Jelena, voyante de Medjugorje

EXTRAITS DES CHRONIQUES DE JELENA

DANS « L’ECHO DE MEDJUGORJE » 

Voici des extraits des chroniques que la voyante du cœur Jelena Vasilj-Valente a écrites dans le journal « L’Echo de Medjugorje » entre janvier 2001 et avril 2004.

COMMENT SE PREPARER A LA MORT (L’Echo de janvier-février 2001 / Titre de la chronique : « Une mort féconde »)

Extrait : La mort est le signe que chacun de nous appartient seulement au Christ et que le jugement final est de Son seul ressort. Pour anticiper ce moment et pour se préparer à ce jugement, pratiquer chaque soir avant de se mettre au lit un examen de conscience (comme un petit jugement universel) peut nous aider. Enfin, la mort, nous la trouvons dans notre maison, qui pend au bois du crucifix. Ce corps est celui du Christ mort, sous lequel la Madone nous a demandé de méditer les mystères glorieux, parce que le Père a glorifié le Fils et, dans la Croix, la mort a été vaincue. Unissons-nous à ce mystère, qui est aussi le nôtre, car à la fin se révélera aussi notre gloire jusqu’alors cachée dans le Christ. Adorons la Croix comme la Sainte Vierge nous le demande, et prions pour la vertu de patience qui, nous dit l’apôtre, génère l’espérance et devient l’objet de la vie bienheureuse. Demandons enfin à notre Mère de prier pour nous maintenant et à l’heure de notre mort.

LE DESIR DE L’HOMME (L’Echo de mars-avril 2001 / Titre de la chronique : « La véritable essence de l’amour »)

Extrait : Le désir est présent en tout homme, qu’il soit chrétien ou non. Saint Augustin disait : « Je désire seulement aimer et être aimé ». Naturellement, c’est un désir qui se rapporte non à un individu quelconque, mais à une personne qui sache nous aimer selon notre cœur. La nostalgie que nous ressentons en nous-mêmes après avoir atteint tout ce qui semblait satisfaire notre « désir » indique que le malheur de l’homme moderne n’est pas de ne pas vouloir aimer, mais de ne pas savoir qui aimer, ni où il peut « reposer son cœur ». C’est ainsi que l’homme est sans patrie et est destiné à errer d’une expérience à l’autre. Si seulement nous, chrétiens, pouvions être un signe d’espérance pour le monde qui ne connaît pas son but ! A Medjugorje, la Madone dit que les non-croyants sont ceux qui ne connaissent pas l’amour de Dieu qui, en réalité, est le véritable objet de tous leurs désirs. Il appartient à chacun de nous d’être, comme Marie, pur et transparent de l’amour de Dieu. Elle est la lune qui reçoit toute sa lumière du Soleil, qui est Jésus.

 

L’INTERIORITE ET L’EXTERIORITE (L’Echo de mai-juin 2001 / Titre de la chronique : « Vierge, mère et femme féconde »)

Extrait : La distinction entre intériorité et extériorité ne doit pas donner l’idée que nos gestes extérieurs n’ont pas d’importance. L’analyse, la distinction doivent nous faire comprendre combien l’extériorité et l’intériorité travaillent de pair. Si nous voulions donner de l’importance seulement à l’esprit, le mystère de l’Incarnation elle-même nous échapperait. C’est la spiritualité mariale qui nous repropose un tel équilibre; en effet, c’est une spiritualité essentiellement humaine dans la mesure où elle est un don à porter non seulement à un niveau intérieur, mais aussi extérieur comme ce fut le cas pour Marie. Il se passe pour nous la même chose dans le mystère de l’Eucharistie. Pendant 10 minutes environ, nous la portons dans notre corps aussi physiquement, mais l’Eucharistie est bénéfique pour nous seulement si elle est portée dans notre intériorité. C’est dans ce sens qu’il faut interpréter ce qu’Elisabeth dit à Marie : « Bienheureuse celle qui a cru ».

