Adversus Franciscus

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 Adversus Franciscus

 

L’Evangile du Crucifié

Jésus Vrai Homme et Vrai Dieu

Tout d’abord, mettons-nous à l’écoute de la Parole de Dieu. Dans la Lettre aux Galates.

« Que la grâce et la paix soient avec vous de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ, qui s’est donné pour nos péchés afin de nous arracher à ce monde mauvais, selon la volonté de Dieu notre Père à qui soit la gloire pour les siècles des siècles. Amen. Je trouve vraiment étonnant que vous abandonniez si vite celui qui vous a appelés par la grâce du Christ, et que vous passiez à un autre Évangile. En fait, il n’y en a pas d’autre : il y a seulement des gens qui jettent le trouble parmi vous et qui veulent renverser l’Évangile du Christ.

Eh bien ! Si un jour quelqu’un, même nous, même un ange du ciel, vient annoncer un Évangile différent de l’Évangile que nous vous avons annoncé, qu’il soit maudit ! Nous l’avons déjà dit, et je le répète encore : si quelqu’un vient vous annoncer un Évangile différent de celui que vous avez reçu, qu’il soit maudit !

Est-ce que, maintenant, je veux me faire approuver par les hommes, ou bien par Dieu ? Est-ce que c’est aux hommes que je cherche à plaire ? Si j’en étais encore à plaire aux hommes, je ne serais pas serviteur du Christ. »

Pourquoi cette parole de saint Paul ?

Quel est le rapport avec le sujet qui nous occupe, c’est-à-dire la Croix ?

Avant de répondre à cette question, il faut remettre cette parole dans son contexte. Paul s’adresse à une Église qu’il a fondée et qui semble céder aux « judaïsant » qui veulent lui imposer la Circoncision, et soumettre les fidèles à la Loi juive.

Quel est l’enjeu ?

C’est tout simplement l’intégrité de la Foi. Ces chrétiens d’origine juive reconnaissent en Jésus, le Messie mais pas le Fils de Dieu. Donc exit l’Incarnation… puisque pour eux Jésus n’est qu’un homme. Or si Jésus n’est qu’un homme, sa mort sur la croix ne nous sauve pas, car pour nous réconcilier avec Dieu, le Médiateur de la Nouvelle Alliance doit posséder en lui la nature humaine et la nature divine, pour faire le pont entre Dieu et l’Homme. Il doit surtout être sans péché. Tout à Dieu, et Dieu lui-même afin de nous unir à Lui. Le Fils seul peut nous révéler le Père qu’il connait et nous conduire à Lui, et non seulement vers Lui. Lui seul peut nous révéler le vrai Dieu puisqu’il ne fait qu’Un avec Lui ; Lui seul peut nous conduire dans le sein du Père puisqu’il est Son Fils Monogène, c’est-à-dire l’Unique Engendré du Père, celui qui est dans le sein du Père, dans l’intimité avec Lui. (Jn 1, 18) Lui seul peut nous inclure en Lui et nous faire participer à son engendrement par le Père.

Saint Pierre écrit dans sa première lettre : « Béni soit Dieu, le Père de Notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a engendrés de nouveau, grâce à la Résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts… » (1 P 1, 3)

Dieu le Père nous a engendrés de nouveau, par la Résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts. C’est formidable, mais si Jésus n’est qu’un homme, sa mort sur la croix ne nous sauve pas et surtout il n’y a pas de Résurrection. Et ce que nous nous apprêtons à célébrer est pure vapeur sans consistance. Notre foi est vaine. Et de même s’il est Dieu seulement, comme le voulaient certaines hérésies des premiers siècles, comme le Docétisme… la tendance actuelle est plutôt de réduire le Christ à sa seule humanité. Certains voudraient même qu’il ne soit que le fils du charpentier. Mais si l’Église tient comme vérités de Foi qui obligent les fidèles, la conception virginale de Jésus et la virginité perpétuelle de Marie, c’est précisément en raison de leur lien intime avec le Mystère de l’Incarnation.

Il faut donc tenir que Jésus est vraiment Dieu et Vraiment Homme… si l’on veut tenir la Foi en l’Incarnation, en la Rédemption et en la Résurrection. Si comme ces judaïsant on ne tient pas à cet article de Foi défini par le Concile de Chalcédoine en 451 après Jésus-Christ, on annonce un autre Évangile, un autre Jésus.

Vous commencez peut-être à comprendre pourquoi j’ai choisi ce texte et aussi l’enjeu de la controverse dans laquelle se lance l’Apôtre ?

Mais ce n’est pas tout. En prêchant la circoncision, ils contraignent les croyants à vivre selon la totalité de la Loi mosaïque. Et la foi en Jésus-Christ mort et ressuscité ne sert plus à rien, puisque alors c’est par la pratique de la Loi que l’on devient juste. Effectivement, la croix disparaît de l’horizon. On se retrouve avec un christianisme sans la croix. Un Jésus à taille humaine nous arrangerait bien parfois, mais alors nous nous écarterions de la Vérité de la Foi catholique. En ce cas la Foi en la Sainte Trinité tombe également et l’Eucharistie n’est plus qu’un symbole, si Jésus n’est qu’un homme; Marie est une femme comme les autres, l’Église une association, le Pape le représentant d’une institution franchement dépassé avec ses dogmes et sa morale à réviser.

Je vous partage une parole de la Bienheureuse Anne Catherine Emmerick sur le sujet. On a l’impression qu’elle a vu d’avance les turbulences qui ont suivis le dernier Concile du Vatican, et entendu certains sermons et lu certaines homélies où la Divinité du Christ est voilée et la Croix mise de côté. Elle disait après une vision dans laquelle elle décrit la situation de l’Église, non de son temps…mais d’un temps à venir, dans lequel nous sommes aujourd’hui : «On gardai le silence sur la Croix, sur le sacrifice et la satisfaction, sur le mérite et le péché, ou les faits, les miracles et les mystères de l’histoire de notre rédemption devaient céder le place à de creuses «théories de la révélation», où l’Homme Dieu, pour être supporté, ne devait plus être présenté que comme l’ami des hommes, des enfants, des pécheurs où sa vie n’avait de valeur que comme «enseignement», sa Passion comme «exemple de vertu», sa mort comme «charité» sans objet ; où l’on enlevait au peuple croyant l’ancien catéchisme qu’on remplaçait par des «histoires bibliques» où le manque total de doctrine devait être voilé sous un langage naïf à la portée de toutes les intelligences, où les fidèles étaient forcés d’échanger leurs livres de piété, leurs vieilles formules de prière et leurs anciens Cantiques contre des productions de fabrique moderne aussi mauvaises et aussi impies que celles par lesquelles on cherchait à remplacer le missel, le bréviaire et le rituel».

