« L’Eglise catholique est en train de souffrir sous un mauvais pape et les cardinaux doivent affronter cette crise. »

Georges Neumayr, né en 1972, déclare appartenir à cette génération de catholiques qui “a demandé du pain et reçu des pierres”. Il vient de publier “The Political Pope” qui porte en sous-titre : “Comment le pape François régale la gauche libérale en lâchant les conservateurs”. Son but clairement affiché est de “contribuer à un retour de l’orthodoxie et de la sainteté dans l’Eglise”.

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Voici ce que déclare George Neumayr :

« Le premier moment où [j’ai vu François], j’ai tout de suite su qu’il serait une boule de démolition moderniste et il m’est immédiatement apparu comme étant l’archétype du “jésuite progressiste”. J’ai compris que ce pontificat serait historiquement angoissant… Alors que celui-ci se développait, il m’a semblé toujours plus indispensable que quelqu’un rédige l’histoire de ce pontificat chaotique. »

Neumayr, qui a lui-même étudié dans une université jésuite, poursuit : « Le programme de François a été imposé pour promouvoir le libéralisme politique tout en minimisant la doctrine ; c’était déjà la formule de ce catholicisme creux et mondain qui était proposé à l’Université des Jésuites de San Francisco. »

Neumayr, qui a lu toutes les biographies qui existent sur Jorge Bergoglio et a parlé avec des prêtres, des jésuites, des activistes catholiques, des spécialistes en droit canon et des professeurs catholiques, avoue que la plupart d’entre eux a préféré s’exprimer sous couvert d’anonymat.

Sa conclusion ? « L’Eglise catholique est en train de souffrir sous un mauvais pape et les cardinaux doivent affronter cette crise. » Le Pape « est le produit d’un gauchisme politique et d’un modernisme théologique. Son esprit a été formaté par toutes les hérésies post-illuministes et par les idéologies de Marx à Freud en passant par Darwin.

C’est la réalisation de la vision du cardinal Martini d’une Eglise moderniste qui s’adapte aux hérésies héritées des Lumières. Sur presque tous les fronts, François est un disciple de l’école moderniste. Et cela apparaît clairement à la manière dont il interprète certains passages de l’Evangile, comme lorsqu’il décrit le miracle de la multiplication des pains et des poissons comme une métaphore et non comme un miracle. »

Et l’Auteur de poursuivre : « Ce pontificat est un exemple flagrant de cléricalisme hors de contrôle. Le pape François utilise le pupitre de la papauté non pas pour présenter les enseignements de l’Eglise mais plutôt pour faire la promotion de son propre agenda politique. (…) Plusieurs de ses déclarations sont en contradiction avec les enseignements de l’Eglise, comme je le détaille dans le livre. (…) Il rend hommage au relativisme moral et au socialisme qui sont au cœur de la gauche mondiale. Ce n’est pas un hasard si ces phrases fétiches sont “Qui suis-je pour juger” et “les inégalités sont à la source de tous les maux”. (…) C’est un chantre de la gauche mondiale parce qu’il promeut plusieurs thématiques qui sont à leur agenda. (…) Le pape soutient le volontarisme inhérent aux libéraux qui prend la forme aussi bien d’un relativisme moral que d’un socialisme apparemment vertueux. »

Georges Neumayr est également très critique sur “Amoris Laetitia”. « Il s’agit d’un des documents les plus scandaleux de l’histoire de l’Eglise. Dans la note 329 du document, le pape François fait un clin d’œil éhonté et un acquiescement de la tête aux adultères. » Et d’ajouter : « Je suis d’avis que les cardinaux devraient confronter directement le pape sur ce sujet et déclarer clairement que la position hétérodoxe à laquelle il adhère est totalement inacceptable. Et ensuite, s’il persiste à refuser de répondre aux dubia, ils doivent enclencher une procédure de correction formelle. »

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