Saint Charbel en 80 jours autour du monde!

Saint Charbel en 80 jours autour du monde!

Le dimanche 11 février 2018, est reconnue comme «miraculeuse» la guérison soudaine, instantanée, complète et durable… et qui plus est, inexpliquée dans l’état actuel des connaissances scientifiques, de Sœur Bernadette Moriau, née en 1939, et qui souffrait depuis l’âge de 27 ans de très graves problèmes lombo-sciatiques.

Après quatre interventions chirurgicales, appareillée avec corset et attelles, elle a recouvré en 2008, il y a 10 ans, toutes ses facultés physiques après un pèlerinage à Lourdes et mène depuis, une vie parfaitement normale. Sur les 7200 guérisons pourtant répertoriées et enregistrées, c’est seulement, oserais-je dire, le 70e miracle officiellement tenu pour vrai, par le bureau des constations médicales de Lourdes, depuis la création de cette instance à vocation scientifique en 1883.
A cette époque la France est un pays, où la science et le progrès dressent un mur d’orgueil et de suffisance entre Dieu et les hommes. C’est l’époque où, ne l’oublions pas, Renan affirme: «Ce n’est pas d’un raisonnement mais de l’ensemble des sciences que vient au jour ce résultat: le surnaturel n’existe pas!»

A cette époque aussi, un rationaliste notoire Felix Michaud affirme: «Aucun croyant n’aurait la naïveté de solliciter l’intervention divine pour que lui repousse une jambe coupée. Un miracle de cet ordre qui serait décisif n’a jamais été constaté à Lourdes. Et nous pouvons le prédire en toute tranquillité, il ne le sera jamais!»

Et Jean Martin Charcot, le célèbre neurologue: «En consultant le catalogue des guérisons prétendues miraculeuses, on n’a jamais constaté que la foi ait fait repousser un membre amputé.» En 1874, dix ans avant la création du fameux «Bureau des constations médicales de Lourdes» Emile Zola, le prophète du positivisme en littérature s’esclaffait devant la Grotte de Massabielle: «Je vois beaucoup de cannes, beaucoup de béquilles, mais je ne vois aucune jambe en bois!»

Cet unanimisme triomphant ignorait bien entendu que l’impensable, l’inimaginable avait pourtant eu lieu. Dans le domaine du miraculeux, par définition, il n’y a pas de limites. Or le soir du 29 mars 1640 entre 22 heures et 22 h 30, alors qu’il dormait dans sa maison à Calenda, la jambe droite de Miguel Juan Pelicer fut «rattachée instantanément et définitivement à son corps». Une jambe qui lui avait été amputée 2 ans et 5 mois avant, à l’Hôpital de Saragosse (Espagne) en présence de 3 chirurgiens, avant l’incroyable restitution. (Cf. Le Miracle impensable de Vittorio Messori, édition Mame, et Le Silence de Dieu de Jean Claude Antakli, Editions du Parvis).

Calenda me direz-vous, mais où est-ce? En Espagne (Aragon) plus connue pour être le lieu de la naissance d’un authentique génie Luis Buñuel, que pour le miracle inouï dû à l’intercession de Notre-Dame du Pilier pour laquelle ce jeune homme avait une dévotion telle que chaque jour pendant vingt-neuf mois, il n’a cessé d’oindre son moignon avec l’huile des lampes allumées dans la sainte Chapelle du Pilier.

Aucune voix ne s’élèvera jamais, pendant les mois que durèrent l’enquête et le procès, pour exprimer un doute ou un désaccord sur la vérité des faits.

Mieux encore, au moment où le positivisme d’Auguste Comte annonçait, «Dieu est mort!» de Nietzche, et la boutade de Jules Renard: «Dieu? Encore un qui se croit immortel!»… Le 7 avril 1875 pour être très précis, Peter Van Rudder jardinier à Jabbeke en Belgique Flamande, se rendait seul avec sa femme, dans une «réplique» approximative du Sanctuaire de Lourdes, construite à Vostaker (toujours en Belgique) en train, puis en omnibus à chevaux. Devant la reproduction de la Grotte et de la Vierge des Pyrénées, l’homme fut instantanément guéri.

