Le pape institue une commission d’étude sur le diaconat féminin

Le pape institue une commission d’étude sur le diaconat féminin

UISG 12 mai 2016, L'Osservatore RomanoLe pape François a institué une Commission d’étude sur le diaconat féminin, le 2 août 2016. Six femmes et six hommes la constituent, sous la présidence de Mgr Luis Francisco Ladaria Ferrer, secrétaire de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

« Après intense prière et mûre réflexion », peut-on lire dans le communiqué publié par le Bureau de presse du Saint-Siège, le pape François a décidé d’instituer la commission qu’il avait évoquée en rencontrant les participantes à l’assemblée plénière des supérieures générales le 12 mai dernier au Vatican.

Répondant à une question sur l’opportunité d’étudier la question des diaconesses dans l’Église primitive, le pape avait alors noté qu’« il y a quelques publications sur le diaconat dans l’Église, mais on ne sait pas clairement comment cela se passait ». « Je voudrais constituer une commission officielle pour étudier la question : je crois que cela fera du bien à l’Église de clarifier ce point ». « Une commission me semble utile pour bien clarifier cela, surtout concernant les premiers temps de l’Église », avait conclu le pape.

Les six femmes de la nouvelle commission sont deux religieuses : l’Espagnole Nuria Calduch-Benages, de la Congrégation des missionnaires filles de la Sainte Famille de Nazareth, membre de la commission biblique pontificale ; l’Italienne Mary Melone, recteur de l’Université pontificale des franciscains ‘l’Antonianum’.

Et quatre laïques : l’Italienne Francesca Cocchini, professeur à l’Université ‘La Sapienza’ et à l’Institut patristique ‘Augustinianum’ à Rome ; l’Allemande Marianne Schlosser, professeur de théologie spirituelle à l’Université de Vienne et membre de la Commission théologique internationale ; l’Italienne Michelina Tenace, professeur de théologie fondamentale à l’Université grégorienne de Rome ; et l’Américaine Phyllis Zagano, professeur à l’Université ‘Hofstra’ à New York.

Les six hommes sont le prêtre jésuite belge Bernard Pottier, professeur à l’Institut d’études théologiques de Bruxelles et membre de la Commission théologique internationale ; l’Italien Mgr Piero Coda, président de l’Institut universitaire ‘Sophia’ des Focolari à Loppiano et membre de la Commission théologique internationale ; le prêtre américain Robert Dodaro, président de l’Institut patristique ‘Augustinianum’ ; le prêtre jésuite espagnol Santiago Madrigal Terrazas, professeur d’ecclésiologie à l’Université pontificale ‘Comillas’ de Madrid ; le prêtre allemand Karl-Heinz Menke, professeur émérite de théologie dogmatique à l’Université de Bonn et membre de la Commission théologique internationale ; et le salésien rwandais Aimable Musoni, professeur d’ecclésiologie à l’Université salésienne de Rome.

Devant les religieuses de l’Union internationale des supérieures générales (UISG), le pape avait aussi donné quelques éléments d’éclairage sur ce sujet : « c’est un thème qui m’intéressait pas mal quand je venais à Rome pour les réunions et que je logeais à la Domus Paul VI ; il y avait là un bon théologien syrien, qui avait réalisé l’édition critique et la traduction des Hymnes d’Éphrem le Syrien. Et un jour, je l’ai interrogé sur ce point et il m’a expliqué que dans les premiers temps de l’Église, il y avait quelques ‘diaconesses’. »

Et le pape d’ajouter : « Mais que sont ces diaconesses ? Avaient-elle l’ordination ou non ? Le Concile de Chalcédoine (451) en parle, mais c’est un peu obscur. Quel était le rôle des diaconesses en ce temps-là ? Il semble – me disait cet homme qui est mort, c’était un bon professeur, sage, érudit – il semble que le rôle des diaconesses était d’aider au baptême des femmes, l’immersion, elles les baptisaient, pour la bienséance, et aussi pour faire les onctions sur le corps des femmes pendant le baptême. Et aussi quelque chose de curieux : quand il y avait un jugement matrimonial parce que le mari battait sa femme et que celle-ci allait se plaindre auprès de l’évêque, les diaconesses étaient chargées de voir les traces laissées sur le corps de la femme par les coups du mari et d’informer l’évêque. »

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