Un Traité complet sur les faits surnaturels

Un Traité complet sur les faits surnaturels

L’auteur tient à souligner ici les intentions profondes qui ont présidées à la rédaction de son livre. Ce n’est pas un simple livre autour des événements de San Damiano. Il a étrillé au tamis de la théologie mystique l’ensemble des faits et des informations qu’il a pu recueillir, en sorte que ce soit aussi un manuel général pratique de théologie secondaire, sur les faits surnaturels, qui soit à la portée de tous.

1. L’ouvrage qu’on attendait
Aujourd’hui une fraction notoire des chrétiens sérieusement convertis alimente sa flamme dans les lieux de pèlerinage qui, en majorité, sont des lieux d’apparition. Ce fait indiscutable intéresse le pasteur et le théologien. On ne peut continuer à ignorer le réel.
Une réflexion née de la prière devient indispensable, d’autant que les penseurs chrétiens, accaparés par les problèmes d’ecclésiologie ont négligé, pour une part, le champ de la vie mystique.

2. Pour répondre à la détresse des fidèles
Les fidèles se répartissent en deux catégories: ceux qui suivent le courant et négligent a priori les faits surnaturels insolites; ceux qui alimentent leur ferveur en méditant sur les interventions célestes.
Ces derniers ont enduré des années de souffrances. Il est temps de faire le point paisiblement et de donner aux fidèles suspectés de désobéissance, secrètement culpabilisés, une formation pondérée, appuyée sur la raison.

3. Un essai sur le discernement
Certes, le bon grain et l’ivraie sont mêlés. Mais pourquoi jeter le bébé avec l’eau du bain?
Nous sommes appelés à faire des choix. La question du tri, du discernement devient une urgence pour l’Eglise. Tel est l’objet de ce livre, un modeste essai qui se présente comme une humble proposition filiale devant l’autorité de la sainte Eglise.
Avec la liberté des enfants, des questions impertinentes et audacieuses sont donc posées.
La «Police du merveilleux» doit-elle fonctionner selon la praxis d’hier, héritée, pour une part, de la sainte Inquisition romaine?
Un réajustement, dans la continuité, serait-il nécessaire?
Dans la question réputée inextricable du discernement des faits surnaturels, l’auteur estime que, pour arriver à des conclusions satisfaisantes, il suffit d’appliquer les règles du bon sens naturel et surnaturel.
Les petits, les pauvres, les humbles, les enfants trouvent la vérité sans embarras. Les obscurités proviennent, pour une bonne part, de nos esprits meurtris par le péché.
Le temps ne serait-il pas venu de revenir à l’Evangile, d’aller droit au but, d’aimer la simplicité à la manière de la petite Thérèse qui déclarait en fin de vie: «Il me semble que ne n’ai jamais cherché que la vérité.»
La culture moderne, façonnée par la techno-science, s’intéresse à l’être de manière utilitaire et intéressée. L’altération de notre intelligence vient de ce détournement. Trop souvent, même dans notre oraison, nous restons à la surface du réel et nos passions le déforment.
En face d’une manifestation surnaturelle, nous raisonnons de manière dévoyée par manque de détachement. Plutôt que de chercher la vérité en soi, nous nous intéressons aux conséquences de notre choix.
Nous sommes gouvernés par nos intérêts singuliers et nos raisonnements tournent autour d’eux:
– Quels avantages ou quels ennuis puis-je attendre d’une adhésion? – Que va-t-on penser de moi? – Que diront mes proches, mes amis, mes confrères? – Quelles seront les suites de mon choix pour mon ma carrière?
Tant que nous restons dans cet état d’esprit il ne faut pas espérer rencontrer la vérité qui est refusée aux sages et aux habiles et qui se révèle aux tout-petits (Mt 11,25). Dieu se dérobe à ceux qui s’approchent de son royaume de façon toute «politique.»
En matière de révélation surnaturelle, il faut s’enquérir avec soin, chercher à savoir si le ciel a effectivement parlé. C’est ce que tente de faire ce livre, en suivant la pratique de l’Eglise.