Que se passa-t-il? Six centimètres d’os surgis de rien, une sorte de création exnihilo de matière, comme en témoignent les documents radiologiques, toujours exposés au Bureau médical de Lourdes.

Ces 6 centimètres surgis de nulle part mettaient fin à un calvaire de huit ans, suite à l’écrasement de sa jambe gauche en dessous du genou, causé par la chute d’un arbre. Peter malgré ses fractures, son membre gangrené et ses horribles souffrances refusa toujours l’intervention chirurgicale avec fermeté, tant sa dévotion pour la Vierge était grande, renforcée encore par les nouvelles des guérisons en provenance de Lourdes.
Le Seigneur a dit: «Une âme humble, véritablement humble fera plus de miracles que les anciens prophètes.» Et la guérison de Peter, la confiance de Peter, convertirent sur le champ le Vicomte Alberich du Bus, membre éminent de la Grande Loge maçonnique de Belgique, chez qui il était employé.

Pour le seul cas de Sœur Bernadette Moriau, il aura fallu dix ans d’enquête, dix ans de silence et 300 médecins pour reconnaître ce «Signe», de Dieu!
Revenons à Annaya, dans la montagne libanaise, où le Père Luis Matar, archiviste des miracles dans le monde obtenus par l’intercession de saint Charbel, suit toujours avec grand intérêt les événements mariaux à Lourdes. C’est lui aussi qui continue inlassablement à collecter les témoignages bouleversants qu’il reçoit du monde entier, des dossiers médicaux complexes et lourds, que nous avons le privilège de partager avec lui à chacun de nos séjours au Liban.

