Le péché Originel – Vision d’A. C. Emmerich

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Extrait du livre « les mystère de l’Ancienne Alliance »

(…) Je vis Adam et Ève se promener pour la première fois dans le Paradis. Les animaux venaient à leur rencontre et les escortaient, s’attachant davantage à Ève qu’à Adam… Ève s’occupait en général beaucoup plus qu’Adam de la terre et des créatures, elle regardait plus souvent le sol autour d’elle, et semblait plus curieuse. Adam était plus calme, plus tourné vers Dieu.

A quoi ressemblait le « serpent » ?

Parmi tous les animaux, il s’en trouvait un qui s’attacha plus que tous les autres à Ève ; c’était une bête extrêmement familière, enjôleuse et docile ; je n’en connais aucune à quoi je puisse la comparer.

Cette bête était en effet toute lisse et mince, comme si elle n’avait pas d’os, ses pattes de derrière étaient courtes et elle marchait debout. Sa queue pointue traînait sur le sol, et elle avait de petites pattes courtes, très haut, près de la tête.

Sa tête était ronde et exprimait une ruse remarquable ; cette bête avait une langue fine toujours en mouvement. La couleur de son ventre, de sa poitrine et de sa gorge était à peu près blanc jaunâtre, et tout son dos était tacheté de brun, presque comme une anguille. Cette bête avait environ la taille d’un enfant de dix ans.

Elle tournait toujours autour d’Eve, si docile et folâtre, si agile et si curieuse de tout et de rien qu’Eve éprouvait beaucoup de plaisir en sa compagnie. Mais pour moi, cette bête avait je ne sais quoi d’effrayant, et je la vois toujours aussi distinctement. Je n’ai pas vu qu’Adam ou Ève l’aient touchée. II y avait avant le péché une grande distance entre l’homme et les animaux et je n’ai jamais vu nos premiers parents toucher un animal ; et si les animaux étaient plus confiants envers l’homme, ils n’en restaient pas moins à l’écart. (…)

Comment le « serpent » tenta Ève ?

Puis je vis Adam sur la colline lumineuse où il avait été plongé dans le sommeil, lorsque Dieu tira la femme de son côté : il rendait grâce et s’émerveillait. Il se tenait tout seul sous les arbres.
Quant à Ève, je la vis s’approcher de l’Arbre de la Connaissance comme si elle voulait se tenir près de lui. La bête était de nouveau près d’elle, encore plus folâtre et plus agile : Ève fut toute conquise par le serpent et se complut particulièrement en sa compagnie.

Alors le serpent grimpa dans l’Arbre, assez haut pour que sa tête fût à la hauteur de celle d’Eve ; il s’agrippa au tronc avec ses pattes et, tournant la tête vers Ève, il lui parla. II lui dit que si Adam et elle mangeaient de ce fruit de l’Arbre, ils deviendraient libres et ne seraient plus des esclaves ; qu’ils connaîtraient la façon dont ils se multiplieraient.

Adam et Ève avaient déjà reçu de Dieu l’ordre de se multiplier. Mais j’appris qu’ils ne connaissaient pas les desseins de Dieu à ce sujet, et que, s’ils les avaient sus et avaient néanmoins péché, la Rédemption eût été impossible.

Dès lors, Ève ne cessa de penser à ce que lui avait dit la bête, et elle s’enflamma du désir d’en savoir plus ; il se passa en elle quelque chose qui l’abaissait et j’en frémis. Alors elle se tourna vers Adam, qui se tenait paisiblement sous les arbres, et l’appela, et il vint ;
Ève courut à lui, puis fit demi-tour ; il y avait en elle une hésitation et un trouble. Elle marcha, comme si elle voulait dépasser l’Arbre, mais elle s’en approcha, du côté gauche, et se tint derrière le tronc, recouverte de ses longues feuilles tombantes.

L’Arbre était plus touffu au sommet, et ses longues branches flexibles recouvertes de feuilles retombaient jusqu’à terre. A l’endroit où se tenait Ève, un fruit particulièrement beau pendait.

