Card. Sarah sur l’accueil des migrants

Le Cardinal Sarah semble en totale contradiction avec le Pape François sur la question de l’accueil des migrants en Europe. Curieusement, il critique certains pasteurs, cardinaux et évêques, mais ne semble pas mentionner le Saint-Père…

Selon un Cardinal du Vatican : On ne doit pas citer les Évangiles pour encourager les migrations vers l’Europe

L’éminent cardinal du Vatican, Robert Sarah, lui dont le livre récemment publié fait fureur en Europe, a déclaré qu’il était erroné d’« utiliser la parole de Dieu pour promouvoir la migration ».

Le cardinal guinéen, préfet de la Congrégation pour le culte divin au Vatican, a déclaré que l’utilisation de la Bible pour promouvoir la migration constitue une « fausse exégèse », ajoutant qu’il vaut mieux « aider les gens à s’épanouir dans leur culture que les encourager à venir en Europe ».

Lors d’un entretien accordé la semaine dernière (NdT: à Laurent Dandrieu de Valeurs actuelles), le cardinal a condamné avec la plus grande fermeté la promotion de la migration en Europe par l’Église, insistant sur le fait que la plupart des immigrés se retrouvent « sans travail ni dignité » et assument la condition d’esclaves.

« Est-ce bien ce que veut l’Église », a-t-il demandé, ajoutant que « l’Église ne doit pas soutenir cette nouvelle forme d’esclavage qu’est la migration de masse ».

« Dieu n’a jamais voulu ces divisions », dit-il.

Le cardinal a aussi dit que la disparition de l’Europe chrétienne n’est pas de bon augure pour l’avenir du monde.

« Si l’Europe disparaît, et avec elle les valeurs inestimables du Vieux Continent, l’Islam envahira le monde et nous changerons complètement de culture, d’anthropologie et de vision morale », a-t-il averti.

Le cardinal Sarah a récemment publié (chez Fayard) un nouveau livre intitulé :Le soir approche et déjà le jour baisse*, (Luc 24:29), dans lequel il déplore « l’effondrement de l’Occident », ainsi que les « processus migratoires » qui menacent l’identité européenne.

Le cardinal insiste sur le fait qu’il a écrit le livre non pas pour décourager les croyants, mais pour « donner de l’espoir » à tout le peuple de Dieu. « Ce n’est pas la fin du monde, l’Église se relèvera », a-t-il dit.

Dans son interview, cependant, le cardinal n’hésite pas à dénoncer ce qu’il considère comme une trahison de nombreux pasteurs de l’Église qui au lieu de prêcher le véritable Évangile du Christ, perdent leur temps en activisme politique.

« Dans l’Église, il y a toujours eu des trahisons. Aujourd’hui, je peux dire sans crainte que certains prêtres, certains évêques et même certains cardinaux ont peur de proclamer ce que Dieu enseigne et de transmettre la doctrine de l’Église. Ils ont peur d’être perçus comme réactionnaires ».

« Ainsi ils disent des choses confuses, vagues, inexactes, pour échapper à toute critique, et pour s’engager dans l’évolution stupide du monde. C’est une trahison ».

« S’il n’enseigne pas la foi, s’il aime l’activisme au lieu de rappeler aux gens qu’ils sont faits pour la prière, il trahit sa mission ». « Jésus a dit : “Je frapperai le berger et les brebis du troupeau seront dispersées. C’est ce qui se passe aujourd’hui. Les gens ne savent plus vers qui se tourner”.

Il y en a qui “cèdent à la tentation morbide et méchante d’aligner l’Église sur les valeurs actuelles des sociétés occidentales. Par-dessus tout, ils veulent que les gens disent que l’Église est ouverte, accueillante, attentive, moderne”.

Certains ont adopté les idéologies du monde d’aujourd’hui sous le prétexte fallacieux d’être ouverts au monde. Mais au lieu de cela, nous devrions amener le monde à s’ouvrir à Dieu, qui est la source de notre existence”.

Le cardinal a également offert son soutien aux mouvements nationalistes en Europe qui souhaitent reprendre leur souveraineté vis-à-vis de Bruxelles.

« Lorsque je me suis rendu en Pologne, un pays souvent critiqué, j’ai encouragé les fidèles à affirmer leur identité comme ils l’ont fait pendant des siècles”, a dit le cardinal. “Mon message était simple : vous êtes avant tout Polonais et catholiques et ensuite Européens. Vous ne devez pas sacrifier ces deux premières identités sur l’autel d’une Europe technocratique qui ne reconnaît aucune patrie.

La Commission de Bruxelles ne pense qu’à construire un marché libre au service des grandes puissances financières”, a-t-il poursuivi. “L’Union européenne ne protège plus les peuples qui la composent. Elle protège les banques.

Ce désir contemporain de mondialiser le monde, en le débarrassant des nations avec leurs caractéristiques distinctives, est une pure folie”.

© Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.