Luz Amparo Cuevas – Les jeunes, la majorité d’entre eux, le démon les tient accrochés, en les éblouissant par les choses trompeuses du monde. Le démon ne leur montre pas la croix, il leur montre les beautés mondaines et les fait tomber dans ses filets.

 

Résultat de recherche d'images pour "luz amparo cuevas"5 DECEMBRE 1999

Les pèlerins français donnent le plus grand prix à la causerie familière que leur adresse Luz Amparo tous les premiers Dimanches du mois et que nous sommes heureux de transcrire dans ce bulletin. Outre les grâces mystiques très hautes qu’elle reçoit de Jésus et de Marie, Luz Amparo a reçu de l’Eglise la reconnaissance officielle du charisme de Fondatrice d’une Association de fidèles (1) qui lui donne le droit de conseiller tous ceux qui, de près ou de loin, se rattachent à sa spiritualité.

Voici l’essentiel de son entretien du 5 Décembre.

« Bonjour à tous. Nous voici réunis une fois de plus. Nous le serons tant que Dieu le permettra, et quand le Bon Dieu ne le voudra plus, nous serons toujours de toutes manières réunis en esprit, par l’âme, ce qui est le plus important, en ayant tous le même idéal, qui est le Christ et la Sainte Vierge Marie. Ce sont eux qui doivent nous unir ici sur terre, ce sont eux qui nous uniront au ciel. A la fin de cette année, abandonnons tout ce qui nous gêne dans notre vie chrétienne, faisons-en un bouquet et présentons-le au Seigneur sur l’autel. »

Vœux pour la nouvelle année
« Au début de cette années 2000, présentons-lui aussi nos bons propos, notre désir d’être chaque jour meilleurs, et demandons à Jésus et à Marie de nous aider et de nous donner la force pour pouvoir cheminer ici-bas sur la terre. Vous savez bien que c’est très difficile de cheminer ici-bas en raison de la situation du monde actuel. Mais celui qui a Dieu avec lui n’a rien à craindre. Quels que soient les événements qui viendront, soyons toujours disposés et prêts, et disons au Seigneur : Seigneur, me voici, fais de moi ce que tu voudras. Je voudrais surtout vous souhaiter qu’au cours de cette année 2000, vous qui êtes déjà près de Dieu, vous enflammiez vos cœurs de son amour, et que vous répandiez cet amour dont votre cœur sera enflammé dans tous les cœurs des déshérités et des nécessiteux. Et aussi, acceptons avec joie (je ne sais si l’on peut parler de joie, mais au moins avec résignation, avec humilité), tout ce que Dieu mettra sur notre chemin. Et disons toujours « oui » à ce qui nous rapproche de Dieu, et « non » à ce qui nous en éloigne. Oui, je voudrais vous souhaiter une bonne fête de Noël et vous demander d’aller à la rencontre de l’Enfant Divin qui est venu sur notre terre avec un cœur d’homme pour nous humaniser avant de nous diviniser, pour apprendre aux hommes l’amour et la compréhension les uns avec les autres. Surtout sachons lui offrir tout notre être, depuis le plus petit cheveu de notre tête jusqu’à la plante de nos pieds. Qu’il soit toujours le centre de nos pensées, soit que nous marchions, soit que nous travaillions, soit que nous parlions. Oui, enflammons nos cœurs d’amour pour le transmettre aux hommes et leur crier du plus profond de nous-mêmes : ne soyez pas stupides, vous qui ne croyez pas, l’homme n’est pas seulement constitué d’un corps, il a aussi une âme, et c’est l’âme qui est le plus important, même si nous choyons davantage notre corps que notre âme. Ayons du courage, réveillons ceux qui sont endormis et disons-leur : vous devez avoir les yeux bien ouverts et le cœur enflammé d’amour. Un jour nous allons nous présenter devant un si grand Dieu, rempli d’amour pour nous, et si notre cœur est dépourvu d’amour, quel contraste ce sera ! Mais que l’amour puisse rencontrer l’Amour, et alors, quel bonheur pour toute une éternité ! Je prie l’Enfant Dieu de vous donner tout ce qu’il y a de meilleur pour vos familles, pour vous-mêmes, et aussi pour tous les hommes de bonne volonté.

Prions pour ces hommes qui ne connaissent pas Dieu afin qu’ils s’approchent de Lui : peut-être nos prières pourront-elles leur obtenir cette grâce. Le Seigneur nous le dit constamment : priez, mes enfants, faites des sacrifices, faites pénitence. Avec la pénitence et les sacrifices, vous apprendrez à atteindre les vertus, surtout la vertu d’humilité ; et quand nous avons pu obtenir la vertu d’humilité, nous obtenons toutes les autres vertus. Car une personne humble, et qui a le cœur enflammé de l’amour de Dieu, il est impossible qu’elle puisse faire du tort à quiconque. »

