« Le Véritable ressourcement de l’Église est dans le cœur du Christ et dans sa Miséricorde. »

Lettre d’Olivier Valette à Bernard R.

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« Le Véritable ressourcement de l’Église est dans le cœur du Christ et dans sa Miséricorde. »

Face à toutes les contrefaçons possibles, la marque de la véritable Église est la Foi en Jésus-Christ, Fils de Dieu incarné et sauveur des hommes, l’annonce explicite – souvent jusqu’au martyre – du Mystère Pascal… La centralité de la Croix du Christ et donc, de la miséricorde, du pardon, de l’humilité, de la conversion des mœurs toujours renouvelée, et l’amour des plus petits, des pauvres, des malades, etc… La Charité est le sceau, la marque que le Dieu vivant a imprimée dans l’âme de ses fidèles.

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La Charité est le plus grand commandement, et notre vocation : notre mission de chrétiens. Mais on ne peut absolument pas la séparer de la Vérité, autrement elle devient complaisance et non plus compassion. Or le Christ a souffert pour nous et il a rejoint par sa mort tous les hommes, dans la solitude la plus redoutable : celle qui est la notre face à la mort et dans la mort. Il est Dieu immortel, qui nous rejoint comme homme, jusque dans la mort pour en détruire la réalité profonde : la séparation éternelle d’avec Dieu, et lui donner un sens nouveau. Celui d’un passage de cette vie vers la Vie éternelle déjà ici-bas par la Foi. C’est l’origine du mot « Pâque ».

Le Christ s’est montré compatissant envers les pécheurs, mais il n’a jamais approuvé le péché. Peut-être te viendra cette question : qu’est-ce que le péché ?

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Le péché, c’est étymologiquement, manquer la cible ou passer à côté. Le péché c’est tout ce qui nous éloigne de ce pourquoi nous faits : la communion avec Dieu et entre nous. Communion dans la Foi, qui n’est pas sans lien avec la Vérité, puisque la Vérité sur laquelle elle porte c’est le Christ lui-même, ni sans lien avec la Charité : car la Charité c’est tout simplement l’Amour de Dieu manifesté en Jésus et révélé et partagé par lui à ses disciples. Cette Charité Vivante, une avec la Vérité de Dieu, puisque Dieu est Amour, c’est l’Esprit-Saint.

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Nous avons reçu au Baptême, le plus grand de tous les dons : nous sommes devenus les Enfants de Dieu. Nous avons reçu une dignité nouvelle.

Le péché, loin de nous unir nous éloigne les uns des autres. S’il nous rend solidaires, c’est pour faire le mal, pour notre perte. Ce qui en jeu dans toutes ces questions qui agitent l’Église aujourd’hui – communion des divorcés-remariés, union homosexuelle, sacerdoce des femmes, mariage des prêtres, etc – Ce n’est pas la modernisation de l’Église, son approbation par les hommes de ce temps, par une société occidentale dont la figure est en train de passer. Ce qui est en jeu, ce n’est pas la consolation passagère et fallacieuse de personnes engagées sur un chemin de mort à cause du péché. Ce qui est en jeu, c’est sa fidélité au Christ qui continue aujourd’hui de la conduire. Le Pape c’est le pape certes, mais il n’est pas Dieu. Il est des domaines, ou il ne peut intervenir car il n’a pas autorité pour changer ce que le Christ a établit. Et il serait illégitime qu’il le fasse, car il est serviteur et non pas maître dans la Maison de Dieu. Le Pape n’est pas Dieu sur terre, mais son représentant, un homme lui aussi tenu d’obéir à Dieu, à sa parole, à la tradition de l’Église et à l’enseignement de ses prédécesseurs.

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Ce qui est jeu, c’est la vie ou la mort éternelle de ceux que le Seigneur nous a confiés, vers lesquels il nous envoi en son nom. Le péché nous éloigne de Dieu, loin de nous mettre en communion avec lui et il nous éloigne les uns des autres, alors que l’Amour et la Vérité, eux, nous unissent à Dieu et les uns aux autres.

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Donner la communion, le Corps du Seigneur, a une personne dont les actes contredisent gravement l’Évangile et l’enseignement constant de l’Église, (et ce peut-être moi en certaines circonstances) c’est lui faire bien plus de mal que de bien. C’est le pousser vers la fosse, en lui disant : « Tout va bien. » Mais nous n’en sommes pas là. Même si François prend et assume le risque de cette confusion.

