Vision des 4 animaux de l’Apocalypse

VISION DES 4 ANIMAUX DE L’APOCALYPSE (Dn 7)
(MariaValtorta, «A l’aube d’une ère nouvelle» chapitre 16)

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Le 25 janvier 1944 (Quaderni p.98-102) Jésus dicte:

Daniel est celui qui a la même caractéristique que Jean, et Jean est celui qui recueille et amplifie la caractéristique initiale de Daniel. Voici pourquoi, « petit Jean », il te plaît tant.

Tel un poisson dans un vivier limpide, tu es heureuse quand tu te meus dans l’atmosphère de ton Christ, qui connaîtra son triomphe suprême à l’heure où Satan avec son fils et ses courtisans seront pour toujours rendus impuissants. Et dans Daniel, il y a cette atmosphère. Si Isaïe est le pré-évangéliste qui parle de ma venue dans le monde pour le salut du monde, Daniel est le pré-apôtre, le « pré-Jean » qui annonce les gloires de mon triomphe éternel de Roi de la Jérusalem impérissable.

Vois maintenant comment, dans les quatre bêtes décrites par Daniel, sont préfigurés les signes des agents diaboliques de l’Apocalypse. Les commentateurs se sont fatigués à donner une explication humano-histonique à ces quatre monstres. Mais il faut porter son regard beaucoup plus loin et beaucoup plus haut. Quand vous méditez les Livres saints, élevez-vous de la terre, détachez-vous du moment présent, portez votre regard sur l’avenir et sur le surnaturel. C’est là que se trouve la clé du mystère.

Les quatre bêtes: les quatre erreurs qui précéderont la fin. Les quatre erreurs, qui seront quatre horreurs pour l’humanité, engendreront l’Horreur finale.

L’ homme était un demi-dieu par la grâce et par la foi. Tels un aigle et un lion, il savait affronter et vaincre les dangers des sens; il savait se soulever et planer dans l’atmosphère de Dieu, là où l’âme s’unit en noces surnaturelles à son Seigneur en continuelles et rapides unions d’ardeurs, d’où elle descend sur la terre, renouvelée chaque fois dans la force, dans la joie, dans la charité qu’elle répand sur ses frères; puis elle s’élance de nouveau, encore plus impétueusement, vers Dieu, puisque chaque union est un accroissement de perfection, qui s’accomplit totalement lorsque l’union devient éternelle dans mon Paradis.

L’athéisme a arraché à l’homme ses ailes d’aigle et son coeur de demi-dieu et a fait de lui un animal marchant dans la boue et portant dans cette boue son coeur alourdi, qui n’est que chair et sang. Un poids plus lourd que le plomb entraîne vers son « moi » privé des plumes spirituelles de l’esprit, un poids qui l’incline, l’allonge, l’enfonce dans la boue.

L’homme était un demi-dieu par la Charité qui vivait en lui. En aimant Dieu et sa Loi, qui est une loi de charité, il possédait Dieu et, avec Dieu, la paix, qui est un des principaux attributs de Dieu, et, avec la paix, beaucoup de bien universel et particulier.

L’homme a repoussé la Loi de Dieu pour suivre de nombreuses autres doctrines. Mais aucune n’était – ni n’est -de Dieu et donc en aucune, il n’y a la charité vraie. C’est pourquoi l’homme, qui avait embrassé l’athéisme, devenant ainsi, d’aigle et de lion qu’il était, simple homme, par un sortilège infernal s’est engendré lui-même, devenant ours, féroce dévoreur de ses semblables.

Mais l’horreur appelle l’horreur et escalade l’échelle en montant toujours plus haut, parce que dans ses unions maudites avec Satan, l’homme, à qui le Christ avait rendu sa nature de demi-dieu, engendre de plus en plus de monstres. Et ce sont les fils de ses errements qui se vendent à Satan pour avoir son aide terrestre.

De l’homme demi-dieu est venu l’homme, de l’homme l’ours, de l’ours le nouveau monstre féroce et faux comme le léopard, doté par Satan de multiples ailes afin de pouvoir être plus rapide pour nuire. Je vous ai dit que Satan est le singe imitateur de Dieu. Il a donc aussi voulu donner à « sa » créature – désormais sa créature est l’humanité sans foi et sans Dieu – des ailes.

Moi, pélican mystique, je me suis ouvert le coeur pour vous donner mon sang. Satan fait de l’homme, à qui j’ai donné mon sang, le vampire qui se suce lui-même et se donne la mort dans les tourments. Est-ce que cela ne semble pas être une légende de cauchemar? C’est au contraire votre réalité…

La puissance voulue, poussée, imposée jusqu’au crime, est la troisième bête. Etant donné que c’est une puissance humaine, ou plutôt vendue à Satan pour être toujours plus puissante, contre toute loi divine et morale, elle engendre son monstre qui a nom Révolution et qui, comme il est de sa nature, porte dans les protubérances de sa monstruosité les pires horreurs des révolutions, naufrage social du Bien et de la Foi.

