France: le pape est le bienvenu, affirme l’ambassadeur près le Saint-Siège

France: le pape est le bienvenu, affirme l’ambassadeur près le Saint-Siège

L'ambassadeur de France près le Saint-Siège Philippe Zeller a remis ses lettres de créance au pape François (c) L'Osservatore RomanoLe pape François sera le bienvenu en France, affirme le nouvel ambassadeur de l’Hexagone près le Saint-Siège, Philippe Zeller. Arrivé à Rome au début du mois de juin, le diplomate revient sur sa première rencontre avec le pape, sur Radio Vatican, le 3 juillet 2016.

Une dizaine de jours après avoir présenté au pape François ses lettres de créance le 23 juin, le diplomate évoque « un grand moment ». « Le pape, rapporte-t-il, a écouté avec beaucoup, beaucoup d’attention, (…) je lui ai dit qu’il serait le bienvenu en France ». Et Philippe Zeller d’assurer qu’un projet de voyage apostolique dans le pays « est maintenant tout à fait envisagé ».

« Nous avons aussi parlé des dossiers d’actualité, ajoute l’ambassadeur, des questions entre les grandes religions, et de ce que vit la France qui accueille désormais 5 à 6 millions de citoyens ou d’étrangers de confession musulmane. C’est évidemment une interpellation quotidienne ».

Pour ce diplômé de l’École des hautes études commerciales et ancien élève de l’École nationale d’administration, le service public est aussi « un service du public » : il n’a pas pour but d’« exercer un pouvoir » mais d’exercer « une fonction au service des autres », même lorsque ce service est parfois « difficile à assumer », explique celui qui a été préfet du département de l’Ariège.

Le haut fonctionnaire, qui se dit « marqué par la parabole des talents », confie se sentir interpellé par « certains propos » du pape François, notamment ses appels à se mettre « au service de personnes très démunies dans la société ».

A 63 ans, Philippe Zeller a été notamment ambassadeur de France en Hongrie, en Indonésie, en République démocratique du Timor Est et au Canada. Il a également été directeur de l’administration générale au Quai d’Orsay. « Comme croyant, poursuit ce père et grand-père catholique, j’ai eu le sentiment d’être guidé » et « inspiré » dans cette carrière. « J’ai eu la chance d’être issu d’une famille qui a donné beaucoup de religieux », ajoute-t-il.

Philippe Zeller admet aussi qu’il ne « s’attendait pas » à ce poste d’ambassadeur près le Saint-Siège, qu’il vient occuper après 15 mois de vacance. Le Saint-Siège n’avait pas donné son agrément à l’ancien candidat de Paris, Laurent Stefanini.

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