L’Église a pour mission de proclamer la Vérité de l’Amour de Dieu, et non l’un des deux séparément de l’autre. C’est pourquoi, elle paraît rugueuse souvent, car il ne s’agit pas de caresser les gens dans le sens du poil, pour leur plaire ou pour remplir les églises. C’est le Ciel qu’il s’agit de remplir. Si nous remplissons nos églises au mépris de la vérité de l’Évangile, nous fermons aux gens la porte du ciel, et nous devrons un jour rendre compte de cela. C’est une chose extrêmement grave.

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Mais il ne s’agit pas non plus, de vider les églises par trop de rudesses et de maladresse, d’étroitesse et de dureté même afin de remplir le Ciel. C’est là qu’il s’agit d’avoir beaucoup de douceur et de compréhension. Car le Christ aussi exigeant soit-il est doux et humble de cœur.

Une personne qui ne peut recevoir l’Eucharistie, parce que sa vie n’est pas tout à fait conforme aux canons de la Sainte Église, n’est pas exclue de la communion avec Dieu dans le sens ou en acceptant de ne pas communier matériellement, elle agit de façon cohérente, elle accepte sa situation et fait la lumière sur va vie. Et agissant ainsi, elle se rapproche pas à pas de Dieu qui est lumière et vérité. Notre vocation est de former les consciences, de les éclairer et d’accompagner les personnes sur un authentique chemin de conversion, qui peut prendre du temps.

La communion n’est pas la récompense des « bons chrétiens », elle est un don, une force pour celui qui la reçoit. Mais elle devient un leurre, si notre vie contredit gravement ce qu’elle signifie. La recevoir requiert un cheminement vers la sainteté, mais pas la perfection, autrement nul ne pourrait communier. C’est elle qui nous rend parfaits, mais dans l’amour, à l’image du Christ.

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L’Église n’a pas le pouvoir de changer l’Évangile ni les commandements de Dieu, mais elle a le devoir de se renouveler sans cesse, et son véritable ressourcement est dans le cœur miséricordieux du Christ. Parfois, elle peut assouplir sa manière d’appliquer certaines prescriptions, toujours elle doit se pencher sur les blessures des hommes comme le Bon Samaritain, changer son comportement et non ses lois, mais jamais défaire ce que le Christ a établit de sa propre autorité. Autrement le remède bien loin de guérir la maladie risquerait plutôt d’être fatale, et la consolation bien amère en ses conséquences.

Il y a des gens, membres de communautés schismatiques, et même des catholiques, qui s’insurgent contre le Pape François et sa ligne d’ouverture. Je répondrai pour ma part qu’on ne peut séparer la Vérité et l’Amour, même au nom de l’orthodoxie, car cela aussi serait contraire à l’Évangile. La Vérité sans l’Amour est vidée de sa substance, car la charité est la forme de la foi. « En ceci consiste l’Amour de Dieu pour nous : Dieu a envoyé son Fils dans le monde, afin que nous vivions par Lui. » (1 Jn 4,9)

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Prenons garde de ne pas avoir une conception monolithique de la Tradition, et ne pas la considérer comme un corps de doctrine en surplomb de l’Histoire. Ce ne serait plus vraiment la foi en Jésus-Christ venu dans la chair. Ce serait autre chose que la Foi, sous les apparences du catholicisme authentique. Ce serait promouvoir une conception « coranique » de la révélation divine, alors que Dieu, le Dieu de Jésus-Christ marche avec son peuple. La Révélation est close, c’est acquis. Mais son explicitation, elle, n’est pas encore achevée et nous ne sommes pas encore parvenus à la Vérité toute entière. Autrement cela voudrait dire, que la mission de l’Esprit Saint est terminée, alors qu’elle doit se poursuivre parmi nous jusqu’à la fin du monde. Disciples de Jésus de Nazareth, nous voilà en chemin et non au terme de la route. Il faut tenir à la fois que nous connaissons la Vérité en Jésus-Christ, et que nous n’avons pas fini d’apprendre à la connaître et à la reconnaître.