L’honnêteté, le respect, la moralité, la religion, la liberté, la bonté meurent quand ce monstre souffle sur une nation son haleine d’enfer et, comme une émanation pestiférée, se répand au-delà des frontières en contaminant de nombreux peuples jusqu’à ce qu’il contamine le monde entier, mettant en lambeaux ses victimes, tuées par lui puis dévorées, sur les décombres des nations réduites en ruines et qui constitueront le berceau pour le monstre final: l’Antichrist.

Je vous ai dit qu’il sera fils de la luxure de l’homme, né de son union avec Satan. Je vous l’ai dit. Je ne change pas dans ce que je dis, car ce que je dis est vrai. Je le sais sans avoir besoin de le lire. Je me le rappelle sans avoir besoin de le relire. C’est écrit dans mon esprit de Dieu, devant lequel se déroulent sans cesse et l’un par-dessus l’autre, sans que l’un empêche la vision de l’autre, tous les événements de l’homme dans le temps.

Cet Antichrist, perfection dans l’Horreur – comme moi je suis perfection de la Perfection – avec ses armes infinies, symbolisées par les dix cornes, les mâchoires dentées de fer, les pieds féroces et enfin la petite corne, symbole de l’extrême malignité dont Satan dotera son fils pour intoxiquer l’humanité tandis qu’avec sa bouche mensongère il la séduira en se faisant adorer comme dieu, cet Antichrist tourmentera sans mesure ceux qui, petit troupeau fidèle, continueront à me suivre. D’heure en heure la petite corne se développera pour nuire, et l’intelligence satanique aussi se développera pour faire dire à sa bouche les mensonges les plus troublants; elle croîtra en puissance comme moi je croissais en sagesse et en grâce, armée d’yeux pour lire la pensée des hommes saints et les tuer pour cette pensée.

Oh! Mes saints des derniers temps! Si la vie des premiers saints fut héroïque au milieu des persécutions du paganisme, trois fois, sept fois plus héroïque sera la vie de mes derniers saints. Seuls ceux qui seront nourris de la moelle de la foi pourront avoir un coeur de lion pour affronter ces tourments, et des yeux et des plumes d’aigle pour me fixer, moi Soleil, et voler vers moi – la Vérité – pendant que les ténèbres les déborderont de toute part et que le Mensonge cherchera à les persuader de l’adorer et de croire en lui.

Après les précurseurs de l’Antichrist viendra l’Antichrist lui-même. L’ère de l’Antichrist, symbolisée par la Bête armée de dix cornes – les dix serviteurs de Satan, qui se croiront rois, et dont trois (note-le bien) seront arrachés et jetés dans le néant, c’est dans le gouffre où Dieu n’est pas et où par conséquent se trouve le Néant, l’opposé de Dieu qui est Tout – culminera avec la naissance et la croissance, jusqu’à son développement maximum, de la onzième corne, raison de la chute des trois précurseurs, et siège du véritable Antichrist; celui-ci blasphémera Dieu comme aucun fils d’homme ne l’a jamais fait; il piétinera les saints de Dieu et torturera l’Eglise du Christ; il croira, puisqu’il est fils de l’union de l’orgueil démoniaque avec la luxure humaine, « pouvoir faire de grandes choses, changer les temps et les lois », et pendant trois années et demie, ce sera l’Horreur régnant sur le monde.

Puis le Père dira: « Cela suffit » devant le grand choeur qui, par la « rumeur des grandes paroles » des saints, se fera au ciel; et la Bête malfaisante sera tuée et jetée dans l’abîme, et avec elle toutes les bêtes mineures, pour y rester avec Satan, leur père, pour l’éternité.

Je serai alors appelé par le Père pour « juger les vivants et les morts », selon ce qui est dit dans le Symbole de la Foi. Et les « vivants », ceux qui auront maintenu la Vie en eux pour avoir conservé la grâce et la foi, recevront en héritage « le règne, la puissance et la magnificence de Dieu ». Ceux dont l’esprit sera mort, recevront la mort éternelle qu’ils auront délibérément choisie.

Et il n’y aura plus de terre ni d’homme charnel. Il n’y aura plus que des « enfants de Dieu », créatures affranchies de toute douleur, et il n’y aura plus de péché, plus de ténèbres, plus de crainte, mais seulement joie, joie immense, éternelle, inconcevable pour les hommes. Joie de voir Dieu, de le posséder, d’en comprendre la pensée et l’amour. Venez, ô hommes, à la Fontaine de la vie. Je vous en ouvre la source. Puisez-y, fortifiez-vous en elle pour être intrépides dans les épreuves et pour arriver à vous plonger complètement en elle, en moi, source de béatitude, dans le beau Paradis que mon Père a créé pour vous et où le triple Amour du Dieu Un et la Pureté de « notre » Mère vous attendent et, avec eux, ceux qui, pour avoir été fidèles, ont déjà obtenu la Vie.

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