Les Sœurs de Saint-Aignan

Quelques nouvelles sur la situation des Petites Sœurs

par Le Comité de soutien aux Petites Sœurs de Marie vère du Rédempteur, le mardi 2 octobre 2018

Chers amis,

Après ces mois d’été, il est temps de vous communiquer les dernières nouvelles sur la situation de nos Petites Sœurs, qui, comme vous pourrez le constater, n’ont pas bénéficié d’une trêve estivale… Bien au contraire, la pression s’est encore accentuée avec des Commissaires décidés, coûte que coûte, à mettre au pas cette petite Congrégation qui ose résister, en son âme et conscience, à l’autorité suprême.

Pour mieux vous éclairer, nous avons retenu les évènements marquants survenus depuis notre dernière communication du 13 juin dernier [à lire ici : docs.wixstatic.com/ugd/3da28d_450622de… ]. Nous vous indiquions, alors, que le Dicastère pour les religieux avait imposé aux Petites Sœurs de Marie, d’accueillir les Commissaires, plusieurs jours, dans leurs communautés, sous « peine de renvoi de l’Institut », en cas de refus.

Les visites se sont donc déroulées sous la contrainte, en forme d’entretien individuel avec les Petites Sœurs, seules face à deux Commissaires … Ces derniers, en fonction du profil des sœurs, tentaient de rassurer certaines, faisaient miroiter de « bonnes places » à d’autres dans l’organisation future de la Congrégation… Comme si l’objectif principal de cette opération avait été d’ouvrir une brèche dans l’unité des Petites Sœurs, en cherchant à les diviser, alors qu’il règne une belle communion entre elles. C’est le cas, notamment, entre les communautés du Midi, que même l’archevêque de Toulouse, acquis à la cause du Dicastère (disons, de Mgr Scherrer), cherche à opposer par tous les moyens…

Les méthodes employées, mêlant intimidation, menace et manipulation, sont ressenties comme du harcèlement moral par de nombreuses Sœurs.

Au terme de ces visites, très éprouvantes pour nos Petites Sœurs, les Commissaires se sont invités, le 30 juin, à St Aignan sur Roë, maison mère de la Congrégation, pour dévoiler leurs conclusions.

Ils reconnaissent que plusieurs éléments importants du premier rapport de visite canonique de 2016, sur la base desquels les sanctions avaient été prises, ne reflétaient pas la réalité. Ils admettent que les Sœurs forment des communautés dynamiques et que l’esprit qui y règne est positif. Ils ne soulignent que quelques reproches assez banals, sans commune mesure avec les griefs faits dans le rapport de visite initial. Cependant, sans aucun état d’âme, ils s’empressent de préciser que les mesures (sanctions) prises par le Dicastère ne seraient pas invalidées pour autant… Les Petites Sœurs sont stupéfaites! Elles qui ne cessent d’exprimer leur indignation, face à ce rapport fallacieux en réclamant que justice leur soit rendue, par la levée de toutes sanctions infondées et dégradantes.

Ainsi, le compte-rendu des Commissaires invalide le rapport de visite canonique,sur la base duquel les Sœurs ont été lourdement sanctionnées, mais pour autant, les sanctions sont maintenues, (à l’exception de l’éloignement de la Supérieure Générale et de la Maîtresse des novices), au motif que les Sœurs seraient désobéissantes. L’autorité romaine considère donc qu’il est coupable de désobéir à une autorité, abusée par un rapport de visite canonique établi à charge!

Le but recherché n’est donc pas d’établir la vérité et de laisser les Petites Sœurs poursuivre leur mission au bénéfice de tous, dans le respect du Charisme qui leur est propre. Le seul but de Rome est de parachever le projet de Mgr Scherrer : mettre la main sur l’Institut pour le faire évoluer selon ses vues, fût-ce au mépris de la vérité, fût-ce en méprisant les droits de la défense, fût-ce par le recours au mensonge. C’est, pour le moins, indigne des valeurs promues par le Saint Père, chaque fois qu’il prend la parole publiquement…