Je crois qu’il y a vraiment lieu de rendre grâce pour la publication du Catéchisme de l’Église catholique sous le pontificat du bienheureux pape Jean-Paul II, car celui-ci a remédié à un manque terrible après la fièvre des années 70, où l’on a abandonné le vieux catéchisme, jugé inadapté aux temps nouveaux mais sans rien proposer d’édifiant pour la foi des fidèles. Je ne parle pas des répertoires de chants que l’on trouve encore dans certaines paroisses qui respirent un social christianisme sans transcendance, et de nombreuses hymnes du Bréviaire qui ont remplacé les plus vénérables cantiques. Revenons au catéchisme : il ne faudrait pas, comme on le fit à sa publication, parler de « nouveau catéchisme » mais de catéchisme rénové. Ce qui est changé, c’est le support, c’est la forme, le langage même peut-être adapté. Mais le fond lui reste le même, l’enseignement de l’Église reste fidèle et même renoue avec sa plus ancienne tradition. Il faut saluer le renouveau biblique, liturgique et patristique qui a précédé, accompagné et suivi le Concile Vatican II. Il s’agit que ce soit pour le missel, le bréviaire, le catéchisme, où le rituel de rénovation, de restauration, et non de changement.

Nous devons saluer à ce sujet le combat de Benoît XVI relatif à la liturgie, amorçant « une réforme de la Réforme », ou plutôt une correction des abus dans l’application de celle-ci, à la manière de célébrer le Saint Sacrifice de la Messe, son vœu de voir restituer au latin la place qui lui revient (sans revenir sur la possibilité de célébrer dans la langue du peuple) et le chant grégorien dont l’usage est proprement liturgique remis à l’honneur. L’enjeu de ce combat, c’est l’unité de l’Église. C’est rôle du Pape, Evêque de Rome, présidant à la charité et à la communion, de la défendre et de la promouvoir. On peut penser que Benoît XVI a échoué dans son combat puisqu’il n’a pas réussi à ramener dans le giron de l’Église, les disciples de monseigneur Lefebvre. Ici, il a rencontré la Croix… Son pontificat a été profondément marqué par la Croix, de bien des manières, à travers bien des situations, et des crises qu’il a su traverser. Or la Croix, signe de contradiction oppose la fécondité à la productivité, et la fécondité ne se mesure au succès. Elle est d’un autre ordre qui nous échappe. Il y’a là un mystère, une pierre d’achoppement pour ceux qui raisonnent selon l’esprit du monde. Mais cette pierre, la croix est choisie et précieuse aux yeux de Dieu et c’est sur cette pierre qu’il faut édifier l’Église… aujourd’hui comme hier. Son pontificat, je crois, sera d’une immense fécondité pour la vie de l’Église. Hier Benoît, aujourd’hui François. Deux pontifes, deux hommes différents, avec leur histoire, leur sensibilité… mais unis dans une même Foi, unis par la sainte Croix. Ce que j’ai cru pendant quelques temps, bien que je fus perplexe dès le commencement… mais rien n’est moins sûr aujourd’hui.

 

Marcher avec la Croix

Dans sa première homélie donné le lendemain à ses Cardinaux, il dit ceci : « Quand nous marchons sans la Croix, quand nous édifions sans la Croix, quand nous confessons un Christ sans Croix, nous ne sommes pas disciples du Seigneur : nous sommes mondains, nous sommes des Évêques, des Prêtres, des Cardinaux, des Papes (on pourrait ajouter des catholiques pratiquants) mais pas des disciples du Seigneur. » Voilà la réforme, le chemin sur le lequel nous engage le nouveau Pape : Le Chemin de la Croix. Il ajoute : « Je voudrais que nous ayons le courage, vraiment le courage, de marcher en présence du Seigneur, avec la Croix du Seigneur ; d’édifier l’Église avec le sang du Christ versé sur la Croix (en unissant notre vie à la sienne et ce propos est fortement eucharistique, puisque cette union à la croix, à la mort et à la résurrection du Seigneur se réalise pleinement dans l’Eucharistie)… le courage de confesser l’unique gloire : le Christ crucifié. Et ainsi l’Église ira de l’avant. »

Oui, l’Église ira de l’avant si elle suit ce chemin, car ce chemin de la Croix nous achemine vers la Résurrection au jour de Pâques. L’Église, tel est son chemin, puisqu’en tant que corps du Christ, elle doit passer par où est passé sa Tête. L’Église, Épouse du Seigneur, doit communier intimement et pleinement avec Son Époux. Il s’agit d’une Alliance, d’un Mystère de Noces. Nous le célébrons dans l’Eucharistie, sacrement de l’Alliance nouvelle et éternelle

J’écris ce qui vient la mort dans l’âme : jamais je n’aurais imaginé devoir dire et publier de telles choses il y a trois ans lorsque j’ai commencé à écrire cet article. Le Pape actuel semble brader la doctrine sous couvert de miséricorde. C’est inacceptable ! D’autant plus inacceptable que la plupart garde le silence, y compris parmi les prêtres et les évêques, ces veilleurs qui devraient nous alerter ! La pseudo-réforme entamée sous ce pontificat ne nous conduit pas sur ce chemin, mais sur la voie large et spacieuse de la perdition. Ce pape agit comme un loup déguisé en brebis avec une aura médiatique qui entretien l’idole d’un pape enfin ouvert aux problèmes du monde contemporain. Comme si jusque-là les papes avaient ignoré leurs fidèles, ne s’étaient guère soucier des problèmes du monde. La question est douloureuse, mais le salut des fidèles est en jeu : L’Eglise du pape François est-elle encore l’Eglise de Jésus-Christ ?

***

3 grands remèdes à trois grands maux

Un enseignement authentique, sûr et solide en matière de Foi et de Morale est toujours conforme, c’est-à-dire en accord avec l’Evangile quadriforme et l’enseignement constant de l’Eglise.