La jeunesse et les larmes des mères
« Le monde nous éblouit, le monde nous dit : ne sois pas stupide, jouis, profite de la vie. Et les jeunes, la majorité d’entre eux, le démon les tient accrochés, en les éblouissant par les choses trompeuses du monde. Le démon ne leur montre pas la croix, il leur montre les beautés mondaines et les fait tomber dans ses filets. C’est pourquoi le monde est dans cette situation, il est corrompu, et c’est surtout dans la jeunesse qu’il est corrompu. Pauvre jeunesse ! Nous, les personnes plus âgées, nous avons renoncé à beaucoup de choses du monde et notre jeunesse est loin derrière nous. Nous avons élevé nos enfants, nous leur avons donné le meilleur que nous avons pu. Après avoir tant lutté pour élever nos enfants, nous avons eu la chance de connaître Dieu et nous pouvons lui dire : Seigneur, merci, j’ai pu élever mes enfants avec ton aide, et maintenant je peux être à ton service pendant toutes les années qui me restent à vivre. Nous devons savoir profiter de la vieillesse pour servir le Seigneur, et c’est quelque chose qui contente beaucoup le Seigneur. Il peut arriver que malgré nos efforts, nos enfants aient pris un chemin erroné. Je pense qu’il y a ici des mères qui ont bien éduqué leurs enfants, et qui ont eu pourtant la douleur de les voir se retirer totalement du chemin qu’elles leur avaient tracé. Mais je dis à ces mères : ne vous découragez pas, continuez à prier et à verser des larmes pour eux. Les lanues d’une mère ont une grande valeur aux yeux de Dieu. Croyez bien qu’elles pourront obtenir à vos enfants de pouvoir dire, si ce n’est maintenant, tout au moins à l’heure de leur mort : « Mon Dieu ! » à cause de ce « Mon Dieu » que leur mère leur avait appris lorsqu’ils étaient tout petits. Ils s’en souviendront au moment de leur mort, et même si maintenant on voit qu’ils se sont écartés du bon chemin, à ce moment-là Dieu permettra qu’ils aient une lumière, parce que vos larmes sont recueillies, un ange est en train de recueillir vos larmes. Il n’est pas mauvais de pleurer. Jésus a pleuré devant la tombe de Lazare, et la Très Sainte Vierge a pleuré devant la Croix de son Fils. Donc pensez que vos larmes ne resteront jamais sans récompense. Vous avez fait tout ce que vous avez pu, et s’ils ont pris un chemin erroné, il faut avoir de la compassion pour eux. Il ne vous reste plus qu’à prier et pleurer, mais vous verrez comment un jour nous nous retrouverons tous ensemble au Paradis. »

Deux mots sur le Message de ce mois.
« Je voudrais vous parler un peu du message que j’ai reçu hier. J’ai vu le Saint Père très triste, dans une très grande salle. Il avait les coudes appuyés sur une table, les larmes aux yeux. Il était très angoissé, très malade, et surtout très accablé. Je voyais qu’il y avait deux groupes de prêtres, d’évêques et de cardinaux. Les uns criaient en faveur du Pape, les autres contre le Pape. Les uns ne voulaient pas faire la volonté du Saint Père, et les autres étaient des âmes totalement abandonnées à Dieu, dociles, remplies d’un immense amour pour l’Eglise. Les uns œuvraient comme s’ils démolissaient des murs, comme s’il s’agissait des murs de l’Eglise, et les autres, en même temps, s’efforçaient de les consolider en priant et en faisant des sacrifices. Les prêtres totalement abandonnés à faire la volonté de Dieu mettaient en pratique les paroles du Saint Père, et les autres étaient des prêtres rebelles qui ne voulaient pas faire sa volonté ; or la volonté du Saint Père est la volonté de Dieu. Il y avait là une lutte entre les uns et les autres, mais la victoire revenait toujours à ceux qui étaient les plus ardents au combat. Le Seigneur demandait aux adversaires du Pape d’abandonner le mal, de laisser toutes les choses du monde et de se consacrer à leur ministère. Le Seigneur leur tendait les bras, malgré leur rébellion. Le Saint Père souffrait beaucoup. Certains donnaient l’impression d’être les amis du Saint Père, mais à l’intérieur d’eux-mêmes ils ne voulaient pas de lui, ils se rebellaient contre ses paroles. Il y avait une lutte terrible. Ensuite le Seigneur a dit que c’est l’Eglise qui triompherait toujours, malgré les mauvais pasteurs et les âmes mauvaises.

Que devons-nous faire après cette vision ? Quelle conclusion en tirer ? Certes il y a beaucoup de prêtres et d’évêques mauvais, mais au lieu de critiquer, nous devons prier et nous sacrifier pour eux, nous agenouiller devant le Très Saint Sacrement pour qu’ils reviennent sur le bon chemin. Peut-être ces pauvres malheureux ont-ils été trompés, et peut-être c’est leur faiblesse qui les a fait tomber dans la voie où ils se trouvent. Même si le Seigneur et la Sainte Vierge nous ont fait voir cette situation, ne critiquons jamais. Ils nous l’ont fait voir pour que nous priions et non pas pour que nous critiquions. Nous devons penser que bons ou mauvais, ce sont toujours des prêtres, des prêtres pour l’éternité. Nous devons avoir un très grand respect à leur égard, prier beaucoup et faire des sacrifices pour eux. Ne critiquons jamais une âme consacrée, ni rien qui appartienne à l’Eglise, mais prions tous ensemble et faisons des sacrifices. Regardons-nous nous-mêmes et pensons que nous ne sommes pas plus capables qu’eux de mettre en pratique la loi de Dieu, ils sont faibles comme nous sommes faibles, parce qu’ils sont faits de chair et d’os, ils ne sont pas de purs esprits, et ils tombent comme nous. Mais que ceci nous serve pour être meilleurs nous-mêmes et pour pouvoir les aider par nos prières. Oui, ne doutons jamais que nos prières peuvent obtenir qu’ils reviennent sur le droit chemin. C’est ce sur quoi je voulais insister avec vous, pour que, je le répète, ce message si grave ne nous donne pas l’occasion de critiquer, mais nous incite à la charité et à l’amour. »

Note de la Rédaction :
1- «L’Association de Fidèles Réparateurs de Notre Dame la Vierge des Douleurs » érigée par le Décret du 14 Juin 1994 de S.E. Mgr le Cardinal Angel Suquia, Archevêque de Madrid.

Toutes les causeries : https://maranathajesus.files.wordpress.com/2013/04/luz-amparo-les-causeries.pdf