Qu’il en soit vivement remercié en notre nom et en celui des milliers de lecteurs de Stella Maris le mensuel, auquel toute la communauté des moines maronites libanais est fidèlement abonnée.
Nous sommes arrivés hier, et notre première visite est pour saint Charbel lui dis-je en l’embrassant.
Père Luis: Vous avez bien fait! Notre saint mérite votre empressement, car voyez-vous, la multiplication inhabituelle des miracles nous étonne toujours. Si vous étiez arrivés deux jours plus tôt, vous auriez pu en direct, assister à une guérison spectaculaire vraiment! Qu’il est grand le mystère de la foi et que de bénédictions nous recevons. Nous avons besoin en Orient d’être consolés et le Seigneur nous envoie des grâces singulières par l’intercession de saint Charbel.
Je vous ai préparé un dossier et nous pouvons tout de suite l’examiner. Il est complet, avec les certificats médicaux, car je sais combien en Occident vous y êtes attachés.
JCA: Oui, lui dis-je en souriant, nous sommes les héritiers de saint Thomas… nous avons besoin de preuves.
Le Père Luis affectueusement: «Vous prendrez bien quelques douceurs avec le café, je l’ai déjà commandé…».Un silence, et il ouvre enfin gravement son classeur.
Premier miracle: Mlle Anita Toni Abboud née à Zahlé (Liban) en 1996, est une enseignante atteinte d’une fibromyalgie paralysante des muscles et des articulations. Durant huit ans, elle a été soignée par 32 médecins, hospitalisée dans plusieurs hôpitaux dont celui de Tal Chiha à l’Hôtel-Dieu (Hôpital franco-libanais), réputé pour être l’un des meilleurs Hôpitaux du Liban, comme celui de Saint-Joseph.
Cette maladie très douloureuse, l’immobilisait parfois cinq jours sans qu’elle puisse marcher et à fortiori exercer son métier d’enseignante. La synthèse du corps médical était sans appel: une maladie rare, pour laquelle il n’existe à ce jour aucun traitement valable. La solution était de lui apprendre à vivre avec son handicap.
Résignée mais jamais découragée, Mlle Anita Abboud, poursuivit malgré tout, les traitements supposés la soulager, sans aucune amélioration fut-elle légère. Au bout de huit ans elle se décide à aller à Annaya, pour se recueillir devant le tombeau où se trouvent les reliques de saint Charbel. Là, à genoux, elle l’implore de la guérir, se confesse, assiste à la messe où elle communie.
Quelques jours après, son état s’améliore brusquement, et sans explication apparente, elle reprend son métier d’enseignante. Elle est considérée comme guérie. Pour remercier le vénéré saint elle s’est rendue à Annaya auprès du Père Luis Matar où elle a enregistré sa guérison, le 16 août 2017 à l’occasion de la fête de saint Charbel Maalouf.
Deuxième miracle: Mme Marie-Antoinette Michèle Tawil est née à Beyrouth (Liban) en 1965. Elle a émigré à Boston aux Etats-Unis avec son époux où ils dirigent un restaurant libanais. Or depuis vingt ans, elle souffre de graves troubles hépatiques avec des taux enzymatiques impressionnants, (jusqu’à 500 pour les transaminases). On diagnostique un cancer du foie encore opérable après scanner et IRM. On l’hospitalise, mais la famille Tawil refuse toute intervention chirurgicale et met en place une chaîne de prières, associant amis et cousins, afin de solliciter à distance la guérison de leur maman, auprès de saint Charbel.
Dans un élan de dévotion, la malade se munit d’un cilice avec 3 gros nœuds, qu’elle porte nuit et jour à la taille, comme le faisait saint Charbel.
Une nuit, saint Charbel lui apparaît en rêve avec un sourire bienveillant. Au réveil, Marie-Antoinette constate avec étonnement, qu’elle a entre les mains la ceinture avec les 3 nœuds défaits. On renouvelle alors les investigations et à la stupéfaction des médecins de l’Hôpital de Boston les paramètres sont redevenus normaux, sans aucune intervention ni traitement de leur part.
Pour Mme Tawil, le médecin qui l’a guérie de cette tumeur naissante après vingt ans de souffrances jamais résolues, ne peut être que le Dr saint Charbel, qu’elle est venue spécialement remercier à Annaya au (Liban), munie de tous ses certificats médicaux pour rendre grâces et enregistrer sa guérison le 18 août 2017 auprès du Père Luis Matar.
Troisième miracle: Celui de Joseph Roukoz Ghanem époux de Thérèse Kahwagi, père de 2 enfants, natif de Beyrouth (Liban) et homme d’affaires. Alors qu’il est en voyage professionnel en France, il est pris de douleurs gastriques épouvantables, est hospitalisé d’urgence à l’Hôpital Bichat où l’on diagnostique un cancer de l’estomac à un stade avancé, avec métastases. On lui préconise une chimiothérapie sans aucun espoir de guérison, ni de sursis. Après trois mois d’hospitalisation, son état s’aggrave et sa famille prévoit et organise son rapatriement, afin qu’il puisse finir ses jours dans son pays.
En attendant son transfert, un ami lui apporte une grande image de saint Charbel, devant laquelle il ne cesse de prier tous les jours. Bien que ne pouvant s’alimenter normalement, il ingère un coton imbibé de l’huile bénite de saint Charbel, en cachette du staff médical. La veille de sa sortie, on procède aux derniers examens, afin que Joseph Roukoz Ghanem puisse les avoir avec lui lors de son retour au pays, et que l’on puisse ajuster au mieux le traitement, afin de poursuivre le protocole.
Comme toujours dans ce genre de situation, la stupéfaction du corps médical est totale. Nous sommes en France et partout le «scientifiquement inexplicable» accompagne tous les rapports médicaux, que Joseph Ghanem le miraculé, n’hésite pas à fournir. A Annaya au Liban, son pays d’origine, il explique et détaille les circonstances de sa guérison qui a été enregistrée en août 2017.

A suivre

Jean Claude et Geneviève Antakli

 

 

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