Il ne doit pas remettre en question les points suivants, que nous venons d’évoquer :

L’union de la nature Divine et de la nature humaine dans la Personne de Jésus, qui est le Verbe Incarné.

L’Incarnation et la croix rédemptrice… sans ces deux là, la chose doit être entendu, il n’y a pas de résurrection ! Les trois vont ensemble et on ne peut absolument les détacher : Incarnation, rédemption (par la croix) et résurrection. (En plus Galates 1 voir aussi 1 Jean 4.)

Il ne va pas sans dire donc, qu’Il n’y a pas de véritable dialogue interreligieux au mépris de ces points là, ils sont essentiels à la Foi Catholique et Apostolique. Ils sont non négociables. La foi en la Sainte Trinité par exemple. J’insiste sur ce point car il y’a des théologiens comme Hans Küng, expert au Concile avec le Jeune Joseph Ratzinger, qui pensent qu’il faut abandonner la Foi en Dieu Trinité pour dialoguer avec l’Islam, incroyable ! D’ailleurs, lorsque François déclare ne pas croire en un Dieu catholique, il est clair que c’est encore la foi catholique en la Trinité qui est en mise en question. Au journal la Republica, il déclara croire en Dieu et en Jésus son incarnation, et l’on se demande où est passé le Saint-Esprit ? De même lorsqu’il dit que seules existent les personnes divines, ont se demande s’il croit en leur Unité substantielle qui n’est certes pas une quatrième personne, mais qui lie entre elles les personnes du Père, du Fils et du Saint-Esprit. La Foi catholique confesse l’Unité et la Trinité en Dieu. L’Unité sans la Trinité devient unicité (Judaïsme, Islam, déisme) et la Trinité sans l’unité substantielle des personnes ne serait rien d’autre qu’une sorte de trithéisme. Ce dont nous accusent, l’islam et son prophète.

Les trois blancheurs : l’Eucharistie, la Vierge, le Pape, sont aussi à tenir absolument comme des piliers de la foi catholique, pour un dialogue authentique et fructueux avec les autres confessions chrétiennes.

La aussi, certains considèrent que l’œcuménisme est une affaire de compromis… par complaisance, ils voudraient revenir sur la Foi en la Transsubstantiation des espèces eucharistiques en vrai Corps et Sang du Seigneur, en la « Présence Réelle », en renouant avec le flou théologique du premier millénaire. Marie quant à elle est expulsée du Cénacle, lumière mise sous le boisseau. (Lc 8, 16) Et le Pape devient une sorte de Primat d’Honneur, alors que son autorité lui vient du Christ, en tant qu’il succède à l’Apôtre Pierre à qui Jésus a dit : « Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux, ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux » (Mt 16, 19) Autrement dit, qu’il reçoit les pleins pouvoirs pour agir en la Personne même de son Seigneur, Tête de son Corps qui est l’Église. Au sommet de la hiérarchie, le Pape porte tout l’édifice, la maison de Dieu, dont il est la pierre de fondation. « Tu es Pierre et sur cette pierre Je bâtirai Mon Église. » (Mt 16, 18) Tout se tient dans le Crédo, et on ne peut enlever une seule pierre sans que tombe tout l’édifice. Quel travail voulons-nous accomplir ? Voulons-nous démolir ou bien bâtir, édifier, relever la maison de Dieu qui est en ruines ?

Aujourd’hui, trois dangers sont à craindre en matière de foi et de mœurs et à combattre pour la sauvegarde de l’Évangile et l’intégrité de la prédication des pasteurs de l’Église :

Le Syncrétisme résultant du relativisme dans le dialogue interreligieux : Il est absolument faux de dire que toutes les religions se valent et qu’aucune n’est plus vraie qu’une autre. L’Église Catholique, Apostolique et Romaine possède jouit de la plénitude de la Révélation divine et des moyens de salut… Elle enseigne la saine doctrine transmise par le Christ aux Apôtres, elle interprète authentiquement les Saintes Écritures à la lumière du Mystère Pascal. Divinement assistée par le Saint-Esprit, elle explicite le contenu de la Révélation divine et discerne ce qui lui appartient. Elle reconnaît comme semences du Verbe et préparation évangéliques, les éléments de vérité et tout ce qu’il peut y avoir de bon dans les autres traditions religieuses de l’humanité. Mais elle affirme avec force que tout homme, quel qu’il soit, quelque soit son appartenance religieuse ne trouvera le salut qu’en Jésus Christ, qui a dit lui-même : « Je Suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Nul ne peut aller vers le Père autrement que par Moi. » (Jn 14, 6)

Le Relativisme subjectiviste, dans le dialogue avec les autres confessions chrétiennes ou un pseudo œcuménisme qui se fonderait uniquement sur la foi en Christ et le Sacrement du Baptême. Evacuant tout sujet de litige au mépris de la vérité. Benoît XVI, on le sait, lors de son voyage dans son Allemagne natale, a dénoncé cette voie de compromis. François, on a peine à le croire fustige ce qu’il appelle le « prosélytisme » et fait l’éloge de Luther « un remède pour l’Eglise ». Ce que le pape appelle prosélytisme : c’est la prédication et défense de la foi qu’il semble s’efforcer de détruire. Va-t-il aller jusqu’à embrasser l’hérésie luthérienne ? Nous n’en sommes pas loin ! Pour lui, l’Eglise semble n’être qu’une église parmi d’autres, appelée à former avec elle la grande Eglise. Ce qui va contre le Dogme de la Foi. Il n’y a qu’une seule véritable Eglise du Christ : l’Eglise une, sainte, catholique, apostolique et romaine (Credo de Nocée-Constantinople)

Dans cette voix de compromis sont écartés l’Eucharistie, la Vierge Marie et la Primauté du Pontife Romain (Particulièrement dans le dialogue avec les protestants, mais également avec les orthodoxes en ce qui concerne le Primat du Pape). L’Unité ne peut se faire que dans la Vérité et la Vérité dans l’Humilité et la Charité… Ce qui comprend aussi la repentance, le pardon mutuel et la réconciliation. L’Eucharistie, la Vierge Marie et le Pontife Romain sont trois piliers de la Foi Catholique.

