C. Emmerich : La translation de l’Église.

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J’arrivai chez saint Pierre et saint Paul (Rome) et je vis un monde ténébreux plein de détresse, de confusion et de corruption. (A.II.413)

Je vis le saint Père dans une grande tribulation et une grande angoisse touchant l’Église. (A.II.414)

Je vis l’église de Saint-Pierre qu’un petit homme portait sur ses épaules ; il avait quelque chose de juif dans les traits du visage. La chose semblait très dangereuse. Marie se tenait debout sur l’église du côté du nord et étendait son manteau pour la protéger. (A.III.124)

Le petit homme paraissait succomber. Il paraissait être encore laïque et je le connaissais.

Les douze hommes que je vois toujours comme de nouveaux apôtres devaient l’aider à porter son fardeau : mais ils venaient un peu trop lentement. Il paraissait au moment de tomber sous le faix, alors enfin ils arrivèrent tous, se mirent dessous et plusieurs anges leur vinrent en aide. C’était seulement le pavé (les fondations) et la partie postérieure de l’église (le chœur et l’autel), tout le reste avait été démoli par la secte et par les serviteurs de l’église eux-mêmes. (A.III.124)

Ils portèrent l’Église dans un autre endroit et il me sembla que plusieurs palais tombaient devant eux comme des champs d’épis qu’on moissonne. (A.III.124)

***

Lorsque je vis l’église de Saint-Pierre dans son état de ruine et comment tant d’ecclésiastiques travaillaient, eux aussi, à l’œuvre de destruction, sans qu’aucun d’eux voulût le faire ouvertement devant un autre, j’en ressentis une telle affliction que je criai vers Jésus de toutes mes forces, implorant sa miséricorde. Alors je vis devant moi mon époux céleste sous la forme d’un jeune homme et il me parla longtemps. Il dit, entre autres choses, que cette translation de l’église d’un lieu à un autre signifiait qu’elle paraîtrait en complète décadence, mais qu’elle reposait sur ces porteurs et qu’elle se relèverait avec leur aide. Quand même il ne resterait qu’un seul chrétien catholique, l’Église pourrait triompher de nouveau, car elle n’a pas son fondement dans l’intelligence et les conseils des hommes. Il me montra alors comme quoi il n’avait jamais manqué de personnes priant et souffrant pour l’Église. Il me fit voir tout ce que lui-même avait souffert pour elle, quelle vertu il avait donné aux mérites et aux travaux des martyrs et comme il endurerait de nouveau toutes les souffrances inimaginables s’il lui était possible de souffrir encore. Il me montra aussi dans des tableaux innombrables la déplorable conduite des chrétiens et des ecclésiastiques, dans des sphères de plus en plus vastes s’étendant à travers le monde entier et où mon pays était compris, puis il m’exhorta à persévérer dans la prière et la souffrance.

C’était un tableau immense et indiciblement triste qu’il est impossible de décrire. Il me fut aussi montré qu’il n’y a presque plus de chrétien dans l’ancien sens du mot, de même que tous les juifs qui existent encore aujourd’hui sont de purs pharisiens, seulement encore plus endurcis que les anciens : il n’y a que le peuple de Judith en Afrique qui ressemble aux Juifs d’autrefois. Cette vision m’a remplie de tristesse. (A.III.125)

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