La vision du ciel – Saint André le Fol en Christ

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De toutes les visions des Saints Pères qui nous soient connues, la vision du Paradis la plus vivante et la plus détaillée est celle qui apparut à St. André le Fol en Christ, ce dernier contempla en effet surnaturellement le Paradis invisible pendant deux semaines. Il confia cette vision à Nicéphore, homme à qui il confiait ses secrets.
Voici ce qu’il lui dit…

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« Je vis que j’étais dans un jardin beau et tout à fait merveilleux… Mon esprit était exalté et je pensais : qu’est ceci  ? Je sais que je vis à Constantinople, comment puis-je être ici  ? Je ne puis comprendre. J’étais vraiment étonné et je ne savais si j’étais dans mon corps ou bien hors de mon corps; Dieu seul le sait ! Mais je me voyais vêtu d’un vêtement très léger qui semblait être fait d’éclairs de lumière tissés, sur ma tête était une couronne faite de grandes fleurs et j’étais ceint d’une ceinture digne d’un roi. Je me réjouissais de cette beauté, m’en émerveillais intérieurement et je me réjouissais en mon cœur de la douceur du Paradis de Dieu tandis que je le foulais de mes pieds.

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Je vis de nombreux jardins avec de grands arbres agréables à voir dont les cimes se balançaient ; leurs branches diffusaient un parfum merveilleux. Certains de ces arbres étaient perpétuellement en fleurs, d’autres étaient couverts de feuilles d’or, d’autres encore portaient des fruits d’une beauté et d’une douceur indicibles. Il est impossible de comparer ces arbres avec ceux qui poussent sur terre car c’était la main de Dieu et non celle de l’homme qui les avait plantés. Il y avait des myriades d’oiseaux dans ces jardins. Certains étaient perchés sur les branches des arbres et chantaient magnifiquement, d’une manière tellement belle que je ne me souvenais plus qui j’étais tant mon cœur en était touché. Il me semblait que leur chant atteignait le sommet même du Paradis. Ces magnifiques jardins poussaient en rangs comme des armées alignées l’une à côté de l’autre.

Tandis que je marchais là et sentais mon cœur s’exalter, je vis un grand fleuve qui coulait en leur mitan (milieu) et les irriguait. Sur l’autre rive, il y avait une vigne. Ses plants étaient couverts de feuilles d’or et de grandes grappes dorées. Des quatre points soufflaient des vents paisibles et fragrants et les jardins sous l’effet de la brise émettaient avec leurs feuilles bruissantes un son délicieux. »

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St. André ne fut pas seulement emporté en Paradis, mais comme l’Apôtre Paul, il fut ravi jusqu’au troisième ciel. Après son récit du Paradis, il poursuit…
« Après cela, je fus effrayé et je sentis que j’étais plus haut que la surface des Cieux. Un jeune homme dont le visage était brillant comme le soleil marchait devant moi. Je le suivis. Je vis enfin une belle et grande Croix qui était en ses couleurs semblable à un arc-en-ciel. Autour d’elle se tenaient des chanteurs semblables à des flammes qui chantaient une hymne de louange au Seigneur crucifié. Le jeune homme qui me conduisait s’approcha de la Croix, l’embrassa et me fit signe de faire de même. Tandis que je m’exécutais, je fus rempli d’une douceur spirituelle indicible et je sentis une fragrance plus forte que celle du Paradis.

Dépassant la Croix, en regardant vers le bas, je vis un abîme sous mes pieds, car il me semblait que je marchais sur l’air. Je fus effrayé et criai vers mon guide : ‘J’ai peur de tomber dans l’abîme !’ Il se tourna vers moi et dit : ‘N’aie pas peur, nous devons aller plus haut’, et il me donna la main. Tandis que je saisissais sa main, je vis que nous étions au-dessus du deuxième Ciel. Je vis là des hommes merveilleux et leur grande paix, la joie d’une fête perpétuelle qui est inexprimable dans la langue des hommes.

Après cela, nous entrâmes dans une merveilleuse flamme qui ne brûlait pas mais qui nous illumina. Je fus à nouveau effrayé et à nouveau il se tourna vers moi et me donna la main en disant : ‘Nous devons monter au troisième Ciel et plus haut encore.’ Après cette parole, nous étions déjà au-dessus du troisième Ciel et j’entendis de nombreuses puissances célestes qui chantaient et louaient Dieu.

Nous approchâmes d’un rideau qui brillait comme l’éclair. Devant lui se tenaient de grands jeunes gens qui brillaient comme des flammes de feu. Leurs visages brillaient plus encore que le soleil, et dans leurs mains ils tenaient des armes flamboyantes. Ils étaient entourés d’une multitude d’hôtes célestes. Le jeune homme qui me conduisait me dit : ‘Quand le rideau sera levé, tu verras le Seigneur Christ, incline-toi devant le trône de Sa gloire.’

 

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Quand j’entendis ceci, je tremblai de joie. L’horreur, mais aussi un bonheur inexplicable m’envahirent. Je me tins là, fixant le rideau. Une main flamboyante l’écarta et je vis mon Seigneur comme le Prophète Isaïe le vit un jour, assis sur un trône élevé, entouré de séraphins. Il était vêtu de pourpre, Son visage brillait d’une lumière indicible. Avec grand amour, il tourna Ses yeux vers moi.

Quand je Le vis, je tombai à genoux devant Lui et me prosternai devant le trône radieux et terrifiant de Sa gloire. Il est impossible de dire quelle grande joie me remplit quand je vis Son visage. Même à présent, tandis que je me souviens de cette vision, je suis rempli d’une indescriptible douceur. Je gisais devant le Seigneur, tremblant et étonné de Sa miséricorde : comment pouvait-Il me permettre, à moi, homme impur et pécheur, de venir devant Lui et de contempler Sa divine beauté  ?

 

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J’étais empli d’une grande tendresse mais aussi de la conscience de mon indignité. Tandis que je contemplais la grandeur de mon Seigneur, je me répétais les paroles du Prophète Isaïe : ‘Alors je dis : Malheur à moi! je suis perdu, car je suis un homme dont les lèvres sont impures, j’habite au milieu d’un peuple dont les lèvres sont impures, et mes yeux ont vu le Roi, l’Éternel des armées.’ (Isaïe 6, 5).

Puis j’entendis mon Créateur miséricordieux me dire avec Ses très pures et douces lèvres trois paroles divines qui remplirent mon cœur d’une telle douceur et m’enflamma d’un tel amour pour Lui que je me sentis fondre comme de la cire avec la chaleur de mon esprit ; les paroles de David me vinrent à l’esprit : ‘Mon coeur est comme de la cire, il se fond dans mes entrailles.’ (Ps 22, 14).

Alors tous les hôtes célestes entonnèrent une hymne merveilleuse impossible à décrire. Puis, je ne sais comment, je me retrouvai marchant à nouveau en Paradis. La pensée me vint que je n’avais pas vu la Souveraine et Très Sainte Mère de Dieu. Alors je vis un homme léger comme un nuage qui portait une croix. Il me dit: ‘ Tu aurais aimé voir la très Sainte Reine des Hôtes célestes  ? Elle n’est point ici à présent. Elle est allée dans ce monde troublé afin d’aider les hommes et de réconforter ceux qui sont dans l’affliction. J’aimerais te montrer sa sainte demeure, mais le temps est compté… Tu dois retourner à l’endroit d’où tu es venu. Ainsi l’ordonne le Seigneur.’

A ces paroles, je me retrouvai dans le même lieu où j’étais avant ma vision. »

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