Lorsque Adam arriva près d’elle, Ève lui prit le bras et lui fit part de ce qu’avait dit cette bête qui parlait, et Adam écouta aussi. Lorsqu’Eve prit le bras d’Adam, c’était la première fois qu’elle le touchait ; lui ne la toucha pas, mais tout devint plus obscur autour d’eux.

A quoi ressemblait le « fruit » défendu ?

Je vis que la bête montrait le fruit, sans oser toutefois le cueillir pour Ève. Mais lorsqu’Eve convoita le fruit, la bête le cueillit et le lui tendit ;
c’était le fruit d’une grappe de cinq, le plus beau, celui qui se trouvait au milieu des autres.

Je vis alors qu’Eve s’approcha d’Adam avec le fruit et le lui donna, et que sans son consentement à lui, il n’y aurait pas eu de péché.

Je vis que le fruit semblait s’ouvrir dans la main d’Adam qui parut y voir des images. C’était comme s’ils avaient révélation de ce qu’ils devaient ignorer. L’intérieur du fruit était couleur de sang et parcouru de veines. 

Je vis qu’Adam et Ève s’obscurcissaient et qu’ils se tassaient dans leur taille. L’éclat du soleil sembla se ternir. La bête sauta de l’Arbre et je la vis s’enfuir à quatre pattes. Mais je n’ai pas vu qu’Adam et Ève aient mangé le fruit avec leur bouche, comme nous faisons : le fruit disparut entre eux.

Je vis qu’Eve avait déjà péché lorsque le serpent était dans l’Arbre, car elle lui avait remis sa volonté. Je compris à ce sujet quelque chose que je suis incapable d’exprimer en paroles :
c’était comme si le serpent représentait la forme, le symbole de leur volonté, comme celui d’un être par lequel ils pouvaient tout faire et tout atteindre. Et Satan se glissa en cela.


Pourquoi le « fruit » était-il défendu ?

Le péché ne se trouva pas accompli par le seul usage du fruit défendu ; ce fruit renferme en soi la faculté d’une reproduction tout arbitraire, reproduction dans l’ordre des sens, qui sépare de Dieu : il est le fruit de cet arbre qui plonge ses branches dans la terre pour se reproduire en poussant ainsi de nouveaux surgeons, ceux-ci se multipliant à leur tour de la même façon, même après la chute.

Aussi, ayant consommé ce fruit dans la désobéissance, l’homme se sépara de Dieu, et la concupiscence s’implanta en lui, et par lui dans toute la nature humaine.
Cette usurpation des propriétés du fruit eut en l’homme, qui voulut ainsi satisfaire son désir propre, de funestes conséquences : la division, la déchéance de la nature, le péché et la mort.

Après la création d’Eve, Dieu avait accordé à Adam une bénédiction porteuse d’une faculté permettant à l’homme de se reproduire dans la sainteté et la pureté;
cette bénédiction fut retirée à Adam à cause de l’usage qu’il fit du fruit défendu, car je vis le Seigneur passer derrière Adam lorsque celui-ci quitta sa colline pour rejoindre Ève et lui retirer quelque chose ; et il me sembla que le Salut du monde devait sortir de ce que Dieu avait repris à Adam °.

Un jour, à la fête de la sainte et immaculée Conception de Marie, Dieu m’accorda une vision de ce mystère : je vis la vie physique et spirituelle de tous les hommes comme contenue en Adam et Ève, et gâtée par la chute et mêlée au mal, ce dont les anges déchus tirèrent une grande puissance.

Mais je vis également la seconde Personne de la Divinité descendre vers Adam et lui retirer la bénédiction divine, avec une lame recourbée, avant qu’il consentît au péché. Au même moment. je vis la Vierge Marie sortir du côté d’Adam (avant le péché originel = immaculé conception). comme une petite nuée lumineuse qui s’éleva vers Dieu.

