Réflexion sur le péché

confession

CONFESSION

SI LÉGER CE MATIN,CE SOIR SI LOURD …..Une petite envie,un peu de laisser-aller et en un instant il est consommé ; il est là…toujours présent, pas bien gênant : mais il me mène et je ne lui résiste pas… qui donc ?... ce n’est que mon  » péché mignon  » – Mignon – un péché peut-il être mignon puisque c’est un manquement ? Comment ces deux mots si opposés ont-ils fait pour s’assembler ? Oh ! et puis quelle importance, me direz vous, ce petit péché n’est pas plus gros qu’un grain de sable… Et si je compare ce grain de sable à l’univers ou même à la terre qu’est-ce que c’est ?…

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     Une grosse envie, un acte violent, une parole déplacée, blessante, une agression…. me serais-je laissé emporter ? … ce n’est pas trop souvent… et puis j’avais des excuses – excuses valables uniquement à mes yeux enfin presque… et si je replace mon acte face à l’Amour de Dieu …. Ouille ! … bon nous dirons que ce péché correspond à quelques grains de sable même mis ensemble qu’importe ! Dans ma main ils ne pèsent rien et si je les lâche… je ne les vois même plus !

     Mettez quelques grains dans un rouage ou n’importe quelle mécanique … ils peuvent causer de graves dommages. Mais, me répondrez vous, au lieu de les mettre dans un rouage ou une mécanique, laissons les tomber… ils sont si petits… par rapport à l’univers ou à la terre qu’est-ce ?

Oui, vous avez raison, comme c’est petit un péché !

     Pourtant, qu’il est désagréable tout ce sable qui est resté collé à ma peau ! Il m’irrite… Alors je prends beaucoup de soin à les enlever jusqu’au dernier grain , je m’applique à les nettoyer, je cherche même celui qui aurait pu se cacher ! Ces grains de sable ne touchent que mon physique ils me dérangent tellement ! … Et ceux qui sont tombés dans mon âme pourquoi ne me gênent-ils ? Est-ce en les laissant tomber en moi et en ne les voyant plus que je pense qu’ils peuvent ne plus exister ?

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     Ou si vous préférez :

     Un, deux, trois, je les laisse tomber… quatre, cinq, six,  ne les comptons plus ! sept, huit, neuf… tiens je continue ; dix, onze, douze… ils ne me gênent plus ; treize, quatorze, quinze… je ne les vois plus, ne les sens plus… je peux tout faire… je suis libre !…

     Si petit un pain de sable… Si petit… L’univers… La terre…

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 Avez vous déjà vu un désert, tout y est silencieux en apparence, majestueux, calme, violent, inquiétant. Doucement vous avancez, la première dune est à côté de vous, elle est faite de grains de sable – de vos grains – Mais que se passe-t-il ? Vous êtes là, en bas, le froid peu à peu vous envahit.
Il faisait si bon il n’y a que quelques instants ! L’inquiétude vous gagne, vous vous retournez de tous côtés, il n’y a plus que des dunes et elles apparaissent si hautes maintenant. de votre joie et de votre insouciance il ne reste rien. Vous vous tenez debout désemparé, de tous côtés où vous regardez vous ne voyez que des dunes. Seul … vous êtes seul… Vos larmes ruissellent sur vos joues, elles vont mourir sur le sable, qui aussitôt les absorbe, ne laissant aucune trace… Engloutissant ainsi votre désespoir.
     Vous levez enfin les yeux vers le ciel ; votre stupeur est grande, vous aviez oublié que le ciel était si bleu, la lumière si belle – vous vous sentez attirée par elle. Malheureusement, pensez-vous, le soleil doit briller, mais n’étant pas à l’aplomb de ses rayons ils ne peuvent vous réchauffer.
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Il fait si froid dans cette pénombre ! 
Certaines personnes prises, dans le piège de cette pénombre, qui peu à peu se transforme en ténèbres, disparaissent dans ses nombreux labyrinthes. J’ai entendu dire qu’elles pouvaient, à leur suite, entraîner des êtres, comme elle égarés !
     D’autres, vaillamment, ne comptant que sur leur propre force, commencent leur ascension. Aux premiers pas tous ces gens prennent de l’assurance. Finalement, constatent-ils, ce sable est moins dérangeant qu’il ne le semblait, il est doux à leurs pieds et la hauteur ne semble plus un problème.
     Au bout de quelques pas supplémentaires, ils s’aperçoivent qu’ils ont à peine avancé, car le sable descendant, ils glissent avec lui et se retrouvent à peu de distance de leur départ.
 Est-ce la rage de vaincre, une volonté immense ou l’horreur de cette noirceur qui les entoure et qui pourrait leur faire penser à ce qui les guette dans quelques temps qui les fait se redresser ?
     Reprenant leur souffle, ils s’arrêtent, regardent vers le bas avec joie car ils se sont élevés ! La confiance en eux grandissant de nouveau, ils lèvent leurs yeux vers le sommet ; l’angoisse les saisit de nouveau : la dune a encore augmentée ! A leur surprise le sable qui n’était pas désagréable,devient glacial : la morsure du froid attaque leurs membres. Tombant à genoux, ils reprennent leur ascension en rampant.
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Les grains se glissent sous leurs ongles, leurs genoux leurs font mal, leurs pieds saignent . Dans des cris d’angoisse ils continuent. Mais le sable est là, qui, inexorablement les repoussent en arrière. La lutte continue. Ils ne voient pas le danger qui se prépare au dessus de leur tête, tant ils sont absorbés par eux. Leur concentration est telle qu’ils ne sentent pas la dune se réveiller.
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Elle ne veut pas les laisser s’échapper. De son sommet elle laisse tomber quelques grains de sable qui en entrainent à sa suite beaucoup d’autres provoquent un glissement qui les engloutit tous.

