un véritable schisme ne serait alors plus à exclure.

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Dans un article publié par le “Catholic Herald”, le P. Marc Drew, théologien britannique, estime que le Pape François s’est mis dans une situation bien difficile concernant la discussion à propos de l’Encyclique “Amoris Laetitia”.

Si le Pape François cherche à expliquer que les principes enseignés par S. Jean-Paul II concernant l’interdiction faite aux couples divorcés et “remariés” civilement de recevoir l’Eucharistie est un enseignement dépassé, il déclenche un séisme théologique.

Cette démarche conduirait, en effet, à une opposition ouverte de la part de ceux qui sont attachés à la transmission fidèle de la doctrine de l’Eglise telle qu’elle se fait depuis des siècles. Une rupture franche, un véritable schisme ne serait alors plus à exclure.

Par une telle décision, le Pape François remettrait aussi en cause sa propre autorité en matière de doctrine. Car si lui-même défendait l’idée que ses prédécesseurs n’avaient pas été à la hauteur sur cette question des “divorcés-remariés”, il n’y aurait plus aucune raison pour considérer que ses propres enseignements puissent être également dépassés après sa mort.

Si au contraire le Pape devait confirmer les enseignements traditionnels de l’Eglise, il aurait deux attitudes possibles : soit cesser ses tentatives de modifier les règles concernant la réception des sacrements, soit apporter des arguments solides prouvant qu’il n’y a pas de véritable contradiction entre un enseignement constant et de nouvelles règles.

Le Cardinal Schönborn a, selon Marc Drew, essayé de caractériser les modifications envisagées non comme une abrogation, mais comme un développement continu de l’enseignement donné jusqu’ici. Mais il n’a pas encore trouvé la moindre justification rationnelle à une telle prise de position.

Par ailleurs, pour Marc Drew, il n’est pas imaginable que le Pape se soit fâché contre les quatre cardinaux qui ont écrit et publié une lettre faisant part de leurs réflexions et de leurs doutes. Après tout, François n’a-t-il pas lui-même voulu que s’engage un débat courageux et ouvert dans l’Eglise ? Pour le Pape, il semble donc plus important d’apparaître à l’origine de l’ouverture d’un tel processus de débats que d’en dicter l’aboutissement. Car fermer le dialogue par voie d’autorité pourrait avoir pour conséquence une multiplication d’initiatives locales s’opposant à tout changement contrôlé. Ce qui serait contraire aux principes d’une Eglise synodale comme la veut le Pape François.

Il reste que le devoir du Pape est d’apporter maintenant une conclusion à ce débat qu’il a lui-même provoqué : il lui revient de protéger l’unité de l’Eglise sur la base de la vérité.Le rôle des évêques, dans cette affaire, ne devrait-il pas être de conseiller le Pape et, si nécessaire, de lui inspirer une plus grande prudence ?

Source : Kathnet. Trad. MH/APL

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