Expériences de mort imminente – Tout le monde avait l’air jeune, sain, fort

Extrait du livre Deadline (Expériences de mort imminente) de Jean-Pierre Jourdan

Titres du chapitre : Une expérience particulièrement intéressante

Ce témoignage a été recueilli par le Dr Michael Sabom (1998), cardiologue aux États-Unis et connu pour avoir été, à l’origine, totalement sceptique sur la réalité des EMI. Ce n’est qu’après avoir recueilli et étudié nombre de cas dans son service qu’il a changé d’avis et publié (Sabom 1983) un premier ouvrage très documenté.

(Hôpital de Phoenix, Arizona, 1991) « J’ai entendu un bruit mécanique. Ça m’a fait penser à la fraise du dentiste. C’était comme si le bruit me poussait, et finalement je suis sortie par le haut de ma tête. Dans cet état, j’avais une vision extrêmement claire de la situation.

J’ai remarqué que mon médecin avait un instrument dans la main qui ressemblait à une brosse à dents électrique. Il y avait un emplacement en haut, ça ressemblait à l’endroit où on met l’embout. Mais quand je l’ai vu, il n’y avait pas d’embout. J’ai regardé vers le bas et j’ai vu une boîte. Elle m’a fait penser à la boîte à outils de mon père quand j’étais enfant. C’est là qu’il rangeait ses clés à douilles.

À peu près au moment où j’ai vu l’instrument, j’ai entendu une voix de femme, je crois que c’était la voix de ma cardiologue. Et la voix disait que mes veines étaient trop étroites pour évacuer le sang … et le chirurgien lui a dit d’utiliser les deux côtés.

Je ne suis pas restée là plus longtemps, j’ai soudain senti une présence, et quand je me suis retournée, j’ai vu un minus­cule point lumineux :. Il semblait très très éloigné. Et quand je m’en suis approchée, j’ai entendu ma grand-mère m’appeler. Je suis aussitôt allée vers elle, et elle m’a gardée tout près d’elle.

Et plus je me rapprochais de la lumière plus je commençais à voir des gens que je reconnaissais. J’étais impressionnée par le fait que ces gens avaient l’air merveil­leux.
Ma grand-mère n’avait pas l’apparence d’une vieille femme. Elle était radieuse. Tout le monde avait l’air jeune, sain, fort.

Je dirais volontiers qu’ils étaient de la lumière, comme s’ils portaient des vêtements de lumière, ou comme s’ils étaient faits de lumière. Je n’ai pas été autorisée à aller très loin, ils me gardaient près d’eux. Je voulais en savoir plus sur la musique, sur le bruit d’une chute d’eau, sur les chants d’oiseaux que j’entendais, et savoir pourquoi ils ne me laissaient pas aller plus loin.

Ils ont communiqué avec moi. Je n’ai pas d’autres mots pour exprimer cela, car ils ne parlaient pas comme vous et moi. Ils pensaient et j’entendais.
Ils ne voulaient pas que j’entre dans la lumière, ils disaient que si j’allais trop loin ils ne pourraient plus me relier à mon moi physique.

Puis mon oncle m’a ramenée en bas, à travers le tunnel. Pendant tout le voyage j’ai intensément désiré retourner dans mon corps. Cette idée ne me posait pas de problème ; je désirais revenir vers ma famille.

Puis je suis arrivée à mon corps, et je l’ai regardé, et franchement, il avait l’air d’une épave. Il avait l’air de ce qu’il était: mort. Et je n’ai plus voulu y retourner. Mon oncle m’a communiqué que c’était comme sauter dans une piscine. Vas-y, saute dans la piscine ! J’étais toujours réticente à le faire, et puis il s’est passé quelque chose que je ne comprends toujours pas aujourd’hui. Il a accéléré mon retour dans le corps, en me donnant une sorte de coup. Comme quand on pousse quel­qu’un dans la piscine.

Et quand j’ai touché le corps, c’était comme un bassin d’eau glacée, et je n’oublierai jamais, mon corps a fait comme ça … » (Elle a un sursaut.)

L’intervention subie par Pam Reynolds a eu lieu dans le service de neurochirurgie de l’hôpital de Phoenix, Arizona, en 1991. Il s’agissait de l’ablation d’un ané­vrysme cérébral géant, situé à la base du cerveau.

Sur six heures au total, l’intervention proprement dite, au niveau de l’anévrysme, dure une demi-heure. Mais la moindre pression sanguine à l’intérieur de l’ anévrysme pourrait conduire à une hémorragie catas­trophique, et durant tout ce laps de temps pas une goutte de sang ne doit circuler dans le cerveau. Malheureusement, à sa température normale ce dernier ne supporte pas d’être privé d’oxygène plus de quelques minutes. La solution : placer le cerveau en hypothermie pro­fonde, à 15,8 °C, puis le vider de son sang.

Durant une telle intervention, tout est enregistré. L’activité du cerveau est surveillée (on enregistre l’EEG), de même que ce qui se passe dans le tronc cérébral (que l’on surveille au moyen des potentiels évoqués auditifs).

Dans ce témoignage, nous disposons tout d’abord de deux éléments précis qui démontrent une acquisition d’informations objectives et vérifiées :

– Ce qu’a vu Pam Reynolds durant son EMI, c’est la scie à trépaner que tenait le chirurgien, ainsi que la boîte contenant ses accessoires. Or une scie à trépaner (le or Sabom avoue lui-même qu’en tant que cardiolo­gue, il ne savait pas à quoi elle pouvait ressembler) fait vraiment penser à une brosse à dents électrique, et la boîte d’accessoires est tout à fait semblable à une boîte à outils, peinte en blanc et le cambouis en moins.

– Le dialogue entre chirurgien et cardiologue que la patiente dit avoir perçu a effectivement eu lieu, le rap­port enregistré de l’intervention a permis de le vérifier.

Venons-en maintenant au point qui en fait un témoi­gnage exceptionnellement intéressant : la confrontation entre le récit de la patiente et les enregistrements de l’intervention permet en effet de situer dans le temps le moment précis où s’est déroulée son expérience.

À cet instant, les enregistrements détaillés montrent que la pression sanguine au niveau du cerveau était nulle afin de pouvoir aborder l’anévrysme sans risque.

Mais laissons parler le Dr Sabom:
« Nous avons les enregistrements médicaux du moment où cette NDE s’est produite, c’est l’une des premières fois que ça arrive. Nous pouvons étudier l’activité EEG. Nous pou­vons aussi étudier tout ce qui s’est passé dans le corps physique au moment où nous savons que cette expé­rience s’est produite. Cela nous permet de répondre à des questions telles que : « La NDE est-elle déclenchée par une crise du lobe temporal, ou par une certaine activité électrique dans le cerveau ? »
Eh bien la réponse est non, car les ondes cérébrales étaient plates et le tronc cérébral inactif au moment précis. où cette expé­rience avait lieu. »

Il est donc évident et irréfutable que toutes les acti­vités du cerveau (aussi bien les activités de base que les fonctions supérieures) avaient cessé à ce moment-là, et il est clair que la conscience que Pam a eu de son expérience, les perceptions qu’elle a eu de son envi­ronnement, ainsi que celles du dialogue entre le chirur­gien et la cardiologue ne peuvent être le résultat d’une quelconque activité cérébrale.

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