Vie et offrande de Sr Léonie Nadal

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J’ai cru à l’Amour

Vie et offrande de Sœur Léonie Nastał

Âme-victime cachée

A l’occasion de la parution française du journal spirituel de Léonie Nastał: J’ai cru à l’amour, la correctrice, Agnizszka Kurys a bien voulu nous présenter la sainte religieuse ainsi que son œuvre. Voilà un nouveau sommet de la mystique du XXe siècle, digne de figurer à côté D’histoire d’une âme de Thérèse de Lisieux et du Petit Journal

Léonie Nastal – J’ai cru à l’Amour

Ce mois de novembre, on prie particulièrement pour les âmes du purgatoire. Jésus montre à Sœur Léonie comment faire pour l’éviter.

Pour que tu ne sois pas totalement écartée de la participation à ma Passion, regarde ce que j’ai souffert pour toi. Et tout d’un coup, devant les yeux de mon âme, ont commencé à passer distinctement, comme au Calvaire, les images de la Passion de Jésus. De dessous de ses épines a commencé à suinter du sang, tout frais et rouge, couvrant sa Sainte Face, ses yeux et sa bouche. De ses saintes mains a jailli le sang très saint, tout comme au moment de la crucifixion. Il y eut un moment où il m’a semblé que chaque goutte de sang devenait une douce flamme. A ce moment, je me suis sentie ranimée par une vive ardeur: me faire engloutir par ce feu et ramener aux pieds de Jésus le monde entier, afin que tous les gens se laissent faire par cette flamme.

Mon enfant, supplie le Père éternel, afin que ces flammes envahissent le plus grand nombre d’âmes. Les âmes qui n’accepteront pas volontiers l’action de ces flammes, seront par nécessité remises aux flammes du feu éternel. Si les âmes ne résistaient pas aux flammes d’amour qui jaillissent de mon Cœur tel un brasier inextinguible, après leur mort elles n’auraient pas à souffrir les flammes du purgatoire. L’essence de ces flammes est toujours le même amour dont je veux embraser les âmes encore de leur vivant sur la terre. La seule différence est qu’au purgatoire, cet amour châtie, et la douleur que subissent les âmes est augmentée par la conscience de leur éloignement de Dieu et de leur résistance à l’action divine de l’amour. Plus d’une fois la douleur me prend au cœur à la vue des âmes qui se défendent contre l’action de l’amour. Ceci avec beaucoup plus d’empressement que ne le font les habitants d’une maison envahie par le feu. Dès que l’amour vrai vient frapper à la porte de l’âme, au lieu de sortir pour l’accueillir avec joie, elle se réfugie à l’intérieur du misérable taudis de son «moi». Qui plus est, pour empêcher l’amour d’entrer, elle lui dresse sur le chemin des remblais de gravats et de déchets. Les gravats, c’est autant de préoccupations inutiles, entreprises uniquement pour tuer le temps, pour empoisonner l’ennui; et les déchets, c’est autant de plaisanteries, bouffonneries, habits, conversations vaines. L’amour est fort comme la mort (cf. Ct 8,6), il pourrait détruire ces digues. Mais il est délicat, il ne veut pas exercer la violence ni la pression. Il revendique ses droits tout doucement, patiemment, et seulement très exceptionnellement il intervient malgré la résistance de l’âme. L’amour doit triompher car il est tout-puissant, mais les âmes qui mettent des obstacles à son action, seront sévèrement punies.

Réfléchis bien, n’est-il pas complètement stupide d’apprécier beaucoup plus l’attachement à un chien, un chat ou à un oiseau dans sa cage qu’à l’amour de Dieu? Et pourtant il y a des âmes qui sont empêtrées à tel point par de telles futilités, qu’elles laissent tomber la messe dominicale, parce qu’elles ne trouvent pas quelqu’un à qui confier leur chien. Misérables, elles ne se doutent même pas qu’avec leur petit chien, elles hébergent dans leur maison un chien qui va leur barrer la route vers le ciel, pour les entraîner violemment dans les flammes éternelles.

Oh! si elles étaient capables d’entendre le cri de l’amour; si elles tournaient leurs yeux vers la Croix, vers les plaies du Christ, elles trouveraient le salut. Hélas, nombre de maisons manquent de croix, d’images sacrées, et s’il y en a, c’est plutôt un souvenir, une œuvre d’art, et non un symbole de salut. (…)

Léonie, je veux que la croix se trouve dans chaque maison. Mon «je veux», je le communique par toi, parce que c’est par toi que je vais parler à tes compatriotes, à tes frères. Mais revenons encore aux flammes d’amour. Je les ai unifiées avec la doctrine de la croix, parce que dans la croix se cache toujours une étincelle d’amour, encore faut-il se soumettre à son action, y ajouter du carburant pour faire travailler l’étincelle.

Que toute âme que je visite par ma Croix, l’embrasse avec gratitude, qu’elle lui ouvre les portes de son cœur, car dans la Croix se cache le feu d’amour qui – comme je te l’avais déjà dit – peut remplacer les flammes du purgatoire. Celui qui sur la terre vénère et aime la Croix, le lit mortel de votre Sauveur, n’aura rien à craindre le jour du jugement, lorsque la même croix brillera dans le ciel, devant la face du monde entier.

Je voudrais qu’on porte sur soi-même une petite croix, comme on porte une petite médaille, pour se souvenir ce que Jésus a souffert et pour susciter par là des actes d’amour et de gratitude envers Dieu pour le salut perpétré par la Passion et la Croix du Dieu-Homme. Mon Jésus – ai-je répondu – si tu l’avais dit aux prêtres, ils auraient prêché au peuple un sermon sur la Croix, mais moi? Mon enfant, répondit Jésus, ma doctrine trouvera bon accueil surtout dans le cœur des Polonais, parce que je vais prêcher moi-même de la croix, par la voix d’une enfant du peuple polonais, enfant d’un village polonais, enfant vêtue de la robe de l’Immaculée, éduquée sur son Cœur. Prie seulement ardemment, car Satan fera tout pour empêcher l’action de Dieu. Nous le vaincrons par la Croix.

Editions du Parvis

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