En Roumanie, le pape François décline l’émigration comme “un pèlerinage”

La dernière visite apostolique du pape François a eu lieu en Roumanie du vendredi 31 mai au dimanche 2 juin : l’occasion pour cet apôtre du pluralisme ethnique et religieux de vanter l’émigration, de faire repentance envers les Roms et de les vendre à l’Europe !

Tous les ingrédients de la pensée immigrationniste ont été réunis en quelques discours et homélies prononcées sur le sol roumain. Agrémentés de quelques attaques directes aux mouvements nationalistes et identitaires, spécialement celui italien, la nouvelle donne du parlement européen. Et avec au centre une apologie toute spéciale de la communauté Rom.

Devant des milliers de pèlerins, le pape a fait l’éloge de la diversité et de cette notion ambiguë qu’est la « fraternité humaine » en invitant les Roms, en une toquade totalement déconnectée de la réalité historique, sociologique, sociétale et morale de ce peuple, à construire « un monde plus humain » : « vous avez, en tant que peuple, un rôle prépondérant à assumer, et vous ne devez pas avoir peur de partager et d’offrir ces notes particulières qui vous constituent», leur a-t-il déclaré, mentionnant – entre autres – « la valeur de la vie et de la famille au sens large », « la valorisation et le respect des anciens », « le sens religieux de la vie, la spontanéité et la joie de vivre ». « Ne privez pas de ces dons les sociétés où vous vous trouvez et encouragez-vous aussi à recevoir tout le bien que les autres peuvent vous offrir et vous apporter », a-t-ilajouté. Puis le Pape de les exhorter à « marcher ensemble, là où vous êtes, dans la construction d’un monde plus humain, en allant au-delà des peurs et des soupçons », en visant la fraternité, et dans une dignité aux formes multiples : « la dignité de la famille, la dignité de gagner le pain de chaque jour – c’est ce qui te fait avancer –  et la dignité de la prière ».

Alors qu’en Italie les conflits, parfois violents, entre les communautés roms et les Italiens ont fait la Une des journaux de ces dernières semaines, il a notamment vanté les « sacrifices » des millions de Roumains « qui, par leur culture, leurs valeurs et leur travail, enrichissent les pays où ils ont émigré » affirme-t-il, sans preuve peut-on souligner, juste son sentiment que les choses sont ainsi qu’il les croit, -et tant pis pour la vérité crue et dure qu’implique la présence tzigane en Europe et même en Roumanie.Pour bien enfoncer le clou d’une gratitude que les Européens devraient avoir envers cette communauté envahissante et guère assimilable, il a fait repentance, cette nouvelle tradition de l’Église post-Concile : « Mais dans mon cœur, je porte un poids»celui « des discriminations, des ségrégations et des mauvais traitements subis par votre communauté ».

« L’histoire nous dit que même les chrétiens, même les catholiques, ne sont pas étrangers à tant de mal. »

« Je voudrais demander pardon pour cela. Je demande pardon – au nom de l’Église, au Seigneur et à vous – pour les fois où, au cours de l’histoire, nous vous avons discriminés, maltraités ou regardés de travers, avec le regard de Caïn et non pas celui d’Abel, et où nous n’avons pas été capables de vous reconnaître, de vous valoriser, et de vous défendre dans votre singularité ».

Et pour conclure ce voyage mis sous le signe habituel de la glorification de la société plurielle et melting-pot, de cet altruisme humanitariste sans frontière ni identité ni religion, le pape argentin a comparé l’émigration à “un pèlerinage”  qui implique, a-t-il expliqué de se libérer des sécurités et des commodités « dans la recherche d’une nouvelle terre que le Seigneur veut nous donner ».

Ainsi que les peuples européens se le disent, le « Dieu unique » et pas très catholiquedu pape François veut donner leurs terres aux autres, aux étrangers… Et que voilà une drôle de manière de vouloir la paix entre les peuples !

Francesca de Villasmundo