sombre. Je ne savais pas ce que c’était, mais ce n’était pas de l’eau. J’étais trop terrorisée pour poursuivre mes recherches. Allongés de manière assez éparse, se trouvaient ce qui semblait être des objets morts. Nous ne sommes pas allés assez près pour que je voie exactement ce que c’était. Je ne peux rien imaginer de pire ou de plus horrible que ce que j’ai ressenti et vu à cet endroit. On m’a dit, ou du moins je l’ai compris, que c’était la moindre des punitions éternelles. À quoi alors doit ressembler le reste ?

J’ai compris que personne ne pouvait expérimenter la vue de l’enfer et vivre après l’avoir vu. Ensuite, nous sommes tombés sur un autre aspect de la punition éternelle qui m’a profondément impressionnée. Sur ce qui semblait être un large rebord sur le flanc d’une montagne, j’ai vu beaucoup de gens qui allaient et venaient, qui allaient et venaient, cherchant, cherchant. Ils étaient entourés d’immenses flammes de feu. Ils semblaient eux-mêmes faire partie du feu, comme s’il venait de l’intérieur. Mon compagnon m’a alors expliqué que c’étaient eux qui n’avaient pas eu le temps pour Dieu alors qu’ils vivaient sur terre. Maintenant, ils ont été condamnés à passer une éternité à chercher Celui qu’ils ne trouveraient jamais. Une recherche sans fin sans espoir, sans jamais la joie de le trouver et de le posséder. Quelle torture cela doit être ! Oh la justice de Dieu!

Le matin du 20 février 1958, pendant la messe, la pensée des perdus, en particulier des élus, m’a fait de la peine. Alors notre Seigneur m’apparu à ce moment-là et me dit ces mots : « Épouse bien-aimée, je ne condamne personne, si une âme est condamnée, elle s’est condamnée elle-même. » Et je savais dans mon cœur que c’était le cas, même si mes yeux se sont remplis de larmes.

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