LA PAROLE DE DIEU ET LES PENSEES QUI NOUS HABITENT (L’Echo de septembre-octobre 2001 / Titre de la chronique : « Dès mon enfance, j’ai beaucoup prié »)

Extrait : La prière est un cheminement et, souvent, un chemin fatigant. Le premier pas est celui de la sincérité en face de Dieu. Et elle (ndlr : la Vierge Marie) nous a même dit que c’est de notre sincérité que dépend l’exaucement de notre prière. Quand nous entrons en prière – et nous faisons cela au début de chaque Sainte Messe -, nous devons reconnaître devant Dieu notre faiblesse. Nous nous tournons vers Dieu parce que nous sommes conscients de notre petitesse, mais aussi de sa grandeur. Naturellement, il ne suffit pas de tenir compte seulement de notre faiblesse car Dieu est plus grand que notre faiblesse. Et nous ne devons pas faire en sorte que nos petites faiblesses puissent cacher la grandeur de Dieu. Alors, le Seigneur panse et soulage nos blessures par sa Parole et puis par son Corps. La Parole de Dieu est un trésor que nous devons porter dans notre intimité; cette Parole nous restaure et nous recrée de l’intérieur. Elle doit donc remplir notre âme, nos sens, notre mémoire; elle doit devenir nôtre. Il nous faut souvent nous demander quelles paroles habitent en nous. Bien souvent, il s’agit de nos propres paroles. Pouvons-nous dire non aux pensées négatives et au mal, et ne nous enfermons-nous pas dans un monologue continuel ? Sommes-nous unis à Jésus par nos pensées ou bien choisissons-nous continuellement nos pensées qui, en fin de compte, ne sont que de simples pensées ? Dieu se trouve dans notre intimité, mais seule la Parole de Dieu peut nous apprendre à écouter sa voix.

 L’IMPORTANCE DE LA PRIERE ET DES BONNES OEUVRES POUR OBTENIR LA PAIX (L’Echo de novembre-décembre 2001 / Titre de la chronique : « La paix : fruit d’amour et de prière »)

Extrait a : Un jour on demandait à Saint Ignace comment il aurait réagi si son ordre était dissous. Il répondit que pour franchir une telle crise, une heure de prière lui suffirait. Ce n’est pas seulement lui, mais tous ceux qui prient trouvent moyen de rencontrer la paix comme fruit de la prière. Dans la prière, ou mieux dans la rencontre avec Dieu, l’homme spirituel se retourne vers Dieu, son cœur inquiet trouve le repos. C’est dans la nature du feu de brûler vers le haut. De la même façon, le désir de l’homme tend aussi vers le haut. Ce n’est qu’en suivant cet ordre auquel l’homme est destiné par le lien de la Charité, qu’il trouve sa paix. Extrait b : La paix est toujours fruit de quelque chose : fruit de la présence du Saint Esprit, mais aussi fruit de nos bonnes oeuvres. Normalement on dit : avoir la conscience en paix quand on fait des oeuvres bonnes. Mystiquement il s’agit du repos de l’âme, fruit d’avoir fait le bien. Et, faisant le bien, l’âme imite son Créateur qui, après son oeuvre des six jours (oeuvre bonne à ses yeux) se repose le septième. On peut donc conclure que la paix sans la réalisation du bien devient une apparence de paix.

LA PRIERE, LES SAINTES ECRITURES, LES MEDIAS (L’Echo de janvier-février 2002 / Titre de la chronique : « En chemin vers le Seigneur »)

Extrait : Que devons-nous faire dans la prière ? C’est simple : méditer, réfléchir sur les très grands mystères qui enveloppent notre vie de fils de Dieu. Tel est au fond la vrai sens du Rosaire, car tout chrétien désire imiter Jésus, devenir comme lui. Il faut donc intérioriser dans la prière les mystères de sa vie, pour les transformer en réalité vécue au quotidien. Ces mystères doivent en somme « devenir nous ». C’est évident que la Sainte Ecriture doit occuper une place centrale dans la vie spirituelle, car notre mentalité doit être purifiée, le vieil homme doit mourir et ceci n’est possible que par un changement de mentalité (le mot grec metanoia = conversion signifie exactement changement de mentalité). Nous qui vivons dans le monde, qui regardons à la télé tant de publicités, qui écoutons des nouvelles de tout genre, nous ne nous rendons pas compte que nous pouvons subir une formation qui n’est pas selon le cœur de Dieu. Et voilà sa Parole qui vient à notre secours. En elle nous trouvons toute vérité; si nous la lisons, la, méditons, l’intériorisons, nous nous apercevons que cette Parole peu à peu deviendra nôtre et commencera à parler à notre cœur. Je dirais que c’est proprement le but de la prière.

