François et Martin Luther parfaits ensembles

François et « Saint » Martin Luther

Parfaits ensemble

 

Voir la Fontaine d’erreurs : mise à jour # 1 ici

par Christopher A. Ferrara
SOURCE : The Remnant
Le 17 octobre 2016

Notre série sur la fontaine d’erreurs porte ici sur François qui continue sa performance devant un public de « pèlerins » Luthériens en provenance d’Allemagne au Vatican le 13 octobre dernier. Cette date marquait le 99e anniversaire du Miracle du Soleil à Fatima ; mais François, qui est censé s’être consacré à la Sainte Vierge et avoir consacré son pontificat à Notre-Dame de Fatima (qui explique mon optimisme précoce concernant son pontificat désastreux), a complètement ignoré l’occasion. Au lieu de cela, il a consacré la journée à célébrer la mémoire de Martin Luther dans la Salle Paul VI.

Une statue de l’hérésiarque a partagé la scène avec François pendant l’événement où deux hommes ministres Luthériens dont un sportif portant une boucle d’oreille, ont placé entre les mains du Pape une copie cérémoniale gigantesque des 95 thèses généralement considérées comme le fait marquant du début de la soi-disant Réforme.

 

Un des ministres a cité Luther à l’effet qu’il voulait que son œuvre soit remise à d’autres qui ne l’avaient jamais lue. Jamais dans ses rêves les plus fous Luther n’a jamais prévu que l’un des destinataires serait un Pape approbateur.


Le Pape et Luther apparaissant au Vatican conjointement

François a passé la plus grande partie de l’audience portant deux écharpes : une jaune, l’autre bleue, nouées ensemble pour symboliser l’« unité » entre les Luthériens et les Catholiques Orthodoxes qui existe seulement dans son imagination. Ou peut-être que François avait en vue l’unité qui existe bel et bien entre les Luthériens et la majorité Catholique libérale qui est effectivement devenue Protestante en grande partie grâce à la nouveauté ruineuse de l’« oecuménisme ». Aujourd’hui, nous assistons à ce que Pie XI a craint quand il condamnait et défendait toute participation Catholique dans le « mouvement œcuménique » qui avait son origine dans les sectes Protestantes :

« N’est-il pas vrai, comme il est souvent répété en effet que, même en accord avec le devoir, tous ceux qui invoquent le nom du Christ doivent s’abstenir de reproches mutuels et devraient à terme être unis dans la charité mutuelle ? Qui oserait dire qu’il aime le Christ s’il n’a pas travaillé de toutes ses forces pour mener à bien Ses désirs, Lui qui a demandé à Son Père que Ses disciples soient « un »… »

« Cette entreprise est si activement promue en tant de nombreux endroits qu’elle se gagne l’adhésion d’un certain nombre de citoyens et elle prend même possession de l’esprit de très nombreux Catholiques et les attire avec l’espoir de réaliser une telle union comme si ce serait agréable aux désirs de la Sainte Mère l’Église qui n’a en effet rien de plus à cœur que de rappeler ses fils égarés et de les ramener sur sa poitrine. Mais en réalité, sous ces paroles alléchantes et ces mensonges flatteurs se cache une erreur très grave par laquelle les fondements de la Foi Catholique sont complètement détruits ».

Maintenant, un Pape hyper-œcuménique est personnellement engagé à détruire les fondements de la Foi Catholique précisément au nom de l’oecuménisme, tapissant de bombes l’Église avec des énoncés latitudinaires ( (Celui, celle) qui s’accorde des libertés dans les principes d’une religion) arrogants, généralement livrés avec un ricanement et un ton d’irritation indignée envers les Catholiques Orthodoxes qui pourraient différer d’avec les bromures de complaisance à la foule qu’il semble considérer comme une authentique spiritualité Catholique.

