Le réveil choc d’un prêtre par mort imminente

 

Père Steven Scheier aurait dû mourrir le 18 octobre 1985, lors d’une collision tout en revenant à sa paroisse dans le diocèse de Wichita, Kan. Il avait subi une grave commotion cérébrale et la fracture des vertèbres du cou. Les médecins ne lui donnaient que de faibles chances de survivre. Mais il a survécu.

Peu de temps après son retour à sa paroisse, comme il lisait l’Évangile de Luc sur  le figuier improductif, la page s’illumina, puis s’élargit et se déplaça vers lui depuis le lutrin. Ébranlé après la messe, il se souvint qu’après son accident, il s’était retrouvé devant le tribunal de Jésus.

Notre Seigneur a repassé toute sa vie, lui montrant ses péchés non confessés et ceux non pardonnés depuis sa dernière confession.

Père Scheier pouvait seulement répondre « Oui, Seigneur. » Bien que prêtre, il n’était pas très spirituel, et n’avait pratiquement aucune vie de prière.

Le jugement était l’enfer, avec lequel le père Scheier était d’accord. Il a dit que le Seigneur honorait son choix. Mais il a ensuite entendu une voix de femme plaider pour épargner son âme. Il savait qu’il s’agissait de la Bienheureuse Mère.

Il entendu Jésus dire: « Mère, il a été un prêtre pendant 12 ans pour lui-même et non pour moi; laissons le récolter les peines qu’il mérite. Notre Dame a répondu: « Mais si nous lui donnions des grâces particulières et des forces, pour voir ensuite s’il porte ses fruits ? ». Jésus répondit : Sinon, le vôtre sera fichu. Mère, il est le vôtre ».

Depuis lors, il a été sienne. Ce coup de semonce extrême avec ses conséquences éternelles a fait toute la différence dans la vie du Père Scheier et dans son sacerdoce. En outre, il veut que cela fasse une différence dans la vie des autres. Dans les années 1990, il a témoigné en tant qu’invité dans l’émission de la Mère Angélique de EWTN pour raconter ses expériences.

Aujourd’hui, le Père Scheier est prêtre à Saint Martin de Tours, Église catholique, dans les régions rurales de Caldwell, Kan.

Est-ce que votre expérience du jugement a transformé votre vie ?

Il a changé mon sacerdoce. Plus que toute autre chose, je suis très conscient du pèlerinage ici sur terre. Cette période que nous avons est un test, et le temps est tellement relatif ici par rapport à l’éternité, et elle dépend tellement de mon temps ici.

Qu’avez-vous appris ?

Il n’était pas question pour moi de conviction dans les principes de l’Église. Mais maintenant, le ciel et les Saints ne sont pas simplement des choses sur papier ou dans les livres que j’ai lu ou aux services; ils sont réels. Je crois avec la tête et le coeur.

Un grand nombre de nos priorités sont mélangées. Ma priorité aurait du être de sauver mon âme et celles des autres – ce qu’un prêtre doit faire, investir dans l’avenir, et ne pas investir dans le bonheur ici sur terre.

Si nous nous sauvons de la Croix, il y en aura une plus grande qui nous attendra.

Nous avons une Mère céleste. Depuis, elle a été tout. Quiconque d’entre nous à la même place subirait les mêmes conséquences et ferait l’expérience de la miséricorde divine de notre Seigneur Jésus Christ, que j’ai expérimentée. Sa mère est celle qui a intercédé pour moi.

Toute autre raison pour laquelle vous avez été autorisé à vivre ?

Ma mission est de vous faire savoir que l’enfer existe et nous, en tant que prêtres nous y sommes aussi liés. Mais aussi, Sa divine miséricorde existe. Son amour l’emporte sur la justice.

Mais la mention de l’enfer et le péché sont si impopulaires aujourd’hui.

Ce sont des choses qui doivent être discutées parce qu’elles sont réelles et elles sont probablement les plus importantes choses dont nous pouvons parler. Je me souviens, il y a des années, visitant le Cardinal William Baum à Rome, il m’a dit : « Vous avez un problème aux États-Unis. Les gens ne vont pas se confesser ».

Les gens ne croient plus qu’ils pèchent. Il n’y a plus de files pour le confessionnal. Parfois, un prêtre est assis pendant une heure sans entendre une confession. Comme c’est étrange pour moi de constater que tout le monde va à la communion le dimanche mais personne ne va à la confession.

Je vois la Communion comme étant une question de routine – sans penser à qui nous recevons. L’idée de la Présence réelle du Christ est de moins en moins dans l’esprit des catholiques.

Nous dépendons plus de la science que de la religion. Maintenant que vous avez donné des conférences à travers le pays (il ne le fait plus), qu’avez-vous observé ensuite – et maintenant ?

Que l’Église comme je la voyais changeait. Je vois un vestige qui est tenu par les traditions et les doctrines de l’Église et l’Église ne croît plus en nombre. Les choses ne sont plus aussi percutantes qu’elles étaient, comme les dévotions, les neuvaines, les heures saintes, les bénédictions, l’adoration perpétuelle, et nos prières pour les âmes du purgatoire.

Si l’horaire n’est pas pratique, les gens ne viennent à aucun rite que nous offrons. Les sports prennent le dessus sur les activités religieuses.

Les gens suivent leur conscience et leur conscience n’est plus dirigée par l’Église dans les questions graves.

Je trouve que les gens ne veulent plus de conseils constructifs aujourd’hui. Vous vous souvenez du livre Je suis OK, tu es OK ? Nous avons pris cela au « énième » degré : « je suis OK, et vous êtes ici pour me plaire et approuver tout ce que je dis ou que je veux. Quoi que je fasse ou que je dise est très bien parce que je suis une bonne personne ».

