France: ouverture anticipée du procès de béatification du père Hamel

France: ouverture anticipée du procès de béatification du père Hamel

Mgr Lebrun annonce une dispense papale

Messe en mémoire du père Jacques Hamel, 14 sept. 2016, capture CTV

Messe en mémoire du père Jacques Hamel, 14 sept. 2016, capture CTV

La procédure pour l’ouverture du procès en béatification du père Jacques Hamel, assassiné par deux terroristes en l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray (France) le 26 juillet 2016, est enclenchée : le pape a dispensé du délai de cinq ans habituellement requis après la mort d’une personne. C’est ce qu’a annoncé Mgr Dominique Lebrun, archevêque de Rouen, le 2 octobre.

La Conférence des évêques de France (CEF) a publié un communiqué sur cette éventuelle béatification, précisant que ce « geste exceptionnel » du pape avait été annoncé par Mgr Lebrun lors de la réouverture de l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray. Un peu plus de deux mois après le drame, l’évêque a présidé sur les lieux une célébration de « réparation ».

Le pape François, rappelle le communiqué, « s’est exprimé fortement sur le martyre du père Jacques Hamel au cours de la messe du 14 septembre » qu’il a célébrée avec Mgr Lebrun, la famille du prêtre et les pèlerins du diocèse de Rouen.

Le pape avait alors célébré l’eucharistie avec une photo du vieux prêtre déposée sur l’autel. À la fin de la messe, il avait assuré à Mgr Lebrun : « Tu peux mettre cette photo dans l’église parce qu’il est désormais bienheureux et si quelqu’un te dit que tu n’as pas le droit, dis-lui que le pape t’a donné la permission ».

Dans son homélie, le pape François avait encouragé à prier le père Hamel : « Nous devons le prier, c’est un martyr ! Et les martyrs sont des bienheureux. (…) Un homme bon, doux, de fraternité, qui cherchait toujours à faire la paix, a été assassiné comme s’il était un criminel. Voilà le fil satanique de la persécution. (…) Il a donné sa vie pour nous, il a donné sa vie pour ne pas renier Jésus ».

Par la suite, précise le communiqué, Mgr Dominique Lebrun a été informé par la Congrégation pour les causes des saints que le pape François accordait « la dispense du délai de cinq ans habituellement nécessaire avant d’ouvrir une enquête officielle en vue de la béatification ». Ainsi, l’archevêque a décidé de commencer la procédure, qui doit d’abord s’ouvrir au niveau diocésain avant d’être envoyée à Rome.

Avec l’approbation d’un martyre, le baptisé n’a pas besoin de la reconnaissance d’un – autre – miracle, dû à son intercession, pour être béatifié.

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