La vérité sans l’amour c’est comme une plante qui lève, mais qui faute de racines, sèche sous le soleil. » (Mc 4, 5-6) Professer la foi sans amour, reviendrai à ceci : jeter la première pierre à la femme adultère. (Jn 8, 7) Jésus dit aussi par ailleurs : « Hypocrites, vous pliez devant la lettre de la loi, mais vous trahissez le cœur de la loi : Justice, Miséricorde, Fidélité. Voilà ce qu’il vous fallait pratiquez... » (Mt 23, 23)

Et encore ceci : Si vous aviez appris ce que signifie : « C’est la miséricorde que je désire et non les sacrifices, vous n’auriez pas condamnés ce qui n’ont commis aucune faute ». (Mt 12, 8) Dieu seul juge les cœurs, car lui seul voient ce qui est en eux.

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Lorsqu’un docteur de la Loi, l’interroge sur ce qu’il faut faire pour avoir la vie éternelle, Jésus raconte la parabole du Bon Samaritain. Au regard des Juifs, les Samaritains qui n’adorent pas au Temple de Jérusalem mais sur le Mont Garizim, sont des hérétiques et Jésus lui-même affirme que le Salut vient des Juifs (Jn 4, 22). Mais voilà, le Salut c’est Lui, une personne, non une doctrine ! La Vraie Foi n’est autre que le Salut par la foi en Dieu révélé comme Amour en la Personne de Son Fils. Nous sommes les disciples de Jésus-Christ et non les champions d’une doctrine aussi pure soit-elle. Le Samaritain de la parabole, exerce la charité envers son prochain, alors que prêtres et docteurs de la Loi, pour ne pas se souiller s’écartent de cet homme, roué de coups et laissé pour mort, au bord du chemin. Et Jésus répond à son interlocuteur : «Tu veux avoir la vie ? Va et toi-aussi exerce la miséricorde envers lui. » (Lc 10, 37)

Un Samaritain, un hérétique !… Exerce la charité et par là accomplit toute la Loi ! Et nous ? Connaissant la Vérité comme ces juifs qui adoraient celui qu’ils connaissaient, nous avons à pratiquer la charité, en devenant le prochain de tous ceux et celles que le péché à blessés.

Nous devons soigner les blessures, a dit le Pape François, soigner les blessures. Il n’est pas indifférent d’être hérétique, car l’hérésie nous perd en nous éloignant de la Vérité, mais la Charité abolit toute distance entre Dieu et nous puisque Dieu est Charité, et la Miséricorde se moque du jugement. Qu’est-ce que la vérité sans l’Amour, la foi sans les œuvres de la foi : justice, miséricorde, fidélité ?

L’Église de Jésus-Christ n’est pas « l’Église de la Tradition » au sens fixiste, intolérant, intransigeant du terme. Ce n’est pas non plus « l’Église du Pape François », soit disant plus ouverte, accueillante et populaire, ce terme ne cachent rien d’autre que le fameux « esprit du Concile », condamné par Benoît XVI. L’Église de Jésus, c’est l’Église de la Miséricorde. Car c’est sur elle, qu’il la fondée, en faisant miséricorde à Pierre qui par trois fois, l’avait renié.

Voici maintenant le Témoignage bouleversant de Jemima Layzell. Une sainte ? Si l’on entend par sainteté la perfection de l’Amour, alors oui, c’est bel et bien le témoignage d’une sainte, appelée par vocation : Sainte Jemima Elizabeth Layzell. Comme il est bon de l’appeler ainsi bien que l’Église ne lui ait pas encore décerné ce titre, jusqu’à ce jour réservé aux catholiques. Jemima était de confession anglicane, mais elle est à jamais membre du Corps Mystique de Celui qui a donné sa vie par amour des pécheurs, car elle a parfaitement accomplie sa Loi de Charité. En ce faisant, elle s’est montrée disciple de Jésus-Christ crucifié et ressuscité. « À l’Amour que vous aurez les uns pour les autres, on vous reconnaîtra pour mes disciples » (Jn 13, 15)

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VIS, AIME, RIS ! Semble avoir été la devise de Jemima Elizabeth Layzell, jeune adolescente britannique, décédée suite à un anévrisme cérébral le 14 mars 2012  Elle avait 13 ans et rêvait de devenir écrivain. Ce jour-là, elle préparait la fête d’anniversaire de sa mère, Sophy. Quelques jours plutôt, elle avait exprimé le souhait de faire don de ses organes à sa mort. Pouvait-elle savoir que celle-ci arriverait si vite ?