Les Commissaires semblent donc à la manœuvre, car ils ont pris conscience des énormités assénées dans ce premier rapport, avec le manque de crédibilité qui en découle. Aussi, avec le Dicastère, ont-ils pris peur et minoré sa portée dans la motivation des sanctions prises, lorsque nous avons publié que nous détenions des informations sur de graves irrégularités dont il avait fait l’objet dans sa rédaction ? Mais, décidés à aller jusqu’au bout dans leur logique disciplinaire, ils ont maintenu arbitrairement les mêmes sanctions, toujours sans aucune justification précise…

Dans la foulée, les Commissaires ont également annoncé les grandes lignes de leur projet de réforme de la Congrégation. Les Petites Sœurs ont, en effet, nettement perçu les évolutions qui les attendent, vers une prétendue modernité, faite de banalisation progressive… si elles laissent Sr Medevielle prendre les rênes de leur Institut, avec l’aval du Dicastère. Ce dernier, avait d’ailleurs indiqué, lors d’une rencontre : « Nous ne toucherons pas au charisme, mais à vos manières de le vivre. » C’est tout dire!

Désabusées par une telle mauvaise foi, les Sœurs ont coupé court à cette rencontreavec les Commissaires, en les remerciant et en leur disant qu’elles entendaient arrêter là toute démarche. Très contrariés ils ont quitté les lieux en : « secouant la poussière de leurs chaussures » dixit Sr Medevielle…

Les Petites Sœurs ont alors immédiatement adressé une supplique au Dicastère,demandant la levée des mesures prises à leur encontre à partir de ce rapport de visite canonique de 2016, dont le manque de probité était maintenant reconnu par les Commissaires.

Dans sa réponse, datée du 16 juillet, le Dicastère précise que malgré ces constats, les décisions resteront inchangées… même si curieusement il dénonce aussi, par ailleurs, quelques remarques relevées par les Commissaires.

Comme pour enfoncer le clou, en date du 1er août, un décret du Tribunal de la Signature Apostolique met fin au recours formé par la Congrégation devant sa juridiction, sans manifestement avoir jamais analysé les arguments, pourtant étayés d’éléments probants fournis par les Petites Soeurs. Cette décision incongrue et brutale bafoue tous les usages du code de droit canonique ! En effet, l’avocat canoniste des Petites Sœurs, autorisé dans un premier temps à présenter son mémoire de défense, a été stoppé net dans sa démarche par un jugement négatif, porté prématurément en cours de procédure. Du jamais vu pour l’avocat romain, qui a été empêché de plaider la cause des Petites Sœurs en appel ! C’est un cas d’école, selon lui …

Le jour même, la Commissaire principale, Sr Medevielle, adresse une lettre personnelle à chacune des Sœurs, leur demandant de répondre individuellement et avant le 25 août, sur « leur état d’esprit », après la réception de la lettre du Dicastère du 16 juillet.

Le 24 août, c’est par une réponse collective adressée à Sr Medevielle et au dicastère, signée par 34 sœurs, sur 39 (La stratégie de visite des Commissaires aura fait tout de même quelques dégâts sur l’unité de la Congrégation), qu’elles indiquent ne pas accepter Sr Medevielle comme supérieure générale. Dans cette réponse, elles ont également confirmé leur ferme intention de demeurer dans l’Église, et demandé, dans un souci de conciliation, que soit nommé un interlocuteur référent, en lieu et place de Mgr Scherrer que son attitude a disqualifié et en lieu et place de Sœur Médevielle, qui ne peut être juge et partie.

La seule réponse du Dicastère sera un ultimatum : soit elles acceptent la Commissaire apostolique, soit elles ne l’acceptent pas avec les très graves conséquences que cela impliquera. Une fois encore, le Dicastère méprise la main tendue, et manie la menace sans scrupule !

En parallèle, pour marquer les esprits et accentuer la pression morale, l’Aumônier d’une Communauté de la Congrégation a été sommé, par l’évêque du lieu à la demande de Rome, de quitter son service et de ne plus avoir de contact avec les Sœurs, à cause de l’influence qu’il aurait exercé sur elles. Chacun appréciera, si preuve en était nécessaire, la nature des procédés utilisés…

Après ces longs mois de conflit, force est de constater, avec nos Petites Sœurs, que les chefs d’accusation précis n’existent pas et que même les Commissaires ont dû le reconnaître. Nous constatons aussi, que malgré cela, les pseudo-motifs évoqués pour justifier des mesures injustes, changent sans cesse, au gré des circonstances…

Où est le message de vérité et d’amour du Christ ?