Ce Libéralisme relativiste lui aussi, libertaire et liberticide qui semble même percer chez certains membres de la Hiérarchie de l’Eglise, appelant de leurs vœux une soi-disant modernisation de l’Eglise Catholique tant en matière de Foi (Révision, voire suppression des Dogmes et des Rites Traditionnels) et de Morale : acceptation de lois iniques contre la vie (Euthanasie et avortement), la famille, le mariage (mariage de couples du même sexe et adoption d’enfants). Il est clair que devant une telle innovation, un tel changement le monde applaudirait. Mais que resterait-il alors de la véritable Eglise du Christ. Elle serait éclipsée comme la Vierge l’a annoncé à la Salette. Il s’agirait d’une alliance sacrilège et dévastatrice entre l’Eglise et le monde semblable à celle que nous présente le Livre des Martyrs d’Israël. L’Exhortation Apostolique Amoris & Laetitia, récemment publié par François, entre dans cette dernière catégorie de textes qui trahissent la Foi catholique et l’enseignement constant du Magistère. Aujourd’hui 45 théologiens ont envoyé une requête au Pape pour qu’il clarifie ses postions sur pas moins de 19 points – et la liste n’est pas exhaustive – qui sont ou bien hérétiques ou confus et favorisant l’hérésie. De même plusieurs cardinaux le mois dernier. Le pape ne dévie pas de sa ligne hétérodoxe. On peine à comprendre : il semble prêche un autre Evangile qui renverse la foi. On passera sous silence d’autres déclarations du pontife qui relève de panthéisme, de l’indifférentisme religieux déjà condamné par Grégoire XVI, Pie IX, Pie X et Pie XI et Pie XII.

Les erreurs désignées plus haut s’appuient toutes sur de fausses ou inexistantes lectures de Vatican II, dans un véritable esprit de subversion encore à l’œuvre et plus vivaces que jamais .Et que l’on a que trop confondu avec le Véritable Esprit du Concile : Renouveau dans la Continuité. Un renouveau dans la continuité qui ne peut être que l’œuvre du Saint Esprit, et qui ne peut se faire sans Lui. Aimer les hommes qui sont dans le monde ; entrer dans la Modernité, ne signifie pas l’acceptation de l’esprit du monde. L’Eglise, le Chrétien tout comme le Christ s’inscrivent en contradiction avec l’esprit du monde. Ce n’est pas à l’Eglise de s’adapter au monde, mais aux hommes de se convertir au Christ et d’y être incorporés par le ministère de l’Eglise. Ce n’est au monde actuel d’éclairer l’Evangile. C’est la lumière de la foi, c’est l’Evangile qui éclaire le monde. Cela peut aller pour les chrétiens, pour les vrais enfants de Dieu, jusqu’au martyre. Le Credo que nous professons a été écrit, ne l’oublions pas, avec la foi des pères et le sang des martyrs de tous les âges, de toutes conditions, de partout et de tous les temps. Comme eux, allons à la rencontre de ce monde pour lui annoncer l’Evangile de Dieu, portant sur nous ce signe et professant que nous croyons en l’Eglise, une, sainte, catholique et apostolique, Eglise édifiée sur la pierre angulaire qui est le Christ, le Christ crucifié.

Veillons donc avec soin sur la doctrine et sur les personnes qui nous sont confiées. Un autre point de discernement du véritable Evangile, c’est justement l’attention aux personnes, aux pauvres en premier lieu, aux exclus, aux petits, aux isolés, aux malades, à ceux que touche un handicap, aux étrangers… Autrement dit, la charité effective et non seulement les discours nous font reconnaître l’Evangile du Christ de ses contrefaçons. Mais attention à ne pas trop simplifier ce propos, car veiller sur la doctrine c’est aussi prendre soin des personnes corps et âmes !

Jésus a dit : « C’est à l’amour que vous aurez les uns pour les autres que l’on vous reconnaîtra comme mes disciples » (Jn 13, 35) et encore : « Aimons, non de bouche seulement mais avec des actes et en vérité » (1Jn, 3, 18) et : « La Vérité (le Verbe ou le Logos) vous rendra libres.» (Jn 8, 32)

Voici maintenant quelques déclarations du Pape François pour le moins troublantes sur plusieurs sujets touchants la foi et la morale. Elles seront suivies de brefs commentaires et éclairées par des textes du Magistère constant de l’Eglise.

Sur l’Islam

Dans Evangelii Gaudium 253 : « Le véritable islam et une adéquate interprétation du Coran s’oppose à toute violence ».

Voyons maintenant ce qu’il en est :

Coran, Sourate 2 verset 179. « C’est dans le talion que vous aurez la préservation de la vie, ò vous doués d’intelligence, ainsi atteindrez-vous la piété ».

Evangile selon saint Mathieu 5, 38 : Vous avez entendu qu’il a été dit aux anciens : œil pour œil dent pour dent. Eh bien, moi je vous dis de ne pas riposter aux méchants.

La violence est promue, permise, encouragée comme un moyen de préservation par le Coran. Elle est cependant rejetée par le Christ en tant que telle. Mahomet restaure l’ancienne loi et défait celle du Christ. Ce n’est pas moi qui délire, c’est ce qui est écrit.

Toujours pas convaincus ? Continuons :

 

Sourate 2 verset 190. Combattez dans le sentier d’Allah ceux qui vous combattent, et ne transgressez pas. Certes. Allah n’aime pas les transgresseurs! 

            Sourate2 verset 191. Et tuez-les, où que vous les rencontriez; et chassez-les d’où ils vous ont chassés: l’association est plus grave que le meurtre. Mais ne les combattez pas près de la Mosquée sacrée avant qu’ils ne vous y aient combattus. S’ils vous y combattent, tuez-les donc. Telle est la rétribution des mécréants. 

            Sourate 2 verset 193. Et combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’association et que la religion soit entièrement à Allah seul. S’ils cessent, donc plus d’hostilités, sauf contre les injustes.

Sourate 5 verset 51. Ô les croyants! Ne prenez pas pour alliés les Juifs et les Chrétiens; ils sont alliés les uns des autres. Et celui d’entre vous qui les prend pour alliés, devient un des leurs. Allah ne guide certes pas les gens injustes.