Se prêtant au jeu avec son baratin hérétique coutumier en réponse aux questions qui lui sont posées par les membres de son auditoire Luthérien (ce qui suit sont mes traductions, prises directement à partir de la vidéo), François a déclaré que les Catholiques et les Luthériens appartiennent au « Corps unique du Christ ». Et ici encore, François contredit catégoriquement à nouveau l’enseignement de ses prédécesseurs concernant les membres du Corps Mystique :

Comme le Vénérable Pie XII l’a affirmé solennellement en conformité avec l’ensemble de la Tradition :

« Pourtant, au sens plein de l’expression, seuls font partie des membres de l’Église ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie Foi, qui, d’autre part, ne se sont pas pour leur malheur séparés de l’ensemble du Corps, ou n’en ont pas été retranchés pour des fautes très graves par l’autorité légitime. Tous, en effet, dit l’Apôtre, nous avons été baptisés dans un seul Esprit pour former un seul Corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit hommes libres. Par conséquent, comme dans l’assemblée véritable des fidèles il n’y a qu’un seul Corps, un seul Esprit, un seul Seigneur et un seul Baptême, ainsi ne peut-il y avoir qu’une seule Foi ».

Comme Pie XI, dans le cadre de sa condamnation du « mouvement œcuménique », a de même insisté :

« Puisque le Corps Mystique du Christ, de la même manière que Son corps physique, est un, compacte et convenablement réuni, ce serait fou et hors de propos de dire que le Corps Mystique est composé de membres qui sont désunis et dispersés : quiconque n’est donc pas uni avec le Corps n’en est pas membre, ni est-il en communion avec le Christ sa tête ».

Mais l’enseignement de ses prédécesseurs est sans considération pour François qui se complaît à dire des choses qui sont « stupides et déplacées » pendant que tout le monde applaudit son « humble révolution ». Plus loin dans ses divagations, François a soulevé une question concernant une région en Allemagne où quelque quatre-vingts pour cent de la population ne professe aucune religion :

« Que devons-nous dire pour les convaincre ? Ecoutez ! La dernière chose que nous devons faire est de dire : vous devriez vivre comme un chrétien — choisi, pardonné et croissant en vertu [. En italien : in cammino, fig]. Il ne convient pas [lecito] de convaincre quelqu’un de votre Foi. Le prosélytisme est le grand poison contre le chemin de l’oecuménisme [applaudissements] ».

« Vous devez donner le témoignage de votre vie Chrétienne — témoignage, c’est-à-dire du cœur, le cœur, ils peuvent le voir. Et de cette inquiétude naît la question : « Pourquoi cet homme ou cette femme vit de cette façon » Et cela préparera le terrain pour que le Saint-Esprit, qui est celui qui travaille dans le cœur, fera ce qu’il doit faire. Mais Il doit parler, pas vous ! »

Il ne pouvait pas être plus clair : François insiste à dire que c’est faux de dire quoi que ce soit pour convaincre les autres de sa Foi. Selon lui, il faut simplement vivre comme un Chrétien alors que Dieu fait tout le parler à travers une sorte d’illumination intérieure dans les gens qui seront censés être conduits à la conversion par la simple vue de la vie Chrétienne. François ne parlait pas de prosélytisme dans le « sens négatif » proposé par l’usine d’excuses néo-Catholique, mais plutôt l’acte même de persuader les gens de la vérité de la religion Catholique. Ni besoin pour Jimmy Akin et pour les autres artisans néo-Catholiques de couvrir le Pape et de perdre du temps avec l’excuse d’une « mauvaise traduction ». Les paroles exactes du Pape en italien sont comme suit : « Non é lecito [correcte ou légale] convincere della tua fede. Il proselitismo [son emphase] é il velleno [poison, venim] piu forte contro il cammino ecumenico. »

Ici, nous rencontrons un de ces clichés étincelants du Catholicisme libéral qui sonne bien, mais qui est considéré comme des ordures après y avoir réfléchi un moment. Considérez la réalité de la vie dans notre société laïque et pluraliste moderne. Dans le vaste domaine impersonnel de la vie publique, y compris le lieu de travail et les lieux de loisirs, le témoin « silencieux » qui est censé convertir les gens est complètement inopérant. Les Catholiques ne déambulent pas en rayonnant de la joie visible, avec des halos flottant au-dessus de leurs têtes pour signifier qu’ils occupent une plate-forme exaltée de paix et de bonheur à laquelle tout le monde devrait aspirer. Il n’y a pas d’« inquiétude » spirituelle suscitée par la simple présence des Catholiques dans la société qui inciterait des questions sur les raisons pour nous de « vivre de cette façon ». Bien au contraire, la vue d’une grande famille Catholique, par exemple, est plus susceptible de susciter la dérision et révulsion des membres de la population qui s’emploient scrupuleusement à la contraception.

