Pro-liturgia – nouvelles catholiques

Dans l’homélie qu’il a faite ce matin au cours de la messe célébrée à Sainte-Marthe, François a critiqué ceux qui, au sein de l’Église, colportent des faux témoignages.

« La foi – a dit le Pape – doit être transmise avec le témoignage qui donne force à la parole. En voyant les premier disciples, les gens disaient : “Voyez comme ils s’aiment.” Or aujourd’hui, dans beaucoup de paroisses, on entend ce que disent les fidèles au sujet des uns et des autres… Alors, au lieu de dire : “Voyez comme ils s’aiment”, on a plutôt envie de dire : “Voyez comme ils sont heureux de pouvoir s’agresser, de pouvoir diffuser des faux témoignages et des calomnies. » Et d’ajouter : « Non. Le vrai chrétien ne parle jamais mal de l’autre. Il fait un travail de charité. »

Belle homélie, n’est-ce pas ?

Sauf que lors de son récent voyage au Chili, lorsque des victimes d’un prêtre pédophile ont accusé Mgr Barros d’avoir protégé le prêtre en question, François les a traité de menteurs et des calomniateurs en ajoutant : « Apportez-moi des preuves et j’agirai.” Il est normal de vouloir des preuves. Notons cependant que dans d’autres situations récentes, François a chassé des Évêques et des Cardinaux sur la base de simples rumeurs ou de commérages circulant dans les couloirs du Vatican.

Comprenne qui pourra.

* * * * Vendredi, 26 janvier 2018. Sous la forme d’un opuscule de 45 pages publié par les éditions de Chiré (www.chire.fr), Bernard Gantois adresse une lettre ouverte au Pape François. Dans le prologue, l’Auteur se présente comme un « catholique perplexe qui ne comprend pas bien comment les discours [du Pape], ses déclarations, intervention et commentaires divers contribuent au développement et à l’expansion du catholicisme, mission essentielle, voire unique, confiée par le Christ aux apôtres et à leurs successeurs. »

En se basant uniquement sur les propos officiels du Pape, Bernard Gantois relève la faiblesse des discours abordant l’islam ainsi que la réforme protestante, un peu comme si François ignorait tout des enseignements du Coran ou de l’histoire du schisme initié par Martin Luther et conduisant vers la dissolution de la vie sacramentelle ainsi que du sacerdoce ministériel.

Bernard Gantois passe ensuite à une analyse de “Laudato Si’ ” et ne cache pas qu’il découvre dans ce document – preuves à l’appui – tous les ingrédients que peuvent utiliser ceux qui rêvent d’un gouvernement mondial dans lequel tout pourrait s’acheter à condition d’en avoir les moyens : le pouvoir et les plaisirs, les plaisirs abrutissants organisés par ceux qui détiendraient le pouvoir. Avec “Laudato Si’ ”, les multinationales ont désormais une belle feuille de route. Quant aux individus, ils ne pourront qu’accepter d’être exploités.

Quelques pages plus loi, Bernard Gantois accuse François d’avoir lâché une bombe atomique dans l’Église lorsqu’il a déclaré que « les conséquences et les effets d’une norme ne doivent pas être nécessairement toujours les mêmes. » Autrement dit, les commandements divin doivent être flexibles pour pouvoir apparaître tantôt vrais, tantôt faux : vrais et faux à la fois, en fonction du diktat du relativisme ambiant.

Un autre chapitre de la “Lettre ouverte” est consacré au “décodage” des propos de François. Bernard Gantois remarque en premier lieu que le Pape est très avide de soigner son image, principalement à travers un film sorti en 2016. Le problème – toujours selon Gantois – est que ce film garde le silence sur l’appartenance du jeune Jorge Bergoglio, de 1960 à 1974, aux organisations péronistes et marxistes de son pays. Autre silence sur le financement du film et sur les réelles motivations financières d’une telle production. On attend d’ailleurs la sortie d’un nouveau long métrage – “Le Pape François : un homme de confiance” – réalisé par Wim Wenders, un catholique passé au protestantisme version presbytérienne. Nouveau motif de stupéfaction des fidèles…

Arrive la conclusion de la “Lettre ouverte”. Une fois encore, à l’aide de documents probants, Bernard Gantois montre que François exploite et conforte une Église tombée dans la politique la plus terre à terre pour s’adapter à un monde ravagé par l’athéisme, l’individualisme et son enfant naturel, le matérialisme. Et d’ajouter : « Il serait urgent pour l’Église, à mon sens, d’appliquer cette autre parole du Christ : “Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu” (Mc 12, 17) et laisser César s’occuper des migrants, de l’économie et des autres affaires d’ici-bas. Son travail, pauvre César, serait d’ailleurs grandement facilité si l’Église faisait le sien dans le domaine spirituel. »

http://dieuetmoilenul.blogspot.ca/2018/01/abondance-de-nouvelles-quotidiennes-pro_29.html

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