Continuez donc après cela à croire contre toute vérité que le véritable islam s’oppose à la violence ! Le comble ici, c’est que le Pape lui-même nous fourvoie alors qu’il devrait tonner contre le mensonge, contre la violence au contraire intrinsèque à l’islam et au Coran ! Pourquoi ne marche-t-il pas dans les pas de ses prédécesseurs ?

Le Pape est-il mal entouré, naïf ou bien complice ? On peut légitimement se poser la question. Ce que l’on peut dire en tous cas, c’est qu’au lieu de défendre la Catholicité comme le fit Saint Pie V en 1571, qui enjoignit aux chrétiens de prier le Rosaire pour repousser les Turcs et soutenir la flotte croisée à Lépante, au lieu d’être un rempart pour l’Europe, le monde occidental, comme le fut Benoît XVI qui s’est opposé au relativisme totalitaire, qui n’admet plus de vérité surtout si celle-ci est proclamée par l’Eglise Catholique, une colonne pour l’humanité en prêchant la vérité des évangiles au risque de déplaire, il se tait lâchement, préférant fustiger les catholiques qui s’inquiètent de la montée en flèche de l’islamisme et les nations qui préfèrent se protéger d’une déferlante arabo et afro-mahométane sans précédent, consciente que sans une identité clairement affirmée, sans honte ni fausse culpabilité, elle vont au devant du désastre.

Encore une perle bergoglienne sur le sujet : « Le Coran est un livre de paix.»

Mais de quel Coran parle-t-il ? De ce Coran que les musulmans « modérés » n’ont jamais lu où sur lequel ils nous mentent tout simplement, pour la cause de l’islam. Les textes ci-dessus parlent d’eux-mêmes me semble-t-il, non ? Ces textes qui datent de la période médinoise de la vie de Mahomet, la période la plus violente abrogent les versets coraniques les plus tolérants : ceux de la période mecquoise. (Voire la sourate 9 du Coran et les versets du Sabre)

Depuis quand le pape est-il un expert es-islam ? Que répondre aux chrétiens massacrés au nom de l’islam et du Coran ? Que répondre aux victimes des attentats qui ensanglantent toujours un peu plus nos pays chrétiens, n’en déplaisent à certains ? Que répondre aux parents de jeunes occidentaux morts sous les drapeaux de l’État Islamique. Que dire lorsqu’il accueille au Vatican, cœur de la Catholicité des familles musulmanes, surtout quand on sait qu’un lieu ou à prier un musulman devient une terre d’islam ?

Il me semble que les Catholiques peuvent attendre beaucoup mieux de leur Chef spirituel et que les Musulmans qui vivent dans les ténèbres de l’islam – pour reprendre une citation de Pie XI – ont droit eux aussi à la vérité et non seulement à une fausse charité qui sacrifie la vérité sur l’autel d’un silence coupable.

 

De plus, dans l’islam, il y a aussi ce présupposé honteux et inacceptable, cette accusation calomnieuse à l’encontre des juifs et des chrétiens, d’avoir falsifié la parole de Dieu. La rédaction de l’Ancien Testament commence au 6 ème siècle avant Jésus-Christ, fixant par écrit des traditions orales déjà millénaires. Et cela presque mille ans avant Mahomet, et s’achève avec le livre de l’Apocalypse de Saint Jean vers la fin du premier siècle de notre ère, entre 90 et 110 après Jésus-Christ. Les manuscrits les plus anciens dont nous disposons ainsi que l’abondante littérature patristique attestent, d’une tradition fidèle du message des prophètes et de l’enseignement du Christ par les Apôtres et leurs successeurs. Les ennemis de l’Eglise eux-mêmes, en l’attaquant dès le commencement sur des points tels que la virginité de Marie, la filiation divine de Jésus ou encore la résurrection, confirment ce que nous venons de dire.

Si Dieu a réellement parlé à Mahomet, comment se fait-il que le Coran considéré comme inimitable, et présenté comme la parole de Dieu matériellement descendue sur le prophète, se fasse l’écho de véritables calembours au sujet de la foi des chrétiens, en ce qui concerne l’incarnation, la mort, la résurrection du Christ et de la foi en la Trinité ?

Ou alors Dieu se trompe au sujet des chrétiens ou alors ce n’est pas l’Ange Gabriel qui a parlé à Mahomet, mais un esprit de mensonge voué à la malédiction ? La réponse est évidente. Pour un chrétien, elle ne peut-être que la seconde. Mahomet est un faux prophète et un véritable imposteur. « Je trouve vraiment étonnant, dit saint Paul aux Galates, que vous abandonniez si vite celui qui vous a appelés par la grâce du Christ, et que vous passiez à un autre Évangile. En fait, il n’y en a pas d’autre : il y a seulement des gens qui jettent le trouble parmi vous et qui veulent renverser l’Évangile du Christ. Eh bien ! Si un jour quelqu’un, même nous, même un ange du ciel, vient annoncer un Évangile différent de l’Évangile que nous vous avons annoncé, qu’il soit maudit ! Nous l’avons déjà dit, et je le répète encore : si quelqu’un vient vous annoncer un Évangile différent de celui que vous avez reçu, qu’il soit maudit ! » (Ga 1)

Mahomet, l’islam et le Coran tombent sous le coup de cet anathème. Dès lors comment pourraient-ils être un prophète, une religion et un livre de paix. Le pape ressemble à un agneau qui parle comme le dragon des médias. Il s’oppose par ces paroles et ses actes à la parole du Seigneur et des Apôtres inspirés par l’Esprit-Saint. Il fait obstacle à l’Esprit-Saint. Il tombe sous le coup d’une sentence sévère. Bien plus encore que le pape Honorius condamné en concile pour n’avoir pas combattu l’hérésie monothélite. François la favorise et la propage. Dès lors que faut-il en penser ?

 

Sur L’Eucharistie et le Sacerdoce

 

Dernièrement il a estimé au cours d’un échange avec des luthériens que la différence entre l’Eucharistie catholique et la Cène luthérienne était de l’ordre de l’interprétation. Alors que c’est le sacerdoce, le sacerdoce du Christ conféré aux apôtres et à leurs successeurs légitimes qui fait la différence. François s’attaquerait-il maintenant au Sacerdoce sans qui il n’y a tout simplement pas d’Eucharistie ? De cette manière, il dégrade le Dogme Catholique le réduisant à une simple « opinion » et l’assimile à la Cène protestante.