Les conséquences du péché

Lorsque Adam et Ève eurent consommé le fruit, ils furent comme ivres, et leur consentement au péché provoqua de grands changements en eux. Car, le serpent étant auprès d’eux, ils étaient pénétrés de son influence, et l’ivraie s’introduisait parmi le bon grain. (…)

Lorsque la réparation de la chute m’était montrée sous forme de visions, je voyais Ève qui, à peine issue du côté d’Adam tournait déjà la tête vers le fruit défendu et courait vers l’arbre pour l’entourer de ses bras. (…)

Avant le péché originel, Adam et Ève étaient fort différents de ce que nous, misérables humains, sommes à présents ; mais à cause de l’usage qu’ils firent du fruit défendu,
ils reçurent un devenir formel et temporel, et tout ce qui en eux était spirituel se mua en chair, matière, instrumentalité et réceptivité.

Auparavant, ils étaient un en Dieu, et leur volonté ne faisait qu’une avec celle de Dieu ; désormais, ils sont divisés en leur volonté propre, qui est égoïsme, concupiscence. impureté.
En cueillant le fruit défendu, l’homme se détourna de Dieu, son Créateur, et ce fut comme s’il usurpait le pouvoir de créer. Dans l’être humain, toutes les forces, les actions et les qualités, et leurs relations entre elles et avec la nature entière, sombrèrent au niveau de la matière, dans l’ordre corporel, et empruntèrent toutes sortes de formes et d’expressions.

A l’origine, l’homme avait été établi par Dieu maître de toute la création ; désormais, tout se trouvait en lui rabaissé au niveau de la nature, il était comme un seigneur que ses esclaves eussent soumis et lié, et il devait à présent lutter et combattre contre ces esclaves. Je ne suis guère capable d’exprimer ces choses : c’est comme si l’homme avait possédé en Dieu l’origine et le centre de toutes choses, et comme s’il les avait ramenées à soi, si bien que ces choses étaient devenues ses maîtres. (…)

Pourquoi l’homme a-t-il été créé ?

L’homme a été créé pour combler les rangs laissés vides par les anges rebelles. Sans le péché originel, il se fût multiplié jusqu’à ce que le genre humain atteignît le nombre des anges déchus, et la création eût alors été achevée.
Si Adam et Ève avaient vécu une seule génération sans pécher, ils ne seraient jamais plus tombés ensuite. Je suis assurée que le monde ne finira pas tant que le nombre des anges rebelles ne sera pas obtenu et que tout le froment n’aura pas été séparé de la balle.

J’ai eu un jour la vision globale de TOUT le péché, en son incommensurable étendue, et de TOUT le salut. J’ai contemplé clairement tous les mystères, je les ai compris avec précision, mais il m’est bien impossible d’exprimer cela en paroles. J’ai vu le péché, depuis la chute des anges et la faute d’Adam, jusqu’à nos jours, avec la totalité de ses innombrables ramifications, et j’ai vu également toutes les préparations de la Rédemption et du Salut,jusqu’à la venue et la mort de Jésus. Jésus m’a montré le prodigieux mélange et l’incroyable désordre qui règnent en toutes choses, et tout ce qu’Il a accompli depuis l’origine pour la purification et la restauration de l’univers.

Lors de la chute des anges, beaucoup d’esprits mauvais vinrent sur la terre et infestèrent les airs ; j’ai vu nombre de choses saturées et possédées de toutes sortes de façons par leur fureur.

Le premier homme était une image de Dieu, il était comme le ciel. Tout était un avec lui et en lui ; sa forme était une expression de !a forme divine.

Il devait recevoir et posséder la terre et les créatures, mais en les tenant de Dieu et en l’adorant. Cependant, il était libre, c’est pourquoi il fut confronté à l’épreuve, à ce qui lui était interdit : manger du fruit de l’Arbre. A l’origine, tout était uni et semblable ; lorsque s’éleva la petite hauteur, la colline lumineuse sur laquelle se tenait Adam, et lorsque se creusa la vallée toute blanche et semée de fleurs minuscules, comme de la poussière, le Tentateur s’approcha.

Après la chute, tout changea. Toutes les formes de la création se réalisèrent et s’éparpillèrent, tout ce qui était uni se diversifia, tout ce qui était un se multiplia ; Adam et Ève ne restèrent plus tournés vers Dieu seul. (…)

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