Enfin, chers amis, face à cette situation, comment ne pas être profondément choqué :

– par ces mesures arbitraires et destructrices infligées à des religieuses, connues et aimées de tous, qui ont toujours été fidèles à leur vocation dans un amour profond de l’Église?
– alors, que rien de solide ne leur est reproché, ni affaires de mœurs, ni affaires de corruption ni déviance dogmatique ou tout autre motif justifiant de telles sanctions?
– lorsque nous constatons en parallèle que l’Église est, aujourd’hui, traversée par des scandales où de hauts prélats sont justement impliqués dans des affaires de mœurs et de corruption qui font la une des médias et la honte de l’Église?
– lorsque de hauts dignitaires d’Église s’expriment publiquement pour dénoncer les protections romaines dont jouissent certains de ces prélats sur la sellette, qui se verraient même confier des responsabilités au sein de dicastères, dont la charge est de gouverner l’Église avec exemplarité et bienveillance évangélique ?
– par ce deux poids deux mesures ignoble et inacceptable au cœur de notre Mère l’Église?

Les Petites Sœurs de Marie Mère du Rédempteur ont plus que jamais besoin de votre soutien et de vos prières au moment où l’incohérence des décisions prisent, les volte-face, l’autoritarisme utilisé pour couvrir les failles d’une accusation arbitraire, un dicastère conditionné et enfermé dans sa volonté de soutenir, par principe, l’évêque de Laval à l’origine de ce conflit sur de fausses accusations, sont les signes flagrants qu’une volonté destructrice est en action pour saper les fondements mêmes de l’œuvre de Mère Marie de la Croix.

Dans ces circonstances, vous comprendrez aisément, chers amis, que nos Petites Sœurs n’auront pas d’autre choix que d’opter pour des solutions extrêmes, afin de continuer à exister dans la fidélité au Charisme reçu de leur Fondatrice.

N’hésitez pas à faire jouer vos relais et réseaux pour médiatiser cette situation scandaleuse et inadmissible.

Vous serez peut-être appelés, dans les prochains temps, à venir manifester physiquement votre soutien à nos chères Petites Sœurs, en votre âme et conscience de Chrétiens témoins du Christ.

Tenez-vous prêts ! Il en va de la survie même de la Congrégation et de ses œuvres.

Confions nos Petites Sœurs au Cœur Transpercé et Immaculé de la Vierge Marie.

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Le Comité de soutien aux Petites Sœurs de Marie Mère du Rédempteur

Source : www.soutienpsm.com

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Les Sœurs « résistent » mais craignent « d’être mises dehors »

Article paru dans le Journal Haut-Anjou du 5 octobre 2018
=> Lire l’article

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Des Sœurs en Mayenne entrent en résistance contre le Vatican

par C.T, Haut-Anjou du 10 octobre 2018

Histoire peu banale entre la congrégation des Petites sœurs de Marie (dont une partie est à Saint-Aignan-sur-Roë) et les autorités religieuses. Le Vatican leur a lancé un ultimatum qui se termine le 7 octobre. A cette date, si elles ne cèdent pas, « nous serons mises dehors ».

La congrégation est composée de quatorze Sœurs basées à Saint-Aignan-sur-Roë. Elle est également présente à Arquenay et dans la région toulousaine. Au total, les Sœurs sont 39.

«L’ancien évêque de Laval Mgr Maillard nous avait expliqué que si nous restions des petits éhpad congréganistes isolés, l’état mettrait la main dessus. Qu’il fallait donc se regrouper avec d’autres et atteindre les 300 lits», expliquent les Sœurs et Marcel Mignot, le président du comité de soutien.

Ainsi, les Ehpad de Saint-Aignan, deux autres près de Toulouse et celui de Saint-Fraimbault-de-Lassay, en Mayenne s’unissent. «Mais un problème entre personnes a surgi». Un licenciement est alors prononcé à Saint-Fraimbault-de-Lassay. Il crée un tollé là-bas, mais pas du côté des Sœurs et du conseil d’administration du regroupement des éhpad qui voyaient là un bon moyen de repartir sur de bonnes bases.

