Effacement de la discipline de l’Église concernant les personnes divorcées et « remariées »

L’auteur de cet éditorial est Monsieur Christopher A. Ferrara. Monsieur Ferrara est avocat de profession. Il agissait aussi comme collaborateur principal de Feu Père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, Fort Érié, Canada et ayant aussi des installations à Rome. Il est chroniqueur dans plusieurs autres sites catholiques dont Le Remnant Newspaper.

par Christopher A. Ferrara
SOURCE : The Remnant
Le 29 novembre 2016

Depuis plus de trois ans, une mafia Bergoglienne de soldats triés sur le volet en costume clérical et mitres a mené la campagne implacable du Capo di Tutti Capi pour effacer l’enseignement bimillénaire et la discipline de l’Église concernant les personnes divorcées et « remariées » vivant dans ce que le même catéchisme appelle « une situation d’adultère permanent et public ».

Cette liste de succès comprend l’enseignement des deux prédécesseurs immédiats du Capo à savoir qu’« en aucun cas leur nouvelle union ne peut être considérée comme légale et conséquemment la réception des Sacrements est intrinsèquement impossible. La conscience de l’individu est liée à cette norme sans exception ».

Déterminé à mettre en œuvre la volonté du Boss et à provoquer des schismes internes dans toute l’Église — ce qui est vu comme un péché mortel sacrilège dans un diocèse va maintenant être considéré comme « miséricorde » dans le diocèse attenant — les singeries de cette mafia ont atteint des proportions grotesques à continuer avec cette interminable farce d’une papauté.

Dans le sillage de la lettre des quatre Cardinaux demandant poliment de savoir, en substance, si François a l’intention d’enseigner l’hérésie et de saper la loi naturelle et Divine, le responsable de la Rote Romaine, Mgr. Pio Vito Pinto, n’a que très peu subtilement menacé les quatre de perdre leur Cardinalat. Comme Don Vito a dit lors d’une conférence en Espagne :

« Quelle Église défendent ces Cardinaux ? Le Pape est fidèle à la Doctrine du Christ. Ce qu’ils ont fait est un scandale très grave qui pourrait même conduire le Saint-Père à leur enlever la cape du Cardinalat comme cela a déjà eu lieu à d’autres moments dans l’Église… Cela ne veut pas dire que le Pape leur retirera leur statut de Cardinaux, mais il pourrait le faire.

« Qué Iglesia defienden estos cardenales? El Papa es fiel a la doctrina de Cristo. Lo que han hecho es un escándalo muy grave que incluso podría llevar al Santo Padre a retirarles el capelo cardenalicio como ya ha pasado en algún otro momento de la Iglesia… Lo cual no quiere decir que el Papa les retire su condición de cardenales, pero podría hacerlo ».

Dit comme un vrai homme accompli : « Ce que vous avez fait est une grande offense au Boss. Le Boss est très offensé. Il pourrait vous faire buter pour ce que vous avez fait. Je ne dis pas qu’il va vous buter, mais il le pourrait. Donc, vous feriez mieux de faire la paix ou ça pourrait, eh bien, pas si bien finir pour vous ».

C’était Don Vito qui a annoncé, après la suppression du processus traditionnel de l’Église concernant les nullités de mariages l’an dernier, que le Boss exige maintenant des tas et des tas de nullités rapides de la part de tous ses soldats qui n’ont pas encore été butés par la retraite forcée ou le retrait — par souci des « pauvres », pas moins :

« Ainsi, avec cette loi fondamentale, François fait son vrai début de la réforme : en mettant les pauvres au centre, c’est-à-dire les divorcés remariés, considérés mis à part et éloignés, et demandant aux Évêques une vraie et sincère metànoia ».

« Autrement dit, une « conversion », un changement de mentalité qui convainc et les soutient à la suite de l’invitation du Christ, présent dans leur frère, l’Évêque de Rome, de passer du nombre restreint de quelques milliers de nullités à cet incommensurable [nombre] de malheureux qui pourraient avoir une déclaration de nullité ».

Selon Don Vito — et il devrait le savoir — c’est nul autre que Christ lui-même qui exige un nombre « incalculable » de nullités pour aider les « pauvres ». Et qu’est-ce qui arrive à ceux qui refusent d’aider les « pauvres » ? En effet. Ils sont butés pour toute l’éternité parce qu’« aussi longtemps que vous avez accordé une nullité à un de mes plus petits frères, vous Me l’avez accordée à Moi ».

De plus, comme notre guide éminemment spirituel et fiable a également déclaré au cours de la même allocution, le fait de questionner Amoris Laetitia signifie questionner deux synodes, qui sont « l’œuvre du Saint-Esprit ». Nous ne devons pas être troublés que le résultat du second Synode contredit celui du premier Synode, qui a été une défaite pour le Boss et que même le second Synode a provoqué sa colère contre les rigides, le conduisant à Amoris Laetitia qui finalement lui a donné ce qu’il voulait. Le Saint-Esprit est comme un vent qui souffle où il veut. Mais nous pouvons être tout à fait sûrs que le vent a cessé de souffler quand il s’est arrêté sur les pages d’Amoris Laetitia, qui constituent le plus assurément la volonté du Saint-Esprit écrit dans la pierre.

Ainsi, dans l’Évangile selon Vito, les adultères publics doivent recevoir la Sainte Communion et les Évêques doivent augmenter sans mesure le nombre de mariages à déclarer nuls. Et qui sont ces quatre Cardinaux pour argumenter avec Dieu qui nous a parlé par l’Oracle de Rome ?

Ceci est où se situe l’Église aujourd’hui : à son très haut sommet, le Christ et le Saint-Esprit ont été anthropomorphisés en exécuteurs de plans humains et des plans cyniquement présentés comme des desseins du Ciel par des hommes pour qui la Foi de nos pères n’existe tout simplement plus. Comme c’est devenu notre coutume en ces jours, nous rions de l’incroyable spectacle de tout cela pour ne pas en pleurer.

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