Un nouveau schisme pour une nouvelle Église

Un nouveau schisme pour une nouvelle Église

Écrit par Hilary White
ex-correspondante à Rome
Le 2 octobre 2016
SOURCE :The Remnant

L’autre jour, quelqu’un là-bas dans la blogosphère a posé une question que j’ai eue moi-même à l’esprit pendant près de trois ans. En substance, la question était : « Comment un Pape puisse-t-il être schismatique ? Si le schisme signifie le refus de soumission à Pierre, comment un Pape peut-il être en schisme avec lui-même ». Cela conduit logiquement à la question suivante : si Bergoglio est un hérétique, et nous sommes obligés de lui résister, comment alors ne sommes-nous pas, par définition, des schismatiques ?

Les gens se sentent pris dans un dilemme impossible ; si le Pape prêche l’hérésie comme si elle était la vérité Catholique (et aucun Évêque ne condamne cela ni ne lui demande des comptes), ne sommes-nous pas obligés de lui obéir ? Sinon, comment ne sommes-nous pas en rébellion ouverte contre le Pape ? Mais comment pouvons-nous, nous qui aimons le Christ et voulons obéir à Ses Commandements, suivre ce Pape dans ses nombreuses rébellions éhontées — ses « hérésies manifestes » — contre la Vérité Divine d’autorité ?

Lorsqu’on présentait aux premiers martyrs un bol d’encens et qu’on leur ordonnait d’en pincer un grain sous peine de mort, il était facile de voir quel choix était le bon même s’ils avaient peur de le faire. Nous avons eu des Évêques et des Papes qui ont ouvert la voie vers l’arène. Que faisons-nous quand c’est le Pape qui tient le bol vers nous et nous demande que nous abandonnions le Christ ?

Et bien sûr, cela est précisément ce dilemme que les révolutionnaires qui ont mis Jorge Bergoglio sur le trône de Pierre ont l’intention de créer. Ils comptent sur le Catholique moderne qui a assimilé un seul dogme : celui du faux positivisme papal pour suivre leur homme dans sa rébellion. Je l’ai dit à plusieurs reprises que l’objectif est une purge ; ils visent à retirer de l’institution de l’Église les derniers vestiges des récalcitrants tenaces qui ont refusé le Nouveau Paradigme jusqu’à présent. Mais cela est seulement l’effet dans le monde naturel ; en réalité, leur but est d’éliminer le Christ de Son Trône pour terminer ce qu’ils ont commencé à Vatican II et désacraliser l’Église Catholique.

Mais si Bergoglio est un hérétique et celui qui semble déterminé à séparer l’Église du Christ en la l’éloignant de Ses enseignements, alors il va certainement créer le pire — et le plus bizarre — schisme dans l’histoire bimillénaire de l’Église. En fait, ça ne ressemblera pas à tout autre schisme historique — à savoir pas un groupe se séparant du Pape et de l’Église, mais l’Église croyante tout entière rompant avec un Pape qui veut l’arracher au Christ.

Ce sera le chaos. Les prêtres seront sans abri, sans subsistance ou protection contre les lois laïques anti-Catholiques de plus en plus enragées ; des séminaires, des paroisses, des couvents, des monastères, des facultés universitaires seront tous définitivement fermés aux croyants ; (très peu) d’Évêques Catholiques s’opposeront aux Évêques Bergogliens et il leur sera ordonné de quitter leurs sièges ; les laïcs devront louer des salles de conférence dans les hôtels pour remplir leur obligation hebdomadaire du dimanche, célébrée par le prêtre local toujours en transit sur un circuit.

Et ce scénario apocalyptique est sur nous maintenant.

L’impossibilité même de ce qui se passe tous les jours devant nos yeux — comme si nous les avions ouvert un jour et que les lois physiques régissant la réalité n’étaient plus en vigueur — en a laissé beaucoup stupéfaits dans l’immobilité se retirant même dans le déni. Mais nous sommes sur le bord de cette ultime forme impensable de schisme en ce moment, avec des Évêques et des Cardinaux, au moment même où j’écris, qui signent des lettres publiques accusant le Pape d’avoir quitté radicalement le Christ et Sa Sainte Église. L’impensable est ici.

Mais le fait est que nous savons depuis longtemps que ça allait arriver. En effet, à ces grands esprits Catholiques du passé qui ont exploré la possibilité d’un Pape hérétique, un loup qui veut ravager les brebis, cette situation n’est pas du tout inimaginable. Saint Robert Bellarmin l’a imaginé et nous a donné la direction : nous devons résister à un tel Pape comme s’il était un ennemi de nos âmes.