LA PEUR DE L’AUTRE, LE STRESS, LA DEPRESSION (L’Echo de mars-avril 2002 / Titre de la chronique : « La vie de l’âme, c’est l’Amour »)

Extrait : Si l’âme manque d’Amour, elle est inévitablement envahie par la peur de l’autre. A l’inverse : « Le parfait amour bannit la crainte, car la crainte implique un châtiment, et celui qui craint n’est point parvenu à la perfection de l’amour » (1 J 4,18). Cette gêne, nous l’appelons aujourd’hui stress, qui trouve son point culminant dans la dépression, c’est à dire que le plus important de notre vie se rétrécit en nous. De tels sentiments peuvent cependant être vaincus à coup sûr par l’amour pour les frères, ou bien par la vertu de magnanimité qui fait élargir l’espace de notre âme, désireuse d’accueillir (cf : 2 Cor 6,12). Récemment, j’ai été frappée par le commentaire d’une sainte femme, mère de quatre enfants, à qui était confiée une fillette présentant de réelles difficultés. Cherchant à sortir cette famille de l’embarras, cette maman a dit : « Pour moi, elle n’est pas un problème, mais seulement une enfant ». Cela revient à dire : « Je n’ai pas peur de ses souffrances, puisque je l’aime ».

LE CŒUR DE JESUS (L’Echo de juillet-août 2002 / Titre de la chronique : « Cor Jesu »)

Extrait : La plus grande expression de l’amour divin est l’amoureuse incarnation et la passion du Fils de Dieu, qui en font un amour parfaitement humain. De cette façon le Cœur de Jésus devient le plus grand exemple de l’amour et de la consolation pour nous, les hommes, comme l’affirme à cet égard saint Augustin : « Maintenant le Seigneur a assumé ces sentiments de la fragile nature humaine, dans le but, pour ainsi dire, d’offrir en lui-même, à son corps qui est l’Eglise, le modèle à imiter. De telle façon que, si quelqu’un d’eux, sous l’assaut des tentations humaines, en arrivait à s’attrister et à souffrir, il ne pût penser pour autant être soustrait à l’influence de sa grâce, qu’il comprît que de telles afflictions ne sont pas des péchés, mais des marques de l’humaine passibilité ». Cet amour sensible a son sommet sur la croix où le Cœur de Jésus est percé par une épée, devenant ainsi le plus grand témoignage de sa blessure invisible d’amour.

L’IMPORTANCE DE SAVOIR ATTENDRE (L’Echo de novembre-décembre 2002 / Titre de la chronique : « Dans l’attente »)

Extrait a : Comment le Seigneur nous prépare-t-il ? En disparaissant… Comme nous ne sommes pas encore prêts à jouir entièrement du bien qu’il est Lui-même, il se retire pour susciter en nous le désir de Le posséder. Un désir qui nous prépare à notre future possession de Dieu. Extrait b : Les saints (…) se distinguent par leur capacité de savoir attendre, de croire. Par ailleurs, on peut dire que le non-savoir attendre est la maladie de notre société. Nous attendons quand nous y sommes forcés, et souvent au lieu d’attendre, nous exigeons, causant ainsi bien des souffrances, parfois atroces, à ceux qui nous entourent. On peut dire que ceci est la dynamique du péché quand l’homme, tellement pressé d’agir, n’est pas capable de retarder son désir de posséder. Nous sommes poussés à agir dans la hâte, comme Jésus lui-même le fait comprendre quand il dit à Judas : « Ce que tu dois faire, fais-le vite » (Jn 13, 27).

