Le pape a demandé à Mgr Forte d’éviter de parler clairement de la communion aux divorcés-remariés

Le pape a demandé à Mgr Forte d’éviter de parler clairement de la communion aux divorcés-remariés


Le pape a demandé à Mgr Forte d’éviter de parler clairement de la communion aux divorcés-remariés

Christopher Ferrara, sur « The Remnant » revient sur l’incroyable aveu de l’archevêque Bruno Forte, admettant en toute ingénuité (ou cynisme) la manipulation du Synode. La révélation de Mgr Forte – qui a « vendu la mèche » – confirme l’inutilité totale d’adresser au pape François des pétitions demandant une « interprétation authentique » d’Amoris Lætitia qui réaffirmerait l’enseignement constant de l’Église sur l’impossibilité d’admettre les adultères publics aux sacrements. Pourquoi François « interprèterait-il » son propre document d’une manière exactement contraire à tous ses complots et manigances avec des gens comme Mgr Forte?

De son côté, Anne Dolhein, de Reinformation.TV, nous rapporte que que lors d’une présentation de l’Exhortation apostolique Amoris Laetitia, le même Mgr Bruno Forte a affirmé que le pape François lui a déclaré ne pas vouloir parler explicitement de la communion donnée aux divorcés remariés, afin d’éviter une « pagaille épouvantable ». Le pape lui aurait dit : « Si nous parlons explicitement de la communion donnée aux divorcés remariés, on ne sait pas quelle pagaille on va déclencher. Alors, évitons d’en parler clairement, contentez-vous d’en rédiger les prémisses, et j’en tirerai les conclusions. » « C’est typique du jésuite », aurait plaisanté Mgr Forte.

On se souviendra que le pape François a imposé Mgr Forte comme secrétaire général des deux synodes sur la famille, même après ce rapport d’étape dénoncé par de nombreux prélats comme une « manipulation » qui ne rendait pas compte de ce qui avait réellement été dit au cours des réunions.

L’archevêque Bruno Forte, Secrétaire Spécial choisi par le Pape Bergoglio pour les deux sessions du Synode bidon, est un homme extrêmement arrogant. Car seule une extrême arrogance pourrait expliquer qu’il ait inséré dans la Relatio intermédiaire du Synode bidon de 2014 (avec l’entière approbation de François) ces infâmes affirmations sur la « valorisation » des « orientations homosexuelles » et la reconnaissance que les « unions homosexuelles » peuvent offrir « un précieux soutien dans la vie des partenaires » quand ceux-ci s’adonnent à la sodomie.

Et seule une suprême arrogance pourrait expliquer la révélation explicite de ce que de toute façon nous avions toujours su – que l’entier « processus synodal » était mis en scène par François pour faire avancer son projet favori vers sa conclusion prédéterminée: une « exhortation apostolique » post-synodale permettant l’admission des divorcés et « remariés » à la Sainte Communion, tout comme ils y étaient admis pendant le mandat de François comme Archevêque de Buenos Aires.

Dans son arrogance suprême, Forte n’a pas hésité à informer les participants à une conférence sur Amoris Lætitia le 3 mai, qu’au cours du Synode François avait lancé une boutade (« una battuta« ) comme quoi « si nous parlons explicitement de communion aux divorcés remariés, tu ne sais pas quelle terrible pagaille nous aurons« . Et donc, a dit François à Forte, « n’en parlons pas explicitement; fais-le de manière qu’il y ait les prémisses, après, c’est moi qui tirerai les conclusions. » Sur quoi Forte a ajouté: « Typique d’un jésuite. »

Le compte-rendu de la presse souligne que Forte voulait dire que le Jésuite François avait montré une « sagesse qui permettait la maturation nécessaire pour arriver à Amoris Lætitia ».
Ce commentaire concorde parfaitement avec l’affirmation de François – l’avertissement pour être plus exact – en conclusion du Synode bidon de 2014: « Nous avons encore une année pour mûrir les idées proposées, avec un vrai discernement spirituel, et pour trouver des solutions concrètes aux nombreuses difficultés et aux innombrables défis auxquels les familles doivent faire face ».

Je le répète, Forte ne nous a rien dit qui ne fût déjà évident, à savoir que le Synode bidon était simplement le vecteur de ce que François avait déjà décidé de faire. Ce qui toutefois est remarquable dans l’aveu de Forte, c’est qu’il se moque totalement de révéler explicitement au monde que le « parcours synodal » était un exercice de ruse et de tromperie pour cacher aux fidèles et aux quelques opposants dans la hiérarchie ce que François avait à l’esprit depuis le tout début de son pontificat, lorsqu’il chantait les louanges de la « théologie de la miséricorde » du Cardinal Kasper depuis le balcon de Saint Pierre lors de son premier Angélus.
Autrement dit, Forte ne se soucie tout simplement pas que le monde sache que François s’est livré à un colossal jeu de dupes ecclésial, culminant dans un document qui attaque les fondements mêmes de l’ordre moral en réduisant la loi morale à une « règle générale » et l’indissolubilité du mariage à un « idéal ».

D’où il s’ensuit que François ne s’en soucie pas non plus, car évidemment il n’y aura pas de démenti à la révélation de Forte, comme il n’y a pas eu de démenti à la révélation de cette femme d’Argentine à qui François a donné par téléphone l’autorisation de recevoir la Sainte Communion même si elle vivait dans l’adultère avec un homme divorcé. Car François n’a fait que dire à la femme de faire ce qu’il avait déjà planifié de permettre dans toute l’Église universelle – mais juste « dans certains cas » (et avant longtemps, « dans tous les cas », Novus Ordo code oblige).

La révélation de Forte est significative pour une autre raison: elle confirme l’inutilité totale d’adresser à François des pétitions demandant une « interprétation authentique » d’Amoris Lætitia qui réaffirmerait l’enseignement constant de l’Église sur l’impossibilité d’admettre les adultères publics aux sacrements. Pourquoi François « interprèterait-il » son propre document d’une manière exactement contraire à tous ses complots et manigances avec des gens comme Forte? Dans la dictature bergoglienne de la miséricorde il n’y a pas d’appel à la justice.

Christopher Ferrara.
Source : La Porte Latine du 13 mai 2016

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