Mais plus encore que les grands esprits comme Bellarmin, depuis la catastrophe du Deuxième Concile du Vatican, il a été parfaitement évident pour quiconque avec des yeux que ce jour devait venir. Nous savons parfaitement quel genre d’hommes nos Évêques Catholiques modernes sont. Les meilleurs d’entre eux peuvent à peine se résoudre à s’opposer à l’abattage continuel des millions d’enfants à naître. Être à peine « pro-vie » est maintenant la marque d’un Évêque « conservateur » de l’Église Catholique et c’est une marque que la plupart d’entre eux portent avec une réserve désolée et indécise.

Le pire … eh bien, nous avons connu ce que sont ce genre d’hommes depuis un certain temps. Nous avons enterré cette barre si profondément qu’elle ne sera pas découverte pendant mille ans. Même si nous avions navigué à travers les décennies immédiates post-conciliaires sans le remarquer, le Boston Globe a dépouillé une grande partie de la façade de cette respectabilité en 2001. Maintenant, nous pensons à un « bon Évêque » comme à celui qui n’a jamais été couvert un scandale sacerdotal d’abus homosexuels. Tout Catholique en âge de lire connaît les termes « cléricalisme » et « cover-up » trop bien. (Ça trouble mon esprit qu’une créature comme Godfried Danneels n’est pas bombardé avec des ordures dans les rues de Bruxelles par des foules en colère, mais peut-être il est vrai que, après cinq ou six décennies d’avortements légaux, les parents aiment plus leurs enfants qu’ils le faisaient auparavant ).

De plus, nous savons que ces Évêques mauvais ont été très actifs. Ils ont fait campagne et conspiré pendant des décennies pour cette nouvelle situation tandis que l’esprit « conservateur » essaie simplement de ralentir le rythme du changement. La simple physique de l’effet de cliquet, la nécessité mathématique, a rendu un homme comme Bergoglio inévitable comme un iceberg de l’Atlantique Nord par une nuit froide d’avril.

Ceux demandant d’où Bergoglio est venu n’ont pas remarqué ce qui est arrivé depuis 1965. J’ai vu et ressenti les effets amortissants de la maladie de l’indifférence religieuse — comme un engourdissement mental, de la novocaïne spirituelle — dans chaque paroisse Novus Ordo que je connaisse au Canada, aux États-Unis, en Allemagne et en Grande-Bretagne, et pire encore dans les pays traditionnellement Catholiques de l’Italie et de Malte. Avec l’intégration universelle — en utilisant l’infrastructure propre de l’Église comme une seringue — de l’hérésie, du néo-modernisme, du nominalisme, de la laïcité, du matérialisme, du naturalisme … Comment aurions-nous pu imaginer que l’Église aurait échoué à produire un Pape comme Jorge Bergoglio ?

Avec chacun de ses énoncés contradictoires, absurdes, incompréhensibles, ses flatteries à vide, son émotivité désordonnée, son populisme, son dévouement total à la laïcité, ses causes globalistes de l’environnementalisme et le projet ONU / UE d’un État socialiste mondial — et surtout son dégoût manifeste et son agressivité envers le Catholicisme — il se définit comme l’incarnation des objectifs post-conciliaires. Nous ne voyons rien de plus que le résultat logique et direct de la direction de l’Église des 50 dernières années. Bergoglio est le Vaticanisme démasqué.

Pensez-y seulement en termes de la liturgie hebdomadaire : comment, au milieu de cette crise épouvantable, nous en sommes venus à considérer comme « normal » : les filles à l’autel, la communion dans la main, les lectrices féminines, la Messe face au peuple, le rituel bizarre d’« apporter les dons », la liturgie des enfants — en somme tout ce qui entre dans la catégorie de la liturgie « respectueuse » d’une une paroisse Catholique ordinaire ?

Les architectes de cette « Nouvelle Normalité » étaient des hommes mis en place presque entièrement par les deux grands Papes « conservateurs » de la pause post-conciliaire. En fait, les grandes figures de la soi-disant « mafia Saint Gallen », la cabale de prélats de haut rang qui ont poussé Jorge Bergoglio sur le trône de Pierre en 2013, ont tous été faits Cardinaux par Jean-Paul II : Kasper, Danneels, Martini, Hume et Bergoglio lui-même. Et nous savons maintenant que nous aurions eu Bergoglio en 2005 si cette cabale avait eu la voie ouverte.