     Plus aucun mouvement… Tout est redevenu paisible… rien… il ne reste rien… une douce brise s’est levée, les dunes ont disparu.
     Il y a d’autres personnes, qui, comme les précédents ont commencé leur escalade. Comme eux ils ont glissé, ont même roulé jusqu’au bas des dunes, ils se sont relevés et dans une grande souffrance, ont repris leurs efforts. Leur force les abandonnant, ils se sont arrêtés. Ils n’ont pas perdu leur courage, mais faisant abstraction de leurs douleurs, ils se sont simplement mis à réfléchir.
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Les dunes, le sable, le froid, leurs blessures s’étaient ligués pour les empêcher de penser – souvenirs d’hier ou d’avant hier qu’importe ! – Mais se souvenir d’une phrase, d’un mot ! Il y a tant de sensations qui se présentent à leur esprit bousculant leur mal-être.
Il leur semble entendre comme un murmure, il ne provient pas de leur tête, mais plutôt du profond d’eux-mêmes :
     « Pardon… Miséricorde… Amour… » Qui êtes-vous leurs crient-ils.
     D’un bond les voici debout, se tournant vers les cieux, ils hurlent dans un dernier effort :  » je sais qui Tu es… pardon… Tu es Dieu… Je veux aller vers Toi… Pardon, pardon,pardon… »
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     Ils retrouvent les mots d’autrefois – mots toujours vivants- leurs lèvres se mettent à murmurer de tendres paroles vers leur Créateur. Ils demandent de l’aide à leur ange gardien, ils supplient le Très Saint Vierge Marie de les couvrir de son manteau – de leurs péchés demandent humblement pardon.
     Ils ne se souviennent de rien d’autre que de cette rencontre avec l’invisible et se retrouvent au sommet de la dune, ils ne comprennent pas par quel miracle cela s’est opéré  ! La lumière et la chaleur leurs redonnent des forces ils retrouvent peu à peu leur liberté. Ils n’osent pas bouger car la dune est toujours sous leurs pieds !
De leur coeur leur parvient un autre mot :
      » CONFESSION »…
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     Aussi simplement, ils trouvent un prêtre, ils se confessent et au moment ou ce dernier leur donne l’absolution, les dunes disparaissent. Ils se retrouvent sur un sol ferme prêts à partir vers de nouvelles contrées, mais pas seul!
     D’autres, encore, ont vu leur échapper ces grains de sable, Ils les regardaient tomber, n’en faisant guère cas. Mais au bout d’un certain temps, la curiosité aidant, ils sont revenus observer ces petits tas. A leur stupéfaction, ce n’était plus des petits tas mais un monticule. Effrayés par cette vision, ils se sont précipités vers un prêtre leur demandant conseil.
Ce dernier avec des paroles pleines d’amour les a aidés à se confesser ; rassurés par ce qu’ils venaient d’entendre et rempli de confiance  ils sont retournés à l’endroit où devait se trouver le monticule et n’ont plus rien observé… Disparu….Ils ont creusé pensant trouver un ou deux petits grains qui auraient pu se dissimuler ! non… rien, il ne reste plus rien.
     Quelques uns plus prudent, dès la vue des premiers grains, sentant en eux un malaise, vont immédiatement se confesser et il ne reste rien.

     Merveille que la confession !

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     Il est difficile de dire à un autre homme ses péchés. Mais ce n’est pas à l’homme à qui je me confesse mais à Jésus Christ qui est en lui et qui m’attend. C’est Jésus qui me pardonne. Si vous avez encore des craintes regardez le crucifix qui est là et pensez qu’Il a tout souffert uniquement pour chacun d’entre vous.
Il n’a pas reculé devant tant d’ignominies, a tout porté, alors à votre tour n’ayez pas peur. Merveille des merveilles lorsque mes regrets et ma demande de pardon sont sincères, mes péchés non seulement sont pardonnés mais ils n’existent plus ! Il n’en reste aucune trace … disparu à jamais ! Et mon âme aurait-elle retrouvée sa couleur baptismale ? 
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Une lectrice de Myriamir

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