Huit personnes ont été sauvées grâce à Elle ! Cinq enfants et trois adultes. Huit, chiffre hautement symbolique, puisque c’est le nombre de personnes qui furent sauvées à bord de l’Arche de Noé. Quel peut-être le sens de sa vie si courte, et de sa mort aussi brutale qu’absurde aux yeux des hommes ?

C’est peut-être de donner la vie comme le Christ. Par son corps, donné, elle continue de faire vivre. Si elle n’a pas eu le temps de connaître les joies de la maternité en ce monde, la voici mère d’une autre manière ! Par le don consentit de son jeune et sain corps, elle fait vivre. Il y a là quelque chose d’éminemment maternel, marial et eucharistique.

Le 1er janvier 2012, deux mois et demi avant sa mort, elle raconte dans son journal une visite étonnante qu’elle eut une nuit. Un jeune homme avec les poumons en feu lui demande de l’aide, lui tend une main malade et disparaît… un jeune homme vit aujourd’hui avec ses poumons. Cet événement rappelle la visite du Macédonien à l’Apôtre Paul dans les Actes. C’est en quelque sorte la Vocation de Jemima, vocation au don d’amour, un don qui fait vivre. À travers ce jeune homme, c’est le Christ lui-même qui appelle la jeune fille. « Ce que vous avez fait au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25)

Ce jeune homme, c’est aussi la figure de tous ceux et celles qui doivent leur vie et leur santé à sa charité très concrète… « Le Royaume de Dieu ne consiste pas dans des discours, nous dit Paul dans la 1ère aux Corinthiens, mais en actes » ( 1Co 4, 20)

Sur le coup, elle constate surtout son impuissance. Mais elle écrit un peu loin : « Quoi qu’il arrive à l’avenir, je veux que tu saches que je t’aime ». Elle ne le connaît pas, elle ne peut rien sinon donner son amour. Savait-elle jusqu’où irait le don qu’elle fit à ce moment là ?

Certes non mais elle y était prête, puisque pour sauver de précieuses vies, elle avait formulé le souhait d’être donneuse d’organes en cas de mort. Ceux à qui, elle a donné vie ne devront jamais oublier le don d’amour auquel ils doivent leur vie… nous, non plus. Ce même jour, elle confie son souhait d’avoir un enfant, reconnaît ne pas être prête physiquement et financièrement mais dit se sentir prête mentalement : Elle porte déjà sans le savoir sa postérité spirituelle. Et son premier fils, c’est ce jeune homme !

Cette toute jeune adolescente comme les autres, est pour nous aujourd’hui un témoin authentique de la charité de Dieu et de la foi en Lui. Si on peut légitimement lui décerner le titre de Témoin de la Foi, bien qu’elle n’ait pas fait de proclamation explicite du Credo, c’est d’abord en raison de son Baptême au nom de la Trinité, et puis surtout en raison de sa charité ardente, de la vérité de l’amour qu’elle a montré, cette vérité qui est le cœur de l’Évangile. La Foi, porte précisément sur cette vérité de l’Amour Divin, amour manifesté dans le Christ, et dont Jemima, a rendu un si beau témoignage.

Jemima, vient de l’hébreu et désigne une espèce rare de colombe. Que c’est beau mes amis et comme ça lui va bien ! La colombe toujours dans l’histoire de Noé au livre de la Genèse est l’annonciatrice de la décrue et le symbole de la paix, de la fidélité de Dieu et de la grâce.

Par ta Charité, jeune colombe, tu fais décroître l’iniquité et manifeste la beauté et la bonté de Dieu ! La colombe désigne encore la Bien Aimée de Dieu. Et notre Jemima n’est-elle pas de ces âmes bien aimées de Dieu ? Elle l’est assurément. Est-elle près de Dieu ? Où niche la colombe ? Dans le creux du Rocher, nous dit le Cantique des cantiques au cœur de la Bible. Et le Rocher c’est Dieu lui-même !

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Voici ce qu’elle écrit dans son journal intime : 8 Août 2011 Certaines personnes disent que Dieu ne peut pas exister parce que s’il existait, il aiderait toutes les personnes pauvres dans le monde. Je m’oppose à cela. Je sens leur désespoir, mais nous devons les aider. Ils sont là pour nous empêcher de nous transformer en monstres complets avant qu’il ne soit trop tard.

