Nouvelles du jour – pro liturgia

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Mercredi, 21 décembre 2016.

Le Cardinal Raffaele Martino, docteur en Droit canonique, est le huitième cardinal a exprimer de sérieux doutes au sujet d’ “Amoris laetitia”. Vendredi dernier, il a déclaré sur le blog “lafedequotidiana.it” qu’ “il est tout à fait légitime d’adresser au Pape des questions relevant de la foi, et il est du devoir du Pape de répondre.”

Qu’il le veuille ou non, le Pape François va devoir répondre aux milliers de fidèles (parmi lesquels des cardinaux et des évêques) qui lui demandent de clarifier certaines propositions contenues dans “Amoris laetitia”. C’est son devoir et il ne pourra pas y échapper.
La question est à présent de savoir quelle peut être sa réponse. Ou bien il réaffirme clairement la doctrine traditionnelle de l’Eglise sur le mariage et la communion eucharistique et dans ce cas il perd le soutien de ses caudataires et des fidèles progressistes qui voyaient en lui le promoteur d’un catholicisme libéral et d’une Eglise fantoche, ou bien il persiste dans ses ambiguïté et dans ce cas il deviendra l’agent d’une Eglise divisée tant sur les questions doctrinales que pastorales.
Comme on le voit : pour François, la situation dans laquelle il s’est lui-même placé devient de plus en plus problématique.

Dans la plupart des paroisses, on assiste à des célébrations que l’on peut facilement ranger dans trois catégories.
Dans la première catégorie – la plus répandue parce qu’elle a l’aval de nos évêques – la liturgie est inventée, “renouvelée” chaque dimanche, bien loin des règles précisées dans le Missel romain pour garantir que la célébration est bien un acte d’Eglise en lien avec la foi reçue des Apôtres. Les équipes liturgiques font office de magistères parallèles locaux et imposent à des assemblées clairsemées les poncifs du moment appris au cours de la dernière rencontre des “animateurs” organisée par le diocèse.
Après des décennies d’expérimentation et de promesses de renouveau pastoral, il faut bien reconnaître l’échec de cette option. La mise à l’index des rites sacrés de la liturgie romaine a fait naître des célébrations douteuses vidées de toute transcendance : des messes qui ne produisent des fruits qu’à très courts termes comme le prouvent ces générations d’enfants du catéchisme qui s’y succèdent sans aucune persévérance. Ces messes-là ne les attachent pas à la liturgie mais les ennuient profondément.
Dans la deuxième catégorie, beaucoup moins répandue, la liturgie est truffée d’éléments choisis dans les rubriques de l’ancien missel. Cette option, qui part d’une bonne intention, aboutit elle aussi à des formes de subjectivisme. Le prêtre se fait également “docteur en liturgie” et juge lui-même, en fonction de ses goûtes et de sa sensibilité, les gestes et les attitudes qu’il aimerait réintroduire dans le missel de Paul VI. On assiste alors à des messes “fourre-tout” au relent tridentin “relooké”. Cette tentation, très fréquente chez les prêtres “classiques” est justifiée par un désir d’unité entre les formes ordinaire et extraordinaire du rite romain, en considérant que ce qui n’est pas formellement interdit par le missel restauré est permis.
Il y a là deux erreurs : d’une part, les “Notitiae” rappellent que “quand une règle n’est pas précisée, il ne faut pas automatiquement supposer que la rubrique ancienne prévaut” ; d’autre part, une circulaire du 3 octobre 1984 de la Congrégation pour le Culte divin précise qu’ “on ne devra faire aucun mélange entre les textes et les rites des deux missels.”
Dans la troisième catégorie, encore moins répandue, la liturgie est scrupuleusement et intelligemment respectée selon les rubriques du missel romain. La beauté du rite est mise en relief par la noble simplicité des gestes du prêtre qui respecte à la lettre et avec un esprit d piété ce qui est écrit afin de faire tout ce qu’il a à faire, rien que ce qu’il a à faire, comme il doit le faire. Cette option est celle de la fidélité à l’Eglise et au dernier Concile qui n’a pas “fabriqué” une nouvelle messe mais à souhaité rendre à la liturgie romaine sa clarté et sa beauté primitive par la suppression d’ajouts parfois tardifs. De telles célébrations, où chacun agit à la place voulue par l’Eglise (acolytes, lecteurs, chantres…) et qui doivent être expliquées avec patience aux fidèles égarés par 50 années de dérives liturgiques, élèvent les âmes vers Dieu et font entrer dans le Mystère eucharistique.
Il est donc important que les prêtres et les fidèles reçoivent le Missel restauré à la suite de Vatican II et la liturgie qui en découle dans la foi et l’obéissance à l’Eglise. Y ajouter ou y retrancher quoi que ce soit, c’est tomber dans un subjectivisme religieux conduisant à s’écarter toujours plus du véritable esprit catholique, c’est-à-dire universel.

D’après “Liturgie romaine

Source : http://www.proliturgia.org/

 

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