 

À propos de la Confession

 

Le 11 février 2016, parlant au Clergé Romain, François a fait une sortie étrange en ce qui concerne le Sacrement de la confession selon laquelle, même si l’on ne confesse pas certains péchés, le pénitent doit être absous de toute façon parce qu’il vous a parlé tout simplement avec le geste de venir par la confession. (Relativisme moral)

Certes tous les prêtres ne voient pas le fond des cœurs, mais les péchés non-confessés de façon intentionnelle ne peuvent être absous. S’il n’est plus nécessaire de tout dire, à quoi bon se confesser ? Ce Pape s’en prend aux sacrements de l’Eglise. En opposant la Doctrine et la Pastorale, il ruine l’édifice doctrinal et moral de la Sainte Église. Et crée les conditions de la rupture, liée à un schisme déjà latent.

La Congrégation pour la Doctrine de la Foi, en date du 25 mars 1944, déclare ce qui suit :

La doctrine du Concile de Trente doit rester fermement tenue et fidèlement appliquée. Il faut donc réprouver la pratique qui s’est introduite récemment çà et là, par laquelle on prétend satisfaire au précepte de la confession sacramentelle des péchés mortels en vue d’obtenir l’absolution par la seule confession générale ou accomplie, comme on dit, de façon communautaire. Outre qu’il s’agit d’un précepte divin, comme l’a déclaré le Concile de Trente, il y a là un devoir exigé par le très grand bien que retirent les âmes, comme le montre l’expérience des siècles, de la confession individuelle bien faite et de son ministère bien accompli. La confession individuelle et complète des fautes, avec l’absolution, demeure l’unique moyen ordinaire par lequel les fidèles se réconcilient avec Dieu et l’Eglise, à moins qu’une impossibilité physique ou morale ne dispense d’une confession de ce genre.

Le Nouveau Catéchisme § 1456  affirme sans équivoque : « L’aveu au prêtre constitue une partie essentielle du sacrement de Pénitence :  » Les pénitents doivent, dans la confession, énumérer tous les péchés mortels dont ils ont conscience après s’être examinés sérieusement, même si ces péchés sont très secrets »

Les congrégations romaines ne sont pas au-dessus du Pape, mais le Pape n’est au-dessus des lois établies par Dieu. Il est ce serviteur qui n’est pas au-dessus de son maître, mais qui bien formé, sera comme son maître. (Lc 6, 40) Il sera comme son Maître, mais il ne sera pas le Maître.

 

À propos du Mariage.

 

Sur l’accès à la communion des personnes divorcées et « remariées »

En permettant sous condition l’accès à la vie sacramentelle pour les personnes divorcées-remariés, il ouvre une brèche sans précédent. C’est presqu’une libéralisation « catholique » du divorce, de l’adultère, de la fornication et au final des relations homosexuelles, même si rien de tel n’est affirmé dans le texte. C’est en filigrane.

La question de l’accès aux sacrements pour les divorcés remariés est reprise au paragraphe 305 :

« À cause des conditionnements ou des facteurs atténuants, il est possible que, dans une situation objective de péché – qui n’est pas subjectivement imputable ou qui ne l’est pas pleinement – l’on puisse vivre dans la grâce de Dieu, qu’on puisse aimer, et qu’on puisse également grandir dans la vie de la grâce et dans la charité, en recevant à cet effet l’aide de l’Église ».

La note 351 Précise : «Dans certains cas, il peut s’agir aussi de l’aide des sacrements. Voilà pourquoi, aux prêtres je rappelle que le confessionnal ne doit pas être une salle de torture mais un lieu de la miséricorde du Seigneur » Je souligne également que l’Eucharistie « n’est pas un prix destiné aux parfaits, mais un généreux remède et un aliment pour les faibles ».
Ces déclarations rappellent la substance de la proposition du Cardinal allemand Walter Kasper. La langage de l’Eucharistie comme n’étant « pas un prix » est quelque chose qu’à la fois Kasper et François ont utilisé dans des déclarations publiques sur ce sujet depuis que le processus Synodal a commencé en 2014. Il n’y a pas en soi de prescription spécifique permettant l’accès aux sacrements pour personnes les divorcés « remariés », mais une dangereuse ouverture.

Au paragraphe 301. Concernant la question du discernement relatif aux relations « irrégulières », François supprime l’affirmation que ceux qui ne vivent pas selon la loi de Dieu vivent en état de péché mortel de façon habituelle et se ferment à eux-mêmes sans repentir les portes du confessionnal. Voilà ce qu’il dit :

« Par conséquent, il n’est plus possible de dire que tous ceux qui se trouvent dans une certaine situation dite “irrégulière” vivent dans une situation de péché mortel, privés de la grâce sanctifiante ». « Les limites n’ont pas à voir uniquement avec une éventuelle méconnaissance de la norme. Un sujet, même connaissant bien la norme, peut avoir une grande difficulté à saisir les « valeurs comprises dans la norme [?] » ou peut se trouver dans des conditions concrètes qui ne lui permettent pas d’agir différemment et de prendre d’autres décisions sans une nouvelle faute ».

C’est un subjectivisme moral, qui tient du protestantisme et non de la foi catholique reçue des Apôtres. (Canon Romain)

Dans l’ensemble, nous voyons que le Pape avance que les couples « remariés » qui ont des enfants devraient continuer à vivre comme « mari » et « femme » et non « comme frère et sœur » et que toutes les relations « irrégulières » qui ne sont pas en conformité avec les lois de Dieu ne signifient pas nécessairement que les personnes vivant dans ces situations sont en état de péché. De ce fait, le Pape ouvre aussi indirectement la porte à l’admission de toutes ces personnes aux Sacrements, et, en même temps, sape non seulement un, mais trois Sacrements : le Sacrement du mariage, le Sacrement de la Pénitence, et le Sacrement de la Sainte Eucharistie.

Aucune difficulté ne peut survenir qui puisse justifier la mise de côté de la Loi de Dieu interdisant tous les actes intrinsèquement mauvais. — Pie XI, Casti Connubii.

Et l’adultère en est un selon le Décalogue.