Cependant, l’évêque Mgr Scherrer prône la scission entre les éhpad pour que Saint-Fraimbault retrouve son autonomie. Le conseil d’administration refuse. L’affaire est alors portée en justice et est remportée par les Sœurs.

Une première visite canonique «à charge»

S’ensuit une visite canonique de la congrégation des Petites sœurs en novembre 2016. Le rapport lu par Mgr Scherrer lui-même tombe sept mois plus tard, «ce qui est anormalement long». Il leur est très défavorable : «Il est mensonger, qu’à charge et même moqueur.»

Devant le conflit, le Vatican se saisit du dossier. Les sites des régions toulousaine et mayennaise sont revisités. Le second rapport du 30 juin « contredit le premier », selon le comité de soutien et les Sœurs mais «bizarrement, la décision reste la même» : on leur impose une nouvelle Supérieure générale. «Il est reproché aux Petites sœurs de trop prier, on veut aussi leur faire changer d’habit, etc. On veut les moderniser et les faire évoluer en les éloignant de leurs racines», indique Marcel Mignot.

Une mère relevée de ses fonctions

Les Sœurs décident de «résister». Résultat : le 4 juillet, Sœur Marie de Saint-Michel qui gère la congrégation est relevée de ses fonctions pour désobéissance. Le 7 juillet, les Sœurs envoient une supplique au dicastère. En vain. Dernière étape : un recours en contentieux à Rome. Il est accepté «puis la procédure a été arrêtée sans justification. Notre avocat italien n’avait jamais vu ça !»

Le 24 août, les Sœurs envoient une réponse collective de refus de l’arrivée de la nouvelle Supérieure générale (34 sur 39 la signent).

Depuis, il leur a été posé un ultimatum : si au 7 octobre elles n’acceptent toujours pas la nouvelle Supérieure générale «elles seront mises à la porte.»

Si elles acceptent, les Sœurs ont peur que cette dernière mette en place la scission des Ehpad «qui les mettrait tous en grave danger.»

La réaction du diocèse

«La situation est difficile il est vrai. Tellement qu’elle est aujourd’hui dans les mains de Rome. Mais dès le départ nous avons été dans une situation d’ajustements et de préconisations et pas du tout dans le conflit ni les griefs », explique Véronique Larat, chargée de communication du diocèse. «Les ajustements d’ailleurs dont il est question avaient déjà été soulevés par Mgr Billé et Maillard, les prédécesseurs de Mgr Scherrer. Il s’est tout simplement positionné dans la continuité de ces derniers.» Et de conclure : «Les Sœurs sont très troublées de cette situation sur fond de désobéissance, beaucoup sont en souffrance. Nous en appelons toujours à une conciliation et à accepter que la commissaire pontificale nommée par Rome les rejoigne.»

Le maire derrière “ses” sœurs

Loïc Pène, maire de Saint-Aignan explique : «J’ai du mal à comprendre ce bras de fer. Les Sœurs ont tout mon soutien car je sais ce qu’elles représentent pour la commune. Elles sont bien intégrées et il est de l’intérêt local qu’elles restent présentes. J’ai bien conscience de tout ce qu’elles apportent. Tout ce qu’elles font d’ailleurs, elles le font bien. J’espère juste une fin heureuse à ce conflit et que l’Ehpad n’en ressorte pas fragilisé.»

Comité de soutien

Cette situation est rarissime mais pas inédite. «De tels cas ont déjà eu lieu, notamment en Italie où des congrégations ont été démantelées», expliquent les Sœurs et le comité de soutien qui a été créé.
Il est présidé par Marcel Mignot. 122 personnes en font partie. Un site a été créé. Il a reçu près de 13 000 visites. La pétition lancée a même recueilli 1 572 signatures, sans publicité. Certains religieux ayant soutenus les Sœurs «ont été envoyés vers d’autres horizons…».

Présente depuis 53 ans

La Congrégation des Petites sœurs de Marie a été fondée en 1965 à Saint-Aignan-sur-Roë par Maria Nault, appelée mère Marie. Ce sont les Petites sœurs qui y ont créé l’éhpad. Les quatorze Sœurs y interviennent toujours. Impliquées dans la vie locale, elles tiennent aussi encore aujourd’hui une maison d’accueil pour les groupes ou étudiants qui viennent s’y ressourcer ou étudier . Enfin, elles aident aussi à la paroisse et organisent des pèlerinages en France ou à l’étranger.