En tout cas, les gens que les Catholiques rencontrent à l’extérieur de leurs maisons et de leurs paroisses n’ont aucune idée que les Catholiques « vivent de cette façon » à moins qu’ils ne leur parlent de leur Foi et ce que cela signifie pour leur mode de vie. C’est précisément le témoignage parlé de la Foi qui peut émouvoir les cœurs et amener les âmes à la conversion par la grâce de Dieu. Autrement, les Catholiques sont tout simplement invisibles dans la foule immense de la société contemporaine civile. Le cliché Catholique libéral que François nous sort constamment est simplement une recette pour le silence complet de l’Église militante qui en fait est le résultat même de l’« oecuménisme » et l’« ouverture au monde » conciliaire en général.

Pire encore, concernant ce témoignage Chrétien silencieux imaginaire, François ne fait aucune distinction entre les Catholiques Orthodoxes, qui suivent tous les enseignements du Christ, et les Luthériens, qui font du tri sélectif dans les Évangiles alors qu’ils pratiquent la contraception, le divorce et même l’avortement, prétendent ordonner des femmes et des homosexuels actifs en tant que « prêtres » et « Évêques », et tolèrent des « mariages » diaboliques entre personnes du même sexe. François voudrait nous faire croire le Saint-Esprit inspire la conversion sur la base du « témoignage » des gens qui foulent aux pieds l’Évangile et que même Luther dénoncerait comme hérétiques satanés.

Voilà pour la Mission Divine de « faire des disciples de toutes les nations, leur apprenant à observer tout ce que Je vous ai commandé ». Et autant pour l’exemple du premier Pape, qui, à la suite de cette même mission, a déclaré à une foule de Juifs potentiellement convertis :

« Changez de comportement et que chacun de vous se fasse baptiser au nom de Jésus-Christ, pour que vos péchés vous soient pardonnés. Vous recevrez alors le don de Dieu, le Saint-Esprit. Car la promesse de Dieu a été faite pour vous et vos enfants, ainsi que pour tous ceux qui vivent au loin, tous ceux que le Seigneur notre Dieu appellera. Pierre leur adressait encore beaucoup d’autres paroles pour les convaincre et les encourager, et il disait : « Acceptez le salut pour n’avoir pas le sort de ces gens perdus ! » » (Actes 2 : 38-40).

Commettant une autre de ses innombrables bourdes, François a attribué ensuite à la « théologie médiévale » le dicton « l’Église est toujours en train de se réformer » ou « doit toujours être réformée » rendu en latin comme « ecclesia semper reformanda est ». Ce phrase slogan Protestante, qui a probablement pris naissance dans les années 1600, est faussement attribuée à Saint Augustin (qui n’était pas médiéval en aucune manière) et a d’abord été rendue populaire par le théologien Protestant éclectique Karl Barth après la Seconde Guerre Mondiale.

Cette erreur a été suivie par la prétention absurde que les « plus grands réformateurs de l’histoire de l’Église, de nos Églises … sont les saints. Autrement dit, les hommes et les femmes et les femmes qui suivent la Parole du Seigneur et la pratiquent … Et dans l’Église Luthérienne et dans l’Église Catholique il y a, il y a eu, des hommes et des femmes de cette sorte … qui suivent l’Évangile. Ce sont ceux qui réforment l’Église ».