Du Conseil Pontifical pour la Famille : « La réception du Corps du Christ quand quelqu’un en est publiquement indigne constitue un préjudice objectif à la communion ecclésiale : elle est un comportement qui affecte les droits de l’Église et de tous les fidèles à vivre en accord avec les exigences de la Communion. Dans le cas concret de l’admission à la Sainte Communion des fidèles divorcés remariés, le scandale, comme une action comprise qui incite les autres à des actes répréhensibles, en même temps affecte à la fois le sacrement de l’Eucharistie et l’indissolubilité du mariage… Ce scandale existe même si un tel comportement, malheureusement, ne suscite plus de surprise : en effet, c’est précisément à ce qui a trait à la déformation de la conscience qu’il devient plus nécessaire que les pasteurs agissent avec autant de patience que de fermeté, comme une protection à la sainteté des sacrements et à la défense de la morale Chrétienne ainsi que pour la formation correcte des fidèles ».

Ecoutons maintenant la voix du grand pape Jean-Paul II : « Ce qu’on appelle la « loi de gradualité » ou voie graduelle ne peut s’identifier à la « gradualité de la loi», comme s’il y avait, dans la loi divine, des degrés et des formes de préceptes différents selon les personnes et les situations diverses. (Familiaris consortio, 34).

Amoris Laetitia, qui se faisait attendre dans l’espoir de résoudre les situations le plus litigieuses, ajoutera à la confusion des catholiques et jettera davantage d’huile sur le feu entre Traditionnels et Modernes. Une fois la communion accordée aux divorcés « remariés » dans certaines circonstances, ce sera bientôt présumé licite pour tous. Et — pourquoi pas ? — pour les gays qui ont probablement d’aussi bonnes circonstances atténuantes ….

Le Père James V. Schall, jésuite, a admis que l’ensemble du document avait un impact subversif concernant l’enseignement moral de l’Eglise et le péché grave en général : « Mais quand on additionne tout cela, il semble souvent que l’effet de cette approche est de nous amener à conclure que le « péché » n’a jamais eu lieu. Tout a une cause pour excuser…. Quelqu’un s’éloigne avec cette approche en n’étant pas désolé pour ses péchés mais soulagé en réalisant qu’il n’a jamais vraiment péché du tout ». (C’est la doctrine du Nouvel-Age)

Or, quand on nie le péché, même en creux, c’est la nécessité et la réalité de rédemption qui s’effondre. De quelle miséricorde s’agit-il ? Et nous pouvons lire dans la première épître de saint Jean (1, 8) : « Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est point en nous. »

Trahison

Le cardinal de Vienne a cette sortie incroyable : « Ma grande joie résultant de ce document réside dans le fait qu’il défait de façon cohérente cette division artificielle, superficielle et claire entre le « normal » et l’« irrégulier », c’est-à-dire entre les unions conjugales morales et immorales. » La conduite objective, le scandale conséquent et la profanation de l’Eucharistie sont passés sous silence.

Autant dire que ces prélats se réjouissent d’avoir posées des bombes qui ne tarderont pas à exploser ici et là, si personne ne s’élève tel Élie, Jérémie, Ézéchiel ou Jean-Baptiste pour rétablir la Loi divine et purifier la Demeure. Et ce ne sera rien encore en comparaison de la colère divine lorsqu’elle éclatera. (Ma 3, 24) Ne se rendent-ils pas compte du tort qu’ils causent au salut, mettant leur propre salut en péril ? Permettez-moi d’en douter. Ils sont instruits et loin d’être de simples idiots, le Pape le premier. Ils ressemblent plutôt à ces démolisseurs de l’Eglise que la bienheureuse Anne Catherine Emmerick voit dans ces visons. «J’ai vu également, dit-elle la relation entre les deux papes … J’ai vu combien seraient néfastes les conséquences de cette fausse église. Je l’ai vue augmenter de dimensions; des hérétiques de toutes sortes venaient dans la ville (de Rome). Le clergé local devenait tiède, et j’ai vu une grande obscurité» (13 mai 1820)
« Je vois le Saint-Père dans une grande angoisse. Il habite dans un bâtiment autre que celui d’avant et il n’y admet qu’un nombre limité d’amis qui lui sont proches. Je crains que le Saint-Père ne souffre beaucoup plus d’autres épreuves avant de mourir. Je vois que la fausse église des ténèbres fait des progrès, et je vois l’énorme influence qu’elle a sur les gens » (10 août 1820)

La Sainte Vierge dit explicitement à La Salette : « Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist. »

Le Père Paul Kramer : « L’antipape et ses collaborateurs apostats seront, comme l’a dit Sœur Lucie, partisans du démon, ceux qui travailleront pour le mal sans peur de rien ».

Fermier américain anonyme 1995 :   La séparation du blé d’avec la paille va commencer quand votre Pontife, fatigué, montera au Calvaire et que, conformément à ce qui lui a été mis dans le cœur, il fera connaître les vérités qui divisent l’Eglise dont il est le Pasteur. Ceux qui maintenant le servent, mais seulement du bout des lèvres, ceux-là briseront les rangs et se joindront à ceux qui, nombreux, complotent présentement pour s’emparer de son pouvoir. Voyant ceci comme sa plus grande chance, Satan lancera une grande attaque contre l’Eglise de mon Fils afin de l’écraser une fois pour toutes. La souffrance de tous les fidèles deviendra la semence de laquelle jaillira une nouvelle grande et glorieuse Eglise. L’Eglise de mon Fils parcourra le même chemin que son Fondateur a parcouru jusqu’au sommet du Calvaire. Le Pasteur sera frappé et le troupeau dispersé ». N’abandonnez pas le Pontife que Je vous ai choisi! Offrez même vos vies en holocauste. Votre sacrifice me sera agréable. Puis viendra la résurrection »