Source : www.hautanjou.com/actualite-13709…

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« Trop de prières », « un habit trop traditionnel » :
épinglées par le Vatican, des religieuses de Mayenne entrent en résistance

par François Coulon, Europe 1, le 10 octobre 2018

Sœur Marie de Saint-Michel ne décolère pas face aux injonctions et aux menaces du Vatican.

Dans le petit village de Saint-Aignan-sur-Roë, les religieuses de la Congrégation des Petites Sœurs de Marie veulent se battre. Le Vatican leur reproche une pratique trop rigoriste de la religion catholique, et veut leur imposer une nouvelle Mère supérieure.

Ces religieuses sont entrées en résistance… contre le Vatican. À Saint-Aignan-sur-Roë, en Mayenne, les 31 membres de la Congrégation des Petites Sœurs de Marie refusent l’arrivée d’une nouvelle Mère supérieure imposée par Rome.

La Mère supérieure bientôt mutée. Tout est parti d’une visite d’inspection diligentée par le Vatican, qui a abouti à un chapelet de griefs : « trop de prières, une gestion des sœurs trop cadrée, un habit religieux trop traditionnel… » L’Église catholique enjoint la congrégation à fusionner avec la maison de retraite, dont elle est la fondatrice, mais qui est gérée depuis par une association. Surtout, la supérieure actuelle a été suspendue et doit être mutée à 700 kilomètres du petit village de moins de 900 habitants, avec interdiction d’entrer en contact avec sa communauté.

« C’est un tsunami pour nous ». Une décision qui ne convient pas du tout aux religieuses, dont la moyenne d’âge est de 67 ans. « On veut défendre nos valeurs, nos raisons d’exister. On dit au Vatican qu’on ne peut pas brader nos traditions. À un moment, c’est de l’objection de conscience », affirme Sœur Marie de Saint-Michel, au micro d’Europe 1. « C’est très douloureux, car c’est toute notre vie. C’est un tsunami pour nous, mais ça ne va pas s’arrêter là. S’il faut faire des actions, on les fera, on est prêtes », met en garde la religieuse.

« On demande aux sœurs de se déshabiller ». Les 31 membres de la congrégation risquent d’être prochainement relevés de leurs vœux par le Vatican, c’est-à-dire de redevenir des laïques. Dans leur lutte, elles sont épaulées par un comité de soutien, dont fait partie le maire de la commune, Serge Launoy. Il assure que les Petites Sœurs de Marie n’ont rien d’intégristes fanatiques, et dénonce un « deux poids-deux mesures ».

« Aujourd’hui, on voit des prêtres reprendre les soutanes. Et chez nous, on demande aux sœurs de se déshabiller. On ne comprend pas », s’agace-t-il sur notre antenne. « La pire des choses qui peut arriver à une sœur, c’est d’être relevée de ses vœux. Et il faut avoir fait quelque chose de très grave. C’est comme guillotiner quelqu’un qui aurait volé une baguette de pain », s’énerve l’édile, qui entend bien se battre « au nom de la justice ».

Une pétition en ligne a déjà recueilli plus de 1.500 signatures pour soutenir la communauté.

Source : www.europe1.fr/societe/trop-de-prieres…

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À Saint-Aignan-sur-Roë, des Sœurs sont en conflit avec le Vatican

France Bleu Mayenne, le dimanche 7 octobre 2018

C’est l’histoire du pot de terre contre le pot de fer. La congrégation des Petites sœurs de Marie est depuis plusieurs mois en conflit avec le Vatican. Les quatorze Sœurs installées à Saint-Aignan-sur-Roë refusent l’arrivée d’une nouvelle Mère Supérieure. La congrégation risque d’être démantelée.

Sœur Marie du Calvaire et Sœur Marie de Saint Michel refusent l’arrivée d’une nouvelle Mère Supérieure

Avis de tempête chez la congrégation des Petites Sœurs de Marie dont une partie est installée à Saint Aignan-sur-Roë. Il faut remonter à novembre 2016, une visite canonique est diligentée dans les murs de la communauté mayennaise. Il en ressort un rapport à charge contre les Petites Sœurs de Marie. Ces dernières sont abasourdies en découvrant le compte rendu qui ne reflète absolument pas la réalité de ce qu’elles vivent. On leur reproche leur façon de vivre leur spiritualité.