Alors que la petite poignée de laïcs Catholiques que nous appelons maintenant Traditionalistes ont essayé de lancer un cri d’alarme, tout cela a eu lieu avec l’approbation chaleureuse de presque tous les Évêques de la Chrétienté. Ceci est la Nouvelle Normalité qu’ils connaissent et c’est la Nouvelle Normalité à laquelle ils veulent revenir. Et voilà pourquoi nous n’allons rien entendre parler de la part de nos « bons Évêques conservateurs », même maintenant.

J’ai eu de nombreuses conversations avec des personnes dans des postes de responsabilité, des professeurs de philosophie dans des universités pontificales, des recteurs dans des collèges Catholiques, des responsables diocésains, qui m’ont tous dit que c’est la « Normalité » à laquelle les « bons » Évêques ont envie de revenir. Encore et encore, j’ai entendu la même chose : « J’ai parlé à mon Évêque et il a dit que nous devrions attendre jusqu’à ce qu’à ce que ça se termine… de garder la tête basse. Les Papes ne durent pas éternellement ». Il n’y a, apparemment, aucune compréhension du tout de la profondeur de la crise, ce qui est peu surprenant puisque ce sont ces mêmes Évêques qui ont été incapables même d’admettre ( avec beaucoup moins de détermination ) la désintégration de l’Église dans leurs propres territoires.

C’est compréhensible, peut-être. Même ceux qui ne sont pas des promoteurs actifs du Nouveau Paradigme ont grandi en lui et ne voient essentiellement rien de mal dans ses principes. Si un homme est un Évêque présentement, il est dans la cinquantaine ou la soixantaine. Il n’a rien connu d’autre que la nouvelle Église. Il n’a assisté à rien d’autre qu’à la nouvelle Messe dans les jours où il était servant de messe. Il a été formé au séminaire selon les préceptes de la nouvelle religion, formulés comme ils étaient dans les anciennes formes. Et il n’a jamais remarqué une seule fois l’existence de cette cité perdue sous le faux plancher du Novus Ordo. Il a passé sa vie sacerdotale dans des paroisses de banlieue et des chancelleries où aucune mention n’a été faite de l’ancienne église. Ces dinosaures grincheux qui se sont plaints au sujet des changements dans les années 60 et 70 sont depuis longtemps morts ou disparus ailleurs. L’Évêque actuel ne les a jamais rencontrés. En tant qu’Évêque, il en est venu à considérer ces « Traditionalistes » comme des huluberlus réactionnaires, parlant une langue étrangère et absurde, à peine à être tolérés, et certainement à garder à leur place, bien loin de la présente Église courante et normale.

En fait, cet Évêque peut même être, au sens large, un « conservateur ». Il va à la Marche pour la Vie à Washington ou au moins y envoie une délégation de jeunes. Il donne des conférences au comité diocésain sur le Droit à la Vie et soutient le Projet Rachel ( Un ministère de l’Église qui s’occupe des personnes ayant avorté ). Il s’est prononcé contre l’euthanasie et la peine de mort et pense que tout cela est une position pro-vie unifiée et holistique.

Il pourrait même avoir appris à dire la Messe selon l’Ancien Rite, ce qu’il fait une fois ou deux fois par année. Il trouve que l’histoire d’embrasser la main le rend un peu mal à l’aise, mais il est heureux de jouer le jeu de temps en temps si ça les maintient calmes. Il trouve que leur parler du « zèle pour les âmes » et de la piété eucharistique est forcé et archaïque. Il sourit et secoue la tête devant des adultes qui puissent être si obsédés par des conspirations sur Fatima. C’est probablement, pense-t-il, une communauté d’excentriques déséquilibrés mentalement, comme un groupe de personnes qui font des reconstitutions historiques en créant un monde fantastique costumé pour eux-mêmes avec des moustaches en guidon cirées et des robes longues. Il est beaucoup plus à l’aise avec ses rendez-vous plus faciles à vivre avec la communauté charismatique, la Communion et les groupes de libération et de Sant’ Egidio ( En 1986, la Communauté de Sant’Egidio a été reconnue officiellement comme Association internationale de laïques par l’Église catholique. S’occupe de pauvreté dans le villes, lutte contre le SIDA, abolition de la apeine de mort, etc. ), et le sénateur pro-avortement Catholique local, qui donne des conférences sur la justice économique, les droits de l’homme des immigrants et l’abolition de la peine de mort. Voilà le monde réel.