4. Un ouvrage seul en son genre
C’est une monographie unique par les circonstances qui l’ont engendrée.
– Elle est le fruit de la fréquentation longue et assidue d’âmes favorisées par Dieu.
– Elle provient d’une recherche menée pendant près d’un demi-siècle.
– Elle recourt aux documents mais également au contact immédiat avec les premiers témoins.
– Elle a été réalisée au cours d’un séjour de près de dix années en Italie, le pays des mystiques.
– Elle a été engendrée dans la prière et la douleur avec le désir de ne pas dissocier contemplation et théologie.
C’est un ouvrage insolite dans sa forme.
– Il constitue un essai de libre opinion dans l’espace de liberté qu’est l’Eglise catholique.
– Il fournit un dense exposé sur le merveilleux sans être pour autant un traité systématique.
– Il procède par méthode comparative et fait appel à l’expérience des églises d’Orient.
– Il est écrit dans un style naïf et peu théorique pour être accessible aux gens simples.
– Il est semé d’anecdotes vivantes pour maintenir l’intérêt.
– Il fait preuve de déférence envers l’autorité sans pour autant utiliser la «langue de bois».
C’est une publication originale dans son contenu.
– Elle fait une place importante à l’exposé des doctrines traditionnelles que beaucoup ignorent.
– Elle donne la faveur à la théologie contemplative et «admirative».
C’est un document nouveau dans son esprit.
– Il ne s’attarde pas sur les genres et les espèces de manifestations merveilleuses. Il s’intéresse à la réalité ultime des phénomènes: oui ou non, le Ciel s’est-il manifesté?
– Il propose des solutions d’avant garde en s’inspirant pour une part des positions Mgr René Laurentin.
– Il fait droit aux orientations de Vatican II et s’inscrit dans une ecclésiologie de communion.
– Il essaie de donner une place centrale à la vertu théologale de charité.
– Il fait droit, dans une perspective œcuménique, au sens de la liberté si vif chez nos frères protestants.
– Il présente une Eglise moins soucieuse d’honorabilité que de transparence et d’humilité.

5. Un Traité assez complet
Cette étude est partie de l’histoire concrète de San Damiano mais elle ne se limite pas à ce cas particulier. Elle aborde la question du Merveilleux dans son ensemble. Elle constitue un Traité presque complet de mystique secondaire, rassemblant en un seul volume une quantité de données intéressantes et concrètes. En cours de rédaction ces pages sont devenues un exposé sur la place du Prophétisme à l’intérieur des Eglises.
On y trouvera:
Une formation au discernement, un traité général des grâces particulières, une contribution à la science mystique, une histoire de la vigilance de l’Eglise, une invitation à faire place aux prophètes.

6. Importance des signes de crédibilité
Dans la 2e Partie, intitulée: «A la recherche de la vérité», on s’efforce de montrer l’importance des faits, non des opinions positives ou négatives. Les critères traditionnels de véracité sont rappelés, explicités, justifiés. La vertu d’obéissance est spécialement examinée en tenant compte de la maturité acquise par le peuple de Dieu au cours des dernières décennies.

7. Une histoire du merveilleux dans l’Eglise catholique
La 3e partie essaie de rendre compte du phénomène chronique de la persécution du prophète dans l’histoire de l’Eglise. Elle présente les grandes étapes de la réaction ecclésiale au cours des siècles. Elle essaie de donner une réponse au scandale causé chez les fidèles par la stupéfiante mise en quarantaine des grands amis de Dieu. Les recherches de Mgr Laurentin sont présentées comme une grâce et une lumière offertes aux théologiens et aux fidèles de notre époque.

8. La vigilance de l’Eglise et la conjoncture nouvelle
L’auteur analyse alors minutieusement les jugements, éloges ou sanctions émanant de l’autorité ecclésiastique mise en présence de faits surnaturels, surtout au cours des derniers siècles. Il en vient à se demander si les procédures, liées à un contexte culturel dépassé, sont encore opportunes aujourd’hui.

9. Des propositions révolutionnaires
La 4e Partie a pour titre: «Humbles suggestions». A sa modeste place, le rédacteur, pasteur lui-même, après un demi-siècle d’observations douloureuses, s’autorise à faire des propositions hardies, utopiques peut-être, sur la réforme des lieux d’apparition.
Il en profite pour méditer sur le prophétisme dans l’histoire du salut et il déplore que cette formidable propulsion divine soit trop souvent neutralisée par les interdits qui jugulent les envoyés de Dieu.
Il pense que la Mission est ainsi privée d’un extraordinaire potentiel de grâce.

10. L’Eglise et le merveilleux: un dossier à revoir entièrement
Une partie importante de l’ouvrage est consacrée à «d’Humbles suggestions» soumises à l’autorité de l’Eglise universelle.
Le problème de la «Vigilance de l’Eglise» est ainsi abordé de face en prenant le risque de bousculer des habitudes séculaires jugées obsolètes.
La conclusion de cette somme épaisse de cogitations est plutôt optimiste.
Bon an, mal an, les choses avancent. Place est faite à ces grâces merveilleuses adaptées à la fin des temps, accordées le plus souvent à des laïcs convertis ou en voie de sanctification.
Cet ouvrage est donc un Manuel du «bon usage» des dons accordés par la divine miséricorde à notre temps.
Peut-être faut-il en faire l’acquisition, malgré son épaisseur.
De la part des laïcs un effort de formation est désormais requis, à la mesure de la place qui leur est nouvellement accordée dans la Mission.

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