TENIR LE CHAPELET, C’EST TENIR LA MAIN DE MARIE (L’Echo de mars-avril 2003 / Titre de la chronique : « Le Rosaire, un chemin de conversion »)

Extrait a : C’est en fait dans ce contact avec un chapelet que beaucoup commencent à « toucher » l’amour de Marie, un amour qui fait se déclencher ce mystérieux mécanisme qu’on appelle conversion. Ce qui advient est un véritable contact, c’est la manifestation d’une présence que véhicule la prière du Rosaire. Ainsi, en apprenant à tenir le chapelet, on tient la main de Marie et, ensemble avec Elle, on commence à parcourir un chemin. C’est un chemin de joie, de douleur, de gloire et de lumière, un chemin qui a comme objectif son Fils Jésus. Notre Mère se fait donc notre compagne sur ce chemin qu’Elle-même a parcouru, et se présente comme une maîtresse qui nous sollicite continuellement et guide nos pas. Extrait b : Nous ne contemplons pas le Rosaire seulement avec Elle, mais en Elle. Chaque Ave Maria devient une annonce du mystère qui s’est incarné en la Vierge Sainte, le Mystère de notre salut qu’Elle vit intérieurement, et c’est ainsi que Marie devient « cause de notre joie ». Cette attitude, apparemment difficile, est fondamentale dans la prière : ressentir que le Mystère vient à moi et me soulève de l’angoisse quotidienne causée par ma petitesse ou celle des autres. C’est un Mystère, Marie en est témoin, Elle qui, non seulement vient à moi, mais veut être moi. Moi aussi, comme la Sainte Vierge, suis invité à être une mère du Mystère qui veut s’incarner à l’intérieur de moi. Ainsi, par le moyen d’une continuelle contemplation et intériorisation, Marie – comme notre Mère – engendre le verbe de Dieu, Jésus en nous. C’est là que veut parvenir le Rosaire. Dieu désire s’unir à nous.

AIMER SON CONJOINT COMME MARIE AIMAIT JESUS (L’Echo de mai-juin 2003 / Titre de la chronique : « Marie, modèle de notre vie matrimoniale »)

Extrait : Le plus grand risque pour un couple c’est justement de ne pas se rendre compte du Christ qui est dans l’autre, c’est à dire de ne pas voir « le nu qui a besoin d’être vêtu », « l’affamé qui a besoin de manger », « l’épuisé, assis au bord du puit, à qui il faut donner à boire ». L’autre a besoin de moi, nous sommes une seule chose. C’est bien certain qu’aucun besoin de Jésus n’échappait à Marie. C’est par l’oeuvre de ses saintes mains que chacun de nos gestes acquiert un niveau surnaturel et c’est ainsi que nous prenons conscience de gagner le ciel à travers les petites choses et les humbles services.

L’ACTION DE GRÂCE DE JELENA POUR LA NAISSANCE DE SON PREMIER ENFANT (L’Echo de juillet-août 2003 / Titre de la chronique : « Dans mon fils, je contemple Jésus »)

Note : Le 9 mai 2003, Jelena Vasilj a eu son premier enfant, Jean-Paul (qu’elle et son mari surnomment Giovannino, c’est à dire « Jeannot »). A l’occasion de cette naissance, elle a écrit un texte débordant de tendresse dans l’Echo. En voici un extrait. Extrait : Merci, Jésus, bienvenu au milieu de nous ! Ta présence nous humanise et nous spiritualise, surtout parce que tu nous demandes de te contempler, nous empêchant ainsi de nous attacher aux préoccupations matérielles, comme par exemple le maintien de l’ordre impeccable à la maison que tu ne remarques même pas : pour toi il te suffit d’être dans les bras de papa et maman. Merci parce que tu démontes tous ces châteaux de fausses images qui nous habitent : tu n’as pas besoin de parents-professeurs; il te suffit d’écouter notre voix. Merci pour la grande liberté intérieure que tu donnes. Maintenant nous n’avons plus le temps de rester devant la glace et de nous faire une raie impeccable, parce que tu as hâte d’être aimé. Merci parce que tu humanises le monde : jamais auparavant il ne m’était arrivé de me trouver dans un supermarché pour voir que tous veulent me parler, seulement parce qu’ils sont émus de ta présence. Merci parce que tu nous fais vivre des veillées nocturnes – que je faisais auparavant dans la prière – où nous nous rendons mieux compte de la présence de Dieu. Merci parce que tu nous permets de développer notre apostolat : le pauvre à soigner et à vêtir : oui tant de fois pendant la journée, ce pauvre c’est toi. Merci donc Jésus qui aujourd’hui vient au milieu de nous sous la forme d’un très beau bébé. Le grand Dostoievski a écrit que la beauté sauvera le monde. Moi, je dis seulement : les petits peuvent sauver le monde de son égoïsme.