Prêtes à renoncer à leurs vœux

Courant 2017, devant le conflit, le Vatican s’empare de l’affaire et organise une deuxième visite canonique qui vient contredire la première. Néanmoins les autorités religieuses souhaitent désormais imposer une nouvelle Supérieure aux Petites Sœurs de Marie.

Ces dernières affichent clairement leur refus. Elles craignent, avec l’arrivée d’une nouvelle mère, la perte des valeurs inculquées par la Mère fondatrice de la Congrégation.

Devant les réticences des Sœurs, le Vatican pourrait prendre des mesures d’ici la fin du mois d’octobre. « _Si aucune solution n’est trouvée, nous sommes prêtes à renoncer à nos vœux »_a annoncé Sœur Marie de Saint Michel. Par ailleurs, une association de soutien a été créée et une pétition a été lancée, elle compte plus de 1 300 signataires.

Source : www.francebleu.fr/…/a-saint-aignan-…

Radio France Bleu Mayenne – Info du 08/10/2018
Écouter : www.soutienpsm.com/medias

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Saint-Aignan-de-Roë, près de Craon : les bonnes sœurs en guerre contre le Vatican

Par FB avec Pierre-Erik Cally, France 3, le 09/10/2018 Mis à jour le 11/10/2018

Mais que se passe-t-il au couvent de Saint-Aignan-de-Roë ? / © France 3 Pays de la Loire

C’est une histoire pas très catholique. En Mayenne, des bonnes sœurs tiennent tête au Vatican. Leur monastère de Saint-Aignan-sur-Roë n’est pas en odeur de sainteté auprès de la Papauté qui leur reproche d’être trop rigoristes et autonomes.

Bonté divine, que se passe-t-il donc au couvent de Saint-Aignan-de-Roë ?

Le Saint Siège voudrait reprendre la main sur l’Institution. Mais pas question pour les religieuses mayennaises qui ont même refusé d’accueillir une nouvelle Mère Supérieure.

Après plusieurs visites des représentants de Rome, ceux-ci auraient sévèrement critiqué le travail des sœurs leur reprochant notamment d’être trop dans la prière.

D’où une injonction de fusion stricte de la maison de retraite qu’elles ont créée mais qui est gérée depuis par une association.
Et surtout que la mère supérieure fasse ses valises. Avec une sentence possible : toutes pourraient être relevées de leurs vœux…

« Si nous sommes relevées de nos vœux c’est par fidélité au charisme, ce n’est pas par résistance, comme on le dit à l’église », explique Sœur Marie de Saint Michel, ancienne mère supérieure, « c’est une menace très grave… »

« Non ce n’est pas du tout de l’intégrisme »

A Saint Aignan-sur-Roë, on ne comprend pas l’acharnement du diocèse et de Rome. Les sœurs participent en effet à la vie et à l’économie du bourg depuis très longtemps et, surtout, sont loin d’être considérées comme intégristes.

« Non ce n’est pas du tout de l’intégrisme », souligne Loïc Pene, maire de Saint-Aignan-sur-Roë, « beaucoup de gens vont à la messe, il y a des messes tous les jours. Ce n’est pas de l’intégrisme, loin de là. Ce n’est pas ressenti comme ça par les gens de la commune »

Du côté du diocèse on est bien embarrassé. « Il faut se calmer », voila pour le mot d’ordre. C’est donc le Vatican qui a pris la main sur ce dossier.

« Je ne peux pas vous dire les reproches qui sont faits puisque c’est Rome qui gère cette affaire-là. Je ne peux vous dire si on parle en terme de reproches d’ailleurs », explique Véronique Larate, diocèse de Laval en Mayenne.

Que va-t-il se passer ? La hiérarchie romaine ira-t-elle jusqu’à renoncer aux vœux ? Un comité de défense s’est créé. Et les sœurs rebelles sont déterminées.

► Le reportage de notre rédaction : www.youtube.com/watch

Source : france3-regions.francetvinfo.fr/…/saint-aignan-ro…a

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