Sainte Jacinthe de Fatima – ses pensées

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Tombe de Jacinta L’héroïcité des vertus de Jacinthe est une preuve évidente des merveilles de la grâce que Dieu nous donne si on prie le Cœur Immaculé de Marie. Les paroles que Jacinthe confiait à sa marraine ne peuvent s’expliquer sans une sagesse infuse. Une enfant de dix ans, sans aucune instruction, n’ayant que des connaissances religieuses rudimentaires, ne pouvait certainement inventer des sentences comme celles-ci, que Mère Godinho a eu soin de noter.

Sur le péché, par exemple :

— « Les péchés qui conduisent le plus d’âmes en Enfer, ce sont les péchés de la chair ».
— « Il viendra des modes qui offenseront beaucoup Notre Seigneur. Les personnes qui servent Dieu ne doivent pas suivre la mode. L’Eglise n’a pas de modes. Notre Seigneur est toujours le même. »
— « Les péchés du monde sont bien grands. »
— « Si les hommes savaient ce qu’est l’éternité, ils feraient tout pour changer de vie. »
— « Les hommes se perdent, parce qu’ils ne pensent pas à la mort de Notre Seigneur, et ne font pas pénitence. »
— « Beaucoup de mariages ne sont pas bons ; ils ne plaisent pas à Notre Seigneur, et ne sont pas de Dieu ».

Au sujet des guerres :

— « Notre Dame a dit que, dans le monde, il y a trop de guerres et de discordes. Les guerres ne sont que le châtiment des péchés du monde. »
— « Notre Dame ne peut plus retenir le bras de son Fils bien-aimé sur le monde. »
— « Il faut faire pénitence. Si les gens se corrigent, Notre Seigneur viendra encore secourir le monde ; mais s’ils ne se corrigent pas, le châtiment viendra ».
— « Pauvre Notre Dame! Ah ! j’ai tant de peine de Notre Dame ! tant de peine ! »

Au sujet des prêtres et des gouvernants :

— « Marraine, priez beaucoup pour les pécheurs ! Priez beaucoup pour les prêtres ! Priez beaucoup pour les Religieux ! Les prêtres devraient s’occuper seulement des choses de l’Église. Les prêtres doivent être purs, très purs.
La désobéissance des prêtres et des Religieux à leurs Supérieurs et au Saint-Père offense beaucoup Notre Seigneur. »
— « Marraine, priez beaucoup pour les gouvernements ! Malheur à ceux qui persécutent la Religion de Notre Seigneur ! Si le gouvernement laissait en paix l’Église, et s’il donnait la liberté à la sainte Religion, il serait béni de Dieu. »

Sur les vertus chrétiennes :

— « Marraine, n’allez pas au milieu du luxe ! Fuyez les richesses ! Soyez amie de la sainte pauvreté et du silence. Ayez beaucoup de charité, même avec ceux qui sont mauvais. Ne dites du mal de personne, et fuyez ceux qui en disent.
— « Ayez beaucoup de patience, parce que la patience nous conduit au Ciel. » — « La Confession est un sacrement de miséricorde. Aussi faut-il s’approcher du confessionnal avec confiance et joie. Sans Confession il n’y a pas de salut. »
— « La Mère de Dieu voudrait qu’il y ait plus de vierges qui s’attachent à elle par le vœu de chasteté. »
— « J’aimerais bien, moi, aller au couvent ; mais j’aime encore mieux aller au Ciel. »
— « Ceux qui n’accomplissent pas les promesses faites à Notre-Dame ne seront jamais heureux dans leur vie. »
— « Pour être Religieuse, il faut être très pure d’âme et de corps. »

A cette dernière réflexion, Mère Godinho interrogea Jacinthe :
— « Et sais-tu ce que veut dire être pure ? », lui demanda t-elle.
— « Je le sais, je le sais. Être pure de corps, c’est garder la chasteté ; être pure d’âme, c’est ne pas faire de péchés : ne pas regarder ce qu’il ne faut pas voir, ne pas voler, ne jamais mentir, dire toujours la vérité, même si cela coûte. »
— « Mais qui donc t’a appris tant de choses ? », lui demandait encore Mère Godinho.
— « C’est Notre-Dame. Mais il y en a aussi que je pense toute seule. J’aime beaucoup penser. »

La Très Sainte Vierge ne se contentait pas d’inspirer à Jacinthe ces profondes pensées. Quelquefois elle lui découvrait l’avenir.

Mère Godinho, un jour, posa cette question à Mme Olimpia, qui se trouvait auprès de sa fille : — « N’aimeriez-vous pas que vos filles Florinda et Teresa, entrent dans la vie religieuse ? ».
— « Dieu m’en garde ! » répondit la bonne dame.
Quelques instants après, Jacinthe, qui avait suivi la conversation, disait, avec gravité, à la Supérieure de l’orphelinat : « Notre Seigneur aimerait beaucoup que mes sœurs se fassent Religieuses. Maman ne veut pas ; mais, pour cela, Notre-Dame ne tardera pas à les emmener au Ciel. ».
C’est ce qui arriva. Peu de temps après la mort de Jacinthe, ses deux sœurs, Florinda et Teresa, moururent, l’une à 17 ans, l’autre à 16 ans.

Citons un autre fait : Mère Godinho désirait depuis longtemps aller à la Cova da Iria ; mais elle n’avait jamais pu en trouver l’occasion. « Soyez tranquille, Marraine !, lui assura un jour Jacinthe. Après ma mort vous irez là-bas ». C’est ce qui arriva en effet. A cause de circonstances imprévues, il ne fut pas possible d’ensevelir le corps de Jacinthe dans le caveau offert par Mme Angelina da Conceiçâo Lopes, à Lisbonne, au cimetière dos Prazeres. Au dernier moment, le Baron de Alvaiâzere offrit son caveau de famille, à Vila Nova de Ourém, pour la sépulture de l’enfant. Mère Godinho accompagna jusque là le corps de sa petite protégée. Le même jour, elle se rendit à Fatima, où elle eut le bonheur de faire la connaissance de Lucie, qui l’accompagna jusqu’à la Cova da Iria.

Dans une autre occasion, un des deux médecins qui la soignaient lui demanda de prier pour lui lorsqu’elle serait au Ciel. La petite lui répondit qu’elle le ferait ; mais, aussitôt après, le fixant de son regard qui paraissait découvrir l’avenir, elle ajouta : « Écoutez, vous irez bientôt là-haut, vous aussi ; cela ne tardera pas ! » Une scène analogue eut lieu avec un autre médecin, à qui elle prédit aussi son rappel à Dieu et celui de sa fille.

Au sujet d’un prêtre, dont elle avait entendu un beau sermon, et qui était, jusqu’alors, considéré comme un homme exemplaire, la petite exprimait avec décision un jugement défavorable :
— « Marraine, quand on y pensera le moins, vous verrez comme ce prêtre est mauvais ! »
Jacinthe avait raison. Peu après, le malheureux abandonna complètement ses devoirs de prêtre, et se mit à vivre d’une manière ouvertement scandaleuse.

A propos de l’opération qu’on voulait lui faire, et qui eut lieu en effet, Jacinthe faisait remarquer :
— « Tout cela est inutile. Notre-Dame est venue me dire que j’allais mourir bientôt. »
Elle fit même écrire à Lucie pour lui dire que la Vierge lui était apparue, et lui avait fait savoir le jour et l’heure de sa mort.

http://www.fatima.be/fr/fatima/pastor/jacinthe.php

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