LE LIEN ENTRE LA BEAUTE ET LA SOUFFRANCE (L’Echo de janvier-février 2004 / Titre de la chronique : « La beauté naît de la croix »)

Extrait : Celui qui est beau et resplendissant (ndlr : il s’agit ici de Jésus) est en même temps l’homme de la croix : « Comme un surgeon il a grandi devant nous, comme une racine en terre aride. Sans éclat ni beauté pour attirer nos regards et sans aimable apparence. Il était méprisé et déconsidéré, homme des douleurs, et connu de la souffrance, comme ceux devant qui on se voile la face, il était méprisé et nous n’en faisions aucun cas » (Is 53, 2-3). Cette fois je crois que le prophète révèle vraiment le mystère de la beauté qui est la souffrance de la croix. Qui pourrait jamais nier la beauté d’un martyr ou, si vous voulez, d’une Mère Teresa, elle aussi martyre, même si elle n’apparaît pas telle ? Ils sont beaux, en réalité, les visages de ceux qui jeûnent : ils laissent transparaître le Christ qui a donné sa vie pour nous sur la croix. Peut-être est-ce justement cette fuite de la souffrance qui rend les artistes modernes incapables de produire des oeuvres qui puissent parler encore du beau à l’homme. De ce beau qui n’est pas pure recherche d’innovations, selon des critères personnels, mais qui est profondément lié à la croix. Nous nous tournons vers elle, la plus belle des femmes, en la priant de resplendir sur nous, encore bien longtemps, avec la beauté de Dieu.

POURQUOI CERTAINS SAINTS ONT CHOISI D’ALLER AU DESERT (L’Echo de mars-avril 2004 / Titre de la chronique : « La lutte dans le désert fait naître l’homme qui aime »)

Extrait : Pour nous, chrétiens, le désert appartient à une longue tradition. Déjà, dans les premiers siècles chrétiens, en Egypte, Syrie et Palestine, un peu plus tard en Asie Mineure et puis en Italie, en France et jusqu’en Irlande, se lèvent des saints et des saintes, amoureux du désert. Dès le début on les appelle anachorètes, terme d’origine grecque qui signifie : se réfugier dans une région comme le désert. Le terme n’est même pas étranger à Jésus qui, déjà à se naissance, doit se retirer en Egypte pour fuir les menaces de mort du roi Hérode. L’être spirituel, menacé lui aussi dans sa vie intérieure, se sent, à son tour, poussé à fuir vers un désert intime. Mais c’est justement quand il se trouve dans ce désert – loin de ce qui semblait constituer le péril – qu’à sa grande surprise, il retrouve la vraie lutte. Et en fait, les « Pères du désert » ne choisissaient pas le désert pour fuir ce que leur faiblesse ne pouvait supporter, mais pour affronter la vraie lutte. Notre lutte, au contraire, est souvent camouflée sous les apparences d’un combat imaginaire qui, à vrai dire, manifeste la non volonté de combattre nos vrais ennemis : les puissances du mal, comme dit saint Paul. Qui connaît au moins un peu le désert se rend compte que les Pères le choisissaient parce qu’ils y étaient privés de toutes les consolations qui souvent ralentissent, sinon arrêtent la croissance spirituelle.

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