Renouvellement de la Congrégation pour le culte divin

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Prenant une décision motivée par une idée dont lui seul a le secret, le Pape François a remplacé tous les membres de la Congrégation pour le Culte Divin.

Il est courant qu’un pape nomme quelques nouveaux membres au sein des Congrégation du Vatican, en remplacement de ceux qui ont servi pendant plusieurs années.

Mais ce 28 octobre, le Vatican a annoncé que le Pape François avait nommé 27 nouveaux membres à la Congrégation pour le Culte divin.

Les membres choisis par François lui-même donnent à la Congrégation un caractère nettement plus libéral et les remplacements semblent avoir été faits pour entraver le travail du Cardinal Robert Sarah, Préfet de la Congrégation, qui œuvre pour liturgie plus conforme à ce que Vatican II a vraiment voulu et aussi plus respectueuse et de “la réforme de la réforme” initiée et expliquée par Benoît XVI.

Le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d’Etat, le Cardinal Beniamino Stella, Préfet de la Congrégation pour le Clergé, et le Cardinal Gianfranco Ravasi, Président du Conseil pontifical pour la culture, sont parmi les nouveaux membres de la Congrégation pour le Culte divin. La nomination la plus controversée – mais qui révèle les objectifs de François – est celle de Mgr Piero Marini qu’on sait très ouvert à la modernité, pour ne pas dire à l’anarchie qui permet de dissocier la liturgie de la célébration de la foi.

Les prélats qui ont été limogés (car c’est bien de cela qu’il s’agit) de la Congrégation pour le Culte divin sont les cardinaux Raymond Burke (comme on pouvait s’y attendre), mais aussi Angelo Scola, George Pell, Marc Ouellet, Angelo Bagnasco et Malcolm Ranjith.

Combien de temps le très “ratzinguérien” et “authentiquement conciliaire” Cardinal Sarah restera-t-il encore à la tête de la Congrégation pour le Culte divin

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“Le Figaro” a consacré une page entière au Cardinal Sarah. Elle est signée de Jean-Marie Guénois.

Extrait : « [Le Cardinal Sarah] critique une “Eglise bruyante qui parle beaucoup” parce qu’elle croit “qu’il faut tout expliquer” alors que, pense-t-il, “les gens n’ont pas besoin de nous entendre mais d’entendre Dieu”. Tout l’enjeu, pour lui, est de “retrouver la dimension du silence de Dieu parce que le Père, origine de l’homme, ne parle que dans le silence”.

Avec ce langage, le Cardinal Sarah détonne. L’an passé, lors du synode sur la famille, il a tenu – en leader des évêques africains – une ligne opposée à une évolution sur les divorcés remariés. En juillet dernier, lors d’une conférence à Londres, il a indiqué – ce qu’il confirme dans son dernier livre – que l’Eglise catholique devrait revenir à la célébration de la messe “ad orientem”, c’est-à-dire dos au peuple (1)…

Ce qui réjouit un certain nombre de personnes dans l’Eglise : ils en ont déjà fait leur champion ! Mais ce spirituel, aux antipodes d’un chef de bande, récuse ce genre d’attitude partisane… D’autres le dénoncent comme conservateur et “opposant” du Pape François.

Le calme prélat bondit alors : le “conservateur africain” ? “L’Eglise doit se débarrasser des slogans : la pauvreté, dans mon continent et ailleurs, c’est la gloire de l’Eglise ! La misère, je la connais de très près, il faut la combattre partout par la justice.” L’opposant au Pape ? “Les gens nous opposent parce que le démon travaille beaucoup aujourd’hui, en divisant et en opposant les uns aux autres. Nous sommes là pour entourer le Pape qui a la charge, lui, de conforter dans la foi tous nos frères chrétiens. En cela, nous n’avons aucune opposition. Mais il y a parfois de vrais débats comme l’an passé, lors du synode sur la famille.”

Un dossier se corse toutefois, celui de la liturgie. Le Cardinal Sarah célèbre selon le missel conciliaire de Paul VI (2), mais son désir de revenir – dans le cadre de ce rituel – à une liturgie “ad orientem” (3) provoque un véritable tir de barrage. Le Pape François a ainsi décidé, il y a quelques jours, de remplacer par surprise tout le conseil d’administration de la Congrégation pour le Culte divin. Il y a nommé certaines personnes ecclésiales ouvertement opposées aux perspectives du Cardinal Sarah. Mais il en faut beaucoup plus pour décourager ce catholique africain dans sa longue marche. Il refuse de commenter cette décision pontificale que d’aucuns interprètent déjà comme une mise en cause. Il préfère le silence éloquent de la prière. Son intériorité est sa force. »

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