Dans l’Évangile Selon François, le partisan de l’oecuménisme Catholique ultime, il n’y a pas des différences cruciales entre Luthériens et Catholiques. Nous sommes tous Chrétiens. Nous suivons tous l’Évangile, y compris ceux qui pensent que l’Évangile permet le divorce, la contraception, l’avortement et la sodomie dans des situations « difficiles ». Pour François, l’hérésie puante et l’immoralité promue par la progéniture de Luther, y compris la femme « Évêque » que François a chaleureusement saluée, ne sont pas pertinentes. Les Catholiques ont leurs saints et les Luthériens ont les leurs, y compris le maniaque dégénéré qui a fondé cette religion faite de mains d’homme et dont la statue fut accrue en dignité par la présence de François à côté d’elle.

Loin de l’esprit de François est cette réalité qu’il n’y a pas d’« Église Luthérienne » et qu’il n’y en a jamais eue. Il ne semble pas non plus remarquer que le Luthéranisme lui-même est fracturé en nombreuses sectes opposées dont les doctrines corrompues rejettent plus ou moins l’enseignement dogmatique infaillible de l’Église Catholique sur de nombreux points ainsi que sur les préceptes de la loi naturelle écrite dans les cœurs mêmes des païens infidèles, mis à part les gens qui professent être Chrétiens.

La performance de François en ce 13 octobre a effectivement nié la nécessité salvifique de l’Église, une négation thématique entière de son pontificat. Son hyper-oecuménisme, dont le spectacle du 13 octobre n’est que la dernière démonstration, nie aussi effectivement la fonction pétrinienne comme condition sine qua non de l’unité Chrétienne.

L’intimidateur sur la chaire papale est cependant un véhicule des plus appropriés pour la promulgation mondiale du Bergoglianisme, une religion que les Luthériens trouvent tout à fait agréable comme les applaudissements du public ravi dans la salle l’ont indiqué. Et François confirmera leur plaisir quand il se déplacera en Suède à la fin de ce mois-ci pour commémorer le début de la rébellion Protestante et qu’il participera à une liturgie commune avec des ministres Luthériens déguisés en costumes cléricaux, les confirmant ainsi dans toutes leurs erreurs abominables, rien qui ne soit vraiment important pour François.

Et pourtant, comme Dieu tire infailliblement du bien du mal, le caractère épouvantable même de ce pontificat enfin éveille les fidèles aux périls du positivisme papal, en leur rappelant que la Foi est objectivement vraie, pas vraie parce que le Pape le dit, et qu’il est tout à fait possible que les paroles et les actes d’un Pape puissent contredire cette vérité objective. Ainsi, par exemple, le lendemain de l’audience du 13 octobre, Jeffrey Mirus ( considéré comme un théologien néo-Catholique) a écrit :

« Les lecteurs et les écrivains du site CatholicCulture.org, bien qu’ils peuvent se tromper parfois, ne sont pas idiots. Il est malhonnête de prétendre que François, quand il dit quelque chose qui est reçu comme nouveau, différent et troublant, que ça signifie toujours vraiment [son accent] exactement ce que l’Église a enseigné précédemment. À l’heure actuelle, chacun des écoliers de la célèbre école pour garçons Thomas Babington Macaulay sait que ce n’est pas vrai. Lorsque la garde-robe de l’empereur est épuisée, ça n’aide pas quiconque de prétendre qu’il est bien habillé — à moins qu’il nous soit préférable de douter de notre santé mentale ».

Non, nous ne sommes pas fous. Ce qui est fou, c’est ce pontificat. Comme Antonio Socci a observé suite aux festivités d’amour de François pour Luther : « Bergoglio, au lieu de respecter Notre-Dame, a honoré Martin Luther en prenant part à une audience (au Vatican) où une statue de l’hérétique et du schismatique Allemand a été exposée comme si c’était un des saints. Pour cette raison, Bergoglio est le Pape qui, pour la première fois en deux mille ans, a voulu la profanation des Sacrements ! … Quoi d’autre ça prendra-t-il autre pour que l’ingénu ouvre les yeux ? »

Dieu seul sait combien de temps l’Église sera affligée par ce malheureux Pape. Mais les yeux s’ouvrent enfin. Pour cela, au moins, nous pouvons rendre grâce comme nous l’espérons et prions pour la délivrance de l’Église de François et toutes ses œuvres.

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