Amoris Laetitia : l’esprit général qui le guide est essentiellement l’idée du divorce.

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Même si l’on cherche à respecter dans “Amoris latitia” un principe d’interprétation qui puisse être dans la continuité avec les documents magistériels antérieurs, on risque d’oublier un autre principe qui est encore plus important : celui du contexte immédiat dans lequel une proposition est formulée.

Si on lit chacune des affirmations contenues dans “Amoris lætitia” dans son contexte général, rien ne choque. Mais si on lit ce même document dans son contexte historique immédiat, on constate sans peine que l’esprit général qui le guide est essentiellement l’idée du divorce. A quoi s’ajoute l’idée – très répandue aujourd’hui – de ne pas établir de frontières claires entre un mariage légitime et une union irrégulière.

On remarque aussi une similitude avec ce qui fut le développement de l’hérésie arienne. Celle-ci était en gestation cours de la seconde moitié du IIIe siècle. Puis, s’étant manifestée au grand jour, elle fut condamnée par le concile de Nicée.

Cependant, ce refus du concile de Nicée est assez modéré et l’arianisme proprement dit est toléré comme étant un moindre mal. C’est cette tolérance qui lui permet de reprendre progressivement de la vigueur jusqu’au moment où, les circonstances politiques lui étant devenues favorables, il put s’affirmer et parvenir au pouvoir.

De même, il existe aujourd’hui une hérésie que nous pouvons appeler le “kaspérisme” du nom de son principal représentant : le Cardinal Kasper. Elle a été en gestation durant la seconde moitié du XXe siècle. S’étant ensuite manifestée au grand jour, elle a été condamnée par Jean-Paul II dans “Veritatis splendor” et “Familiaris consortio”.

Mais ces documents ont été rejetés de manière plus ou moins ouverte par une partie de l’épiscopat et la pratique orthodoxe a été mise de côté dans de vastes régions du monde catholique. Ce rejet des textes de Jean-Paul II permet au “kaspérisme” de se diffuser dans les mentalités jusqu’au moment où, les circonstances politiques et ecclésiastiques lui sont favorables, il parvient à prendre le pouvoir.

Cependant, bien qu’étant arrivée au pouvoir, l’erreur ne s’exprime pas de manière franche et directe mais à travers des activités synodales (2014-2015) qui manquent de clarté. Elle s’affirme enfin sous forme d’un document apostolique exemplaire par son caractère tortueux qui autorise toutes les interprétations.

C’est précisément dans cette phase où triomphe le relativisme doctrinal et pastoral que nous nous trouvons en ce moment. Elle vient tout juste de commencer et s’annonce pleine d’obstacles. Personne – pas même le Pape – ne peut prévoir combien de temps elle va durer.

Mais ce qui est certain, c’est qu’elle peut devenir la cause de graves divisions au sein de l’Eglise.

Source : Sandro Magister

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