Pour un tel homme, l’effondrement des institutions de l’Église n’est pas beaucoup plus qu’une statistique. C’est l’Église qu’il connaît. C’est normal. Il se souvient du commentaire réconfortant du Pape Benoît XVI à propos de la « petite Église, plus fervente » et pense que c’est ce vers quoi nous nous dirigeons. Et c’est très bien. L’hémorragie de l’Église par ses millions de petites blessures est normale. Les bancs vides, une ou deux ordinations par année, la fermeture des écoles, l’exode des paroissiens à la méga-église Protestante, la fusion des paroisses et la vente des propriétés qui ne sont plus occupées, la Messe polie de Commémoration annuelle qui commémore le travail des sœurs de l’école, longtemps disparue depuis que c’est rendu un centres d’hébergement de soins et de longue durée… Tout cela est la Nouvelle Normalité. L’ancienne Église a eu son temps et glisse poliment dans l’histoire, son travail de développement de la civilisation est accompli.

Pour un tel homme, les questions dont parlent les Traditionalistes sont au mieux non pertinentes. Leur rejet de Vatican II ; leurs constantes critiques embarrassantes en relation avec les formulations passées date et obsolètes de la Doctrine de l’Église, que le Concile a abrogé ou « développé » dans un sens plus nuancé et moderne, (extra Ecclesiam nulla salus vraiment ?) ( note : i.e. « Hors de l’Église, Point de Salut » vraiment ? ), leur refus de vivre dans le monde réel — il pense que tout cela est simpliste et contre-productif. Il voit cela comme le produit de personnalités déséquilibrées, le genre qu’il était tranquillement heureux de voir le derrière quand ils se sont faits bottés le derrière pour prendre la porte du séminaire. Il lit le site First Things et admire le combat de Jean-Paul II contre le communisme. Il aime les rassemblements oecuméniques diocésains ; il aime Tweeter, histoire de traîner avec « les jeunes » pour les événements préparatoires aux Journées Mondiales de la jeunesse.

La seule chose qu’il craint, une chose qu’il prêche constamment contre, c’est la « division ».

Jusqu’à Bergoglio, les Traditionalistes étaient tolérés. Les gens qui ont cru les choses que l’Église enseigne bénéficiaient d’un coin où ils étaient la plupart du temps laissés seuls. Il y a eu une grande auto-ségrégation. Les paroisses dans tous les diocèses du monde entier ont été divisées en camps idéologiques. Et les Papes depuis le Concile n’ont rien fait pour corriger cela. Les Évêques ont emboîté le pas, se mentant à eux-mêmes sur l’Église « grand parapluie », un parapluie assez grand, semblait-il, pour accueillir le Christ et Bélial.

Mais maintenant, nous avons le Pape lui-même se déclarant d’un côté dans le calme de cette guerre civile intérieure de l’Église et il n’est pas du côté des anges. Après 50 ans d’ambiguïté papale, insistant sur le fait que tout est dandy, jouant des deux côtés et marchant sur la corde raide, nous sommes maintenant bénis d’avoir de la clarté. Le couperet est enfin tombé.

Retour à ma question ci-dessus : comment un Pape peut être en schisme puisque, pour être en schisme, ça signifie se séparer de Pierre ?

La question, je le crains, est un symptôme de la Nouvelle Normalité. L’un des principes fondamentaux du Nouveau Paradigme est le positivisme papal : l’idée que l’Église repose sur Pierre et que chacun de ses énoncés doit être considéré comme article de Foi. Nous avons entendu encore et encore de toutes parts des slogans comme : « Eh bien, le Saint-Esprit choisit le Pape, non ? » De plus, dans l’histoire des schismes de l’Église, celui qui se démarque est celui qui a créé la division millénaire entre Constantinople et Rome. Le soi-disant « Orient Orthodoxe » se définit comme ne pas être en soumission au Pape.

En réalité, le terme est beaucoup plus large. L’Encyclopédie Catholique nous aide ici et nous montre qu’il y a plus à être Catholique que d’être seulement prêt à suivre un Pape sur une falaise : (toutes les emphases gras ajoutés)

Le schisme (de schisma en grec, la déchirure, la division) est, dans le langage de la théologie et du Droit Canon, la rupture de l’union ecclésiastique et de l’unité, à savoir soit l’acte par lequel une partie des fidèles rompt tout autant qu’elle trouve en elle les liens qui la lie à l’organisation sociale de l’Église et à faire d’elle un membre du Corps Mystique du Christ, ou soit l’état de dissociation ou de séparation qui est le résultat de cet acte.

Il cite saint Paul dans 1 Corinthiens 10 :

«Frères, je vous en supplie au nom de notre Seigneur Jésus-Christ : mettez-vous d’accord, qu’il n’y ait pas de divisions parmi vous ; soyez parfaitement unis, en ayant la même façon de penser, les mêmes convictions ».