Message de Notre-Dame D’Akkita (Japon), 13 Octobre 1973 : « Comme Je vous l’ai dit, si les hommes ne se repentent pas et ne s’amendent pas par eux-mêmes, le Père infligera un châtiment terrible à toute l’humanité. Ce sera un châtiment plus grand que le déluge, comme on n’aura jamais vu avant. Un feu tombera du ciel et va faire disparaître une grande partie de l’humanité, les bons comme les mauvais, n’épargnant ni les prêtres ni fidèles. Le survivants se trouveront si désolés qu’ils envieront les morts. Les seules armes qui vous resteront, seront le Rosaire et le Signe laissé par mon Fils. Chaque jour, récitez les prières du Rosaire. Avec le Rosaire, priez pour le Pape, les évêques et les prêtres. Le travail du diable s’infiltrera même dans l’Eglise de manière que l’on verra des cardinaux s’opposer à des cardinaux, et des évêques contre d’autres évêques. Les prêtres qui me vénèrent, seront méprisés et combattus par leurs Confrères. L’Eglise et les autels seront saccagés. L’Eglise sera pleine de ceux qui acceptent des compromissions et le démon pressera de nombreux prêtres et des âmes consacrées à quitter le service du Seigneur. Le démon va faire rage en particulier contre les âmes consacrées à Dieu. La pensée de la perte de tant d’âmes est la cause de ma tristesse. Si les péchés augmentent en nombre et en gravité, il ne sera plus question de pardon pour eux. »

 

Conclusion :

Nous devons nous demander sérieusement pourquoi le Libéralisme et le Modernisme, condamnés par plusieurs Pontifes Romains ont aujourd’hui le vent en poupe dans l’Eglise. Comment un mauvais arbre peut-il donner de bons fruits ? J’aimerai qu’on me l’explique. Ces gens sont-ils plus avisés que Notre-Seigneur ?

Gagnés au catholicisme libéral, exécré par Grégoire XVI (Mirari Vos), Pie IX (Quanta Cura : Syllabus) et Pie X (Pacendi Domini Gregis) qui voyaient en lui un ennemi de l’intérieur, la plupart des catholiques et même beaucoup de pasteurs de la Sainte Eglise sont obsédés, aveuglés par le politiquement correct et la bien pensance, servant l’idéologie pluriculturelle d’inspiration maçonnique, laissent brûlé la Bergerie – pire y mettent eux-mêmes le feu – Le schisme est latent depuis longtemps. Quand on sait qu’au XIX ème siècle la moitié de l’Episcopat français était Franc Maçon, (dixit Jean-François Gallinier, professeur d’Histoire de l’Eglise, à l’institut catholique de Toulouse et juge ecclésiastique) on ne s’étonnera pas aujourd’hui du résultat.

Ils ont ouvert les portes au catholicisme libéral, qui a porté dans l’Église les ideaux de la Révolution.

Vatican II a clairement fait apparaître cette scission, le Synode achèvera le travail.

 

Cette subversion de l’Eglise Catholique étaient annoncée par de nombreux et saints et bienheureux au cours du dernier millénaire. Certes l’Eglise doit se rendre audible et accessible, mais pas en sacrifiant la vérité à une soi-disant miséricorde. Est-ce à l’Eglise de s’adapter au monde ? N’est-ce pas plutôt aux hommes d’écouter l’Eglise ? Nous l’avons déjà dit, fidèlement à Jésus-Christ et à son Evangile : « Qui vous écoute m’écoute, qui vous méprise me méprise » (Lc 10, 16) C’est sans équivoque. Subversion doctrinale et « révolution à Rome » c’est-à-dire dans l’Eglise, nous sont donnés comme prélude aux événements de la fin…    Je ne m’en fait pas le garant. Je ne fais qu’écouter. Nous devons être vigilants.

Un dernier rappel de ce qu’annoncent en substance un certain nombre de prophéties :

Un schisme est annoncé au moment où se présentera cette situation : Deux papes à Rome ! Une division provoquée par l’hérésie du pape illégitime et la réaction du vrai Vicaire du Christ, lequel lèvera la voix pour dénoncer l’apostasie. A ce moment-là, il y aura une invasion soudaine de l’Europe par la Russie (coïncidence avec la guerre d’Ezéquiel 28), qui consiste en l’attaque d’Israël par les Russes et les pays arabes. C’est alors que le pape légitime sera persécuté et devra fuir Rome pour trouver refuge, alors que l’antipape restera aux commandes de l’Eglise soutenant la fausse paix, et l’unification sacrilège des religions. Cette fausse paix sera le support religieux du gouvernement mondial de l’antéchrist. L’antipape trahira la foi en acceptant de la confronter aux autres croyances et en renonçant à la propre identité catholique.

Serions-nous en train de voir ces prophéties se réaliser ?

Je vais arrêter citations et fulminences contre le Pape et sa doctrine qui entend renverser l’Evangile du Christ, car je pourrais continuer longtemps. Il y a vraiment de quoi et c’est à vous donner le vertige. Les catholiques sont battus de verges par le Vicaire du Christ, or voilà ce que dit Jésus dans l’Evangile à propos de ce mauvais serviteur : Mais, si ce serviteur dit en lui-même: Mon maître tarde à venir; s’il se met à battre les serviteurs et les servantes, à manger, à boire et à s’enivrer, le maître de ce serviteur viendra le jour où il ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas, il le mettra en pièces, et lui donnera sa part avec les infidèles. (Lc 12 45, 46)

J’ai écris tout cela, comme je l’ai dit, la mort dans l’âme. Mais je m’en sentais le devoir, moi qui ne suis ni prêtre ni diacre, mais un simple fidèle. Mon silence aurait été complice. Priez pour moi. Surtout prions pour le Saint-Père, prions pour l’Eglise tout entière. Prions pour que le Saint-Esprit nous évite un nouveau schisme déjà latent, à moins qu’il ne soit nécessaire pour séparer les brebis des chèvres : « Petits enfants, c’est la dernière heure, et comme vous avez appris qu’un antéchrist vient, il y a maintenant plusieurs antéchrists: par là nous connaissons que c’est la dernière heure. Ils sont sortis du milieu de nous, mais ils n’étaient pas des nôtres; car s’ils eussent été des nôtres, ils seraient demeurés avec nous, mais cela est arrivé afin qu’il fût manifeste que tous ne sont pas des nôtres. Pour vous, vous avez reçu l’onction de la part de celui qui est saint, et vous avez tous de la connaissance. Je vous ai écrit, non que vous ne connaissiez pas la vérité, mais parce que vous la connaissez, et parce qu’aucun mensonge ne vient de la vérité. » (1 Jn 2, 18-21)

Que la grâce du Seigneur Jésus-Christ soit avec vous tous !

 

 

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