N’est-ce pas une profession de foi, une protestation pleine de foi en Dieu. Jemima a perçu, malgré son jeune âge, ce que beaucoup d’adultes ne perçoivent pas et qui les empêche de croire. Elle avait une conscience aigue du fait que ce qui est en cause dans le problème de la pauvreté à travers le monde, c’est notre responsabilité, à la fois personnelle et collective. Nos injustices et non l’existence de Dieu. Sa pensée est profondément évangélique : « Nous pouvons leur faire du bien autant de fois que nous le voulons » et Jésus disait : « Les pauvres vous en aurez toujours avec vous, et vous pourrez leur faire du bien autant de fois que vous le voudrez ». Cela rejoint aussi ce que disait saint Vincent de Paul : « Les pauvres sont nos maîtres ».

De telles paroles témoignent d’une grande maturité, d’un cœur droit, d’une âme de compassion…Il y a là aussi quelque chose de profondément marial. Par sa compassion et son souci des pauvres, on peut dire qu’elle a fait l’expérience du cœur de Dieu et nous trace un chemin vers celui-ci.

Son Don d’amour a comme une dimension universelle… ne choisissant pas par avance les bénéficiaires, elle fait son offrande à l’humanité entière, à la manière de Jésus-Christ. Son Geste nous éclaire aussi sur le sens de la virginité : car la virginité c’est le don total de soi-même, et « Mima » a tout donné ! C’est pourquoi elle est aussi martyre, au sens étymologique du mot qui signifie « témoin ». Elle l’est pour deux raisons : d’abord pour son agonie et pour la charité dont témoigne le don qu’elle a fait d’elle-même pour donner la vie. Sa vie et sa mort parle pour nous de la résurrection du Christ, car on voit bien à travers son geste généreux la vie jaillir de la mort. Oui, la mort n’a pas le dernier mot et la vie est victorieuse ! Allant à l’Essentiel, à l’Amour en sa vérité la plus pure, telle que manifesté dans le Mystère Pascal, elle a peut-on dire confessé la vraie Foi.

Ainsi est-elle devenue épouse du Christ, en qui sa vie et sa mort tragique trouvent un sens ! Par lui et en lui, elle reçoit la gloire, non des hommes, mais de Dieu. C’est-à-dire elle reçoit tout son poids, toute sa valeur ! Il y a là, de la graine de sainteté, une sainteté qui déborde largement les frontières visibles de l’Église catholique puisque Jemima appartenait à une famille de confession anglicane. C’est pour nous et pour tout homme bien disposé un appel, car la sainteté qui est la vocation de tout homme, nous concerne tous ! Et tous, nous voici enrichis de son exemple, de son témoignage, de ses vertus, de l’Amour qu’elle a porté, de la joie, de sa personne et de la lumière dont elle rayonne, comme d’un véritable trésor.

Quelqu’un m’a écrit ceci à son sujet : « L’Amour passe entre les gens de bonne volonté. Mima reflète bien la charité vraie de l’enfance. Elle est une étoile qui brille fort dans le ciel. Elle est un exemple pour nous tous et elle se fait aimer sur la terre. Elle fait du bien sur la terre et continue son œuvre de charité grâce à son livre qui délivre un message d’espoir et d’amour… Elle est une perfection de Charité… Elle symbolise aussi l’humilité, car avec son cœur d’enfant elle donne tout naturellement et sa spontanéité est désarmante. Elle donne sans compter. Elle ne demande pas de retour. C’est ça la vraie charité

Plus haut, j’ai associés le bien et la paix dans la notion de don et de partage. On pourrait dire aussi, de solidarité, de service, de compassion (souffrir avec en vue d’apporter le réconfort) et de communion. Si son nom se rapportant à la colombe est symbole universel de la paix, le mien l’est aussi. C’est pourquoi, je crois fermement que notre rencontre n’était pas hasardeuse, mais providentielle. Et que la personne et l’histoire de Jemima sont pour moi un rappel de ma propre vocation. Je vous dis cela, parce que le nom dans la Bible est plus qu’une simple appellation. Il indique la nature, la mission d’une personne, d’une créature ; la raison d’être de quelque chose, l’histoire d’un lieu… Et je crois aussi que dans la communion des saints, la réalité profonde du mystère de l’Église.

 

Que le Seigneur te bénisse.

Olivier.

 

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