Plus tard, nous entendons l’Apôtre définir ce que cela signifie : que nous sommes dans l’unité lorsque nous avons la même croyance divine. « Un seul Seigneur ; Une seule Foi ; Un seul Baptême. »

L’encyclopédie continue :

« Le schisme est un genre qui embrasse deux espèces distinctes : le schisme hérétique ou mixte et le schisme pur et simple. Le premier a sa source dans l’hérésie ou est joint à lui, le second, que la plupart des théologiens désignent comme schisme absolu, c’est la rupture du lien de subordination sans l’erreur persistante qui l’accompagne, erreur qui soit directement opposée à un dogme défini ».

Bref, on peut devenir divisé du Corps Mystique du Christ par le déni obstiné de la Doctrine Catholique.

« Le schisme, par conséquent, est généralement mixte dans lequel cas, considéré du point de vue moral, sa perversité est principalement due à l’hérésie qui fait partie de celui-ci. Dans son autre aspect et comme étant un schisme pur, il est contraire à la charité et l’obéissance ; au premier, parce qu’il rompt les liens de la charité fraternelle, à ce dernier, parce que les rebelles schismatiques sont contre la hiérarchie Divinement constituée.

« Cependant, ce n’est pas toute désobéissance qui soit un schisme ; afin de posséder ce caractère, elle doit inclure en plus de la transgression des ordres des supérieurs, le déni de leur droit Divin de commander ».

Maintenant, Jorge Bergoglio nie le Christ à gauche, à droite et au centre. Il a, en fait, réécrit les Paroles mêmes du Christ dans un document officiel d’enseignement du magistère papal : le « premier et le plus grand commandement », ce n’est pas l’amour du prochain. Toute personne qui se soucie de regarder attentivement peut voir ce que dit le Christ Lui-Même à ce sujet. Ceci, et non sa note dans Amoris Laetitia, est l’acte le plus clair du schisme de Bergoglio envers son seul légitime Supérieur hiérarchique et, de facto, un déni du droit à son Supérieur de commander. En réécrivant l’enseignement du Christ, Bergoglio s’est lui-même placé au-dessus et en contradiction avec le Christ.

Parce que le Pape est seulement soumis à Dieu lui-même, son refus des Paroles de la Deuxième Personne de la Sainte Trinité est à la fois un acte d’hérésie (et je pense que de l’écrire dans un document papal, de le publier dans une demi-douzaine de langues et de l’afficher sur le site web du Vatican peut compter comme étant un « endurcissement ») et un acte de schisme, car c’est une rébellion contre son Supérieur immédiat.

Bien sûr, nous savons que cela est loin d’être sa première infraction, bien que son refus implicite d’une autre partie des Paroles clairement dites par le Christ dans les Écritures saintes, à savoir — qu’un homme marié et une femme ne peut jamais se« divorcer » et que se remarier est adultère — est peut-être doctrinalement, et certainement en pratique, plus grave.

Comment ces nombreux, innombrables, actes de rébellion de Bergoglio contre son seul Supérieur légitime hiérarchique ne pas être des actes de schisme ? Comment ses dénégations habituelles du droit du Christ — Dieu — d’être l’Auteur de la réalité, ne pas être considérées comme un déni du « Droit Divin de commander » de Notre Seigneur ?

Comment ne sommes-nous pas en mesure, ni obligés en effet, de s’opposer à un Pape qui s’oppose ouvertement au Christ ? Qui est le vrai chef de l’Église ?

C’est loin d’être impossible d’imaginer un Pape en schisme. Nous l’observons une réalité en ce moment. Tous les jours. Il annonce son schisme tous les jours sur Twitter. Chaque jour, à la Casa Santa Martha, Bergoglio annonce sa haine et son déni du Droit du Christ — son Supérieur légitime hiérarchique — de commander.

Ce qui suit dans Encyclopédie Catholique est, peut-être, un article pour un autre jour, mais il est certainement utile de l’examiner pour ses implications. Si nous acceptons que Bergoglio est schismatique …

Pour communiquer en sacris» ( signifie « Dans les Ordres ) avec des schismatiques, par exemple, de recevoir les sacrements des mains de leurs ministres, d’aider aux offices divins dans leurs temples, c’est strictement interdit aux fidèles.

Qu’est-ce qui se passe lorsque la personne en question est le Pape de l’Église universelle ?

Source : http://dieuetmoilenul.blogspot.fr/2016/10/un-nouveau-schisme-une-nouvelle-eglise.html

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