Affaire Vincent Lambert: l’arrêt des soins a commencé

Prions pour les parents qui subissent un supplice en attendant la mort de leur fils. Jeûnons pour eux !

L'hôpital Sébastopol à Reims, où est hospitalisé Vincent Lambert depuis septembre 2008.
L’hôpital Sébastopol à Reims, où est hospitalisé Vincent Lambert depuis septembre 2008. — FRANCOIS NASCIMBENI / AFP

Il est devenu malgré lui le symbole du débat sur la fin de vie. L’arrêt des soins de Vincent Lambert, patient tétraplégique en état végétatif depuis plus de 10 ans, a débuté ce lundi matin au CHU de Reims, a-t-on appris auprès de l’avocat des parents et de source familiale.

« C’est une honte, un scandale absolu, ils n’ont même pas pu embrasser leur fils », a réagi auprès de l’AFP Me Jean Paillot, avocat des parents, farouchement opposés à l’interruption des traitements, qui a commencé à l’hôpital Sébastopol sur décision du médecin Vincent Sanchez.

Une sédation « profonde et continue »

Validée par le Conseil d’Etat fin avril, l’interruption des soins prévoit, selon une source médicale, l’arrêt des machines à hydrater et alimenter ainsi qu’une sédation « contrôlée, profonde et continue » de cet homme aujourd’hui âgé de 42 ans, ainsi qu’une prise d’analgésiques « par précaution ».

Tragédie intime à l’origine, cette affaire est devenue le symbole du débat sur la fin de vie et déchire sa famille depuis six ans : d’un côté, les parents fervents catholiques, un frère et une sœur s’opposent à l’arrêt des soins ; de l’autre, son épouse Rachel, son neveu François et cinq frères et sœurs du patient veulent mettent fin à cet « acharnement thérapeutique ».