Sainte Marguerite Marie et l’histoire des deux tableaux

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Voici un extrait de la vie de Sainte Marguerite-Marie, de Paray-le-Monial (source : « Le mois du Sacré Cœur de Jésus », du Père Ricard) :

Un jour, écrit Marguerite-Marie, cet unique Amour de mon âme se présenta à moi, portant d’une main le tableau d’une vie la plus heureuse qu’on puisse se figurer pour une âme, d’une vie toute dans la paix et dans les consolations intérieures et extérieures, avec une santé parfaite, jointe à l’applaudissement et à l’estime des créatures, et à la jouissance de tout ce qu’on peut imaginer d’agréable à la nature; de l’autre main, il portait un tableau d’une vie pauvre et abjecte, toujours crucifiée par toutes sortes d’humiliations, de mépris et de contradictions; toujours souffrante au corps et en l’âme; et, me présentant ces deux tableaux, Il me dit : « Choisis, Ma fille, celui qui t’agréera le plus; Je te ferai les mêmes grâces, quelque choix que tu fasses de ces deux vies ».

Je me prosternai à ses pieds pour l’adorer, en lui disant : « O mon Seigneur ! Je ne veux que Vous, je ne veux point d’autre choix que celui que Vous ferez Vous-même pour moi ».
Il me pressait de choisir; je répondis : « Vous me suffisez seul, ô mon Dieu ! Faites pour moi ce qui Vous glorifiera davantage, sans avoir nul égard ni à mes intérêts ni à mes inclinations; contentez-vous, et c’est assez pour moi ».

Alors il me dit qu’avec Madeleine j’avais choisi la meilleure part, laquelle ne me serait point ôtée, puisqu’il serait lui-même mon héritage pour toujours; et, me présentant le tableau d’une vie souffrante : « Voilà, me dit-il, ce que Je choisis pour toi; voilà ce qui Me plaît le plus, tant pour l’accomplissement de Mes desseins, que pour te rendre conforme à Moi. L’autre vie est une vie de jouissance, et non de mérite : elle est réservée pour l’éternité ».

J’acceptai donc ce tableau de mort et de croix, en baisant la main qui me le présentait, et, quoique la nature en frémit, je l’embrassai de toute l’affection de mon cœur, je le serrai sur ma poitrine, et je le sentis s’imprimer en moi si intimement, qu’il me semblait que je n’étais plus qu’un composé de tout ce que j’y avais vu représenté.

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Source : chère gospa
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