Ne trouvez-vous pas embarrassant que de dire la vérité aux gens soit impopulaire ?

À l’heure actuelle, dire la vérité c’est payer une conséquence. La conséquence est que nous n’allons pas être aimés, et on parlera de nous et nous serons évités. C’est le martyre, d’une façon, un martyre sans sang. Mais nous sommes tous appelés à être martyrs. Nous pouvons l’être et le seront si nous nous tenons debouts pour la vérité, et au point que nous serons ridiculisés pour elle.

IL n’a jamais promis que nous serions populaires en étant ses disciples. Il nous a promis seulement des croix. Mais les croix sont portables, parce qu’il est là. Il ne nous a promis que des croix. Mais des croix supportables parce qu’il est là et parce que Sa Sainte Mère est la pour les alléger.

Les Croix sont un sujet tout aussi impopulaires à parler, ne le sont-elles pas ?

Je suis toujours très apeuré des croix. Souvent, nous les évitons. Mais notre Sainte Mère et Notre Seigneur ont dit que les croix sont comme des joyaux, des chemins pour aller au ciel. La Croix est le seul moyen d’aller au ciel, nous a dit le Seigneur.

Lorsque je regarde les croix, je vois les trois sur le Calvaire. La Sainte Mère dit que nous pouvons choisir l’une d’elle. Vous vous souvenez du mauvais voleur qui maudit sa souffrance et du bon larron Dismas ? Quelle croix choisissons-nous ?

C’est seulement dans la souffrance que nous conaissons les valeurs religieuses. La preuve, c’est les gens qui passent du temps à l’hôpital. Leur souffrance semble les ramener sur leurs genoux. Je pense que c’est ce que Dieu est en train de faire pour nous maintenant, au point où nous tombons sur nos genoux et y restons. Les tours jumelles ont été un avertissement. Nous n’en tenons pas compte. À Akita, notre Sainte Mère disait qu’elle ne pouvait pas retenir le bras de son Fils plus longtemps.

Proposez-vous que nous ayons une peur saine à propos de tout cela ?

Je ne pense pas que nous sommes conscients du fruit du sacrement de confirmation. Mais c’est le rôle de l’Esprit Saint, de faire de nous des soldats du Christ : ne pas avoir peur, en étant des témoins de la vérité de l’Église catholique; et que nous devenions dépourvus de crainte par notre dévouement et la prière à l’Esprit Saint.

Que voyez-vous, en regard de notre Sainte Mère, de notre Mère bénie nous montrant comment alléger les croix ?

Ce qui est vraiment primordial pour moi, ces jours-ci, c’est le fait que la majorité n’accorde aucune attention à des locutions ou des apparitions de la Vierge Marie, qui marque pour nous un plan détaillé sur la manière d’aller au ciel. Voila comment elle est préoccupée. Ce n’est pas une surprise, parce que nous sommes ses enfants, et elle nous aime plus que nos propres mères. J’ai découvert ça.

Lors des noces de Cana en Galilée, dit-elle,  » Faites tout ce qu’il vous dira ». C’est ce qu’elle a dit dans toutes les apparitions et locutions pendant des siècles. « Tout ce qu’il vous dit. » Les révélations ont cessé. Elle n’a rien dit de nouveau. Ce qu’elle fait est ce que l’Esprit Saint accomplit en notre temps. Il est en nous, nous rappelant ce que Jésus a dit que nous devrions faire. L’Esprit Saint et notre avocate, la Sainte Mère, ont le même emploi.

Si les jeunes veulent s’interroger sur leurs vocations, vers qui leur suggérez vous de demander de l’aide, et leur montrer ?

Aussi loin que je me souvienne dans ma petite enfance, j’ai eu une dévotion particulière à la Vierge Marie. Sans rien attendre d’elle, j’allais lui écrire des prières spéciales pour elle. Elle a toujours été importante pour moi – et c’est resté ainsi, bien que je prenais congé et faisait mes affaires pendant un certain temps. Mais elle n’a pas oublié, et il a été à mon avantage qu’elle n’ait pas oublié. Une dévotion précoce à notre Sainte Mère a joué un grand rôle dans ma vocation au sacerdoce et m’a amené à la prêtrise. J’ai toujours compté sur elle pour tout, surtout pour passer le séminaire et mes études.

Pourquoi la dévotion à notre Sainte Mère que vous avez, est tellement importante pour nous tous ?

La Sainte Mère est comme notre avocate. Elle est plus proche de Dieu comme Mère de son Fils et comme épouse de l’Esprit Saint. Je ne pense pas que nous savons comment elle est puissante. La Sainte Mère plaide : « Veuillez prier. » Quelle reine plaide avec ses sujets ? Elle est l’Humilité incarnée.

Dans son esprit et ses mots, les prêtres sont spéciaux. Ils doivent être appréciés de son Fils, qui est la personne la plus humble venue sur la terre.

Une chose sur laquelle Dieu ne s’appuie pas, c’est l’arrogance et se croire plus que se que nous sommes. Regardez la parabole du publicain et le pharisien.

Quels sont les grands renseignements que vous avez eu à propos de la Trinité et de notre Sainte Mère ?

Une chose que j’ai apprise est cette vérité : la magnifique Trinité : Père, Fils et Saint Esprit, aucun d’entre eux, pas un seul, ne peut dire « non » à elle. C’est impossible. Saint Bernard disait la même chose. Meme ici sur terre Jésus ne pouvait lui dire « non ». C’est parce que sa volonté et la sienne ne font qu’un. N’est-elle pas une personne que nous voulons de notre côté ?

Traduit par Vent Nouveau. Source :
http://www.ncregister.com/site/article/wake-up-call-changes-priest/

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